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Jacques Clément-Thomas
Jacques Clément-Thomas
Personnage

Jacques Clément-Thomas

Aussi connu sous : Clément Thomas
Naissance 31 décembre 1809 · Libourne (Gironde), France
Décès 18 mars 1871 · Paris, France
Destin martyr

Biographie

Jacques Léon Clément‑Thomas (1809‑1871) a derrière lui une longue trajectoire de républicain d’ordre quand éclate la Commune de Paris. Né près de Libourne, il s’engage volontairement dans l’armée à vingt ans, participe à plusieurs complots républicains (dont celui de Lunéville), est arrêté, condamné à la déportation, puis parvient à s’évader de Sainte‑Pélagie. Exilé en Angleterre, il rentre après l’amnistie de 1837 et collabore au National, l’un des grands journaux de l’opposition.

En 1848, il soutient la Deuxième République et est élu député de la Gironde à l’Assemblée constituante. Surtout, il commande la Garde nationale de la Seine pendant les journées de Juin : il contribue à la répression très dure de l’insurrection des ouvriers des Ateliers nationaux, ce qui le marquera durablement aux yeux du mouvement ouvrier. Battu aux législatives de 1849, il s’oppose au coup d’État du 2 décembre 1851, tente de soulever la Gironde, puis doit repartir en exil en Belgique et au Luxembourg sous le Second Empire.

Après la chute de Napoléon III, il revient à Paris en septembre 1870. Le Gouvernement de la Défense nationale le nomme commandant en chef de la Garde nationale de la Seine. Il réorganise les bataillons, dissout des unités jugées trop indisciplinées, sermonne les gardes nationaux, en particulier dans les quartiers populaires. Pour une partie des Parisiens, il apparaît de plus en plus comme un général chargé de surveiller le peuple en armes plutôt que de le soutenir. Il participe à la sortie de Buzenval le 19 janvier 1871, puis démissionne le 13 février, incapable de maintenir son autorité sur une Garde nationale en voie de fédération autonome.

Le 18 mars 1871, jour du soulèvement, Clément‑Thomas se rend en civil à Montmartre pour observer les barricades. Reconnu, arrêté, il est frappé, jeté auprès du général Lecomte, puis fusillé rue des Rosiers (actuelle rue du Chevalier‑de‑la‑Barre). Ses restes sont déposés au cimetière Saint‑Vincent. Figure de républicain intransigeant face à la monarchie et à l’Empire, il devient, aux yeux des communards, le symbole d’une République qui n’hésite pas à faire tirer sur les ouvriers.

Né à Libourne (Gironde) (1809) – Mort à Paris (18 mars 1871)
Général, commandant de la Garde nationale, député, républicain

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