Place de la République
Au lendemain de la journée « jeunes et jaunes » du 17 octobre 2026, les pillages reprennent le dimanche soir autour de la place de la République. Le lundi 19, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, annonce des…
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Palais du Louvre
Le lundi 19 octobre 2026, au premier lundi des vacances de la Toussaint, des étudiants de l'École du Louvre bloquent dès 8 heures les entrées du musée : le passage Richelieu, la pyramide, le Carrousel, la porte des…
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Place de la République
L'appel à manifester le samedi 17 octobre 2026 est né en septembre sur les réseaux sociaux, contre la vie chère et le prix des carburants. Des collectifs de « gilets jaunes » le relaient, puis les organisations lycéennes…
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Place Vauban
Le mardi 13 octobre 2026, l'« acte V » du mouvement lycéen est la dernière grande journée avant les vacances de la Toussaint. L'intersyndicale des organisations lycéennes et étudiantes y appelle, rejointe par six…
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Le Conservatoire de Paris bloqué par ses étudiants, pour la première fois depuis Mai 68 Récit · 1 min
209 avenue Jean-Jaurès
Le lundi 12 octobre 2026, environ cent cinquante étudiants bloquent le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, 209 avenue Jean-Jaurès, à La Villette, dans le bâtiment de Christian de…
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Acte IV du mouvement lycéen : les cortèges d'Île-de-France convergent vers la Bastille Récit · 2 min
Place de la Bastille
Le jeudi 8 octobre 2026, l'Union syndicale lycéenne et l'Union étudiante appellent à un « acte IV » du mouvement lycéen, et les syndicats de l'Éducation nationale, Snes-FSU, CGT, FO, Sud et Unsa, à une journée de grève…
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Place de la République
Le mardi 6 octobre 2026, l'« acte III » du mouvement lycéen donne à Paris sa première grande manifestation. Trois organisations lycéennes, reçues le 2 octobre par le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, en…
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Devant le lycée Hélène-Boucher, des adultes font la chaîne entre les lycéens et les gendarmes Récit · 1 min
75 cours de Vincennes
Le lycée Hélène-Boucher, 75 cours de Vincennes, est l'un des foyers parisiens du mouvement lycéen de l'automne 2026. Ses abords figurent parmi les vingt-cinq périmètres où le préfet de police interdit tout rassemblement…
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Les lycées parisiens bloqués à l'automne 2026 Récit · 2 min
101 avenue de la République
Parti de la banlieue, le mouvement lycéen gagne Paris à la fin de septembre 2026. Il prend d'abord dans les lycées de l'Est et du Sud de la ville, puis, par solidarité, dans les plus favorisés du centre. Le mouvement…
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28 bis boulevard de Ménilmontant
Arrêté après le coup d’État de 1973 et détenu quinze jours au Stade national, Patricio Guzmán fait sortir du Chili les bobines de La Bataille du Chili, chronique de la dernière année d’Allende ; après Cuba et l’Espagne, il s’installe à Paris, d’où il ne cesse de filmer la mémoire de son pays, jusqu’à la révolte de 2019. Il meurt à Paris le 15 septembre 2026, à 85 ans. Le 25 septembre, la communauté chilienne de France remplit le crématorium du Père-Lachaise pour ses obsèques ; on y chante Víctor Jara et « El pueblo unido jamás será vencido », le poing levé, et l’on ignore encore où il repose.
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
20 avenue Rachel
Fille du peintre Sam Ringer, déporté dans neuf camps de concentration nazis, Catherine Ringer chante dès 1975 dans le théâtre musical, de Fragments pour Guevara à Brecht, puis forme en 1979 avec Fred Chichin le duo des Rita Mitsouko, que Marcia Baïla révèle au grand public en 1985. Le 8 mars 2024, pour l’inscription de l’IVG dans la Constitution, elle chante une Marseillaise réécrite : « Aux armes citoyens, citoyennes ». Elle meurt d’un cancer foudroyant aux Lilas le 15 septembre 2026, à 68 ans. Inhumée dans l’intimité le 19 septembre, elle repose dans la 12e division, auprès de Fred Chichin.
Voir la fiche Personnage(s) : Catherine Ringer
20 avenue Rachel — 18e arr.
3 boulevard Edgar Quinet
Fille d’un ouvrier métallurgiste, dactylographe à 17 ans dans une conserverie, Yvette Roudy traduit en 1963 La Femme mystifiée de Betty Friedan et anime le Mouvement démocratique féminin. En 1971, elle signe le manifeste des 343 pour la légalisation de l’avortement. Ministre des Droits de la femme de 1981 à 1986, elle fait rembourser l’IVG par la Sécurité sociale (1982) et voter une loi sur l’égalité professionnelle (1983) ; sa loi contre le sexisme échoue face aux publicitaires. Maire de Lisieux, elle débaptise la place Thiers au profit de François Mitterrand. Morte à Cabestany le 18 août 2026, à 97 ans, elle repose dans la 6e division.
Voir la fiche Personnage(s) : Yvette Roudy
3 boulevard Edgar Quinet — 14e arr.
3 boulevard Edgar Quinet
Né David Salomon Nahoum, Edgar Morin aide dès 1936 une organisation libertaire à envoyer des colis à l’Espagne républicaine, entre au Parti communiste en 1941, puis dans la Résistance : « Morin » est un nom de guerre mal entendu, lui qui s’était présenté comme Magnin, le héros de L’Espoir. Exclu du Parti en 1951 pour antistalinisme, « comme un chagrin d’enfant, énorme et très court », il est en 1955 l’un des animateurs du Comité contre la guerre d’Algérie, avant de bâtir la pensée complexe de La Méthode. Il meurt à Neuilly-sur-Seine le 29 mai 2026, à 104 ans. Après un hommage national aux Invalides le 3 juin, il est inhumé dans la 17e division.
Voir la fiche Personnage(s) : Edgar Morin
3 boulevard Edgar Quinet — 14e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant
Arrivé en France à 9 ans, reparti en Israël à 17, Ofer Bronchtein commence à militer à Tel-Aviv pour la justice sociale et la réconciliation avec les Palestiniens. En 1987, il rencontre Mahmoud Abbas en Espagne, au mépris de la loi qui interdit tout contact avec l’OLP : quinze jours de prison. Conseiller de Yitzhak Rabin au temps des accords d’Oslo, il fonde à Paris en 2002, avec Anis al-Qaq, le Forum international pour la paix ; la Ligue de défense juive le prend plusieurs fois pour cible. Il meurt à Paris le 18 mai 2026, à 69 ans. Il repose dans la 7e division, avenue Rachel, sous une tombe qui porte « Bronchti Ofer, 1957-2026 ».
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
3 boulevard Edgar Quinet
Fille d’un couple de peintres bohèmes qui ne vivent pas de leur art, Nathalie Baye, élève de l’École alsacienne, quitte l’école à quatorze ans pour la danse, découvre le théâtre au cours Simon et sort du Conservatoire en 1972. De La Nuit américaine de Truffaut à Sauve qui peut (la vie) de Godard, elle tourne plus de quatre-vingts longs métrages. Membre du comité d’honneur de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité, elle réclame en 2012 et en 2023 une loi sur la fin de vie. Atteinte de la maladie à corps de Lewy, elle meurt chez elle, rue Madame, le 17 avril 2026, à 77 ans, et repose dans la 18e division.
Voir la fiche Personnage(s) : Nathalie Baye
3 boulevard Edgar Quinet — 14e arr.
3 boulevard Edgar Quinet
Trotskiste de l’OCI sous le pseudonyme de Michel, Lionel Jospin entre au Parti socialiste en 1971, à la demande de l’organisation selon certains biographes. En 1979, il assure que l’objectif du PS n’est pas de « tempérer le capitalisme mais de le remplacer par le socialisme ». Premier ministre de 1997 à 2002, il fait adopter les 35 heures et le PACS, et ouvre au capital privé France Télécom et Air France. Battu au premier tour de la présidentielle de 2002, derrière Jean-Marie Le Pen, il quitte la vie politique. Mort à Paris le 22 mars 2026, à 88 ans, il est inhumé dans la 6e division le 26 mars, après l’hommage national des Invalides.
