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Balade · 14e arr.

Montparnasse 3ème partie : de Denfert à "Montpar" : résistance et bohème

De la Barrière d'Enfer aux théâtres de la Gaîté, une traversée du 14e où se croisent les fantômes de la Commune, les réseaux de la Résistance et toute la bohème artistique du Montparnasse.
📍 15 arrêts
🚶 ~6.5 km
~3h30
📖 14e arr.
Montparnasse 3ème partie : de Denfert à "Montpar" : résistance et bohème

Barrière du Mont-Parnasse et ses environs, atlas de Jacoubet

Nous repartons de notre point de chute de la première partie de ce parcours autour du « Mont Parnasse ». De la place Denfert-Rochereau aux théâtres de la rue de la Gaîté, cette traversée du 14e arrondissement suit les traces de la Commune, des réseaux clandestins de la Résistance et de toute la bohème artistique — surréalistes, peintres, chansonniers et écrivains — qui firent la légende de Montparnasse et de Plaisance.

Sources complémentaires à la base de données « Paris révolutionnaire » : Paris Ouvrier — Des Sublimes aux Camarades & Paris des avant-gardes, Alain Rustenholz, Parigramme, 2003-2004 ; Balades littéraires dans Paris (1900-1945), Jean-Christophe Sarrot, Terres d'écrivains — Nouveau Monde, 2005 ; Les lieux de la Résistance à Paris, Anne Thoraval, Parigramme, 2007.

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Arrêt 1
★ Incontournable ~15 min

Place Denfert-Rochereau

Sous les pavés, les catacombes et le PC souterrain de la Libération.
📍 Place Denfert-Rochereau, 14e

Les bâtiments d'octroi de la Barrière d'Enfer du mur des Fermiers généraux, dessinés par l'architecte Claude Nicolas Ledoux et construits en 1786, furent incendiés comme presque tous leurs homologues le 12 juillet 1789. Leur destruction, deux jours avant la prise de la Bastille, aurait pu devenir un symbole plus significatif que cette dernière de l'exécration que vouait le peuple de la capitale au régime de monarchie absolue. L'histoire officielle en a décidé autrement…

Le pavillon de gauche en sortant de Paris sert d'entrée pour les visites des Catacombes. Ces anciennes carrières souterraines ont recueilli les ossements de dizaines de générations de Parisiens après la suppression de certains cimetières, à commencer par celui des Innocents. En 1793, on y transféra les dépouilles des victimes des émeutes de 1788 et des combattants de la prise des Tuileries le 10 août 1792. Les ossements de tous les dirigeants révolutionnaires guillotinés place de la Révolution, enterrés dans un premier temps au cimetière des Errancis près de la Barrière de Monceau, y furent finalement transportés. Des centaines de Communards qui s'y étaient réfugiés y furent massacrés le 24 mai 1871. Nadar réalisa dans les catacombes la première photographie sous éclairage artificiel.

Sous les pavés de cette place — et sous la plage qu'ils recouvrent, selon le slogan soixante-huitard — à l'aplomb du Lion de Belfort, se trouve un ancien abri de la Défense passive dans lequel Henri Tanguy, le colonel Rol, commandant les FFI, avait installé le PC d'où il dirigea l'insurrection qui devait aboutir à la Libération de Paris. L'entrée se faisait par le service des Égouts de la ville, qui se trouve toujours rue Victor Schoelcher, et était surveillée par un réseau de Résistance constitué dans ce bâtiment. On a longtemps cru que ce QG souterrain n'avait jamais été localisé par les renseignements nazis. Des témoignages indiquent au contraire que les Allemands en connaissaient l'existence mais que, voyant la cause perdue pour eux — de même qu'ils n'ont pas appliqué l'ordre d'Hitler de « brûler » Paris — ils ont renoncé à intervenir par peur des représailles.

Le 13 mai 1968, des affrontements eurent lieu sur cette place entre le PCF et l'extrême gauche, au départ d'une manifestation massive contre de Gaulle et les violences policières.

L'ancien embarcadère de Sceaux

L'ancien embarcadère de Sceaux a été reconverti en gare du RER. La forme demi-circulaire du bâtiment rappelle qu'à l'époque de sa construction, en 1846, les trains devaient faire une boucle pour repartir en sens inverse. À proximité se trouvait une salle où se tinrent trois réunions politiques publiques à la fin du Second Empire.

Vers l’arrêt 2 →
Quittez la place par la rue Victor Considérant.
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Arrêt 2
★ Incontournable ~12 min

Rues Victor Considérant et Victor Schoelcher

Deux rues d'ateliers : Picasso, Anaïs Nin, Beauvoir — et un maillon souterrain de la Résistance.
📍 Rues Victor Considérant et Victor Schoelcher, 14e

Ces deux rues bordant le cimetière du Montparnasse mêlent la mémoire artistique et celle des réseaux clandestins. La rue Victor Schoelcher relie, par les catacombes, l'administration des Égouts au PC souterrain de Rol-Tanguy évoqué à l'arrêt précédent.

