Victorine Brocher-Rouchy


Victorine Brocher-Rouchy, née Marie Victorine Malenfant le 4 septembre 1839 à Paris, est une militante révolutionnaire, communarde et anarchiste française. Issue d’une famille républicaine, elle s’engage très tôt dans les mouvements socialistes et coopératifs, notamment en fondant une boulangerie coopérative en 1867 avec son premier mari, Jean Rouchy. Elle participe activement à la Première Internationale et s’implique dans la vie politique et sociale de son époque.

Durant la Commune de Paris en 1871, elle sert comme cantinière et ambulancière, se distinguant par son courage lors des combats de la Semaine sanglante. Accusée d’avoir incendié la Cour des Comptes, elle est condamnée à mort mais parvient à s’évader grâce à l’aide de ses amis, se réfugiant d’abord en Suisse puis à Londres. Son mari, resté prisonnier, meurt en captivité.

De retour en France après l’amnistie, Victorine Brocher-Rouchy poursuit son engagement anarchiste, collaborant à des journaux tels que La Révolution sociale, Le Cri du Peuple, La Lutte et Le Drapeau noir. Elle participe à des manifestations aux côtés de figures comme Louise Michel et Émile Pouget. Après la mort de Jean Rouchy, elle se forme au métier d’infirmière.

Installée à Londres en 1886, elle cofonde avec Louise Michel une école internationale et épouse Gustave Brocher, avec qui elle élève plusieurs orphelins de la Commune. Le couple s’établit à Lausanne en 1892, où ils tiennent une librairie et une pension de jeunes gens. Victorine Brocher-Rouchy publie en 1909 ses mémoires, Souvenirs d’une morte vivante, relatant ses luttes et son engagement. Elle meurt à Lausanne le 4 novembre 1921.

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