Association internationale des travailleurs


Association Internationale des Travailleurs, Congrès Bâle, 1869

L’Association Internationale des Travailleurs fut créée à Londres il y a un peu plus d’un siècle et demi, le 28 septembre 1864. Elle s’implantait en France dès l’année suivante dans un contexte de pourrissement du Second Empire.

Fondée par des néo-fouriéristes et des réformistes comme Henri Tolain — qui serait exclu plus tard pour avoir rallié le gouvernement de Thiers — la répression bonapartiste, et les procès à répétition qu’elle lui intenta, l’obligèrent à renouveler sa direction, amenant à sa tête une génération de jeunes militants plus combatifs, tels Eugène Varlin ou Benoît Malon pour ne citer que ces deux magnifiques figures du Prolétariat.
Les luttes ouvrières étaient en plein essor ; les mouvements de grève se multipliaient, les chambres syndicales poussaient comme champignons après la pluie...

L’Internationale était aspirée et portée par ce mouvement et se développait rapidement ; mais elle était encore bien jeune, et sans véritable unité politique. Fouriéristes, Proudhoniens mutuellistes, Proudhonien collectivistes, Blanquistes, tenants de Bakounine, de la direction Marxiste de Londres... tous les courants s’y mêlaient sans vraiment s’entendre.

Bientôt ce serait le déclenchement de la Commune de Paris, dans laquelle les membres de l’A.I.T. allaient s’impliquer pleinement malgré la conscience qu’avaient certains d’entre eux de son caractère prématuré, écrivant au prix de leur liberté, et pour beaucoup de leur sang, une des pages les plus riches d’expérience de l’histoire du Mouvement ouvrier ; celle dont Karl Marx et Friedrich Engels allaient tirer des leçons dont nous n’avons, 150 années plus tard, manifestement pas pris en compte toutes les implications... Nous vous convions, par la page ci-dessous, à mettre vos pas dans ceux de ces héros et de ces héroïnes, les uns et les unes mieux connus, la plupart quasi-anonymes, là où ils et elles ont vécu, milité, débattu et combattu ; là où certains et certaines sont morts pour libérer leur classe, et du coup l’Humanité, de la tyrannie du capital.

Des pas ici exclusivement parisiens, du fait des limites que s’est fixées ce site, alors qu’à cette même époque les luttes ouvrières explosaient aux six coins de l’hexagone. Mais nous laissons à d’autres passionnés le soin et le plaisir de nous guider à travers les événements révolutionnaires dans les différentes régions où ils sont survenus.

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