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8 octobre 2026
Événement

Acte IV du mouvement lycéen : les cortèges d'Île-de-France convergent vers la Bastille

Place de la Bastille
📍 Place de la Bastille rassemblement et heurts
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Place de la Bastille, le 8 octobre 2026 : sur le socle de la colonne de Juillet, une banderole donne déjà rendez-vous le 17 octobre. NClV · CC BY 4.0 — Wikimedia Commons

En cours de développement. Les faits sont récents et se poursuivent : cette page est complétée au fil des événements.

Le jeudi 8 octobre 2026, l'Union syndicale lycéenne et l'Union étudiante appellent à un « acte IV » du mouvement lycéen, et les syndicats de l'Éducation nationale, Snes-FSU, CGT, FO, Sud et Unsa, à une journée de grève en soutien aux élèves ; ils demandent aussi l'annulation des suppressions de postes prévues au budget 2027. La veille, le ministre de l'Intérieur a suspendu, pour le seul mouvement lycéen, l'usage d'une grenade assourdissante, après qu'un lycéen de 15 ans a eu la main arrachée à Lens. En Île-de-France, les manifestants se rassemblent à midi devant les préfectures de Nanterre, Cergy, Bobigny et Créteil, puis convergent vers la place de la Bastille. Le ministère de l'Intérieur compte 24 500 manifestants à Paris, et 71 500 en France ; la CGT en revendique plus de 130 000.

Le matin, le mouvement a gagné l'enseignement catholique : plusieurs établissements privés sont bloqués par leurs élèves, et l'Institut catholique de Paris, rue d'Assas, l'est pour la première fois depuis 1875. Sur la colonne de Juillet, des manifestants appellent déjà à descendre dans la rue le 17 octobre.

Vers 17 heures, la police tente d'évacuer la place de la Bastille au gaz lacrymogène ; des pavés volent, les forces de l'ordre répliquent au canon à eau. La place est vidée en début de soirée, mais les affrontements se prolongent tard dans la nuit. Une vidéo tournée sur la place, où l'on voit un policier porter un coup de genou au visage d'un manifestant, conduit le parquet de Paris à saisir l'Inspection générale de la police nationale ; d'autres témoins décrivent des coups de matraque à la tête pendant la dispersion. Le lendemain, la Justice compte en France 6 877 gardes à vue depuis le début du mouvement, dont 86 % de mineurs, et des avocats de la Conférence du stage du barreau de Paris dénoncent les violences, les insultes et les pressions subies par des mineurs en garde à vue.

Le soir du 8 octobre, sur TF1, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, annonce que 3 000 professeurs remplaçants, jusque-là sans affectation devant des élèves, rejoindront plus de 500 établissements « en grande difficulté ».