Alphonse Karr


Alphonse Karr photographié par Nadar.

Jean-Baptiste Alphonse Karr, né le 24 novembre 1808 à Paris et mort le 29 septembre 1890 à Saint-Raphaël, était un critique, journaliste et romancier français. Fils du pianiste et compositeur allemand Henri Karr, il fut d'abord éduqué au Collège Bourbon où il devint ensuite enseignant.

Sa carrière littéraire débuta en 1832 avec le roman autobiographique Sous les Tilleuls, suivi l'année suivante par Une heure trop tard. Il poursuivit dans cette veine avec Vendredi soir (1835) et Le Chemin le plus court (1836). Parmi ses œuvres les plus reconnues figurent Geneviève (1838) et Voyage autour de mon Jardin (1845), qui connut un succès mérité. Son roman Fort en thème (1853) eut une influence notable dans la stimulation des réformes éducatives.

En 1839, Karr devint rédacteur en chef du Figaro, auquel il contribuait régulièrement. Il lança également un journal mensuel satirique, Les Guêpes, publié de 1839 à 1843, puis brièvement relancé de 1852 à 1855, qui lui valut une réputation d'esprit mordant. En 1848, il fonda Le Journal.

Karr est resté célèbre pour ses aphorismes, notamment "plus ça change, plus c'est la même chose" et, concernant l'abolition de la peine de mort, "je veux bien que messieurs les assassins commencent".

En 1855, il s'installa à Nice où il se consacra à la floriculture, créant de nouvelles variétés de fleurs, notamment un dahlia portant son nom. Il joua un rôle majeur dans la fondation du commerce de fleurs coupées sur la Côte d'Azur. Passionné de pêche, il exploita ces expériences dans Les Soirées de Sainte-Adresse (1853) et Au bord de la mer (1860). Ses mémoires, Livre de bord, parurent en 1879-1880. Une espèce de bambou, Bambusa multiplex Alphonse Karr, fut nommée en son honneur.

Sources

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