Promenade sur la butte Montmartre - 2ème partie


 

Du Moulin de la Galette au Bâteau Lavoir

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Départ de la Station de métro “Anvers”, devant la bouche style Art Nouveau d’Hector Guimard.

Nous nous trouvons exactement sur le tracé du Mur des Fermiers généraux, construit juste avant la Révolution (ce mur murant Paris qui rendit Paris murmurant). Il fut démoli en 1860, lors du rattachement de Montmartre à la ville.

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La barrière de Clichy
et celle des Martyrs

Bd de Rochechouart

  • 72 : Salle de l'Élysée Montmartre construite en 1807.
    • Elle est convertie en fabrique de ballons postaux et héberge le club de la Révolution pendant le siège de Paris en 1870, puis transformée en hôpital pendant la Commune de 1871.
    • Émile Zola y fête, en compagnie du gratin parisien, la 100ème de sa pièce l'Assommoir le 29 avril 1879. Les gens du quartier de la Goutte d'Or voisin, où se trouvait la blanchisserie de Gervaise, ne sont pas invités…
    • Toulouse-Lautrec, habitué du lieu, y dessine "Le Quadrille de la chaise Louis XIII" en 1886. S'y produisent des vedettes qui ont pour nom : la Goulue, Grille d'égout, Nini patte en l'air ou Miss Rigolette.
    • L'École des Beaux-Arts y organise son premier "bal des Quat'z'Arts" le 23 avril 1892.
    • Un débat s'y déroule sur le thème "Le socialisme et la patrie" entre Jean Jaurès et Gustave Hervé le 27 mai 1905.
    • Jean-Louis Barrault, chassé de l'Odéon, y installe sa troupe en Mai 68.
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Le bal de l'Élysée Montmartre
et son Quadrille

  • 80 : Salle du Trianon-Concert où le fameux transformiste Leopoldo Fregoli fit ses débuts à Paris vers 1900.
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Leopoldo FREGOLI
Le Trianon-concert

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L'affiche du Chat Noir
et un panneau à l'emplacement de son 1er établissement

  • 86 : Inscriptions gravées sur la façade rappelant l'annexion de Montmartre à Paris, le 1er janvier 1860.
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Inscription commémorant le rattachement à Paris

Rue Dancourt à droite

Place Charles Dullin

  • 1 : Ancien théâtre de Montmartre, puis de l'Atelier en 1922 ; aujourd'hui théâtre de l'Atelier Charles Dullin. Créé par Seveste et Hervé en 1847. Il vit la naissance de l'Opéra bouffe. Charles Dullin en fit une école pour jeunes comédiens.
    • Il fut rebaptisé théâtre du Peuple pendant la Révolution de 1848.
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Le théâtre de Montmartre peint par Utrillo
Aujourd'hui théâtre de l'Atelier

Rue des Trois Frères

Alexandre Steinlen y ouvrit son propre théâtre d'ombres à l'enseigne de la Pie Borgne, que Georges Courteline décrit dans "Les Linottes".

  • On y trouvait aussi le café des Enfants Terribles, fréquenté par Guillaume Apollinaire.
  • Georges Braque y demeure à son arrivée à Paris, à 18 ans, en 1900-1901.
  • Mais ces différentes adresses nous restent inconnues…
  • 23 :
    • Georges Clemenceau ouvre un dispensaire qu'il dirige en tant que médecin de 1870 à 1889.
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Georges CLEMENCEAU
Son dispensaire


    • Ce sera par la suite le siège de la revue anarchiste "La Sociale", créée le 12 mai 1895 par Émile Pouget, syndicaliste révolutionnaire, fondateur également du "Père Peinard".
  • 39 : Le Tremplin ; plus petit théâtre de Montmartre avec ses 48 places. Théâtre école de mime créé par Pinok et Matho en 1990.
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Le théâtre du Tremplin

Rue Yvonne Le Tac à gauche

  • 9 : Lieu présumé du martyre de St Denis. On peut visiter la chapelle du Martyrium au sous-sol.
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La crypte des Jésuites
La chapelle du martyrium par I. Silvestre

C'est à cet endroit que se situait l'entrée de l'Abbaye d'en Bas, reliée à celle d'en Haut par un long couloir recouvrant un escalier.

