Albert le Grand, Archives Paris Révo
Albert le Grand, Albert de Bollstädt, dit Maître Albert, né vers 1200 à Lauingen, en Souabe (actuelle Allemagne), et mort le 15 novembre 1280 à Cologne, est un religieux dominicain, philosophe, théologien et naturaliste. Issu d’une famille noble bavaroise, il étudie à Venise et à Padoue avant d’entrer dans l’ordre des Prêcheurs en 1223. Il poursuit sa formation à Cologne, puis enseigne la théologie à Paris, où il devient maître de l’Université en 1245. Il compte parmi ses élèves Thomas d’Aquin, avec qui il entretient une relation intellectuelle et amicale durable.
À Paris, Albert le Grand joue un rôle majeur dans la diffusion de la pensée d’Aristote, qu’il s’efforce d’harmoniser avec la doctrine chrétienne. Il retourne ensuite à Cologne pour fonder et diriger l’École supérieure de théologie. Nommé évêque de Ratisbonne en 1260, il renonce à cette charge après un an pour se consacrer à l’enseignement et à la médiation dans diverses villes d’Allemagne. Il participe au concile de Lyon en 1274 et effectue un dernier séjour à Paris vers 1276-1277 pour défendre l’introduction des philosophies grecque et arabe à l’université.
Auteur d’une œuvre encyclopédique, Albert le Grand rédige d’importants traités de sciences naturelles, notamment sur les plantes (De vegetabilibus) et les animaux (De animalibus), où il combine commentaires des Anciens et observations personnelles. Béatifié en 1622, canonisé en 1931, il est proclamé docteur de l’Église et patron des scientifiques.
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