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2e arr.
Voie · 2e arrondissement

Rue d'Aboukir

De rue Vide-Gousset, 2 et place des Victoires, 9. à rue Saint-Denis, 285.
Quartiers Bonne-Nouvelle · Mail · Longueur ≈ 870 m
≈ 870 m
Longueur
2
Quartiers
I

Histoire de la rue

Longue de près de neuf cents mètres, la rue d'Aboukir traverse deux quartiers du 2e arrondissement en reliant la place des Victoires à la rue Saint-Denis. Son nom célèbre la victoire remportée en Égypte par l'armée française en 1799 — un écho voulu au voisinage de la place du Caire — et lui fut officiellement attribué par décret du 2 octobre 1865. Mais la voie est bien plus ancienne que ce baptême impérial tardif : elle résulte de la fusion de plusieurs rues distinctes. Rochegude signale qu'elle réunit la rue des Fossés-Montmartre (qui longeait les fossés de Charles V entre la place des Victoires et la rue Montmartre), la rue Neuve-Saint-Eustache (tracée dès 1633, entre la rue Montmartre et la rue des Petits-Carreaux) et la rue Bourbon-Villeneuve (entre les Petits-Carreaux et la rue Saint-Denis). La frise de ses anciens noms — rue de Villeneuve, rue Bourbon, rue du Milieu du Fossé, rue Neuve-Égalité — raconte à elle seule les convulsions politiques de Paris.

L'histoire révolutionnaire s'y concentre avec une densité remarquable. Au n° 113, Antoine Fouquier-Tinville habite là entre 1775 et 1783, avant de devenir l'accusateur public du Tribunal révolutionnaire. Au n° 2, le club de l'Hôtel Massiac se réunit dès 1788 : deux députés de Saint-Domingue y organisent la résistance à toute réforme de l'esclavage dans les colonies — l'une des premières lobbies coloniales de l'histoire française. C'est dans le même immeuble que naît en 1800, sous le Consulat, la Banque de France, fondée par un consortium d'actionnaires. Au n° 11, Fabre d'Églantine, membre de la Commune de 1792, réside et reçoit ; le jeune Bonaparte, encore sans destin fixé, fréquente l'hôtel en 1795.

La rue ne cesse de bruire au XIXe siècle. En 1837, Eugène-François Vidocq y installe au n° 39 le bureau de sa célèbre agence de détectives privés — ancêtre de toute une profession. En 1867, Jules Vallès lance depuis le n° 9 le premier numéro de La Rue ; trois ans plus tard, c'est du même adresse que Henri Rochefort signe dans La Marseillaise son appel aux armes après l'assassinat de Victor Noir, embrasant Paris. Durant la Commune, la barricade du n° 80 tient jusqu'au 25 mai lors de la Semaine sanglante, pendant que Jules Johannard, militant communard, est domicilié au n° 130. La rue d'Aboukir aura décidément porté, d'un bout à l'autre de son tracé, tous les soubresauts de la ville.

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II

Fiches

35 fiches · 17 adresses
2
2 rue d' Aboukir
Hôtel de Massiac/Banque de France
2 fiches
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Deux députés de Saint-Domingue fondent un Comité colonial en 1788, puis le club de l'Hôtel Massiac pour empêcher toute réforme de l'esclavage dans les colonies
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9
9 rue d' Aboukir
Imprimerie Chevallier/Imprimerie du journal "Le Cri du Peuple"
4 fiches
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Les Bellevillois brûlent des exemplaires de la Marseillaise devant son siège suite à l'article de Cluseret critiquant le gouvernement de "Défense nationale" ; ce dernier part à Lyon
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Personnage(s) : Gustave Cluseret ·Henri Rochefort
Parution du premier numéro du journal "La Rue" de Jules Vallès
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Personnage(s) : Jules Vallès
15
15 rue d' Aboukir
Club des Médecins du département de la Seine
1 fiche
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112
112 rue d' Aboukir
Maison natale de Georges Alexandre Lucien Boisselier
1 fiche
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130
130 rue d' Aboukir
Demeure de Jules Johannard
1 fiche
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Sans numéro
Sur la voie, sans adresse précise
13 fiches
Naissance du futur peintre paysagiste Théodore Rousseau, cofondateur de l'école de Barbizon
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Personnage(s) : Théodore Rousseau
Café en haut de la rue d'Aboukir, près de la Porte St Denis, tenu par une des pires crapules de la Révolution, royaliste en 92, terroriste en 93, thermidorien en 95... à la solde de l'Angleterre toujours. C'est lui qui arrête Gracchus Babeuf
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Personnage(s) : Jean-Baptiste Dubois
III

Sur cette voie

IV

Sources

Données Dénominations des emprises des voies, Ville de Paris ODbL · attribution