Au cœur de la nuit parisienne, une sirène d'alerte aérienne retentit soudainement. Fuyant le danger, Grandgil (Jean Gabin) entraîne précipitamment Martin (Bourvil) dans son demeure rue Henry Monnier au 9e arrondissement, le seul refuge à proximité.
Cette scène d'exposition charnière révèle l'imposture : Grandgil n'est pas un simple peintre en bâtiment mais un artiste-peintre réputé, vivant dans le confort et l'aisance. Tandis que Martin découvre stupéfait les toiles et l'atelier luxueux, la vraie nature de Grandgil s'éclaire. Son engagement dans cette aventure nocturne n'est pas motivé par le besoin, mais par la curiosité morbide de transgresser sous l'Occupation. L'appartement-atelier, reconstruit en studio, symbolise le contraste entre l'apparence bourgeoise et les véritables intentions de ce personnage énigmatique.
Des scènes successives sont placées dans le quartier autour de la place Saint-Georges, entièrement reconstitué, avec modifications, dans le studio.
Moment du film: à 55 min
T'habites chez un peintre?
Je suis peintre, je te l'ai dis.
Oh, j'avais compris peintre... eh, eh.. comme ça, moi.
Mais non, peintre... comme ça, quoi.
Oh... Hm, hm... Artiste peintre.
Eh oui!![[Demeure de Grandgil rue Henry Monnier 2, dans "La Traversée de Paris"|Scène - Traversée de Paris, La (1956) - Demeure de Grandgil rue Henry Monnier 2.png]]
Demeure de Grandgil rue Henry Monnier 2, dans "La Traversée de Paris"