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Eugène Varlin
Eugène Varlin
Personnage
② Fiche enrichie

Eugène Varlin

Naissance 5 octobre 1839 · Claye-Souilly (Seine-et-Marne), France
Décès 28 mai 1871 · Paris, France
Destin guillotiné

Biographie

Eugène Varlin, né le 5 octobre 1839 à Claye-Souilly (Seine-et-Marne) et mort fusillé le 28 mai 1871 à Paris, est un ouvrier relieur, militant socialiste et syndicaliste français. Issu d’une famille paysanne modeste, il devient apprenti peintre puis relieur à Paris. Dès 1857, il participe à la fondation de la société de secours mutuels des relieurs et s’engage dans l’organisation des travailleurs. Il joue un rôle central lors des grèves des relieurs parisiens en 1864 et 1865, et milite pour l’égalité des sexes, intégrant Nathalie Lemel à des postes de responsabilité dans les structures ouvrières.

En 1865, Varlin adhère à l’Association internationale des travailleurs (Première Internationale) et représente les ouvriers relieurs lors de congrès internationaux, défendant notamment le droit au travail des femmes. Il s’affirme comme l’un des pionniers du syndicalisme français, prônant la solidarité et l’organisation collective des travailleurs.

Élu membre de la Commune de Paris en mars 1871 pour le VIe arrondissement, il siège dans plusieurs commissions, dont celles des Finances et des Subsistances. Opposé à la dictature du Comité de Salut public, il signe la déclaration de la minorité. Durant la Semaine sanglante, il combat sur les barricades et tente, sans succès, de s’opposer à l’exécution des otages rue Haxo. Arrêté le 28 mai 1871, il est exécuté sommairement. Varlin demeure une figure emblématique du mouvement ouvrier, reconnu pour son engagement en faveur de la justice sociale, de l’internationalisme et de la liberté.

Lieux associés

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Chronologie des événements liés