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3 boulevard Edgar Quinet — 14e arr.
place Saint-Gervais (emplacement approximatif)
Le nouveau jardin mémoriel des attentats du 13 novembre, situé place Saint-Gervais à Paris, sera inauguré très prochainement en plein cœur de la capitale. Conçu en étroite concertation avec les associations de victimes…
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3 boulevard Edgar Quinet
Pendant la guerre, les parents de Philippe Labro cachent des Juifs dans leur maison de Montauban, dont un officier SS occupe l’étage : ils seront reconnus Justes parmi les nations. Grand reporter à France-Soir, journaliste militaire pendant la guerre d’Algérie, il est le seul correspondant de la presse écrite française à Dallas après l’assassinat de Kennedy. Romancier, cinéaste, parolier de Johnny Hallyday, il dirige les programmes de RTL, puis lance en 2005 avec Vincent Bolloré Direct 8, future C8, où il présente des émissions politiques jusqu’à son arrêt. Il meurt à Paris le 4 juin 2025, à 88 ans, et repose dans la 11e division.
Voir la fiche Personnage(s) : Philippe Labro
3 boulevard Edgar Quinet — 14e arr.
3 boulevard Edgar Quinet
Ancien juge, député gaulliste de Paris, Jean Tibéri est le premier adjoint de Jacques Chirac, qui le désigne pour lui succéder : il est maire de Paris de 1995 à 2001. Le Canard enchaîné découvre 800 faux inscrits dans le 5e arrondissement, dont il est maire, qui auraient reçu en échange crèches, logements sociaux ou emplois. En 2015, sa condamnation et celle de son épouse Xavière deviennent définitives ; lui écope de dix mois de prison avec sursis et de trois ans d’inéligibilité. Le Conseil constitutionnel, révèle Le Monde en 2024, avait délibérément fermé les yeux. Il meurt à Paris le 27 mai 2025, à 90 ans. Il repose dans la 4e division.
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3 boulevard Edgar Quinet — 14e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant
Ancien appelé en Algérie, Yves Boisset fait de ses polars un cinéma de gauche nourri d’affaires réelles : la police dans Un condé (1970), que le ministre Marcellin interdit six mois, l’affaire Ben Barka dans L’Attentat, la guerre d’Algérie dans R.A.S., le racisme dans Dupont Lajoie, l’assassinat du juge Renaud dans Le Juge Fayard, dont la justice fait effacer le sigle du SAC : à chaque bip, la salle crie « SAC ! ». Il meurt à Levallois-Perret le 31 mars 2025, à 86 ans. Il est inhumé le 11 avril dans le caveau de sa famille maternelle, 57e division, auprès de son arrière-grand-père, l’architecte Antoine Bonnet.
Voir la fiche Personnage(s) : Yves Boisset
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
3 boulevard Edgar Quinet
Fils de Michel Debré, juge d’instruction chargé du grand banditisme et du terrorisme, Jean-Louis Debré est un fidèle de Jacques Chirac, dont il devient le ministre de l’Intérieur en 1995. Le 23 août 1996, il fait expulser de l’église Saint-Bernard quelque 300 sans-papiers, après avoir promis d’agir « avec humanité et cœur » ; des dizaines de milliers de manifestants réclament l’abrogation des « lois Pasqua-Debré ». Président de l’Assemblée, réputé respectueux des droits de l’opposition, il préside ensuite le Conseil constitutionnel. Il meurt à Paris le 4 mars 2025, à 80 ans, et repose dans le caveau familial, en bordure de la 3e division.
Voir la fiche Personnage(s) : Jean-Louis Debré
3 boulevard Edgar Quinet — 14e arr.
20 avenue Rachel
Fils de l’acteur Bernard Blier, Bertrand Blier signe en 1974 Les Valseuses, comédie à l’humour cru qui révèle Gérard Depardieu, Patrick Dewaere et Miou-Miou. Marginaux, prostitués, voyous, flics et travestis peuplent ses films, de Buffet froid à Tenue de soirée. L’actrice Anouk Grinberg, sa compagne des années 1990, l’accusera après sa mort d’emprise et de l’avoir forcée à prendre des neuroleptiques pour lui faire accepter le rôle de Mon homme. Il meurt à Paris le 20 janvier 2025, à 85 ans. Il repose dans la 25e division, sous une dalle de granit gravée de son nom et d’une réplique des Valseuses : « On n’est pas bien là ? »
Voir la fiche Personnage(s) : Bertrand Blier
20 avenue Rachel — 18e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant
Géochimiste, Claude Allègre devient en 1997 ministre de l’Éducation nationale de Jospin. « Il faut dégraisser le mammouth », lance-t-il ; les enseignants manifestent jusqu’à obtenir son départ en mars 2000. Rallié à Sarkozy en 2008, il nie l’origine humaine du réchauffement climatique. Il meurt à Paris le 4 janvier 2025, à 87 ans. Il repose dans le caveau familial de la 73e division, chemin Serré, sous l’inscription « prix Crafoord 1986 ».
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
3 boulevard Edgar Quinet
Normalien de Saint-Cloud, agrégé de philosophie, Pascal Lainé enseigne deux ans au lycée technique de Saint-Quentin, expérience qui inspire sans doute L’Irrévolution, en 1971 : un professeur contestataire n’y parvient pas à dialoguer avec ses élèves, futurs chaudronniers, faute d’une langue « véritablement maternelle ». Trois ans plus tard, La Dentellière raconte l’aliénation des femmes à travers une employée de salon de coiffure ; Claude Goretta l’adapte au cinéma avec Isabelle Huppert. Auteur de plus de quarante ouvrages, il meurt à Ivry-sur-Seine le 30 décembre 2024, à 82 ans, et repose dans la 27e division.
Voir la fiche Personnage(s) : Pascal Lainé
3 boulevard Edgar Quinet — 14e arr.
20 avenue Rachel
Mathématicien, professeur à Nanterre, et poète pour qui le sonnet devient dès 1961 un terrain d’expérience, Jacques Roubaud est coopté à l’Oulipo par Raymond Queneau en 1966. Paris traverse son œuvre, de La forme d’une ville change plus vite, hélas, que le cœur des humains (1999) à l’Ode à la ligne 29 des autobus parisiens (2012). Fils de résistants de l’Aude, petit-fils d’une Juste parmi les nations, il perd en 1983 sa femme, la photographe Alix Cléo Roubaud, dont il évoque la disparition dans Quelque chose noir. Il meurt à Paris le 5 décembre 2024, jour de ses 92 ans, et repose dans la 25e division.
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20 avenue Rachel — 18e arr.
3 boulevard Edgar Quinet
Résistante sous le nom de « Rainer », en hommage à Rilke, Madeleine Riffaud entre aux FTP en mars 1944 et, le 23 juillet, abat un soldat allemand sur le pont de Solférino. Torturée par la Gestapo puis par la police française, elle se tait ; condamnée à mort, elle échappe au peloton puis à la déportation et commande un détachement pendant la libération de Paris. Journaliste communiste, elle couvre les guerres d’Algérie et du Viêt Nam et réchappe en 1962 d’un attentat de l’OAS. En 2024, elle soutient le Nouveau Front populaire, heureuse d’en avoir connu deux. Elle meurt à Paris le 6 novembre 2024, à 100 ans ; elle repose dans la 29e division.
Voir la fiche Personnage(s) : Madeleine Riffaud
3 boulevard Edgar Quinet — 14e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant
Enfant de la banlieue ouvrière de Puteaux, dont le pavillon est exproprié pour un pilier de rocade au temps des chantiers des tours et du CNIT, Michel Blanc débute au café-théâtre avec la troupe du Splendid et devient Jean-Claude Dusse dans Les Bronzés (1978). Il passe à la réalisation avec Marche à l’ombre (1984), au drame avec Monsieur Hire (1989), et joue en 2011 un directeur de cabinet dans L’Exercice de l’État. Le 3 octobre 2024, un choc anaphylactique subi lors d’un examen l’emporte à l’hôpital Saint-Antoine, à 72 ans. Après des obsèques à Saint-Eustache, il est inhumé dans la 52e division, face à la tombe de Marie Laforêt.
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
3 boulevard Edgar Quinet
Diplômée de la Harvard Business School, Christiane Scrivener entre en 1976 au gouvernement de Jacques Chirac comme secrétaire d’État à la Consommation : on la surnomme « Madame consommation ». La « loi Scrivener » de 1978 encadre l’information et la protection des emprunteurs du crédit à la consommation ; une seconde, en 1979, ceux du crédit immobilier. Députée européenne élue sur la liste de Simone Veil, elle devient en 1989, avec la Grecque Vásso Papandréou, l’une des deux premières femmes commissaires européennes. Elle meurt à Boulogne-Billancourt le 8 avril 2024, à 98 ans, et repose dans la 13e division.
