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Francis Jourde
Francis Jourde, par E. Appert, Carnavalet
Personnage

Francis Jourde

Naissance 4 juillet 1843 · Chassagne (Puy-de-Dôme), France
Décès 20 mars 1893 · Nice (Alpes-Maritimes), France
Destin déporté

Biographie

Alias Roux, porteur de 8 070 F lors de son interpellation

Francis Jourde, également connu sous le nom de François Jourde, est né le 4 juillet 1843 à Chassagne (Puy-de-Dôme) et mort le 20 mars 1893 à Nice. Il commence sa carrière comme clerc de notaire, puis devient comptable dans une banque et employé des Ponts et chaussées de la Ville de Paris. Lors du siège de Paris en 1870, il s’engage dans la Garde nationale et est élu délégué au Comité central. Le 26 mars 1871, il est élu au Conseil de la Commune de Paris pour le Ve arrondissement et nommé délégué aux Finances. Il se distingue par sa gestion rigoureuse et son refus de confisquer les fonds de la Banque de France, ce qui lui attire des critiques de la part de certains communards, mais lui permet d’assurer le paiement de la solde des Gardes nationaux, soutenant ainsi de nombreux Parisiens.

Le 2 mai 1871, il démissionne pour protester contre la création du Comité de salut public, mais reprend rapidement ses fonctions. Après la chute de la Commune, il est arrêté le 30 mai 1871, condamné à la déportation en Nouvelle-Calédonie et arrive à l’île des Pins en novembre 1872. Il y travaille comme comptable, puis fonde avec Juliette Lopez une société de secours mutuel pour les déportés. Le 21 mars 1874, il s’évade avec plusieurs compagnons et rejoint l’Angleterre, puis séjourne à Strasbourg, Genève, Bruxelles et Londres. Il rentre en France après l’amnistie de 1880 et, bien qu’il adhère brièvement à l’Alliance socialiste républicaine, il ne joue plus de rôle politique par la suite. Il meurt dans la pauvreté à Nice en 1893.

Lieux associés

Chronologie des événements liés

Les réunions ont lieu le matin à 11 heures au début de la Commune ; mais elles cessent par la suite
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Le Comité central de la Garde nationale s'installe à l'Hôtel de Ville qui arbore le drapeau rouge. Une marche sur Versailles est évoquée, mais malheureusement l'idée ne sera pas suivie d'effet. Vers vingt-trois heures…
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Démarche auprès de la Banque de France, effectuée par 11 membres du Comité central de la Garde nationale, pour lui demander 1 million ; elle ne lâchera que 15 millions pour la Commune, contre 257 pour Versailles Le…
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Le Comité central de la Garde nationale convoque la population pour des élections prévues pour le 22 mars. Elles seront reportées au 23 puis au 26. Antoine Fabre/François Fougeret
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Trois délégués du Comité central de la garde nationale concluent un accord avec les maires pour leur livrer l'Hôtel de Ville ; mais ils seront désavoués le lendemain au nom de l'intransigeance de l'Assemblée de Versailles
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La Banque de France est transformée en camp retranché par un bataillon de gardes nationaux pro-versaillais : Jourde et Varlin qui venaient réclamer des fonds se voient répondre qu'on "ne traite pas avec des maisons inconnues"
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Les bras de la croix de bois doré provisoire imposée par Napoléon III sont sciés par les Communards, son montant vertical servant de hampe à un immense drapeau rouge ; le Panthéon est rendu aux "grands hommes". Le 31…
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Jourde, Varlin et Amouroux vont réclamer les diamants de la couronne à la Banque de France qu'elle avait reçus en dépôt. En fait, ils avaient été transférés dans les départements avec le numéraire de la banque dès le…
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Réquisition du trésor de la chapelle des Tuileries, envoyé à la fonte ; ce fut considéré en fait comme une erreur politique
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Chapelle du Saint-Sacrement — 1er arr.
Arrestation de François ou Francis Jourde, délégué aux Finances de la Commune. Il sera condamné à mort à deux reprises avant d'être finalement déporté en Kanaky d'où il s'évadera
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Le ministère des Finances est incendié à deux reprises par les obus versaillais tirés depuis le Trocadéro ; mais le Grand livre de la dette est sauvé ; ouf !...
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Regroupement des Fédérés qui ont dû abandonner la Butte aux Cailles. Dernier îlot de résistance des Fédérés sur la rive gauche
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Place Jeanne d'Arc (emplacement approximatif) — 13e arr.
Élu du Ve arrondissement et délégué aux Finances de la Commune, déporté en Nouvelle-Calédonie d'où il s'évade en 1874 avec Henri Rochefort, Francis Jourde meurt à Nice le 20 mars 1893. Il est inhumé ici le 24, en présence d'Édouard Vaillant, Léo Frankel, Jules Martelet et Zéphirin Camélinat ; la police interdit le drapeau rouge que ses amis voulaient poser sur le cercueil. La tombe a disparu depuis et ses restes ont été transférés au Père-Lachaise : le point marque son ancien emplacement.
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