Demeure d'Eugène Varlin membre de la Commune et de l'A.I.T. ; premier siège social de l'association "la Marmite", qui comptera jusqu'à 8 000 adhérents
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Remises des prix de l'association philotechnique ; Eugène Varlin obtient les prix de français et de comptabilité
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Première esquisse de la future Chambre fédérale des Sociétés ouvrières, qui sera créée en 1869
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Premier local de l'A.I.T. ; les réunions se tiennent les jeudis soir ; du fait de leur sérieux, on appelle les membres de l'Internationale les "Graves"
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Le 12 mars 1868, le second siège de l’Association internationale des travailleurs (A.I.T.) et du journal ouvrier La Tribune ouvrière se trouvait au 16 rue Chapon, Paris. L’A.I.T.,
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Première implantation des Marmites, restaurants coopératifs offrant repas et débats ; l'association est affiliée à l'A.I.T.
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En novembre 1869, une Fédération parisienne des sociétés ouvrières est créée sous l'égide de l'Association Internationale des Travailleurs (AIT), également appelée Première Interna
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Rédaction d'une pétition et organisation de la souscription pour les détenus après l'émeute dite des "blouses blanches" ; une provocation policière qui avait entraîné 1 500 arresta
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Création de La Marseillaise, journal républicain Le 19 décembre 1869 paraît le premier numéro de _La Marseillaise_, quotidien républicain et satirique opposé au Second Empire. Henr
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Le 13 février 1870, Eugène Varlin, figure majeure du mouvement ouvrier et membre actif de l’Association internationale des travailleurs (A.I.T.), est incarcéré à la prison de la Sa
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_Mille deux cents délégués ouvriers dans une salle de La Villette, un an jour pour jour avant que Paris ne se soulève._ Le 19 avril 1870, dans la salle de la Marseillaise au 51 ave
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_Un troisième étage dans le Marais, d'où partira tout ce qui compte dans le mouvement ouvrier parisien._ C'est ici, au 14 rue de la Corderie, dans le 3e arrondissement, au troisièm
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Création du Comité central provisoire, qui devint le Comité central républicain des Vingt arrondissements, représentant les Comités de vigilance ; émanations de l'A.I.T.
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Louise Michel dirige un atelier de couture destiné à donner du travail aux femmes
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La Garde nationale se fédère ; 500 délégués des bataillons adoptent ses statuts et instaurent un Comité central provisoire de 29 membres ; apparition de l'appellation "Fédérés"
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Élection des 38 membres du Comité Central de la Garde nationale ; les Fédérés refusent de reconnaître d'Aurelle de Paladines comme général en chef et proclament Garibaldi à l'unani
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Le Comité central de la Garde nationale s'installe à l'Hôtel de Ville qui arbore le drapeau rouge. Une marche sur Versailles est évoquée, mais malheureusement l'idée ne sera pas su
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Prise du quartier général de l'état-major de la Garde nationale par 4 bataillons des Batignolles et de Montmartre réunissant 2 000 hommes ; Bergeret y installe sont propre état-maj
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Démarche auprès de la Banque de France, effectuée par 11 membres du Comité central de la Garde nationale, pour lui demander 1 million ; elle ne lâchera que 15 millions pour la Comm
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Le Comité central de la Garde nationale convoque la population pour des élections prévues pour le 22 mars. Elles seront reportées au 23 puis au 26. Antoine Fabre/François Fougeret
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Les élus parisiens viennent exiger que le pouvoir leur soit rendu par le Comité central de la Garde nationale ; Eugène Varlin tient tête à Clemenceau. Dans la matinée du 19 mars, u
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Trois délégués du Comité central de la garde nationale concluent un accord avec les maires pour leur livrer l'Hôtel de Ville ; mais ils seront désavoués le lendemain au nom de l'in
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La Banque de France est transformée en camp retranché par un bataillon de gardes nationaux pro-versaillais : Jourde et Varlin qui venaient réclamer des fonds se voient répondre qu'
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Jourde, Varlin et Amouroux vont réclamer les diamants de la couronne à la Banque de France qu'elle avait reçus en dépôt. En fait, ils avaient été transférés dans les départements a
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Réquisition du trésor de la chapelle des Tuileries, envoyé à la fonte ; ce fut considéré en fait comme une erreur politique
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Centre de résistance Rive Gauche pendant la Semaine sanglante. Il sera contourné par les troupes versaillaises et pris à revers le 24 mai
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Le ministère des Finances est incendié à deux reprises par les obus versaillais tirés depuis le Trocadéro ; mais le Grand livre de la dette est sauvé ; ouf !...
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Violents combats pour défendre le Panthéon ; la barricade est contournée par les versaillais ; 400 Fédérés faits prisonniers sont fusillés après les combats
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PC d'Eugène Varlin pour la défense de la Bastille pendant la Semaine sanglante, vote contre le Comité de Salut public, signataire du Manifeste de la minorité
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Des membres de la Commune participent aux combats de la Semaine sanglante. Dans cette rue seront fusillés des enfants de 8 à 10 ans pour avoir participé à la construction d'une bar
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Mur contre lequel furent fusillés les 50 otages de la rue Haxo ; massacre auquel tentèrent de s'opposer les membres de la Commune présents
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Exécution d'Eugène Varlin, ouvrier relieur, fondateur de l'A.I.T. ; l'assassin Sicre vole sa montre pour s'en faire un trophée. Plusieurs personnes avaient déjà été exécutées à sa
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Jean Baptiste Clément dédie à l'ambulancière Louise, la jeune femme qui avait assisté les combattants de la barricade et dont on ne connait ni le nom ni ce qu'elle est devenue, son
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Rue par laquelles les versaillais ramenèrent Eugène Varlin à Montmartre, au long d'un véritable calvaire, pour l'exécuter par vengeance là où l'avaient été les généraux Lecomte et
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Varlin est dénoncé par un écclésiastique en civil et arrêté vers 15 heures par le misérable lieutenant Sicre ; l'union "du sabre et du goupillon". Martyr de celui que ses camarades
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Seul pont à Paris portant le nom d'un membre de la Commune. Il enjambe le canal St Martin, non loin de l'endroit où Varlin combattit sur une des dernières barricades de la Semaine
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Événements liés · reliés à cette fiche par le champ people de chaque événement.