Voir la fiche Personnage(s) : Christiane Scrivener
3 boulevard Edgar Quinet — 14e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant
Étudiante à Paris, Maryse Boucolon apprend chez l’historien marxiste Jean Bruhat le sens du mot colonialisme et l’histoire de l’esclavage, que ses parents avaient tue ; le Discours sur le colonialisme devient « sa Bible ». Elle vit en Guinée, au Ghana, au Sénégal, puis écrit Ségou, sur la chute d’un royaume bambara, et Moi, Tituba sorcière…. Indépendantiste guadeloupéenne, elle préside en 2004 le Comité pour la mémoire de l’esclavage, qui fait fixer au 10 mai sa journée de commémoration. Elle meurt à Apt le 2 avril 2024, à 90 ans. Après des obsèques à Saint-Germain-des-Prés, elle est inhumée le 12 avril dans la 50e division.
Voir la fiche Personnage(s) : Maryse Condé
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
3 boulevard Edgar Quinet
Né à Léopoldville, au Congo belge, Henri Lopes étudie l’histoire à la Sorbonne et adhère à des associations d’étudiants africains. Rentré au Congo, il est ministre, puis Premier ministre de 1973 à 1975 de la république populaire de Marien Ngouabi, dirigée par un parti unique d’orientation marxiste-léniniste, le Parti congolais du travail, dont il est membre. Romancier du métissage, des nouvelles de Tribaliques (1971) au Pleurer-rire (1982), il entre à l’Unesco en 1981, puis est ambassadeur du Congo à Paris de 1998 à 2015. Il meurt à Suresnes le 2 novembre 2023, à 86 ans, et repose dans la 6e division.
Voir la fiche Personnage(s) : Henri Lopes
3 boulevard Edgar Quinet — 14e arr.
3 boulevard Edgar Quinet
Née apatride à Paris dans une famille géorgienne émigrée après la révolution russe, Hélène Carrère d’Encausse devient française en 1950 et historienne de la Russie et du monde soviétique ; en 1978, L’Empire éclaté annonce la fin de l’URSS. Professeure à Paris-I et à Sciences Po, députée européenne de 1994 à 1999 sur la liste RPR-UDF, elle est en 1999 la première femme secrétaire perpétuel de l’Académie française. Critiquée pour sa proximité avec Vladimir Poutine, elle finit par s’opposer fermement à l’invasion de l’Ukraine. Elle meurt à Paris le 5 août 2023, à 94 ans, et repose dans la 27e division.
Voir la fiche Personnage(s) : Hélène Carrère d'Encausse
3 boulevard Edgar Quinet — 14e arr.
3 boulevard Edgar Quinet
Venue de Londres tenter sa chance en France, Jane Birkin rencontre Serge Gainsbourg sur le tournage de Slogan ; en 1969, leur duo Je t’aime… moi non plus fait scandale, et le journal du Vatican le juge obscène. Dans les années 1970, elle milite pour le droit à l’avortement et se rend au tribunal de Bobigny ; elle soutient ensuite les sans-papiers, défile contre Jean-Marie Le Pen en 2002 et lance en 2009 une campagne de boycott de Total pour faire cesser ses investissements en Birmanie. Elle meurt à Paris le 16 juillet 2023, à 76 ans. Incinérée au Père-Lachaise, elle repose dans la 11e division, auprès de sa fille Kate Barry.
Voir la fiche Personnage(s) : Jane Birkin
3 boulevard Edgar Quinet — 14e arr.
3 boulevard Edgar Quinet
Né à Paris dans une famille juive d’Alsace-Lorraine, Jean-Jacques Becker se réfugie avec les siens en zone Sud après la rafle du Vél’d’Hiv. Communiste de 1947 à 1960, il manifeste contre la guerre d’Algérie, puis milite au SNES et prend une part active aux grèves de mai-juin 1968. Historien, il étudie la surveillance des antimilitaristes avant 1914 et remet en question le départ à la guerre « la fleur au fusil » ; il préside ensuite le centre de recherche de l’Historial de Péronne. Il meurt à Courbevoie le 10 juillet 2023, à 95 ans. Il repose dans la 25e division, dans le tombeau de sa sœur, l’historienne Annie Kriegel, et d’Arthur Kriegel.
Voir la fiche Personnage(s) : Jean-Jacques Becker
3 boulevard Edgar Quinet — 14e arr.
3 boulevard Edgar Quinet
Issu de la haute bourgeoisie catholique parisienne, Alain Besançon prend sa carte au PCF en 1951 et milite dans la cellule d’histoire de la Sorbonne, aux côtés de François Furet ; le rapport Khrouchtchev l’en détache. Devenu soviétologue, directeur d’études à l’EHESS, il voit dans le léninisme une forme de gnose, se tourne vers le conservatisme libéral de Raymond Aron et revient au catholicisme. En 1979, il signe la déclaration de Léon Poliakov et Pierre Vidal-Naquet contre la rhétorique négationniste de Faurisson, tout en se disant hostile à la loi Gayssot. Il meurt à Paris le 8 juillet 2023, à 91 ans, et repose dans la 10e division.
Voir la fiche Personnage(s) : Alain Besançon
3 boulevard Edgar Quinet — 14e arr.
3 boulevard Edgar Quinet
Normalien parti vivre la vie de mineur près de Valenciennes en 1947-1948, Alain Touraine devient l’un des fondateurs de la sociologie française du travail et étudie la « conscience ouvrière ». Directeur du département de sociologie de Nanterre en 1968, il fait voter une motion des enseignants contre l’expulsion de Daniel Cohn-Bendit ; le ministre Peyrefitte lui demande alors d’amener l’étudiant, en pleine nuit, des barricades au recteur : la « médiation Touraine » échoue. Il étudie ensuite les nouveaux mouvements sociaux et, en 1981, Solidarność. Il meurt à Paris le 9 juin 2023, à 97 ans, et repose dans la 10e division.
Voir la fiche Personnage(s) : Alain Touraine
3 boulevard Edgar Quinet — 14e arr.
3 boulevard Edgar Quinet
Fils d’un tailleur juif venu de Pologne, déporté de Drancy à Auschwitz en 1943 et qui y meurt, Georges Kiejman obtient en 1976 l’acquittement de Pierre Goldman, défend la famille de Malik Oussekine et, en 2007, Charlie Hebdo. Proche de Mendès France puis de Mitterrand, ministre de 1990 à 1993, il s’interroge en 1990 sur l’utilité de juger René Bousquet, ancien chef de la police de Vichy et ami du président, pour « préserver la paix civile », avant de reconnaître : « J’ai commis une bourde ». Il meurt à Paris le 9 mai 2023, à 90 ans. Il repose dans la 30e division, au petit cimetière.
Voir la fiche Personnage(s) : Georges Kiejman
3 boulevard Edgar Quinet — 14e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant
Étudiant aux Beaux-Arts, Roland Castro passe du PSU à l’Union des étudiants communistes, est exclu du PCF en 1965 et cofonde après 1968 le groupe maoïste Vive la révolution. Architecte, il anime de 1981 à 1991 la mission Banlieues 89, chargée de l’urbanisme des banlieues, et construit la bourse du travail de Saint-Denis. Il quitte le Parti socialiste quand Bernard Tapie devient ministre et revient au PCF ; en 2017, il soutient Emmanuel Macron. Il meurt à Paris le 9 mars 2023, à 82 ans. Il repose en bordure de la 44e division, avenue des Étrangers-morts-pour-la-France, près d’Allan Kardec ; une plaque porte son nom et ses dates.
Voir la fiche Personnage(s) : Roland Castro
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant
Né dans le 14e arrondissement d’une famille modeste et très politisée – son père, résistant du réseau Gloria, a été déporté à Mauthausen –, François Hadji-Lazaro passe par les Jeunesses communistes, quitte son métier d’instituteur pour jouer dans les couloirs du métro et apprend une vingtaine d’instruments. Avec Pigalle (1982) et Les Garçons bouchers (1986), il est une figure du rock alternatif. Il soutient le NPA, puis le Front de gauche en 2009. Il meurt d’une septicémie à Bobigny le 25 février 2023, à 66 ans. Une cérémonie a lieu le 6 mars au crématorium du Père-Lachaise ; ses cendres sont ensuite remises à la famille.
