Ernesto Novo inaugure le Mur de la Paix dans la cour du collège Edmond Michelet, rue de l'Ourcq

Collège Edmond Michelet/Mur de la Paix

Nelson Mandela et Simone Veil sur le mur de la paix, au collège Edmond-Michelet (19e).

Crédit photo : Ville de Paris

Soixante-trois mètres de façade, dix-huit visages — dans la cour d'un collège qui porte le nom d'un déporté.

Le 29 juin 2019, au 70 rue de l'Ourcq dans le 19e arrondissement, le collège Edmond Michelet inaugure son Mur de la Paix. L'œuvre occupe toute la longueur d'un mur de la cour : soixante-trois mètres de long, trois mètres de haut, dix-huit portraits de personnages qui évoquent la paix, réalisés en street art par le muraliste Ernesto Novo.

Ernesto Novo est l'un des artistes parisiens qui a participé en 2015 à la fresque Rosa Parks sur la rue d'Aubervilliers — quatre cents mètres peints entre le 18e et le 19e arrondissement par une dizaine d'artistes. Il travaille à grande échelle, sur les murs de la ville et de ses établissements scolaires, dans un format qui déplace la rue dans la cour.

Le collège porte le nom d'Edmond Michelet (1899-1970) — résistant catholique arrêté en 1943, déporté à Dachau, survivant, ministre de de Gaulle. Que l'école qui porte son nom soit aussi celle qui reçoit un mur consacré à la paix n'est pas anodin : c'est dans ces quartiers populaires du nord-est parisien, Pont-de-Flandre, Ourcq, que la mémoire des résistances — ouvrière, immigrée, antifasciste — coexiste avec les noms gravés sur les façades des établissements.

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