André Alavoine


André Alavoine en 1871 photographié par Eugène et Ernest-Charles Appert

André Alavoine, né le 16 février 1843 à Belleville (Seine) et mort le 2 avril 1909 à Palaiseau (Essonne), est un imprimeur et militant socialiste français, principalement connu pour son engagement lors de la Commune de Paris en 1871. Fils d’un employé de l’Imprimerie nationale, il devient lui-même typographe et s’associe aux cercles blanquistes. Pendant le siège de Paris en 1870, il sert dans le 95ᵉ bataillon de la Garde nationale et participe à la rédaction des statuts du Comité central de la Garde nationale.

Durant la Commune, Alavoine est nommé sous-directeur de l’Imprimerie nationale, où sont imprimés le Journal officiel, les documents et affiches du Conseil de la Commune. Il joue un rôle déterminant dans la sauvegarde des Archives nationales, menacées de pillage et d’incendie. Il s’oppose à la fusillade des otages de la rue Haxo et combat sur les barricades lors de la Semaine sanglante, jusqu’à la bataille du cimetière du Père-Lachaise.

Après la répression, il se réfugie en Suisse, alors que la cour martiale le condamne à la déportation vers la Nouvelle-Calédonie. À Genève, il rejoint l’Internationale anarchiste, fonde le périodique Le Radical, collabore avec Le Révolté et préside La Solidarité, société des réfugiés de la Commune. Amnistié en novembre 1879, il publie en 1880 la brochure collective Les proscrits français et leurs condamnations. André Alavoine reste une figure marquante de l’engagement révolutionnaire et de la défense des valeurs républicaines au XIXᵉ siècle.

Sources

spinner.loading