Séverin d'Agaune (ou saint Séverin, saint Servin, saint Sevrin, Sanctus Severinus), né vers 430 et mort 11 février 507, à Château-Landon en France, est un abbé d’Agaune à Saint-Maurice en Valais (Suisse).
Latin, Severinus, Severus = grave, sérieux, austère, et suffixe diminutif inus. Servin s’explique par métathèse.
Séverin d'Agaune est un ecclésiastique du début du VIe siècle, principalement connu pour avoir été le chef de la basilique d’Agaune, située dans l’actuel canton du Valais, en Suisse. Sa vie est principalement connue par une Vita rédigée au plus tard vers l’an 800.
Aux alentours de l’an 500, Séverin dirige la communauté desservant la basilique d’Agaune, un important lieu de pèlerinage édifié sur le site présumé du martyre de la Légion thébaine. Il porte le titre d’abbé, qui désigne alors le chef de grandes basiliques, et il est réputé pour son accueil des pèlerins, son soutien aux fidèles et sa réputation de thaumaturge.
Vers 510, le roi Clovis, alors malade, fait appel à Séverin pour obtenir ses prières et ses soins. Sur le chemin du retour, Séverin meurt à Château-Landon, en Seine-et-Marne, où sera plus tard fondée l’abbaye de Saint-Séverin en son honneur.
Séverin aurait dirigé la communauté d’Agaune pendant environ trente ans. Son action précède la fondation officielle du monastère d’Agaune en 515 par le roi burgonde Sigismond, qui transforme la basilique en un centre monastique majeur. Séverin est ainsi considéré comme une figure fondatrice de la vie religieuse à Agaune, ayant préparé le terrain pour l’essor spirituel et institutionnel de l’abbaye de Saint-Maurice d’Agaune.