Rue Victor Considérant, 4 — atelier de Paul Belmondo

Atelier du sculpteur Paul Belmondo, le père de Jean-Paul, de 1938 à 1982.

Rue Victor Schoelcher, 5 bis — Picasso

Demeure et atelier de Pablo Ruiz Picasso de l'été 1913 à 1916. Jean Cocteau y posa comme modèle pour un arlequin.

Rue Victor Schoelcher, 9 — Administration des Égouts et Résistance

Administration des Égouts de Paris, reliée par les catacombes à l'abri de la Défense passive qui servit de PC à Rol-Tanguy. Un réseau de Résistance commandé par le colonel Pierre Avia et l'ingénieur Tavès en gardait l'entrée ; il reproduisait par ailleurs des plans destinés aux services de renseignement outre-Manche. C'est d'ici que partit, le 20 août 1944, le commandant Gallois-Cocteau, adjoint du colonel Rol, à la rencontre de la division Leclerc pour lui demander de foncer sur la capitale afin de prêter main-forte à la Résistance qui venait de déclencher l'insurrection.

Rue Victor Schoelcher, 11 bis — Anaïs Nin et Simone de Beauvoir

Demeure et ateliers d'Anaïs Nin et Hugo Guiler de 1925 à 1928 : c'est ici qu'Anaïs Nin entreprit la rédaction de son Journal. Simone de Beauvoir habita au rez-de-chaussée en compagnie de Claude Lanzmann en 1955.

Vers l’arrêt 3 →
Gagnez la rue Eugène Pelletan, puis la rue Lalande à droite.
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Arrêt 3
★ Incontournable ~12 min

Rues Lalande, Froidevaux et Daguerre

Trotsky débarque à Paris, Duchamp et Giacometti s'installent, Zola vit ses débuts.
📍 Rues Lalande, Froidevaux et Daguerre, 14e

Autour du cimetière du Montparnasse, ces rues abritent les premiers pas parisiens de révolutionnaires russes et d'artistes d'avant-garde.

Rue Lalande, 4 — Natalia Sedova

Demeure de Natalia Sedova, future compagne de Léon Trotsky. Elle était membre d'un groupe de l'Iskra et rencontra Martov et Trotsky dans une popote russe tenue par cette organisation à l'automne 1902.

Rue Froidevaux, 21, 37 — un puits, Duchamp et Giacometti

Un puits de carrier toujours en eau se trouve sous la rue Froidevaux, face au 21. Au 37, atelier du peintre dadaïste Marcel Duchamp de 1923 à 1927 ; Alberto Giacometti y habite également en 1925 et 1926.

Rue Daguerre, 62 — Émile Zola

Emplacement de la demeure d'Émile Zola en 1862 ; ancien 62 rue de la Pépinière de la commune de Montrouge, qui venait d'être rattachée à Paris.

Vers l’arrêt 4 →
Rejoignez et remontez la rue Gassendi.
4
Arrêt 4
★ Incontournable ~8 min

Rue Gassendi et rue Maurice Ripoche

Le Douanier Rousseau, Trotsky à nouveau, et le souvenir du Géorama.
📍 Rue Gassendi, 14e

La rue Gassendi conserve la trace du premier séjour parisien de Trotsky et de l'installation du peintre naïf Henri Rousseau. La rue Maurice Ripoche est l'ancienne rue du Géorama.

Rue Gassendi, 36 — Henri Rousseau

Demeure d'Henri Rousseau, dit le Douanier Rousseau, peintre naïf, surréaliste avant l'heure, de 1901 à 1905.

Rue Gassendi, 46 — Léon Trotsky et Natalia Sedova

Demeure de Léon Trotsky et Natalia Sedova au début de leur vie commune. C'était le premier séjour à Paris du futur organisateur de l'Armée Rouge.

Vers l’arrêt 5 →
Traversez l'avenue du Maine et prenez la rue Didot à droite.
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Arrêt 5
★ Incontournable ~15 min

Rue Didot et rue du Château (haut)

Une usine d'avions pionnière, une boulangerie classée et les martyrs du groupe Manouchian.
📍 Rue Didot et rue du Château, 14e

La rue du Château est l'ancienne rue du Château du Maine de la commune de Montrouge. Ces rues du vieux Plaisance conservent des cours typiques et la mémoire de l'aviation naissante comme de la Résistance immigrée.