Voir la fiche Personnage(s) : François Hadji-Lazaro
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant
Né à Buenos Aires de parents juifs russes, interné à Drancy puis libéré en 1944, Adolfo Kaminsky dirige à 18 ans un laboratoire de faux papiers de la Résistance : « En une heure, je fabriquais trente faux papiers. Si je dormais une heure, trente personnes mourraient. » Il quitte les services secrets au seuil de la guerre d’Indochine, refusant une guerre coloniale, puis fabrique des papiers pour le réseau Jeanson et le FLN, les opposants à Franco et à Salazar, les mouvements de libération d’Amérique latine et d’Afrique, sans jamais se faire payer, jusqu’en 1971. Photographe du Paris populaire, il meurt à Paris le 9 janvier 2023, à 97 ans. Dans la 53e division, chemin du Bastion, son buste de marbre surmonte une dalle : « photographe, Résistant – Humaniste – Anticolonialiste ».
Voir la fiche Personnage(s) : Adolfo Kaminsky
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
3 boulevard Edgar Quinet
Réfractaire au STO sous l’Occupation, Pierre Soulages rompt avec la figuration en 1946 : ses grandes toiles sombres sont refusées au Salon d’automne. En janvier 1979, à force d’ajouter et de retirer du noir sur une toile, il trouve ce qu’il appellera l’« outrenoir », la lumière reflétée par le noir. De 1987 à 1994, il réalise les 104 vitraux de l’abbatiale Sainte-Foy de Conques. Il meurt au CHU de Nîmes le 25 octobre 2022, à 102 ans. Avec sa femme Colette, il avait acheté un caveau au cimetière marin de Sète ; il est pourtant inhumé ici, dans la 13e division, où son tombeau est installé en 2023 : pas de dalle d’un noir profond, note Landru.
Voir la fiche Personnage(s) : Pierre Soulages
3 boulevard Edgar Quinet — 14e arr.
3 boulevard Edgar Quinet
Fils d’immigrés juifs hongrois de Manhattan, William Klein reprend en 1948, grâce à l’aide américaine aux vétérans, des études à la Sorbonne et passe par l’atelier de Fernand Léger. Photographe pour Vogue, il fait descendre les mannequins dans la rue ; son New York, tout en grain et en flou, refusé par les éditeurs américains, paraît au Seuil en 1956. Cinéaste, il participe à Loin du Viêt Nam (1967), filme Mai 68 dans Grands soirs et petits matins et soutient les luttes des Noirs américains, avec un film sur Eldridge Cleaver, des Black Panthers. Il meurt à Paris le 10 septembre 2022, à 96 ans. Sa tombe de la 2e division reste anonyme.
Voir la fiche Personnage(s) : William Klein
3 boulevard Edgar Quinet — 14e arr.
3 boulevard Edgar Quinet
Enfant pauvre de Bordeaux, livreur à bicyclette puis courtier en vin, Jean-Jacques Sempé place ses premiers dessins dans Sud Ouest en 1950, puis vit difficilement à Paris, qu’il parcourt à vélo pendant trente ans. Quand René Goscinny est licencié du Moustique pour avoir réclamé une meilleure reconnaissance des auteurs, il s’en va avec lui ; ensemble, ils font du Petit Nicolas un conte illustré. De L’Express à Télérama et au New Yorker, ses dessins observent la société de son temps. Il meurt à Ampus (Var) le 11 août 2022, à 89 ans, et repose dans la 10e division.
Voir la fiche Personnage(s) : Jean-Jacques Sempé
3 boulevard Edgar Quinet — 14e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant
Paléontologue né à Vannes, Yves Coppens part dès 1960 fouiller en Afrique, au Tchad puis dans la vallée de l’Omo, en Éthiopie. En 1974, il codirige avec Donald Johanson et Maurice Taieb l’expédition qui met au jour, dans l’Afar, le fossile d’australopithèque surnommé Lucy, d’après une chanson des Beatles. Professeur au Muséum puis au Collège de France, il préside en 2002 la commission qui prépare la Charte de l’environnement. Il meurt à Paris le 22 juin 2022, à 87 ans. Il repose dans la 52e division, chemin de la Cave, presque face à la tombe de Gisèle Halimi : une simple dalle de pierre claire, avec une petite plaque à son nom.
Voir la fiche Personnage(s) : Yves Coppens
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
20 avenue Rachel
Professeure de lettres, Hélène Cuenat entre en 1957 dans le réseau Jeanson, qui soutient le FLN algérien, et y gère l'argent collecté auprès des travailleurs algériens de France. Condamnée en octobre 1960 à dix ans de prison, elle s'évade de la Petite Roquette le 25 février 1961 avec cinq camarades, par une corde de bas et de chiffons, puis vit dix ans dans l'Algérie indépendante. Elle meurt à Noisy-le-Grand le 18 mai 2022, à 91 ans, et elle repose au cimetière de Montmartre.
Voir la fiche Personnage(s) : Hélène Cuenat
20 avenue Rachel — 18e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant
Né à Agría, près de Vólos, Evángelos Papathanassíou, dit Vangelis, forme en 1968 Aphrodite’s Child avec Demis Roussos ; en route pour Londres, le groupe est bloqué à Paris par les événements de Mai 68. En 1972, son album Fais que ton rêve soit plus long que la nuit mêle des enregistrements faits en mai 1968. Pionnier de la musique électronique, installé à Londres dans son propre studio, il compose les musiques des Chariots de feu et de Blade Runner. Il meurt à Paris le 17 mai 2022, à 79 ans. Ses obsèques civiles et sa crémation ont lieu dans l’intimité au crématorium du Père-Lachaise, le 3 juin ; ses cendres sont remises à la famille.
Voir la fiche Personnage(s) : Vangelis
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant
Acteur des Demoiselles de Rochefort, Jacques Perrin fonde en 1968 sa société de production et produit des films engagés de Costa-Gavras, dont Z, tiré d’un roman sur l’assassinat du député grec Grigóris Lambrákis : quand les premiers producteurs se retirent, gênés par le ton politique, il part chercher des financements ; dans le film, il joue le journaliste qui révèle l’affaire. Il meurt à Paris le 21 avril 2022, à 80 ans. Ses cendres reposent dans la 44e division, avenue Aguado, à quelques mètres d’Yves Montand, le député de Z, et de Michel Legrand ; quatre petits moineaux de ciment ornent sa tombe.
Voir la fiche Personnage(s) : Jacques Perrin
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
8 rue Saint-Just
Militant des réseaux de soutien au FLN pendant la guerre d’Algérie, exclu du PCF en 1966 pour « activité fractionnelle », Alain Krivine fonde la Jeunesse communiste révolutionnaire, présente sur les barricades de Mai 68. L’État dissout la JCR en 1968, puis la Ligue communiste en 1973 : deux fois, il passe par la prison de la Santé. Candidat à l’élection présidentielle en 1969, en plein service militaire, il lance que « le pouvoir n’est pas dans les urnes » ; il se représente en 1974, puis siège au Parlement européen de 1999 à 2004. Figure de la LCR, puis du NPA, il meurt à Paris le 12 mars 2022, à 80 ans. Incinéré au Père-Lachaise, il repose dans la 4e division, celle de son beau-père Gilles Martinet, cofondateur du PSU.
Voir la fiche Personnage(s) : Alain Krivine
8 rue Saint-Just — 17e arr.
3 boulevard Edgar Quinet
Agrégé de philosophie, Michel Deguy enseigne une dizaine d’années dans des lycées parisiens, dont Buffon et Claude-Bernard, puis, peu après mai 1968, au Centre universitaire de Vincennes et à l’université Paris VIII, une trentaine d’années en tout. Poète qui ne sépare pas la poésie d’une pensée critique sur le monde, cotraducteur de Heidegger avec François Fédier, il fonde en 1977 la revue Po&sie avec Jacques Roubaud, puis préside le Collège international de philosophie et la Maison des écrivains. Il meurt dans le 5e arrondissement le 16 février 2022, à 91 ans. Il repose dans la 4e division.
Voir la fiche Personnage(s) : Michel Deguy
3 boulevard Edgar Quinet — 14e arr.
20 avenue Rachel
Titulaire d’un CAP de stuqueur, André Wilms débute comme cintrier à Toulouse ; militant maoïste à la Gauche prolétarienne, il joue en 1975 dans le Faust/Salpêtrière de Klaus Michael Grüber. Il joue Brecht, Beckett et La Mort de Danton de Büchner, soutient tôt Heiner Müller et devient l’acteur fétiche d’Aki Kaurismäki ; le grand public retient de l’ancien maoïste le bourgeois coincé Jean Le Quesnoy de La vie est un long fleuve tranquille (1988). Il meurt le 9 février 2022 dans le 13e arrondissement, à 74 ans. Inhumé dans l’intimité le 26 février, il repose dans la 15e division, à quelques mètres de Jean-Claude Brialy.
Voir la fiche Personnage(s) : André Wilms
20 avenue Rachel — 18e arr.
