Jean-Marc Rouillan, 2017, par Nina Guiu Freixes, Wikimedia
Jean-Marc Rouillan est un militant d'extrême gauche français, né le 30 août 1952 à Auch, dans le Gers. Fils d'une mère femme au foyer et d'un père instituteur devenu inspecteur de la jeunesse et des sports, il passe une partie de son adolescence à Toulouse. Au début des années 1970, il s'engage dans les comités d'action lycéens puis dans des groupes autonomes libertaires.
Dans la première moitié des années 1970, Rouillan participe à la création d'organisations de lutte armée anti-franquiste, comme le Mouvement ibérique de libération (MIL) et les Groupes d'action révolutionnaires internationalistes (GARI). Lors d'une attaque à main armée à Barcelone en 1973, un comptable est grièvement blessé et perd la vue ; plus tard, un policier est tué dans un piège tendu par la police. Arrêté en 1974, il est relâché en 1977.
De retour en France, il intègre en 1979 la coordination politico-militaire du mouvement autonome, qui évolue vers Action directe. Arrêté en 1980 rue Pergolèse à Paris avec sa compagne Nathalie Ménigon dans un piège des Renseignements généraux, il bénéficie de l'amnistie de 1981 sous François Mitterrand et est libéré. Avec une minorité du groupe, il opte alors pour une ligne radicale d'assassinats et d'attentats à partir de 1982, revendiqués par Action directe, dont ceux de Gabriel Chahine, René Audran en 1985 et Georges Besse en 1986.
Arrêté le 21 février 1987 à Vitry-aux-Loges avec Nathalie Ménigon, Joëlle Aubron et Georges Cipriani, il est condamné en 1989 et 1994 à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de dix-huit ans, pour complicité dans les assassinats d'Audran et Besse. Classé détenu particulièrement surveillé, il reste incarcéré jusqu'en 2011.
Libre depuis, Rouillan écrit une vingtaine de livres et articles, notamment dans Le Monde diplomatique. Il participe aux mouvements anti-loi Travail en 2016 aux côtés de black blocs et soutient Anasse Kazib en 2022. En 2016, il est condamné à huit mois de prison pour apologie du terrorisme pour des propos sur l'attentat de Charlie Hebdo ; cette peine est confirmée en appel en 2023. Il vit aujourd'hui dans le Sud-Ouest de la France.
France
Né à Auch (30 août 1952)
Militant d'extrême gauche, terroriste, écrivain