Rue Didot, 17-21 — usine d'aviation Bréguet et Géorama

Emplacement de l'usine d'aviation fondée par Louis Bréguet. Elle vit la construction des premiers hélicoptères, ainsi que celle du « Point d'interrogation », l'avion avec lequel Dieudonné Costes et Maurice Bellonte réussirent la première traversée Est-Ouest de l'Atlantique, le 31 août 1930. Henri Tanguy, le futur colonel Rol, dirigeant des JC et membre des Brigades internationales, avait été tôlier-formeur puis chaudronnier sur cuivre chez Bréguet la même année. Auparavant, le géographe Jean-Léon Sanis avait installé ici, de 1842 à 1844 dans l'ancien parc du château du Maine, un Géorama, carte en relief de la France à l'échelle 3/10 000e reproduite sur 33 ares.

Rue du Château, 124-130 — cour et boulangerie classée

Au 130, cour typique du vieux quartier du Montparnasse ; au 124, boulangerie classée au décor remarquable, dont les panneaux extérieurs sont d'époque.

Rue du Château, 111-114 — Olga Bancic et la maison des Syndicats

Au 114, demeure d'Olga Bancic, membre des FTP-MOI du groupe Manouchian, décapitée à la hache par les nazis le 10 mai 1944. Plaque. Au 111, ancienne maison des Syndicats.

Vers l’arrêt 6 →
Prenez la rue Raymond Losserand à droite puis à gauche, aller-retour.
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Arrêt 6
★ Incontournable ~15 min

Autour de la rue Raymond Losserand et Pernety

La presse clandestine, les moulins disparus et les coopératives ouvrières de Plaisance.
📍 Rues Raymond Losserand, de l'Ouest, Niépce et Pernety, 14e

Le cœur ouvrier de Plaisance : cafés de réunions clandestines, gymnases socialistes, coopératives ouvrières et souvenirs de la Résistance côtoient ceux de peintres comme Cézanne.

Rue Raymond Losserand, 37, 45-49, 46 — presse clandestine et moulin

Au 37, café de Joseph Lacan, lieu de réunions clandestines, alors au 37 rue de Vanves. Albert Bayet, responsable de la Commission de la presse clandestine, y rencontrait ses contacts et corrigeait les épreuves de « Franc-Tireur » de 1940 à 1944. C'est ici qu'aurait été prise par le groupe « Honneur de la police » la décision d'occuper la préfecture. Plaque. Aux 45-49, emplacement d'un dépôt et d'ateliers de la Compagnie des Omnibus en 1898. Au 46, emplacement du moulin des Trois Cornets, dit aussi Moulin janséniste.

Rue de l'Ouest, 64-67 — Cézanne et Chemalé

Au 67, demeure de Paul Cézanne en 1876 : du haut de l'immeuble, il peignait les toits de Paris. Au 64, demeure de Félix Eugène Chemalé, dessinateur commis architecte, membre de la Commission d'initiative de la Ligue internationale pour le désarmement en mai 1867.

Rue Niépce, 3, 11, 13 — Commune et socialisme

Au 3, demeure de Jules Martelet, membre de l'Association Internationale des Travailleurs, élu au Conseil de la Commune par le 14e arrondissement, délégué aux Services publics ; après la Semaine sanglante, il se réfugia en Suisse, en Belgique puis aux USA. Au 11, gymnase Martin, où se tenaient les réunions de la section Rive gauche du Club athlétique socialiste dans les années 1910. Au 13, succursale de la coopérative ouvrière « l'Avenir de Plaisance », tenue à la même époque par la 14e section du Parti Socialiste.

Rue Raymond Losserand, 69-75 — passage, plaque « Eau à tous les étages » et un membre de l'AIT

Aux 69-71, passage typique de Montparnasse récemment rénové. Au 74, une plaque rappelle qu'il n'y a pas si longtemps à Paris nous avions l'« Eau à tous les étages ». Au 75, demeure de Vincent Boyer, tailleur de pierre dans ce qui était alors la rue de Vanves ; il fut condamné le 8 juillet 1870 dans le 3e procès de l'Association Internationale des Travailleurs dont il était membre, affilié à la Section de Montrouge.

Rue Pernety, 13 — coopérative « l'Avenir de Plaisance »

Coopérative ouvrière « l'Avenir de Plaisance », dirigée par Alfred Hamelin, de la Fédération du Livre, et Xavier Guillemin. Fondée en 1873, elle fonctionna jusqu'en 1896.

Rue de Plaisance, 11 — Missak et Mélinée Manouchian

Demeure clandestine de Missak et Mélinée Manouchian au moment de l'arrestation de celui qui était alors responsable de trois détachements de FTP-MOI, le 16 novembre 1943. Missak avait été ouvrier chez Citroën. Plaque.