3 boulevard Edgar Quinet
Né à Hong Kong d’un consul du Panama qu’il ne connaîtra jamais, René de Obaldia grandit à Amiens et à Paris ; mobilisé en 1940, fait prisonnier, il passe quatre ans au stalag. Jean Vilar lance sa carrière de dramaturge en programmant Génousie au Théâtre national populaire, puis André Barsacq crée Le Satyre de la Villette au théâtre de l’Atelier : un théâtre de fantaisie et d’humour où l’on pratique, selon Jérôme Garcin, « un doux anarchisme ». Il meurt à Paris le 27 janvier 2022, à 103 ans. Il repose auprès de son épouse dans la 14e division, juste derrière la tombe de Pierre Larousse.
Voir la fiche Personnage(s) : René de Obaldia
3 boulevard Edgar Quinet — 14e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant
Danseur à quatorze ans au ballet de l’Opéra du Rhin, le Strasbourgeois Thierry Mugler s’installe à Paris en 1969, fréquente le milieu homosexuel de Saint-Germain-des-Prés et porte des vêtements faits de pièces des puces. À partir de 1973, ses collections exagèrent les formes, épaules rembourrées et tailles de guêpe. Le groupe Clarins, avec lequel il lance en 1992 le parfum Angel, rachète sa maison en 1997 et en ferme la couture en 2003. Il meurt chez lui à Vincennes le 23 janvier 2022. Incinéré, il repose au bord de la 49e division, avenue Feuillant, dans une chapelle devenue columbarium : une reproduction du flacon d’Angel signale son urne.
Voir la fiche Personnage(s) : Thierry Mugler
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant
Révélé en 2003 par André Téchiné dans Les Égarés, Gaspard Ulliel joue un « bleuet » dans Un long dimanche de fiançailles, le rôle-titre de Jacquou le Croquant (2007), Yves Saint Laurent pour Bertrand Bonello et le rôle principal de Juste la fin du monde de Xavier Dolan. Ses contrats publicitaires avec Chanel lui assurent l’aisance ; en 2020, il signe la tribune contre le fonctionnement « élitiste et fermé » de l’Académie des César. Après une collision à ski à La Rosière, il meurt le 19 janvier 2022 à La Tronche, à 37 ans. Incinéré au Père-Lachaise, il repose en bordure de la 44e division, sous une dalle claire gravée à son nom.
Voir la fiche Personnage(s) : Gaspard Ulliel
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
3 boulevard Edgar Quinet
Fille d’un général polytechnicien et d’une comédienne d’origine juive, Françoise Gautsch devient Françoise Arnoul à 18 ans avec L’Épave (1949) ; dans les années 1950, elle joue surtout des personnages troubles, et la midinette de French Cancan. Compagne du cinéaste Bernard Paul dès 1964, elle met sa carrière en sommeil et fonde avec lui et Marina Vlady la société de production Francina ; en 1973 et 1979, elle signe des appels en faveur des candidats communistes. Morte à Paris le 20 juillet 2021, à 90 ans, incinérée au Père-Lachaise, elle repose dans le caveau de sa mère, contre le mur de la 24e division ; son nom n’y est pas gravé.
Voir la fiche Personnage(s) : Françoise Arnoul
3 boulevard Edgar Quinet — 14e arr.
La Bourse de commerce rouvre en musée de la collection Pinault, louée cinquante ans par la Ville qui l'a rachetée 86 millions Récit · 2 min
Bourse du Commerce
Le 22 mai 2021, la Bourse de commerce rouvre en musée d'art contemporain : celui de la collection de François Pinault, l'une des premières fortunes du monde. La Ville de Paris, qui avait cédé le bâtiment pour un franc…
Lire le récit Personnage(s) : Tadao Andō
Bourse du Commerce — 1er arr.
3 boulevard Edgar Quinet
Fille du résistant et député Olivier de Sarnez, Marielle de Sarnez entre en politique en 1974 pour soutenir Giscard d’Estaing, participe à la création de l’UDF, puis devient le « bras droit » de François Bayrou, dont elle dirige les campagnes présidentielles de 2007 et de 2012. Députée européenne de 1999 à 2017, conseillère de Paris élue dans le 14e arrondissement, elle est brièvement ministre des Affaires européennes en 2017 : citée dans l’affaire des assistants parlementaires du MoDem, elle quitte le gouvernement et sera mise en examen en 2019. Elle meurt d’une leucémie à Paris le 13 janvier 2021, à 69 ans. Elle repose dans la 19e division.
Voir la fiche Personnage(s) : Marielle de Sarnez
3 boulevard Edgar Quinet — 14e arr.
20 avenue Rachel
Fils d’agriculteurs vénitiens ruinés par la Grande Guerre, Pierre Cardin entre à quatorze ans chez un tailleur de Saint-Étienne, puis devient à Paris le premier tailleur de la maison Dior, en 1946. Il lance à la fin des années 1950 un prêt-à-porter qui fait grand bruit, puis la mode futuriste des années 1960 ; il taille les vestes sans col des Beatles. Sa marque, prêtée selon lui sous plus de 700 licences, des poêles à frire aux sacs en plastique, lui vaut une fortune estimée à plus de 600 millions d’euros. Il meurt à Neuilly-sur-Seine le 29 décembre 2020, à 98 ans, et repose dans la 5e division, aux côtés de son ami et associé André Oliver.
Voir la fiche Personnage(s) : Pierre Cardin
20 avenue Rachel — 18e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant
Né à Haïfa, en Palestine mandataire, Ivry Gitlis part enfant étudier en Europe, où il reçoit les leçons de Jacques Thibaud et de Georges Enesco. À Londres, pendant la guerre, il joue devant l’armée britannique et se porte volontaire dans une usine de munitions. Revenu à Paris dans les années 1960, il joue Berg et Bartók, Xenakis écrit pour lui ; il porte le violon à la télévision, au festival de Vence qu’il crée et jusqu’au Rock and Roll Circus des Rolling Stones. Il meurt à Paris le 24 décembre 2020, à 98 ans. Dans la 91e division, une étoile de David en bois porte son nom au chevet d’une tombe de granit noir.
Voir la fiche Personnage(s) : Ivry Gitlis
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant
Militant de l’Action française à dix-sept ans, Daniel Cordier refuse l’armistice et rallie la France libre dès juin 1940. Secrétaire de Jean Moulin en 1942-1943, il l’aide à unifier la Résistance jusqu’à la fondation du Conseil national de la Résistance. La guerre fait de lui, dit-il, « un homme de gauche ». Marchand d’art, puis historien de Moulin, il dit dans ses mémoires son homosexualité. Il meurt à Cannes le 20 novembre 2020, à 100 ans. Il repose dans la 27e division, avec sa mère et son beau-père, sous une pyramide de pierre blanche où est gravée une phrase de Rimbaud : « J’ai tendu des cordes de clocher à clocher […] et je danse. »
Voir la fiche Personnage(s) : Daniel Cordier
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant
Venu à Paris en 1965, Kenzō Takada présente en 1970 son premier défilé dans sa boutique JAP de la galerie Vivienne, avec des cotonnades japonaises et des coupons du marché Saint-Pierre. Il vend sa marque à LVMH en 1993. Mort de la Covid-19 à Neuilly-sur-Seine le 4 octobre 2020, à 81 ans, il est inhumé le 9 octobre dans le caveau de Fabrice Emaer, fondateur du Palace, 95e division. En septembre 2022, sa dépouille part pour Himeji, sa ville natale.
Voir la fiche Personnage(s) : Kenzō Takada
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
3 boulevard Edgar Quinet
Sa mère, résistante, est arrêtée en 1943 ; cinq jours plus tard, Juliette Gréco et sa sœur Charlotte sont emmenées au siège de la Gestapo, 80, avenue Foch : Charlotte est torturée, Juliette violemment battue. Sa mère et sa sœur seront déportées à Ravensbrück ; elle, trop jeune, est libérée. En 1945, elle découvre la politique aux Jeunesses communistes, devient la muse de Saint-Germain-des-Prés, chante Sartre, Queneau, Prévert, Brel ou Ferré, et va en 1972 au meeting de l’Union de la gauche. Elle meurt à Ramatuelle le 23 septembre 2020, à 93 ans, et repose dans la 7e division, auprès de son dernier mari, le pianiste Gérard Jouannest.
Voir la fiche Personnage(s) : Juliette Gréco
3 boulevard Edgar Quinet — 14e arr.