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L'abbaye de Montmartre
Son plan au XVIIème siècle

Place des Abbesses

Emplacement de l'ancienne mairie de Montmartre dont Jean Baptiste Clément fut un élu pendant la Commune, puis tenue par Clemenceau.

  • C'est la qu'on célébra le mariage de Verlaine avec Mathilde Mauté le 11 août 1870.
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Les canons de la Commune
La mairie de Montmartre

Église St Jean l'évangéliste, premier bâtiment à Paris construit en béton armé par Anatole de Baudot en 1904.


    • Elle fut occupée par les Sans-papiers en 1998.
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L'église St Jean de Montmartre

Sur la place se trouve l'ancienne bouche du métro Hôtel de Ville, dessinée par Hector Guimard. C'est la station la plus profonde de Paris : 36 m.

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Bouche de métro Guimard
importée de l'Hôtel de Ville

Faire un aller-retour dans la

Rue André Antoine

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Georges SEURAT
Le cirque Fernando (futur cirque Médrano) peint par Seurat

  • 37 : Emplacement de la salle de théâtre en bois où André Antoine, ex gazier, fonda son Théâtre Libre en 1887.
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André ANTOINE
L'emplacement de son théâtre

On traverse la

Rue des Abbesses

  • 11 : Demeure en 1944 du romancier engagé Roger Vailland, cofondateur de la revue "Drôle de jeu".
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Roger VAILLAND

Prendre le

Passage des Abbesses

Demeure de Jean Baptiste Clément chez son oncle en 1861.

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Le passage des Abbesses
et son jardin

Pittoresque atelier de menuiserie dans le coin de la placette à droite.

Rue des Trois Frères à gauche

Vous reconnaîtrez au passage l’épicerie Cornillon, rendue célèbre par Amélie Poulain.

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La fabuleuse épicerie Cornillon

Rue Garreau

Place Émile Goudeau à droite

  • 13 : Emplacement du Poirier sans Pareil, guinguette située sur le "Vieux chemin" autour d'un énorme poirier.
    • Alphonse Karr y demeure à 20 ans, en 1830, dans un ancien Tivoli désaffecté, ainsi que le caricaturiste Gavarni.
    • En 1860 est construite à sa place une fabrique de pianos qui, une fois désaffectée, abritera 25 ateliers d'artistes.
    • Ce bâtiment en bois sera d'abord appelé "la Maison du Trappeur".
    • André Antoine vient y recruter des acteurs amateurs pour son Théâtre Libre en 1887.
    • S'y tiennent des réunions du Cercle de la Butte, qui réunissent en 1892 peintres et poètes, dont Jehan-Rictus.
    • En 1906, Pablo Ruiz Picasso, qui a là son atelier de 1904 à 1909, y peint les "Demoiselles d'Avinyó" — c'est-à-dire les demoiselles du bordel de la rue d'Avignon, à Barcelone — toile qui va marquer la naissance du Cubisme.\t
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Pablo Ruiz PICASSO
Les demoiselles d'Avinyó

Max Jacob lui donne finalement le nom universellement connu de Bateau-lavoir, inspiré par ses coursives en bois. Il est la demeure et l'atelier de nombreux artistes, dont Kees Van Dongen en 1905, Pierre Mac Orlan en 1906, André Derain en 1907, José Victoriano Carmelo Carlos González-Pérez, alias Juan Gris, et Amedeo Modigliani en 1908, André Salmon de 1908 à 1909…

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Le Bateau-lavoir

Nous laissons à droite la

Rue Ravignan

C'est l'ancien chemin de Sacalie, du nom d'une vigne réputée comme la meilleure de Montmartre dès 1308.