Vers l’arrêt 7 →
Par la rue des Thermopyles — qui évoque les héros spartiates, un bond d'un siècle au moins en arrière — et la Cité Bauer, ancienne cité Barré et ruelle typique du 14e, gagnez la rue Hippolyte Maindron.
7
Arrêt 7
★ Incontournable ~15 min

Rue Hippolyte Maindron et rue des Plantes

L'atelier de Giacometti, le studio de Jean Moulin et la cachette de Soutine.
📍 Rues Hippolyte Maindron et des Plantes, 14e

Ce secteur discret du 14e concentre des lieux majeurs de l'art du XXe siècle et de la Résistance : l'atelier où Giacometti travailla près de quarante ans et l'immeuble où logea le futur président du Conseil national de la Résistance.

Rue Hippolyte Maindron, 46 — atelier d'Alberto Giacometti

Atelier du sculpteur et peintre Alberto Giacometti de 1927 à 1966. Il y héberge quelque temps Jacques et Simone Prévert.

Rue des Plantes, 26 — Jean Moulin et Max Ernst

Studio loué par Jean Moulin de 1936 à 1938 : le futur président du Conseil national de la Résistance est alors en poste au ministère de l'Air, dirigé par Pierre Cot pour le gouvernement du Front populaire. Plaque. À la même époque et dans le même immeuble se trouve l'atelier du peintre allemand Max Ernst. En 1941, pendant l'Occupation, le peintre Chaïm Soutine s'y cache avec Marie-Berthe Aurenche, la sœur du cinéaste, chez la famille Laloë. Au 21, un passage sympathique du 14e.

Impasse du Moulin Vert, 24 — Alfred Billioray

Demeure d'Alfred Billioray, artiste peintre, membre du premier Comité central de la Garde nationale puis de la Commune, à laquelle il est élu par le 14e arrondissement sans avoir été candidat ; délégué aux Services publics puis aux Finances. Arrêté pendant la Semaine sanglante, emprisonné, évadé, repris… il sera finalement déporté en Nouvelle-Calédonie où il mourra peu après son arrivée.

Rue des Plantes, 79 — les Manouchian (détour non parcouru)

Nous n'irons pas jusqu'au n° 79, plus loin dans la rue près de la porte de Châtillon, où habitaient Mélinée et Missak Manouchian lorsque ce dernier fut arrêté une première fois le 7 octobre 1939, comme membre de la direction du PC, suite à la signature du pacte germano-soviétique.

Vers l’arrêt 8 →
Prenez la rue d'Alésia à gauche, puis la Villa d'Alésia.
8
Arrêt 8
★ Incontournable ~15 min

Villa d'Alésia et rue d'Alésia

Une villa d'ateliers, la mémoire de Brassens et un attentat des années 1970.
📍 Villa d'Alésia et rue d'Alésia, 14e

La Villa d'Alésia aligne les ateliers de sculpteurs et de peintres, tandis que la rue d'Alésia déroule la jeunesse parisienne de Georges Brassens, un attentat aérien de 1917 et un assassinat commandité en pleine guerre du Proche-Orient.

Villa d'Alésia, 2 bis, 11, 37 bis — Sandoz, Leroux, Matisse

Au 2 bis, demeure et atelier du sculpteur animalier Édouard-Marcel Sandoz, qui entretenait une ménagerie d'animaux servant de modèles, jusqu'en 1971. Au 11, demeure et atelier du peintre Auguste Leroux de 1908 à 1954. Au 37 bis, atelier du peintre Henri Matisse en 1939.

Rue d'Alésia, 147 ter, 155 — FTP-MOI et un avion tombé

Au 147 ter, les FTP-MOI organisèrent un attentat contre l'hôtel Printania, réquisitionné par les nazis pendant l'Occupation. Au 155, le 5 avril 1917, un avion tomba devant cet immeuble ; par chance, il n'y eut pas de blessés.

Rue d'Alésia, 173-179 et impasse Florimont — Georges Brassens

Au 173, demeure de Georges Brassens dans une pension tenue par sa tante Antoinette de 1939 à 1943 ; il venait d'arriver à Paris et travailla un temps chez Renault. Au 179, café de l'Auvergnat, dont le patron offrait la soupe à Brassens quand il était fauché, ce qui inspira au poète sa célèbre chanson, composée en 1944. Au 154, l'impasse Florimont, où il fut hébergé à partir de 1944 par Jeanne Le Bonniec, « la Jeanne », qui vivait avec André Hardellet dans la maison mitoyenne du n° 9, que le chanteur achètera plus tard.