20 avenue Rachel
Né à Paris, Michael Lonsdale grandit à Jersey, à Londres puis au Maroc, où son père, négociant, est un temps prisonnier des autorités de Vichy. Révélé au cinéma par Truffaut (Baisers volés), il joue pour Marguerite Duras (India Song) comme dans un James Bond, Moonraker, où il tient le rôle du méchant ; le frère Luc de Des hommes et des dieux, sur les moines de Tibhirine, lui vaut son seul César. Catholique engagé, il meurt dans son sommeil, chez lui, place Vauban, le 21 septembre 2020, à 89 ans. Après des obsèques à Saint-Roch, il est inhumé dans la plus stricte intimité dans la 4e division.
Voir la fiche Personnage(s) : Michael Lonsdale
20 avenue Rachel — 18e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant
Inscrite au barreau de Paris en 1956, Gisèle Halimi défend des militants de l’indépendance algérienne, dont Djamila Boupacha, militante du FLN torturée et violée en détention par des soldats français ; avec Simone de…
Lire le récit Personnage(s) : Gisèle Halimi
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant
Élevé à Fès, agrégé de lettres, Marc Fumaroli est un spécialiste du XVIIe siècle et de la rhétorique ; il enseigne à la Sorbonne avant d’occuper en 1986 une chaire au Collège de France, et entre à l’Académie française en 1995. En 1991, L’État culturel attaque une politique culturelle qu’il fait remonter à Vichy et culminer avec Jack Lang ; il dénonce aussi une culture livrée au marché et à la publicité. Il meurt à Paris le 24 juin 2020, à 88 ans. Dans la 57e division, sa tombe à l’antique porte un médaillon de bronze de Rafael Cidoncha et une sentence latine : le loisir sans les lettres est « la mort et l’enterrement d’un homme vivant ».
Voir la fiche Personnage(s) : Marc Fumaroli
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
3 boulevard Edgar Quinet
Fils d’un industriel, Jean Raspail adhère en juin 1944 au parti franciste, collaborationniste et pro-fasciste, ce qu’il présentera comme une erreur de jeunesse. Voyageur, il court le monde à la rencontre de peuples menacés par la modernité, puis publie en 1973 Le Camp des saints, où une flotte d’immigrés venue d’Inde submerge la France : jugé raciste par certains critiques, le livre devient une référence de l’extrême droite. Consul général autoproclamé de Patagonie, il meurt à Paris le 13 juin 2020, à 94 ans. Après des obsèques à Saint-Roch sous le drapeau patagon, il est inhumé dans le caveau familial de la 7e division.
Voir la fiche Personnage(s) : Jean Raspail
3 boulevard Edgar Quinet — 14e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant
Fils de berger kabyle, géologue de formation, Idir remplace en 1973 une chanteuse malade à Radio Alger ; sa chanson A Vava Inouva fera le tour du monde. Installé en région parisienne dès 1975, il défend la langue et la culture kabyles contre l’arabisation menée par le pouvoir algérien, qu’il compare au fascisme et à la colonisation ; en juillet 2001, il organise au Zénith un concert pour soutenir la révolte du peuple kabyle. Il meurt à l’hôpital Bichat le 2 mai 2020, à 74 ans. Comme il souhaitait reposer en France, il est inhumé le 13 mai dans l’ancien enclos musulman de la 85e division ; en 2021, sa tombe est couverte du drapeau amazigh.
Voir la fiche Personnage(s) : Idir
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
3 boulevard Edgar Quinet
Cofondateur de la Jeunesse communiste révolutionnaire avec Alain Krivine et Daniel Bensaïd, Henri Weber est l’une des figures de Mai 68, puis dirige le journal Rouge et le service d’ordre de la Ligue communiste, dont il écrit l’hymne : « les CRS ça s’enfonce très bien ». Entré au Parti socialiste en 1986, proche de Laurent Fabius, il est sénateur de la Seine-Maritime de 1995 à 2004, puis député européen ; en 2017, il vote Emmanuel Macron dès le premier tour. Il meurt à Avignon le 26 avril 2020, à 75 ans, des suites du Covid-19. Il repose en bordure de la 4e division.
Voir la fiche Personnage(s) : Henri Weber
3 boulevard Edgar Quinet — 14e arr.
3 boulevard Edgar Quinet
Arrière-petit-fils d’un maçon frioulan installé à Juvisy en 1891, Daniel Bevilacqua prend le nom de Christophe, d’après une médaille de sa grand-mère, et chante Aline en 1965, en pleine époque yéyé. Avec Jean-Michel Jarre, il écrit Les Paradis perdus et Les Mots bleus ; Le Beau Bizarre (1978), pop-rock, plaît à la critique plus qu’au public. Il vit au 146, boulevard du Montparnasse, parmi ses juke-box et ses synthétiseurs. Atteint d’emphysème, gravement touché par le Covid-19, il est transféré de Cochin à Brest, où il meurt le 16 avril 2020, à 74 ans. Le 7 mai, il est inhumé dans la plus stricte intimité, en bordure de la 7e division.
Voir la fiche Personnage(s) : Christophe
3 boulevard Edgar Quinet — 14e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant
Née dans le Sentier de parents venus de Pologne, Danièle Hoffman est vendeuse puis comptable dans un atelier de chapeaux du quartier Beaubourg ; elle milite au Parti socialiste à partir de 1974. Adjointe de Bertrand Delanoë pour les personnes âgées, elle combat en 2004 la « journée de solidarité » non payée, où elle voit le « rétablissement de la corvée ». Députée de Paris à partir de 2002, elle doit céder sa circonscription à Cécile Duflot en 2012, par un accord du PS avec les écologistes. Elle meurt d’un cancer à Paris le 16 avril 2020, à 68 ans. Dans la 3e division, sa stèle porte le poing et la rose socialistes et la liste de ses mandats.
Voir la fiche Personnage(s) : Danièle Hoffman-Rispal
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant
Débarqué de Douala à Marseille en 1949, à quinze ans, Manu Dibango découvre en France le saxophone et le jazz, joue dans les clubs de Bruxelles et de Léopoldville, puis dirige l’orchestre de Nino Ferrer. En 1972, son Soul Makossa, d’abord une face B, gagne les États-Unis, et Michael Jackson en reprend le thème ; en 2009, Dibango attaque les maisons de disques de Jackson et de Rihanna pour l’avoir utilisé sans autorisation, et obtient un accord financier. Il meurt du Covid-19 à l’hôpital de Melun le 24 mars 2020, à 86 ans, et est inhumé en plein confinement. Dans la 44e division, une grande photo de lui est prise entre deux plaques de verre.
Voir la fiche Personnage(s) : Manu Dibango
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
20 avenue Rachel
Seule femme dans l’équipe de Pilote, Claire Bretécher cofonde en 1972 L’Écho des savanes avec Gotlib et Mandryka ; de 1973 à 1981, ses Frustrés, parus dans Le Nouvel Observateur, moquent la bourgeoisie intellectuelle urbaine. « Violemment féministe » dans les années 1960 mais rebutée par le militantisme, elle illustre en 1976 une affiche du Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception et défend la cause des femmes dans toute son œuvre, jusqu’à Agrippine. Atteinte de la maladie d’Alzheimer, elle meurt à Paris le 11 février 2020, à 79 ans. Elle repose dans la 20e division avec son mari, le juriste Guy Carcassonne.
Voir la fiche Personnage(s) : Claire Bretécher
20 avenue Rachel — 18e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant
Élevée en Californie, Olivia de Havilland est la partenaire d’Errol Flynn dans des films d’aventure, puis Melanie dans Autant en emporte le vent (1939). Lasse des rôles de demoiselle en détresse, elle attaque la Warner, qui ajoutait à ses contrats la durée de ses suspensions, et gagne : son procès réduit le pouvoir des studios sur les acteurs. Suivent À chacun son destin, La Fosse aux serpents et L’Héritière. Parisienne depuis les années 1950, elle meurt chez elle, dans le 16e arrondissement, le 26 juillet 2020, à 104 ans. Elle est incinérée au crématorium du Père-Lachaise ; son urne aurait rejoint la sépulture familiale de Guernesey.
Voir la fiche Personnage(s) : Olivia de Havilland
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
3 boulevard Edgar Quinet
Née dans le 5e arrondissement, mannequin et élève du cours Simon, Claudine Oger, dite Claudine Auger, débute au cinéma en 1958 : Cocteau en fait Minerve dans Le Testament d’Orphée, Carné une vendeuse de Prisunic dans Terrain vague, et Pierre Étaix l’engage pour Yoyo. En 1965, Opération Tonnerre fait d’elle la première « James Bond girl » française ; elle tourne aussi en Italie, pour Ettore Scola, Dino Risi ou Mario Bava. Elle meurt à Paris le 18 décembre 2019, à 78 ans. Elle repose sous le nom de « Claudine Esther Brent », avec son mari Peter Brent, dans la 5e division, l’ancienne division juive.
