Maxime Lisbonne


Maxime Lisbonne en 1871

Maxime Lisbonne, né le 24 mars 1839 à Paris et mort le 25 mai 1905 à La Ferté-Alais, mène une vie de scène, de combat et de trottoir parisien. Fils d’un employé des contributions indirectes, il débute comme comédien et saltimbanque, entre théâtres populaires et cirques ambulants, avant de prendre la plume dans la presse républicaine et radicale.

En 1871, il bascule dans l’action armée : colonel de la Xe légion fédérée pendant la Commune, il participe à la défense de Paris, puis paie cher cet engagement avec la déportation en Nouvelle-Calédonie. Amnistié en 1880, il revient à Paris sans renier ses idées, reprend le journalisme et s’investit dans le mouvement socialiste.

Lisbonne devient aussi un homme de lieux : il dirige et anime des établissements populaires de restauration et de spectacles, où se croisent ouvriers, militants, curieux et noctambules. On y boit, on y mange, on y débat, on y rejoue la Commune en chansons, en saynètes, en grandes tirades antiversaillaises. Ces maisons, à mi-chemin entre cabaret politique et cantine du peuple, prolongent son militantisme par d’autres moyens.

Jusqu’à sa mort, à 66 ans, il reste fidèle à l’héritage communard. Une rue du 19e arrondissement porte aujourd’hui son nom, rappel discret d’un homme qui aura tenu ensemble théâtre, barricades, journaux et cafés populaires.

France  
Né à Paris (24 mars 1839) – Mort à La Ferté-Alais (25 mai 1905)  
Artiste dramatique, journaliste, homme politique socialiste, colonel

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