Rue d'Alésia, 177 — Mahmoud Hamchari

Demeure de Mahmoud Hamchari, représentant officieux de l'OLP en France, victime à son domicile d'un attentat organisé le 8 décembre 1972 par le Mossad israélien avec un téléphone piégé, en représailles à l'attentat de Munich.

Vers l’arrêt 9 →
Continuez rue d'Alésia, puis reprenez la rue Raymond Losserand à droite.
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Arrêt 9
★ Incontournable ~12 min

Rue Raymond Losserand et rue de Gergovie

Boucherie ancienne, « maison ouvrière » du Second Empire, coopérative et décor de roman noir.
📍 Rues Raymond Losserand, du Moulin de la Vierge et de Gergovie, 14e

Ce secteur mêle patrimoine populaire — devantures anciennes, ancêtres des HLM — et mémoire des luttes ouvrières, jusqu'au décor d'un roman de Léo Malet.

Rue Raymond Losserand, 121, 133 — boucherie et « maison ouvrière »

Au 133, boucherie ancienne qui a conservé sa devanture et ses auvents. Au 121, « maison ouvrière », ancêtre des HLM, typique du Second Empire — l'époque où le dictateur Napoléon-Badinguet prétendait « éteindre le paupérisme » en encasernant la classe ouvrière.

Rue de Gergovie, 1, 23 — coopérative et Léo Malet

Au 23, se tenait en 1892 une société coopérative d'ouvriers et ouvrières fabriquant des sacs en papier, fondée par Xavier Guillemin. Au 1, dans la rue Blottière aujourd'hui disparue, qui s'ouvrait face au passage de Gergovie, Léo Malet situe l'action de son roman « Les Rats de Montsouris ».

Vers l’arrêt 10 →
Prenez la rue Vercingétorix à droite.
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Arrêt 10
★ Incontournable ~10 min

Rue Vercingétorix et place de Catalogne

Le dernier domicile du Douanier Rousseau et l'église Notre-Dame du Travail.
📍 Rue Vercingétorix, 14e

La rue Vercingétorix garde la mémoire du dernier atelier du Douanier Rousseau et une église bâtie de matériaux récupérés d'une Exposition universelle, à deux pas de la place de Catalogne.

Rue Vercingétorix, 78 — le Douanier Rousseau

Emplacement de la demeure du Douanier Rousseau, 2 bis rue Perrel — dans le prolongement de la rue Pernety — dernier domicile du peintre, de 1906 à 1910.

Rue Vercingétorix, 59 — Notre-Dame du Travail

Église Notre-Dame du Travail de Plaisance, construite avec des matériaux récupérés du palais de l'Industrie après l'Exposition universelle de 1855, à l'initiative de l'abbé Soulange-Bodin. Sa cloche provient d'un pillage perpétré par l'armée française après le siège de Sébastopol.

Vers l’arrêt 11 →
Prenez la rue du Château à gauche, aller-retour, puis à droite.
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Arrêt 11
★ Incontournable ~15 min

Rue du Château — le quartier général des surréalistes

Au 54, l'auberge espagnole de la « bande à Prévert » et le berceau du cadavre exquis.
📍 Rue du Château, 14e

La rue du Château fut, dans les années 1920, l'un des hauts lieux du surréalisme parisien : ateliers-phalanstères, cafés de revues d'avant-garde et restaurants coopératifs hérités de la Commune s'y succèdent, jusqu'à la conférence d'un futur Hô Chi Minh.

Rue du Château, 54 — la « bande à Prévert »

À la place des actuels bâtiments de verre et de béton de la place des Cinq-Martyrs-du-Lycée-Buffon, un ex-boui-boui de marchand de peaux de lapins vit s'installer fin 1923-début 1924 la joyeuse bande d'Yves Tanguy, Jacques Prévert accompagné de son frère Pierre, et Marcel Duhamel, le « mécène » du groupe. Ce phalanstère artistique devint un temps le quartier général des surréalistes, une auberge espagnole où défila toute la bohème intellectuelle : Benjamin Péret, Raymond Queneau, André Breton, Robert Desnos… C'est là que Prévert invente le fameux jeu du « cadavre exquis ». Queneau et Péret y séjournent en 1927 ; Louis Aragon, de retour d'Italie où il a tenté de se suicider, s'y installe pour quelques mois en octobre 1928 avec Georges Sadoul et André Thirion, rejoint en janvier suivant par Elsa Triolet — mais la « bande à Prévert » est alors déjà partie vers d'autres aventures.

Rue du Château, 53 — le « bar du Château » et le Grand Jeu

Emplacement du « bar du Château », café où se retrouvait le groupe du Grand Jeu, qui réunissait Roger Gilbert-Lecomte, René Daumal et Roger Vailland, compagnons de route du Surréalisme. Le 11 mars 1929, il devait y être question de l'exclusion de Trotsky du parti soviétique ; c'est en fait sur celle de Roger Vailland qu'elle déboucha, une sorte de procès de Moscou à Paris.