Voir la fiche Personnage(s) : Claudine Auger
3 boulevard Edgar Quinet — 14e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant
Partie du Danemark en auto-stop pour fuir un beau-père violent, Hanne Karin Bayer arrive à Paris à l’été 1958, à 17 ans, sans parler français ; un jeune prêtre lui trouve une chambre rue Pavée, dans le Marais. Lors d’une séance de photos pour Elle, Coco Chanel lui donne le nom d’Anna Karina. Elle tourne sept films avec Jean-Luc Godard, son premier mari, du Petit Soldat à Made in USA, et joue pour Jacques Rivette La Religieuse, interdite par la censure. Elle meurt à Paris le 14 décembre 2019, à 79 ans. Elle repose dans la 49e division, dans le caveau où son mari, le cinéaste Dennis Berry, la rejoint dix-huit mois plus tard.
Voir la fiche Personnage(s) : Anna Karina
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant
Lauréate en 1959 d’un concours d’Europe n° 1 où elle remplace sa sœur au pied levé, Maïtena Douménach débute au cinéma dans Plein soleil et devient Marie Laforêt. Avec son ami d’enfance Jacques Higelin, elle enregistre du folklore américain, puis chante à l’Olympia, en 1969, des airs puisés dans les folklores des deux Amériques et d’Europe. Installée en Suisse en 1977, elle commence en 2002 un livre contre les dérives de la finance, Panier de crabes, qui ne paraîtra jamais. Elle meurt à Genolier le 2 novembre 2019, à 80 ans. Dans la 49e division, une stèle claire porte en lettres d’or son nom de naissance, puis « dite Marie Laforêt ».
Voir la fiche Personnage(s) : Marie Laforêt
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Mort de Jacques Chirac, premier maire de Paris élu depuis la Commune de 1871, ancien président de la République Récit · 2 min
4 rue de Tournon
Il fut le premier maire de Paris élu au suffrage universel depuis que Thiers avait supprimé la mairie en 1871 ; il mourut en laissant une réputation ambivalente que la France ne sut pas trancher. Jacques Chirac meurt le…
Lire le récit Personnage(s) : Jacques Chirac
4 rue de Tournon — 6e arr.
3 boulevard Edgar Quinet
Maire de Paris de 1977 à 1995, deux fois Premier ministre, président de 1995 à 2007, Jacques Chirac reconnaît en 1995 la responsabilité de l’État français dans la déportation des Juifs. En 2011, il est le premier ancien président condamné en justice : deux ans de prison avec sursis pour les emplois fictifs de la mairie de Paris, « au mépris de l’intérêt public des Parisiens ». Il meurt chez lui, rue de Tournon, le 26 septembre 2019, à 86 ans ; le soir même, la Ville de Paris éteint la tour Eiffel. Il repose dans la 1re division, au bord du rond-point central, auprès de sa fille Laurence ; Bernadette Chirac, morte en 2026, l’y rejoint.
Voir la fiche 3 boulevard Edgar Quinet — 14e arr.
10 rue Bernard-Buffet
Le 17 juillet 2019, vingt-huit femmes de chambre de l'hôtel Ibis Batignolles, 10 rue Bernard-Buffet, déposent un préavis de grève illimitée à l'appel de la CGT. L'hôtel, propriété du groupe Accor, est le plus grand Ibis…
Lire le récit Personnage(s) : Rachel Kéké
10 rue Bernard-Buffet — 17e arr.
Ernesto Novo inaugure le Mur de la Paix dans la cour du collège Edmond Michelet, rue de l'Ourcq Récit · 1 min
70 rue de l' Ourcq
Soixante-trois mètres de façade, dix-huit visages — dans la cour d'un collège qui porte le nom d'un déporté. Le 29 juin 2019, au 70 rue de l'Ourcq dans le 19e arrondissement, le collège Edmond Michelet inaugure son Mur…
Lire le récit Personnage(s) : Ernesto Novo
70 rue de l' Ourcq — 19e arr.
3 boulevard Edgar Quinet
Petit-fils d’un forgeron de Cologne devenu belge « en 24 heures » en 1914 pour échapper à l’internement, François Weyergans quitte Bruxelles pour suivre à Paris les cours de l’IDHEC, écrit aux Cahiers du cinéma de 1960 à 1966 et tourne un premier film sur Maurice Béjart. En 1973, Le Pitre fait le récit sarcastique de sa psychanalyse ; dès 1981, il se voue à la littérature, travaillant la nuit, et Trois Jours chez ma mère reçoit le Goncourt en 2005. Il meurt le 27 mai 2019 dans le 1er arrondissement, à 77 ans ; il travaillait depuis 2013 à Rimb, une biographie de Rimbaud. Il repose dans la 14e division.
Voir la fiche Personnage(s) : François Weyergans
3 boulevard Edgar Quinet — 14e arr.
20 avenue Rachel
Né à Nice, Hervé Forneri, dit Dick Rivers, chanteur des Chats sauvages, est l'un des pionniers du rock français au début des années 1960. Il meurt d'un cancer à l'hôpital américain de Neuilly-sur-Seine en 2019, le jour de ses 74 ans. Il est inhumé le 2 mai dans la 11e division du cimetière de Montmartre, après une cérémonie à Saint-Pierre de Montmartre devant plus de quatre cents admirateurs ; sa stèle, ajourée d'une guitare bleue, domine une dalle dessinée comme une route américaine.
Voir la fiche Personnage(s) : Dick Rivers
20 avenue Rachel — 18e arr.
3 boulevard Edgar Quinet
Installée dès 1951 au 86, rue Daguerre, dans le 14e arrondissement, où elle ouvre son atelier de photographe, Agnès Varda suit dans Cléo de 5 à 7 l’errance d’une chanteuse dans Paris, le 21 juin 1961, puis filme les Black Panthers en 1968. Signataire du manifeste des 343, elle manifeste en 1972, enceinte, pour le droit à l’IVG et prête par deux fois sa maison pour des avortements clandestins. Elle meurt chez elle, rue Daguerre, dans la nuit du 28 au 29 mars 2019, à 90 ans. Le 2 avril, après un hommage à la Cinémathèque, elle rejoint Jacques Demy dans la 9e division, sous une stèle qui émerge de la verdure, flanquée d’un petit banc.
Voir la fiche 3 boulevard Edgar Quinet — 14e arr.
Rue de Lutèce
Quatre jours après le saccage des Champs-Élysées du 16 mars 2019, le gouvernement tranche : le mercredi 20 mars, en Conseil des ministres, Michel Delpuech est limogé de la préfecture de police de Paris et remplacé par…
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Avenue des Champs-Élysées
Le samedi 16 mars 2019 clôt la période du Grand débat national, que l'exécutif espérait voir desserrer la contestation. C'est l'inverse qui se produit. Dès la mi-journée, près de 10 000 manifestants convergent vers les…
Lire le récit Avenue des Champs-Élysées — 8e arr.
Place de la Bastille
Le samedi 26 janvier 2019, vers 16 h 45, Jérôme Rodrigues, l'une des figures médiatiques du mouvement des Gilets jaunes, filme en direct sur sa page Facebook l'arrivée d'un cortège place de la Bastille. Depuis le pied de…
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28 bis boulevard de Ménilmontant
Organiste à Angers dès 12 ans, élève de Dupré, Duruflé et Messiaen, Jean Guillou succède en 1963 à André Marchal aux grandes orgues de Saint-Eustache, qu’il tient bénévolement cinquante-deux ans. Improvisateur et compositeur, il conçoit des orgues de Zurich à Tenerife, dont un orgue « à structure variable » fait de buffets mobiles. En 2010, il refuse la Légion d’honneur. Il meurt à Paris le 26 janvier 2019, à 88 ans ; ses obsèques ont lieu à Notre-Dame. Dans la 44e division, sa dalle claire, ornée d’un médaillon de bronze à son profil, le dit « organiste, compositeur, poète » et porte en lettres d’or : « Ici le temps est vertical… »
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant
Né à Ménilmontant, élève de Nadia Boulanger au Conservatoire, Michel Legrand découvre le jazz en 1947 avec Dizzy Gillespie et enregistre en 1958 à New York avec Miles Davis, John Coltrane et Bill Evans. La Nouvelle Vague fait de lui un compositeur de cinéma : Varda, Godard et surtout Jacques Demy, avec qui il crée Les Parapluies de Cherbourg, film entièrement chanté. Il meurt d’une septicémie à Neuilly-sur-Seine le 26 janvier 2019, à 86 ans. Après des funérailles à la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky, il est inhumé dans la 44e division, avenue Transversale n° 2, près de Montand et Signoret, sous une croix orthodoxe.
