Paul de la Flotte, BnF
Paul de Flotte, né le 1er février 1817 à Landerneau et mort le 22 août 1860 à Solano (Calabre), est un officier de marine, explorateur, inventeur et homme politique français. Issu d’une famille de tradition militaire, il intègre l’École militaire de La Flèche en 1828, puis le collège de Vendôme, avant d’être reçu premier à l’École navale. Il commence sa carrière maritime en 1832, participe à plusieurs expéditions autour du monde, notamment sous le commandement d’Abel Aubert du Petit-Thouars, et obtient le grade de lieutenant de vaisseau en 1846. Passionné par les innovations techniques, il s’intéresse à l’hélice comme mode de propulsion des bateaux à vapeur.
Attiré par la philosophie et la politique, admirateur de Charles Fourier, il se rapproche des milieux littéraires et socialistes. Après la Révolution de 1848, il s’engage activement dans les clubs révolutionnaires et, lors de l’insurrection de juin 1848, il soutient les insurgés, ce qui lui vaut d’être déporté à Belle-Île. Libéré en 1849, il est élu député socialiste de la Seine à l’Assemblée législative lors d’une élection complémentaire en 1850. Le coup d’État du 2 décembre 1851 met fin à sa carrière politique en France et il est expulsé.
Après un exil en Belgique, il revient clandestinement en France et travaille pour la compagnie des chemins de fer de l’État. En 1860, il rejoint Garibaldi en Sicile et prend le commandement d’une flottille lors de l’expédition des Mille. Il meurt au combat à Solano, en Calabre, d’une balle en pleine tête. Garibaldi lui rend hommage et fait ériger un monument à sa mémoire ; il est le seul étranger à recevoir à titre posthume la médaille des Mille.