    • Plus tard appelé le Vieux chemin, une des deux seules voies menant au sommet de la Butte jusqu'au 19ème siècle.
    • Il se terminait par un lieu-dit "l'Enfer" (place Jean Baptiste Clément), ce qui donne une idée de la raideur de la pente ! 
  • 16 : Hôtel du Poirier. Demeure de Pierre Mac Orlan, entre 1899 et 1912, quand il a des sous pour payer sa chambre.

Pierre MAC ORLAN
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Amedeo MODIGLIANI
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Pierre REVERDY
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Albert CAMUS
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  • 7 : Demeure de Max Jacob dans un appentis au fond de la cour, de 1907 à 1911. C'est là que lui apparaît la tête du christ dont il trace le contour sur le mur de la pièce ; à la suite de quoi il se convertit au catholicisme.
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Max JACOB

  • 11 : Grand Hôtel Goudeau, point de chute de Roger Vailland engagé dans la Résistance pendant la Seconde guerre mondiale.
  • 12 : Café-restaurant "Aux enfants de la Butte", chez Azon, fréquenté par les locataires du Bateau-lavoir : Picasso et sa compagne Fernande Olivier, Modigliani, Van Dongen, Vlaminck, Derain, Apollinaire, Max Jacob
    • C'est là aussi, dans la blanchisserie de Mme Rouzaire, que les cubistes entreposaient des statues d'art nègre.
  • 15 : Demeure de l'acteur Pierre Fresnay et de sa femme, Rachel Berendt, dite Nanet, en 1917.
    Demeure également du pianiste Arthur Rubinstein en 1930.
  • 18 : Demeure du compositeur d'opérettes Francis Lopez à ses débuts.
  • 28-30 : Café "le Zut", tenu par Frédéric Gérard ; repaire d'anarchistes, fermé par la police en 1903. Frédé reprendra par la suite le Lapin Agile.
    • Le Zut est fréquenté par Picasso et ses amis peintres Espagnols. Il y rencontre Max Jacob et en décore les murs malheureusement détruits.

Rue d'Orchampt

  • 5 : Demeure de Georges Moinaux, dit Courteline, en 1885.
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Georges MOINAUX, dit COURTELINE

Demeure de Louis-Ferdinand Céline dans la maison dite de Dalida, donnant 98 rue Lepic.

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Louis-Ferdinand DESTOUCHES, dit CÉLINE
le 11 bis, ouvrant au 98 rue Lepic

Rue Lepic à droite

Emplacement de nombreux moulins dont le plus ancien, le Moulin du Palais, fut construit en 1622.


    • Dans l'ancienne enceinte de la guinguette du Moulin de la Galette, restent le Blute-fin, inaccessible, et un pastiche du Moulin Radet, à l'angle de la rue Girardon.
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Bal au moulin de la Galette par Renoir

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Le moulin de la Galette en 1830
et son bal en 1906

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Hier bal public
aujourd'hui propriété interdite à ce même public

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Jean Baptiste CLÉMENT
Sa dernière adresse à Montmartre

Place Jean Baptiste Clément

Une des seules voies à Paris portant le nom d'un membre de la Commune. Mais c'est, bien sûr, en tant que poète qu'il a été ainsi honoré.

Rue Norvins à gauche

9bis : Ancien château d'eau. Il est aujourd'hui le siège de la Commanderie du Clos Montmartre.