Rue du Château, 42, 5 — une « Marmite » de Varlin et le futur Hô Chi Minh

Au 42, emplacement d'une « Marmite », un des restaurants coopératifs créés par Eugène Varlin, Nathalie Le Mel, Léon Gouet, Juste Boullet et Alphonse Delacour ; les marmites furent le refuge de l'Internationale après son interdiction par Napoléon III. Au 5, Nguyên Tat Thanh, le futur Hô Chi Minh, tint le 14 janvier 1920 une conférence sur les revendications de l'ancienne nation d'Annam. Dans cette rue, à une adresse restée inconnue, l'atelier que M. Cornu tenait avec son fils imprima de 1940 à 1944 de faux papiers, puis le journal « Défense de la France ».

Rue de l'Ouest, 32-56 — Rosa Bonheur, Michelet, Cézanne

Au 56, atelier, dans une écurie, en 1849, de Marie-Rosalie Bonheur dite Rosa Bonheur, peintre animalière. Au 44, demeure de Jules Michelet, historien de la Révolution française, en 1860 ; en 1884, le jeune Paul Léautaud, futur écrivain, vécut dans ce même immeuble. Au 32, demeure de Paul Cézanne au moment de sa rupture avec Émile Zola, en 1880.

Rue du Texel, 5-7 — le cabaret de la mère Saguet

Au 7, la chapelle Notre-Dame de Plaisance abrita un club pendant la Commune. Aux 5-7, à partir de 1784, emplacement du cabaret de la mère Saguet, sis rue du Moulin de Beurre et tenu par Mme Grégoire dite la mère Saquet. De 1821 à 1830 s'y tinrent les réunions de la « Société des Joyeux », présidée par le chansonnier Pierre-Jean de Béranger. Ce fut aussi, entre 1825 et 1828, le « Rendez-vous des romantiques », avec Nicolas-Toussaint Charlet, Abel Hugo (le frère de Victor), Eugène et Achille Devéria, Henri Murger, Charles Baudelaire, Eugène Scribe et tant d'autres ; puis un rendez-vous des libéraux pendant la Restauration et la Monarchie de Juillet.

Vers l’arrêt 12 →
Par la rue Vercingétorix (au 19, hôpital Léopold Bellan, où le chanteur [Francis Lemarque](http://fr.wikipedia.org/wiki/Francis_Lemarque), blessé lors de la campagne d'Allemagne, fut hospitalisé en avril 1945), la rue Jules Guesde (au 14, société municipale de crèches, bâtiment de 1898 en briques et céramiques) et la rue Maison Dieu (au 10, salle « de la Réunion » de la fin du Second Empire), gagnez la rue Asseline.
12
Arrêt 12
Optionnel ~12 min

Rues Asseline, Deparcieux, Daguerre et Cels

Une rue au nom de maire communard, la fonderie Le Verrier et l'hôtel de Beauvoir et Sartre.
📍 Rues Asseline, Deparcieux, Daguerre et Cels, 14e

Ce détour dans le vieux Montparnasse honore un maire de la Commune, un fondateur de la Sécurité sociale, une fonderie d'art et l'hôtel où Simone de Beauvoir écrivit son premier roman.

Rue Asseline — hommage à un maire communard

La rue porte le nom du maire du 14e arrondissement pendant la Commune, une rareté : ses homologues n'ont généralement pas leur nom gravé sur les plaques qui, dans les mairies, rappellent la liste de ces magistrats — y compris de ceux qui officièrent sous Vichy. Au 4, maison de style Art Nouveau ; au 4 bis, cour typique du 14e.

Avenue du Maine, 132 — boîte aux lettres de la Résistance

Boutique de M. Dolin, boîte aux lettres des Résistants du réseau « État-major PTT ». Maurice Canon, chef du réseau, ayant été arrêté en 1943, une militante nommée Colette parvint à évacuer les documents qui s'y trouvaient.

Rue Deparcieux, 30 — fonderie Le Verrier

Cour typique du 14e dans laquelle se tenait en 1934 la fonderie d'art Le Verrier. Max Le Verrier est l'auteur de la statue « Clarté ».

Rue Daguerre, 79 — Ambroise Croizat

Demeure, de 1936 à 1951, d'Ambroise Croizat, secrétaire de la Fédération des métallurgistes de la CGT, ministre du Travail PCF à la Libération, un des fondateurs de la Sécurité sociale et du système de retraites français.

