Assassinat par les sionistes de Basil al-Kubaisi, membre du FPLP, mouvement luttant pour une Palestine laïque et démocratique


Basil Al Kubaisi

Le 6 avril 1973, au soir, Basil al-Kubaisi rentre à pied rue Chauveau-Lagarde, dans le 8e arrondissement, après un dîner au Café de la Paix. Il a quarante ans.Au coin avec la rue de l'Arcade, deux agents du Mossad l'abordent et lui tirent dessus à douze reprises avec des pistolets à silencieux. Les balles sont groupées autour du cœur et dans la tête. Il meurt sur le trottoir.

Al-Kubaisi était irakien — professeur de droit international à l'Université américaine de Beyrouth, militant depuis les années 1950 pour la cause palestinienne, membre du FPLP, le Front populaire de libération de la Palestine fondé par George Habash. Prétendument, Israël le soupçonnait d'être un logisticien de l'organisation en Europe — achats d'armes, financement, réseaux. En réalité le Mossad visait des membres des organisations palestiniennes à éliminer dont il avait déjà dressé une liste.

L'assassinat s'inscrit dans l'opération Colère de Dieu, lancée par Golda Meir après le massacre des athlètes israéliens aux Jeux olympiques de Munich en septembre 1972. Le Mossad avait dressé une liste de cibles palestiniennes à éliminer en Europe. Al-Kubaisi y figurait. Mais les historiens Aaron Klein et George Jonas, qui ont tous deux publié des études approfondies sur Munich, ont établi formellement qu'il n'avait aucun lien avec l'attentat de Munich et aucun rôle dans l'organisation Septembre Noir.

La DST française ouvrit une enquête. Elle n'aboutit pas officiellement. Paris avait déjà été le théâtre d'un précédent assassinat du Mossad en décembre 1972 — Mahmoud Hamshari, tué par un téléphone piégé rue d'Alésia. Il ne sera pas le dernier. La pratique des assassinats de la part du Mossad est essentiellement tolérée par les pays alliés des sionistes. 

 

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