Edouard Branly, Joseph Uzanne,1904
Édouard Branly, né le 23 octobre 1844 à Amiens, est un physicien et médecin français connu pour ses travaux pionniers sur la radioconduction, à la base de la télégraphie sans fil. Fils d’Édouard Branly, professeur de collège, et d’Elisa Emélie Gillion, il commence ses études au lycée de Saint-Quentin avant d’intégrer l’École normale supérieure, où il suit les cours de Louis Pasteur.
Agrégé des sciences physiques en 1868, il enseigne brièvement au lycée de Bourges, puis devient chef des travaux pratiques de physique à la faculté des sciences de Paris et à l’École pratique des hautes études en 1869. Pendant la guerre franco-prussienne de 1870, il sert comme sous-lieutenant du génie auxiliaire. Docteur ès sciences physiques en 1873 avec une thèse sur les phénomènes électrostatiques dans les piles, il est nommé directeur adjoint du laboratoire de physique de la Sorbonne. Il y publie sa première communication à l’Académie des sciences, avec Paul Desains, sur le rayonnement solaire.
En 1876, il rejoint l’Institut catholique de Paris comme professeur de physique, poste qu’il occupe jusqu’à la fin de sa carrière. Parallèlement, il reprend des études de médecine en 1877 et obtient son doctorat en 1882 avec une thèse sur le dosage de l’hémoglobine et le traitement des anémies. Dès 1896, il exerce la médecine tout en poursuivant ses recherches.
Ses découvertes majeures portent sur la radioconduction : en 1890, il invente le radioconducteur à tube de limaille, ancêtre du cohéreur, et étudie la photoélectricité. En 1895, il perfectionne le trépied-disque, un radioconducteur à contact unique, et explore les contacts imparfaits. Ces travaux inspirent Guglielmo Marconi pour les premières liaisons radiotélégraphiques en 1899. En 1905, Branly démontre le principe de la télémécanique, fondement de la télécommande moderne. Plus tard, il recherche sur les diélectriques minces et les décharges électrisées sous l’influence de la lumière.
Élève à l’Académie des sciences en 1911 face à Marie Curie, il reçoit de nombreux honneurs : prix Houllevigue (1898), Grand prix de l’Exposition universelle (1900), chevalier puis grand-croix de la Légion d’honneur (1938), membre associé de l’Académie royale de Belgique (1910) et commandeur de l’ordre de Saint-Grégoire-le-Grand (1938). Il contribue à la construction d’un nouveau laboratoire à l’Institut catholique en 1932. Mort le 24 mars 1940 à Paris, ses obsèques ont lieu à Notre-Dame en présence du président Albert Lebrun. Il repose au cimetière du Père-Lachaise.
France
Né(e) à Amiens (23 octobre 1844) – Mort(e) à Paris (24 mars 1940)
Physicien, médecin, inventeur, professeur