Rue Cels, 7, 24 — Calder et Simone de Beauvoir

Au 7, atelier du sculpteur américain Alexander Calder en 1927. Au 24, hôtel Mistral, demeure de Simone de Beauvoir du printemps 1937 à 1939, où elle rédigea son premier roman « l'Invitée ». Elle y revint en 1941, et Jean-Paul Sartre l'y rejoignit à son retour de captivité. La première réunion du groupe « Socialisme et Liberté » se tint dans la chambre du « Castor ».

Rue Raymond Losserand, 1 — barricade de la Semaine sanglante

De violents combats eurent lieu sur une barricade dressée ici pendant la Semaine sanglante, le 23 mai 1871, entre les Fédérés et les troupes versaillaises du colonel Boulanger, qui, devenu général, ferait parler de lui comme porte-drapeau de la réaction avant de se suicider au moment de passer à l'acte d'un coup d'État.

Rue de l'Ouest, 8-10 — Rol-Tanguy et un signataire de 1870

Au 7 (rue Lebouis voisine), immeuble portant un décor de céramiques remarquables. Au 10 de la rue de l'Ouest, demeure du futur colonel Rol-Tanguy, arrivé à Paris à 15 ans avec sa mère, de 1924 à 1939 ; il fut d'abord, comme on l'a vu, tôlier-formeur chaudronnier chez Bréguet. Au 8, demeure de Joseph Reymond, ouvrier lithographe, membre de la Fédération parisienne de l'Association Internationale des Travailleurs, signataire du Manifeste anti-plébiscitaire du 23 avril 1870 contre Napoléon-Badinguet.

Vers l’arrêt 13 →
Reprenez l'avenue du Maine à gauche.
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Arrêt 13
★ Incontournable ~10 min

Avenue du Maine et rue Vercingétorix (bas)

Un chef de la Sûreté de la Commune, un dirigeable écrasé et l'atelier de Gauguin.
📍 Avenue du Maine et rue Vercingétorix, 14e

L'avenue du Maine et le bas de la rue Vercingétorix enchaînent le souvenir d'un chef de la Sûreté communarde, une catastrophe aérienne de 1902 et les ateliers de Gauguin et du Douanier Rousseau.

Avenue du Maine, 77-87 — Cattelain, le dirigeable Pax, Simone de Beauvoir

Au 87, atelier du graveur A. Bonnard, chez qui travailla pendant dix ans Philippe Auguste Cattelain, dit Agricol, futur chef de la Sûreté sous la Commune. Au 79, le dirigeable « Pax », parti de Vaugirard avec à son bord Severo de Albuquerque, son pilote brésilien, et Georges Saché comme mécanicien, s'écrasa ici le 12 mai 1902. Au 77, brasserie des Trois Mousquetaires, fréquentée par Simone de Beauvoir entre 1937 et 1939.

Rue Vercingétorix, 3, 6 — le Douanier Rousseau et Gauguin

Au 3, demeure du Douanier Rousseau entre 1898 et 1901. Au 6, atelier et demeure de Paul Gauguin au 2e étage, avec Anna la Javanaise, à son retour de Tahiti, de janvier 1894 à 1895.

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Gagnez la rue de la Gaîté.
14
Arrêt 14
★ Incontournable ~15 min

Rue de la Gaîté

Cafés-concerts, théâtres et music-halls : de Montéhus et Lénine à Colette et Brassens.
📍 Rue de la Gaîté, 14e

Ancienne rue des plaisirs du Montparnasse, la rue de la Gaîté aligne casinos, théâtres et bals où se croisèrent chansonniers engagés, révolutionnaires et bohème artistique de plus d'un siècle.

Rue de la Gaîté, 31-37 — Casino Montparnasse et Théâtre-Libre

Aux 35-37, emplacement du Casino Montparnasse, salle de spectacle où se produisait Montéhus. Au 31, emplacement du théâtre Montparnasse-Montrouge, où André Antoine, Lucien Descaves et le peintre Paul Sérusier installèrent leur « Théâtre-Libre » du 30 mars 1887 à 1888 ; il accueillit la première à Paris de « l'Opéra de Quat'sous » de Bertold Brecht en 1928.

Rue de la Gaîté, 26 — Théâtre de la Gaîté-Montparnasse

Théâtre de la Gaîté-Montparnasse, construit à la place d'une des salles ouvertes par les frères Seveste à partir de 1819, grâce à un privilège obtenu par leur père pour avoir révélé à Louis XVIII le lieu où avaient été ensevelis les corps de Louis XVI et de Marie-Antoinette. Frédérick Lemaître y fit ses débuts dans « l'Auberge des Adrets » en 1834 ; Mayol et Marie Dorval y connurent un grand succès. Sidonie Gabrielle Colette y fit aussi ses débuts, mais comme danseuse nue, en 1906. Lénine vint y assister aux spectacles de Montéhus, qui chantait « la Jeune garde » et « Gloire au 17ème » ; ils devinrent amis.