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Le château d'eau
consacré au culte du vin

  • 22 : Folie Sandrin de 1774. Maison de santé psychiatrique des docteurs Prost, en 1805, puis Blanche en 1821.
    • Gérard de Nerval y fut interné en 1841. Jacques Arago, écrivain et explorateur, frère de François, Jean et Étienne, auteur d'un "Curieux voyage autour du monde" qu'il écrivit en 1853 sans utiliser la lettre "A", y fut également soigné.
    • Le général "félon" de Langeron, commandant les troupes Russes pendant le siège de Paris, en fit son QG en 1814.
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La folie Sandrin

  • 15-17 : Emplacement du moulin de la Vieille Tour, troisième moulin de la Butte, de 1623 à 1840.
  • 24 : Premier emplacement sur la Butte, en 1636, du Moulin Radet, déplacé ici depuis la butte St Roch.
    • Aujourd'hui cité internationale des Arts, annexe de celle de l'Hôtel de Ville depuis 1971.
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La cité internationale des Arts
Le moulin de la Petite tour en 1839, par Bayard

Place Marcel Aymé

  • 2 : Demeure de Marcel Aymé, auteur de Clérambard, des Contes du chat perché, de la Jument verte et du Passe-Muraille ; roman qui a inspiré à Jean Marais la sculpture mitoyenne.
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Marcel AYMÉ
Le Passe-muraille de Jean Marais

Rue Girardon à droite

  • 1 : C’est dans l’enceinte du Moulin de la Galette que se trouve, inadmissiblement inaccessible au public — comme ledit moulin d’ailleurs — la Mire du Nord ; d’abord un simple poteau de la Méridienne, implanté le 14 août 1675 par l'abbé Jean Picard à 2931 toises et 2 pieds de l'Observatoire, pour marquer la position du Méridien de Paris, et remplacé en 1736, sous la direction de Jacques Cassini, fils de Jean-Dominique, par une pyramide d'abord surmontée d’une fleur de lys, à laquelle fut substituée à la Révolution une pointe de pique.
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La mire du Nord

  • 2 : Emplacement du Moulin de la Petite Tour, puis de la Tour à Rollin, construit en 1647 et détruit en 1854.
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Les moulins de Montmartre
le long de la rue Lepic

  • 4 : Demeure de Louis-Ferdinand Destouches, dit Céline, de 1941 à son départ pour Sigmaringen, en compagnie de Pétain, dans les valises de l’armée nazie en 1944.
  • 12 : Restaurant l'Assommoir. Ancienne épicerie de la mère Birnbaum, fréquentée par ce même Céline.
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L'Assommoir

  • 11 : Domicile de Roger Tozigny et siège de la revue "La Vache Enragée", qu'il créa en mai 1917.
    • 11bis : Pavillon n° 3 dépendant du Château des Brouillards. Demeure de Léon Bloy en 1904 et 1905.

Place Dalida

C'est dans ces parages que se trouvait la Fontaine du But ou du Buc, ou du Bue, citée par Gérard de Nerval. Elle alimentait un abreuvoir. La brume due à l'humidité qui régnait en ce lieu a probablement donné son nom à la bâtisse voisine ; et c'est sans doute dû au manque de visibilité subséquent qu'on lui a attribué le titre de château...

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Gérard de NERVAL
Le château des Brouillards

Allée des Brouillards à gauche

Gérard de Nerval habite ce Château des Brouillards  de 1828 à 1833. Il y rédige son “Voyage en Orient”.


    • Dans un des pavillons faisant face audit château demeure Auguste Renoir de 1890 à 1894. C'est là que naît son fils Jean, le futur cinéaste.
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Jean RENOIR
Le pavillon où demeuraient ses parents et où il naquit

Place Casadesus

Nous laissons face à nous la

Rue Simon Dereure

Une des rares rues de Paris portant le nom d’un membre de la Commune ; ouvrier cordonnier, membre de l'Association Internationale des Travailleurs (AIT ou 1ère Internationale), fondateur de la première chambre syndicale à Paris, maire adjoint du 18ème arrondissement après l’amnistie. C’est d’ailleurs à ce dernier titre que Simon Dereure doit d’avoir sa rue dans la capitale, et non pas, bien sûr, en tant que Communard…

Simon DEREURE
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Traverser le square Suzanne Buisson

De sa terrasse on a une belle vue sur le Moulin de la Galette, scandaleusement privé et donc inaccessible.

