Le 7 janvier 2015, en pleine conférence de rédaction, deux terroristes islamistes font irruption dans les locaux de Charlie Hebdo. Ils tuent onze personnes, puis un policier sur le boulevard Richard-Lenoir.
Depuis le 1er juillet 2014, Charlie Hebdo occupe un immeuble sans enseigne au numéro 10 de la rue Nicolas-Appert. L’hebdomadaire satirique, ouvertement athée et anticlérical, a toujours fait de la critique des religions, et des intégrismes en particulier, l’un de ses combats. Depuis la publication, en 2006, de caricatures de Mahomet parues d’abord dans un journal danois, il est menacé. En 2011, ses locaux d’alors ont été incendiés ; depuis, ils sont placés sous la protection de la police. En 2013, Al-Qaïda dans la péninsule arabique a inscrit son directeur de la publication, le dessinateur Charb, sur une liste de personnalités « recherchées mortes ou vives ».
Le mercredi 7 janvier, comme chaque semaine à 10 h 30, la conférence de rédaction commence. Vers 11 h 25, deux hommes cagoulés, armés de fusils d’assaut, les frères Chérif et Saïd Kouachi, arrivent au numéro 10 après s’être d’abord trompés d’adresse. Dans la loge, ils tuent Frédéric Boisseau, employé de la société chargée de la maintenance de l’immeuble. Ils contraignent la dessinatrice Coco, croisée dans l’escalier, à composer le code de la porte blindée de la rédaction. À 11 h 33, ils sont dans les bureaux. Ils blessent grièvement le webmestre, Simon Fieschi, puis entrent dans la salle de réunion. Ils abattent le policier chargé de la protection de Charb, Franck Brinsolaro, demandent Charb, le tuent, puis tirent sur l’assistance.
Meurent ce matin-là les dessinateurs Cabu, Charb, Honoré, Tignous et Wolinski, la psychanalyste et chroniqueuse Elsa Cayat, l’économiste Bernard Maris, le correcteur Mustapha Ourrad, Michel Renaud, invité à la conférence de rédaction, le policier Franck Brinsolaro et Frédéric Boisseau. Les tueurs quittent les lieux à 11 h 35. Sur le boulevard Richard-Lenoir, ils blessent le policier Ahmed Merabet, puis l’achèvent à bout portant. Le bilan est de douze morts et de onze blessés, dont quatre grièvement.
Les deux frères, qui se réclament d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique, sont tués deux jours plus tard par le GIGN à Dammartin-en-Goële, au nord de Paris, où ils s’étaient retranchés dans une imprimerie. Entre-temps, leur complice Amedy Coulibaly a tué une policière municipale à Montrouge, le 8 janvier, puis quatre personnes de confession juive, le 9, lors de la prise d’otages d’une supérette casher de la porte de Vincennes.
Dès le soir du 7, des rassemblements se forment, place de la République et dans plus de cent villes de France, derrière trois mots : « Je suis Charlie ». Le dimanche 11 janvier, une « marche républicaine » réunit à Paris plus d’un million et demi de personnes, en présence de quarante-quatre chefs d’État et de gouvernement ; en deux jours, plus de quatre millions de Français défilent dans tout le pays. Le numéro suivant de Charlie Hebdo, publié le 14 janvier, est tiré à près de huit millions d’exemplaires.
Le procès des attentats de janvier 2015 s’ouvre le 2 septembre 2020 devant la cour d’assises spéciale de Paris. Le 25 septembre, rue Nicolas-Appert, devant l’ancienne adresse du journal, un homme armé d’un hachoir blesse grièvement deux employés d’une société de production audiovisuelle.
Texte rédigé avec l’aide de l’IA, relu et corrigé par la rédaction.
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