Rue de la Gaîté, 20-21 — bals, Bobino et hommage à Varlin

Au 21, bal du Jardin de Paris, où se tinrent 30 réunions politiques publiques à la fin du Second Empire. Au 20, emplacement du bal des Gigolettes, créé en 1800, qui devint bal des Gigoteuses, puis des Escargots, et enfin le théâtre Bobino en 1868, où Dranem, Mayol, Fragson, Georgius — qui y créa « Viens poupoule » — et plus récemment Brassens connurent le succès. Nathalie Le Mel y organisa, avec d'autres déportés de la Commune, un hommage à Eugène Varlin après l'amnistie le 29 mai 1880. Des chanteurs engagés s'y produisirent à partir de 1932, comme Gilles et Julien, interprètes de chansons anarchistes et antimilitaristes comme « le Jeu de massacre » ou « Dollar » ; Sartre et Beauvoir en étaient des habitués.

Rue de la Gaîté, 11 bis, 15, 20 bis — cafés de la bohème

Au 20 bis, Café des Mille Colonnes, en vogue sous le Second Empire, fréquenté par la bohème et entre autres par Courbet et Vallès. Au 15, guinguette des Îles Marquises, dirigée en 1936-1937 par Ernest Raynaud, romancier symboliste, ami de Moréas, Apollinaire et André Salmon. Au 11 bis, hôtel Royal Bretagne, où séjournèrent à la même période Sartre et Simone de Beauvoir, cette dernière enseignant alors au lycée Molière.

Rue du Maine, 1 bis, et rue de la Gaîté, 1 — Henry Miller et Richefeu

Rue du Maine, au 1 bis, hôtel Central où séjourna Henry Miller en 1930. Rue de la Gaîté, au 1, restaurant Richefeu, qui proposait en 1803 un service différent à chaque étage, le dernier étant réservé aux gens du Peuple, comme il se doit.

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Gagnez la rue du Montparnasse, puis le boulevard du Montparnasse.
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Arrêt 15
★ Incontournable ~15 min

Rue et boulevard du Montparnasse

Brâncuși et Modigliani, un club de la Commune, George Sand et la propagande du Komintern.
📍 Rue et boulevard du Montparnasse, 14e

Dernière étape avant le retour : la rue et le boulevard du Montparnasse concentrent ateliers de sculpteurs, bars littéraires anglo-saxons, clubs de la Commune et imprimeries révolutionnaires.

Rue du Montparnasse, 42-54 — Brâncuși, Mourlot, Larousse et le Falstaff

Au 54, demeure du sculpteur italien Constantin Brâncuși de 1908 à 1916, qui y hébergea un temps Amedeo Modigliani. Au 49, atelier lithographique de Fernand Mourlot, fils de Jules Mourlot, un des plus importants ateliers mondiaux d'édition d'art ; Pierre Larousse, l'auteur du grand dictionnaire encyclopédique, avait également habité ici. Au 42, bar le Falstaff, fréquenté par des auteurs anglo-saxons tels Samuel Beckett, Ernest Hemingway, Francis Scott Fitzgerald… Il fut le théâtre d'un match de boxe entre Hemingway et le journaliste Morley Callaghan, arbitré par Fitzgerald.

Bd du Montparnasse, 86-91 — un club de la Commune, Romain Rolland, George Sand

Au 91, église Notre-Dame des Champs, qui abrita un club pendant la Commune, en mars 1871. Au 89, demeure de Romain Rolland, à l'entresol, jusqu'à sa mort en 1944. Au 87, George Sand et Pierre Leroux fondèrent la « Revue des Indépendants » dans un pavillon de chasse situé ici, en 1841. Au 86, demeure du poète Léon Valade-Gabel, dit Léon Valade, ami de Manet, Verlaine et Rimbaud, jusqu'en 1871.

Bd du Montparnasse, 72-83 — Komintern et l'imprimerie de « La Misère »

Au 83, demeure de Willi Münzenberg, chef de la propagande du Komintern, en 1933 ; Arthur Koestler vint à Paris pour travailler avec lui. Aux 72-80, imprimerie Rochette, qui tira le journal « La Misère », créé le 6 février 1870 par Léon Sornet, Jules Passedouet, Maxime Vuillaume, Bellenger et Lupicin-Léopold Paget-Lupicin ; elle imprima également la brochure « Le Droit du Travailleur ».

Retour place du 18 juin 1940

Fin de cette partie du parcours, de retour place du 18 juin 1940.

⚠︎ Notice en cours de relecture (contenu issu des archives, enrichi puis vérifié) — découpe, légendes et crédits d’images susceptibles d’évoluer.