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Le moulin de la Galette

Impasse Girardon

Là se trouvait une fontaine sacrée du paganisme, réputée guérir les fièvres et assurer la fidélité des femmes. C'est dans son eau que, selon la légende, St Denis serait venu laver sa tête coupée avant de continuer son chemin…

  • 2 : Demeure et atelier du peintre et graveur Eugène Paul dit Gen Paul, qui y tenait un salon fréquenté par Céline, Marcel Aymé, Arletty… de 1917 à 1975.
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Eugène PAUL dit GEN PAUL
Sa demeure et son atelier dans l'impasse Girardon

Dans cette impasse a demeuré le romancier Louis Henri Jean Farigoule, dit Jules Romains, en 1910.

Jules ROMAINS
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Av Junot à droite


    • Ciné 13. Théâtre de Montmartre ayant appartenu à Claude Lelouch en 1954. Un des plus petits cinémas de Paris.
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Ciné 13
_également Théâtre de Montmartre

  • 13 : Demeure de Francisque Poulbot jusqu’à sa mort en 1946. Enfants en mosaïque sur la façade.
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Francisque POULBOT
Sa maison visitée par ses petits personnages... bien vivants

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Tristan TZARA

23bis : Villa Léandre. Le charme d’un petit coin de province, ou plutôt d'Angleterre, à Paris.

Villa Léandre

  • 15-17 : Emplacement du Moulin des Prés ou de la Béquille, construit par Nicolas Menessier en 1724. Un des  nombreux moulins à gypse de la Butte.
  • 8 bis : Demeure des Blavette, beaux-parents de Roger Vailland. Ce fut son port d'attache de 1934 jusqu'à la guerre.
    • C'est dans ce même pavillon, devenu la planque de Roman Czerniawski, alias Armand Borni, chef du réseau Interallié, que ce dernier est arrêté, le 16 novembre 1941, en même temps que Mathilde Carré, dite la Chatte, qui habite à deux pas de là, rue Cortot. La Chatte sera "retournée" par les services de l'Abwehr et provoquera l'arrestation de nombreux Résistants.
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La villa LÉANDRE

Revenir en arrière de quelques pas dans l'avenue Junot

Passage sans nom, 17 av Junot, débouchant sur le 65 rue Lepic

Jeu de boules, vestige du maquis de Montmartre, sauvé de justesse des griffes des promoteurs.

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Jeude boules de l'avenue Junot
vestige du Maquis de Montmartre

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Le "Maquis" de Montmartre par Utrillo


    • et au naturel

Rue Lepic vers le bas

  • 59 : Moulin de la Fontaine St Denis ou Moulin Vieux ; un des plus anciens moulins à plâtre de Montmartre. Il aurait été construit en 1724, mais aurait remplacé un autre moulin datant de 1529.
  • 53 : Demeure de Jean Baptiste Clément de 1885 à 1887.
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Jean Baptiste CLÉMENT

Rue de l’Armée d’Orient

  • 11 : Atelier de Francisque Poulbot, le peintre des enfants de Montmartre, de 1910 à 1925.
    • Demeure de Paul Fort, élu par ses pairs "prince des Poètes", en 1908 et 1909, après qu'il ait quitté Montparnasse.
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Francisque POULBOT
dessiné par un gamin de la Butte

Paul FORT
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Les Mamelles de Tirésias
Le théâtre Maubel-Galabru

Rue Lepic vers le haut

  • 77 : Belle perspective en contre-plongée sur le Moulin de la Galette. Belle frustration aussi, de ne pouvoir y accéder. Propriété privée, quand tu nous tiens !...

Rue Tholozé

  • 17 : Cabaret du Petit Moulin. Caboulot où Papillon avait ses habitudes avant de se retrouver au bagne.
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Le Petit moulin
Papillon

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Le Studio 28

Remonter jusqu’à la

Rue Durantin à droite

Rue Burq à gauche

Pour jeter un coup d'œil sur le charmant square Burq, situé en contrebas de l'ancien Bateau-lavoir.

