Protestation de Minvielle, député du département des Bouches-du-Rhosne à la Convention nationale, aux 48 sections de Paris contre une accusation de complot portée contre lui par son ennemi Duprat. Minvielle, Jacques Pierre Agricol (1764-1793). Auteur du texte. Impr. des républicains, Paris.
député des Bouches-du-Rhône
Jacques Paul Agricol Minvielle, également connu sous le nom de Jacques Pierre Agricol Mainvielle, est né le 6 septembre 1764 à Avignon et mort le 31 octobre 1793 à Paris. Il est un homme politique français, principalement connu pour son rôle de conventionnel girondin pendant la Révolution française.
Fils de Thérèse Fontaine et de Pierre-Laurent Minvielle, marchand, il reprend d’abord l’activité familiale de négoce en soieries. Il s’engage rapidement dans la vie publique et devient officier municipal d’Avignon. Minvielle se distingue comme l’un des partisans les plus actifs de la réunion du Comtat Venaissin à la France. Il occupe le poste d’officier général de l’Armée de Monteux, participant au siège de Carpentras, puis devient membre de l’Assemblée électorale locale.
En 1791, il prend part au coup d’État municipal d’Avignon, ce qui lui permet, avec son frère Gabriel et d’autres, de diriger la municipalité. Après l’assassinat de Nicolas Lescuyer, il est accusé d’être l’un des responsables du massacre des suspects enfermés dans le palais des Papes. Incarcéré, il est libéré par la Garde nationale et bénéficie d’une amnistie.
Le 5 septembre 1792, il est élu député suppléant à la Convention nationale pour les Bouches-du-Rhône, où il siège à partir de février 1793. Arrêté à Paris à la suite d’une altercation politique, il est libéré par décret, mais ses positions fédéralistes entraînent une nouvelle arrestation avec vingt-deux autres Girondins. Il est exécuté le 31 octobre 1793.
Sources