Voir la fiche Personnage(s) : Michel Legrand
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Christophe Dettinger frappe deux gendarmes sur la passerelle Léopold-Sédar-Senghor — Acte VIII des Gilets jaunes Récit · 1 min
Passerelle Léopold-Sédar-Senghor
L'acte VIII du mouvement se déroule le samedi 5 janvier 2019, dans une ambiance tendue après les fêtes : certains croyaient la contestation éteinte, mais les cortèges repartent de plus belle. Au même moment, à quelques…
Lire le récit Passerelle Léopold-Sédar-Senghor — 7e arr.
passage Marie Rogissart
Passage portant le nom d'une combattante de la Commune, membre de l'union des Femmes, du club Éloi et du bataillon des femmes du 12ème arrondissement, dernière survivante des Communardes déportées en Kanaky
Voir la fiche Personnage(s) : Marie Catherine Rogissart
passage Marie Rogissart — 12e arr.
67 boulevard Diderot
Passage portant le nom d'une combattante de la Commune, membre de l'union des Femmes, du club Éloi et du bataillon des femmes du 12ème arrondissement, dernière survivante des Communardes déportées en Kanaky
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67 boulevard Diderot — 12e arr.
3 boulevard Edgar Quinet
Professeur de sport issu d’une famille juive de Strasbourg, Georges Loinger s’évade d’un stalag en 1940 et prend la tête des Compagnons de France d’Auvergne, mouvement pétainiste qui couvre idéalement son action résistante. Pour l’Œuvre de secours aux enfants et le réseau Garel, il fait passer en Suisse, par Annemasse, plusieurs centaines d’enfants juifs, parfois en laissant un ballon franchir la frontière. Il meurt à Neuilly-sur-Seine le 28 décembre 2018, à 108 ans. Dans la 30e division, la stèle qu’il partage avec sa femme Flore, qui sauva 123 enfants juifs, s’achève sur ces mots : « Fait reconnaître la Résistance Juive dans la Résistance Nationale ».
Voir la fiche Personnage(s) : Georges Loinger
3 boulevard Edgar Quinet — 14e arr.
Acte IV des Gilets jaunes — Paris bunkerisé Récit · 1 min
Avenue des Champs-Élysées
Une semaine après le saccage de l'Arc de Triomphe, le gouvernement prépare la capitale comme pour un état de siège. Près de 8 000 policiers et gendarmes sont déployés à Paris — un effectif sans précédent pour une…
Lire le récit Avenue des Champs-Élysées — 8e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant
Fils d’un coiffeur juif né en Russie, Joseph Joffo fuit Paris occupé avec son frère Maurice pour gagner la zone libre ; leur père, déporté à Auschwitz en novembre 1943, y meurt. Coiffeur à son tour, il raconte cette fuite dans Un sac de billes (1973), roman remanié par Claude Klotz, vendu à plus de vingt millions d’exemplaires et étudié dans les écoles pour l’histoire de la Shoah ; il va lui-même témoigner dans des dizaines de collèges et de lycées. Il meurt à Saint-Laurent-du-Var le 6 décembre 2018, à 87 ans. Sa tombe, dans la 62e division, chemin Luzarraga, en bordure de l’allée qui la sépare de la 61e, porte son nom et ses dates.
Voir la fiche Personnage(s) : Joseph Joffo
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Place Charles-de-Gaulle — Étoile
Le samedi 1er décembre 2018, Paris connaît la journée la plus violente de son histoire récente. Dès le milieu de la matinée, la place Charles-de-Gaulle et les avenues qui en rayonnent deviennent le théâtre…
Lire le récit Place Charles-de-Gaulle — Étoile — 16e arr.
Avenue des Champs-Élysées
Une semaine après l'acte I, le samedi 24 novembre 2018 constitue le véritable basculement parisien du mouvement. Face à l'ampleur des cortèges, le dispositif policier cède et laisse les manifestants pénétrer sur l'avenue…
Lire le récit Avenue des Champs-Élysées — 8e arr.
Acte I des Gilets jaunes — blocage du périphérique et premier défilé sur les Champs-Élysées Récit · 1 min
Porte Maillot
Le samedi 17 novembre 2018, un mouvement né sur les réseaux sociaux contre la hausse de la taxe carbone sur les carburants prend corps dans toute la France. À Paris, les premiers rassemblements ont lieu dès l'aube à la…
Lire le récit Personnage(s) : Emmanuel Macron
Porte Maillot — 17e arr.
3 boulevard Edgar Quinet
Résistant à 18 ans dans les maquis d’Auvergne, Claude Lanzmann est en 1960 l’un des dix inculpés parmi les signataires du manifeste des 121, « Déclaration sur le droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie ». Il consacre douze ans à Shoah, sorti en 1985 : plus de neuf heures, sans image d’archives, sur l’extermination des Juifs d’Europe. Il meurt le 5 juillet 2018 à l’hôpital Saint-Antoine, à Paris, à 92 ans. Le 12 juillet, l’État qui l’avait inculpé lui rend un hommage national aux Invalides ; il est inhumé le même jour dans la 5e division, dans la tombe de son fils Félix, où reposent aussi sa mère et sa sœur, l’actrice Évelyne Rey.
Voir la fiche Personnage(s) : Claude Lanzmann
3 boulevard Edgar Quinet — 14e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant
Instituteur à Maurice, engagé dans le Mouvement chrétien pour le socialisme, Gaëtan Mootoo vient en 1978 étudier à l’université de Vincennes. Chercheur d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest dès 1986, il enquête sur la torture, l’esclavage et les crimes d’État. Il se donne la mort à Paris dans la nuit du 25 mai 2018, à 65 ans, en mettant en cause la dégradation des conditions de travail à Amnesty ; une enquête interne confirme la marginalisation des chercheurs de terrain. Ses cendres reposent dans une chapelle cinéraire commune de la 44e division ; une plaque y cite Shakespeare : « Men at some time are masters of their fates ».
Voir la fiche Personnage(s) : Gaëtan Mootoo
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Le Tribunal de Paris de Renzo Piano ouvre porte de Clichy ; l'État en paiera le loyer jusqu'en 2044 Récit · 2 min
Tribunal de Paris
Le 16 avril 2018, le Tribunal de Paris tient ses premières audiences porte de Clichy. La justice quitte l'île de la Cité, où elle siégeait depuis le Moyen Âge, pour une tour de 160 mètres signée Renzo Piano. L'État en…
Lire le récit Personnage(s) : Renzo Piano
Tribunal de Paris — 17e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant
Fils d’un employé des chemins de fer, Jacques Higelin passe par le cinéma et les cafés-théâtres, chante avec Brigitte Fontaine, puis se tourne vers le rock avec BBH 75 ; fin 1981, il s’installe au Cirque d’Hiver pour Jacques, Joseph, Victor dort. Après Mai 68, il milite un temps à la LCR ; il chante en 1980 contre la centrale de Plogoff, soutient Droit au logement et cofonde Droits Devant !! en 1994. Il meurt à Nogent-sur-Marne le 6 avril 2018, à 77 ans. Inhumé sous la pluie dans la 20e division, au bord du rond-point Casimir-Perier, il repose sous une tombe de cailloux et de coquillages dessinée par ses trois enfants.
Voir la fiche Personnage(s) : Jacques Higelin
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
3 boulevard Edgar Quinet
Fils d’un instituteur professeur de violon de Calais, dans une famille venue de Birmingham, Didier Lockwood joue à treize ans dans l’orchestre lyrique du théâtre municipal, puis rejoint fin 1974 le groupe de jazz-rock Magma. Stéphane Grappelli l’emmène en tournée ; il joue ensuite avec Martial Solal, Michel Petrucciani, Barbara, Claude Nougaro ou Jacques Higelin. En 2001, il crée à Dammarie-les-Lys une école d’improvisation, et cofonde aux Puces de Saint-Ouen un festival de jazz manouche. Il meurt brutalement d’une crise cardiaque à Paris le 18 février 2018, à 62 ans, et repose à l’intérieur de la 8e division.
Voir la fiche Personnage(s) : Didier Lockwood
3 boulevard Edgar Quinet — 14e arr.
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