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Le square Burq
Harold Loyd a l'air de s'y plaire

Revenir rue Durantin à droite

  • 40 : Superbe cour dans laquelle on trouve deux escaliers à double révolution munis de fontaines malheureusement taries.
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La cour remarquable du 40 rue Durantin

Au bout de la rue, on laisse en face la

Rue Tourlaque

  • 4 : Demeure de Félix Fénéon, écrivain anarchiste accusé de complicité dans l'attentat d’Émile Henry à l’hôtel Terminus. Il fut arrêté le 15 avril 1894.
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Félix FÉNÉON
peint par Paul Signac

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Henri de TOULOUSE-LAUTREC
Photomontage

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La cité des Fusains

Rue Joseph de Maistre à gauche

Rue Caulaincourt à gauche

  • 12 : Terrasse Hôtel, dont la brasserie était fréquentée par Yves Tanguy, André Breton, Max Ernst...
  • 18 : Hôtel Daniel où séjourna Raymond Queneau avant sa rupture avec Breton.
  • 21 : Atelier de Toulouse Lautrec de 1887 à 1897. Il y fait la connaissance de Suzanne Valadon qu'il prend comme modèle, accompagnée par le jeune Maurice Utrillo.
    • Il sera remplacé par Alexandre Steinlen, puis par Georges Paulez.

Rue de Tourlaque à droite

Rue Lepic vers le bas

  • 54 : Demeure de Théo Van Gogh au 3ème étage. Il héberge son frère, de juin 1886 à 1888. Vincent peint et dessine de la fenêtre qui donne sur la rue.
    • Au rez-de-chaussée se tenait la galerie d'Alphonse Portier, ex marchand de couleurs qui exposait Corot et Cézanne ; un des premiers à soutenir les Impressionnistes.
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Vincent VAN GOGH
et son frère Théo, jeunes

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La maison du 41
peinte par Vincent de la fenêtre du 54

Demeure également du poète et chansonnier Gabriel Randon, dit Jehan-Rictus, de 1904 à 1913.

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Gabriel RANDON, dit JEHAN-RICTUS
Plaque sur les frères Van Gogh

  • 48 : À l'angle de la rue Tholozé, les versaillais ont massacré 20 Fédérés pendant la Semaine sanglante.
  • 42 : Restaurant "La Pomponette". Siège de la République de Montmartre. Aujourd'hui ambassade de Groland.
    Francisque Poulbot y ouvrit, au fond de la cour, un dispensaire pour les enfants de la Butte en 1936.
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La Pomponette

  • 36 : Barricade pendant la Commune, défendue par une vingtaine de femmes du Comité de vigilance des citoyennes du 18ème arrondissement le 23 mai 1871.
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Barricade de la rue Lepic

Rue Joseph de Maistre

Rue Constance

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Une autre demeure de Jean Baptiste CLÉMENT

Impasse Marie Blanche aller retour

  • 7 : Vestiges du château de l’Escalopier, édifice de style troubadour construit en 1835. Son entrée se trouvait au 13-19 rue Joseph de Maistre. Son richissime propriétaire avait fait bâtir les premières serres à Paris chauffées à la vapeur.
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Château de l'Escalopier

Rue Cauchois

À l'angle de la rue Lepic, on reconnaît le café-tabac où a été tournée la fameuse scène du "Fabuleux destin d'Amélie Poulain".

On traverse la rue Lepic

Juste en face on prend si possible le

Passage Lepic

Sinon, remonter un peu la rue Lepic pour prendre à droite la

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Passage Lepic

Rue Planquette (aller-retour)

  • 10 : Bibliothèque anarchiste "La Rue".
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Local anarchiste

Au bout de la rue, si un résidant sympathique veut bien vous ouvrir la porte, jetez un œil dans la

Villa des Platanes

Un petit coin de province en plein Paris. Une merveille difficile d’accès car privée.


