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1–3
Rue de Castiglione
Adresse

1–3 rue de Castiglione

📍 1–3 rue de Castiglione, 75001 Paris 📋 5 événements répertorié s 📅 1919 — 1944

Toponymie — rue de Castiglione

rue de Castiglione
Victoire remportée par le général Bonaparte sur les Autrichiens le 5 août 1796.
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Événements à cette adresse

5 événements · 1919 — 1944
Hôtel Continental — Tribunal de la Kommandantur du Gross-Paris
Arrestation des officiers de la police de sûreté allemande, Sicherheitsdienst, SD, lors de l'attentat contre Hitler
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1–3 rue de Castiglione — 1er arr.
Hôtel Continental (aujourd'hui hôtel Intercontinental) — Cour martiale nazie
Le 17 février 1944, l’hôtel Continental, vaste palace de la rue de Castiglione réquisitionné par l’occupant, devient le théâtre d’un procès expéditif organisé par la justice militaire allemande. Dans ses salons…

Le 17 février 1944, l’hôtel Continental, vaste palace de la rue de Castiglione réquisitionné par l’occupant, devient le théâtre d’un procès expéditif organisé par la justice militaire allemande. Dans ses salons lambrissés se tient la cour martiale chargée de juger vingt-quatre résistants des FTP-M.O.I., souvent désignés de façon réductrice comme le « groupe Manouchian », du nom de l’un de leurs responsables, Missak Manouchian.

Ces combattants étrangers ou apatrides – Arméniens, Juifs d’Europe centrale, Italiens, Espagnols, Polonais… – ont mené depuis 1942 une intense guérilla urbaine : attentats, sabotages, exécutions ciblées contre l’occupant nazi et ses collaborateurs. Arrêtés à l’issue de longs mois de filatures, torturés par la police allemande, ils sont livrés à un procès conçu dès l’origine comme une opération de propagande : montrer que la Résistance serait une « armée du crime » étrangère au « vrai » peuple français.

Dans la grande salle du Continental, transformée en salle d’audience, les accusés comparaissent devant des juges en uniforme, sous l’œil d’une trentaine de journalistes de la presse collaborationniste, invités à relayer chaque détail. Le verdict, décidé d’avance, tombe après une délibération dérisoire : vingt-trois condamnations à mort, une peine de travaux forcés. Quelques jours plus tard, les fusillés du Mont‑Valérien et l’exécution d’Olga Bancic seront mis en scène par l’« Affiche rouge » et une brochure illustrée, destinées à discréditer leur mémoire.

Parler de « procès du groupe Manouchian » masque cependant la réalité d’un ensemble plus large : celui des détachements FTP‑M.O.I., où se mêlent parcours, langues et engagements multiples. En visant ces combattants étrangers, la cour martiale du Continental cherche à frapper au cœur une Résistance qui, précisément, n’a jamais été aussi française que lorsqu’elle s’est nourrie de l’internationalisme des persécutés.

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1–3 rue de Castiglione — 1er arr.
Hôtel Continental (aujourd'hui hôtel Intercontinental) — Cour martiale nazie
Procès du groupe de la Butte du Chapeau Rouge ; 33 membres de l'Organisation spéciale (OS), 18 condamnés à mort et seulement 7 survivants
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Personnage(s) : Pierre Rebière
1–3 rue de Castiglione — 1er arr.
Hôtel Continental — Tribunal de la Kommandantur du Gross-Paris
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Personnage(s) : Eggers
1–3 rue de Castiglione — 1er arr.
Hôtel Continental (aujourd'hui hôtel Intercontinental)
Participation de Lawrence d'Arabie à la Conférence de Paris sur le Moyen Orient, tenue dans le cadre des préparatifs du Traité de Versailles
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Personnage(s) : Thomas Edward Lawrence
1–3 rue de Castiglione — 1er arr.
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