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75
Cours de Vincennes
Adresse

75 cours de Vincennes

📍 75 cours de Vincennes, 75020 Paris 📋 2 événements répertorié s 📅 2026

Toponymie — cours de Vincennes

cours de Vincennes
Conduit à Vincennes.
Anciens noms : avenue de Vincennes
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Événements à cette adresse

2 événements · 2026
Lycée Hélène-Boucher
Le lycée Hélène-Boucher, 75 cours de Vincennes, est l'un des foyers parisiens du mouvement lycéen de l'automne 2026. Ses abords figurent parmi les vingt-cinq périmètres où le préfet de police interdit tout rassemblement…

Le lycée Hélène-Boucher, 75 cours de Vincennes, est l'un des foyers parisiens du mouvement lycéen de l'automne 2026. Ses abords figurent parmi les vingt-cinq périmètres où le préfet de police interdit tout rassemblement du 3 au 5 octobre, et un arrêté autorise la préfecture à les survoler par drone, avec ceux du lycée Maurice-Ravel voisin, au motif de « débordements » et de tirs de mortiers d'artifice.

Le mardi 6 octobre, jour de la grande manifestation nationale, des adultes arrivent avant 8 heures, un brassard blanc au bras : des militants de la CGT et de la Ligue des droits de l'homme, des élus, des parents d'élèves. Quand les lycéens bloquent le cours de Vincennes et qu'une colonne de gendarmes mobiles se place face à eux, ils forment une chaîne entre les adolescents et les forces de l'ordre prêtes à intervenir. Une mère explique qu'elle reste devant pour protéger son fils : depuis dix jours, les vidéos d'interventions policières devant les lycées circulent partout.

Le jeudi 8 octobre, les élèves bloquent de nouveau l'entrée derrière une barricade de poubelles ; les CRS les repoussent au gaz lacrymogène et démontent la barricade. Le 14, au lendemain de la cinquième journée de manifestation, une quarantaine d'élèves bloquent encore le lycée.

Le 6 octobre, la même scène se répète ailleurs : devant d'autres lycées et dans les cortèges, parents, enseignants et grands-parents disent venir soutenir les lycéens et les protéger de la police.

Emplacement : devant l'entrée, sur le cours de Vincennes
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75 cours de Vincennes — 20e arr.
Lycée Hélène-Boucher
Parti de la banlieue, le mouvement lycéen gagne Paris à la fin de septembre 2026. Il prend d'abord dans les lycées de l'Est et du Sud de la ville, puis, par solidarité, dans les plus favorisés du centre. Le mouvement…

Parti de la banlieue, le mouvement lycéen gagne Paris à la fin de septembre 2026. Il prend d'abord dans les lycées de l'Est et du Sud de la ville, puis, par solidarité, dans les plus favorisés du centre.

Le mouvement naît le 17 septembre au lycée Saint-Exupéry de Créteil, où les professeurs débrayent contre le manque de personnel ; le lendemain, des élèves bloquent l'établissement. Les blocus gagnent la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne, puis Paris : le 29 septembre, une trentaine d'élèves du lycée Arago, place de la Nation, font face aux policiers. Les revendications tiennent en peu de mots : des professeurs remplacés, des bâtiments réparés, des toilettes dignes de ce nom, des emplois du temps vivables, la fin de Parcoursup.

La carte parisienne du mouvement se lit dans un arrêté. Le 2 octobre, le préfet de police Patrice Faure interdit cortèges et rassemblements non déclarés aux abords de vingt-cinq lycées, du 3 au 5 octobre, et y défend de porter artifices et équipements de protection. Vingt-deux de ces lycées sont situés du 10e au 20e arrondissement, parmi lesquels Voltaire, Turquetil et Caroline-Dorian dans le 11e, Arago et Élisa-Lemonnier dans le 12e, Gaston-Bachelard, Gabriel-Fauré, Galilée et Jean-Lurçat dans le 13e, Hélène-Boucher, Étienne-Dolet, Martin-Nadaud et Maurice-Ravel dans le 20e. D'autres arrêtés autorisent la préfecture à filmer par drone les abords de Voltaire et d'Hélène-Boucher. Le 2 octobre, des feux de poubelles et de vélos noircissent les grilles de Gaston-Bachelard et de Léonard-de-Vinci, dans le 15e. Le 5, au lycée Vauquelin, une centaine d'élèves et leurs professeurs restent enfermés une heure et demie pendant qu'un groupe de jeunes cagoulés tente d'entrer.

Le 6 octobre, jour de la grande manifestation, le mouvement atteint les lycées du centre, réputés peu mobilisés. Les élèves de Louis-le-Grand et d'Henri-IV disent agir par solidarité avec ceux de Seine-Saint-Denis ; Sophie-Germain reste bloqué près de deux semaines ; le lycée privé Massillon, que Le Monde dit le plus favorisé du pays, se couvre de pancartes : « Privés et publics, tous enfants de la République ». Devant Condorcet, des parents viennent « protéger » les élèves de la police.

La réponse est d'abord policière et judiciaire. Le 12 octobre, la procureure de Paris, Laure Beccuau, compte 273 gardes à vue à Paris depuis le début du mouvement, dont 63 % de mineurs, la plupart âgés de 15 ou 16 ans ; aucun mineur n'a été condamné, et le parquet, assure-t-elle, n'a jamais déféré de simples bloqueurs. Huit enquêtes parisiennes sont confiées à l'IGPN. Les fermetures administratives, avec cours à distance, deviennent l'autre arme : le 13 octobre, la Région compte en Île-de-France 90 lycées perturbés et 70 passés « en distanciel ». Le 14, Voltaire, Hélène-Boucher et la cité scolaire Balzac sont encore bloqués. Les vacances de la Toussaint commencent le 17.

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75 cours de Vincennes — 20e arr.