    • Villa où, parait-il, aurait habité Alphonsine Plessis, la Marguerite Gautier de la Dame aux Camélias.
    • On y trouve trois bas-reliefs dont un est réputé, de façon erronée, évoquer la Commune, alors qu’il s’agit sans doute plutôt, d'après les uniformes, de la révolution de 1830.
    • Dans le pavillon D se tenait un cours de dessin qui comptait Charles Léandre parmi ses professeurs.
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Bas-relief insolite des combats de 1830
dans la villa des Platanes

On peut ressortir, soit directement par le boulevard de Clichy, soit en rebroussant chemin par la rue Planquette.
Dans le second cas, on redescend vers le boulevard par la rue Lepic et la rue Coustou.

Bd de Clichy à gauche sur quelques mètres, puis à droite

  • 34 : Emplacement du cabaret du Néant, dirigé par un certain Antonin, et où se produisait le chanteur Dorville. Établissement de 1892 à la devanture remarquable transférée à l'Historial.
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Cabaret le Néant

  • 36 : Demeure du dessinateur et caricaturiste politique républicain Honoré Daumier, de 1869 à 1873.
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Honoré DAUMIER
_"Ne vous y frottez pas"

Emplacement du cabaret des Arts, puis du Logiz de la Lune Rousse, où se produisaient de nombreux chansonniers dont Xavier Privas et Jehan-Rictus, de 1904 à 1914. Cabaret de La Chaumière pendant la guerre de 14/18 et enfin théâtre des Dix Heures.

  • 54 : Emplacement du restaurant "les Frites Révolutionnaires" ; un des nombreux établissements créés par Maxime Lisbonne, le d’Artagnan de la Commune, en 1888. Il était animé par Louis Bardet et Marcel Legay.
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Maxime LISBONNE

  • 62 : Emplacement du restaurant "Le Tambourin", où exposaient et déjeunaient les peintres dits "du Petit boulevard", dont Agostina Segatori, Louis Anquetin, Émile Bernard… vers 1885. Van Gogh, Toulouse-Lautrec, Steinlen, Forain y exposèrent également.
    • Il fut remplacé, de 1893 à 1914, par le cabaret de la Butte, puis des Quat'z'Arts créé par François Trombert ; cabaret à vocation poétique, ancêtre des cafés-théâtres, où le chanteur populaire franco-anglais Harry Fragson fit ses débuts. S'y produisirent des poètes et chansonniers fameux : Jehan-Rictus, Lucien Boyer, Théodore Botrel, Xavier Privas, Gaston Couté… Cabaret à vocation poétique, ancêtre des cafés-théâtres.
  • 64 : Hôtel le Radio, demeure de Jacques et Simone Prévert en 1928. Ils venaient de quitter le phalanstère de la rue du Château. Prévert écrivit là ses premiers poèmes.

Jacques PRÉVERT
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  • 68 : Une plaque mensongère a longtemps indiqué ici le cabaret du Chat Noir, jouant sur un quiproquo autour de l'usurpation de ce nom par Jean Chagot. Ce dernier avait extorqué à la veuve de Rodolphe Salis l'autorisation d'appeler l'établissement qu'il ouvrit ici en 1900, le "Caveau du Chat Noir", jouant ensuite sur la confusion. Une carte postale, dont la reproduction circule toujours, présente à tort sa façade comme celle du premier cabaret de Salis.
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Le Caveau du Chat noir, pris à tort pour l'établissement célèbre de Rodolphe Salis

C'est à une table de l'actuel café qui a repris à son tour le nom du célèbre cabaret, que Boris Vian aurait écrit les paroles du "Déserteur", en 1954.

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Boris VIAN
Café le Chat noir

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André BRETON par Victor Brauner
Le café Cyrano

Fin du parcours

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