Bureau parisien de recrutement pour la Waffen-SS française ouvre pour enrôler des Français volontaires

Bureau de recrutement des Waffen SS français

Emblème de la 33e division de grenadiers de la Waffen-SS « Charlemagne » (1re division française), tel qu'il a été créé par ses anciens combattants en 1968.

Le 22 juillet 1943, dans l'un des quartiers les plus bourgeois de Paris, un bureau ouvrit pour enrôler des Français volontaires dans les troupes d'élite de l'armée nazie.

L'idée venait de loin. Depuis 1941, la Légion des Volontaires Français contre le Bolchevisme (LVF) envoyait des soldats français combattre aux côtés de la Wehrmacht sur le front de l'Est. Le projet Waffen-SS allait plus loin : intégrer des Français dans les SS, sous uniforme SS, avec insignes SS.

Le bureau du 24 avenue du Recteur Poincaré, dans le 16e arrondissement, traita les candidatures sous l'autorité de Vichy et avec la caution nominale de Pierre Laval. La caserne du 100 boulevard Ney, dans le 18e, servit de centre d'incorporation et de formation. Les recrues venaient d'horizons variés : militants fascistes convaincus, anciens légionnaires de la LVF, anticommunistes fanatiques. Beaucoup avaient déjà vu le front de l'Est.

La brigade formée en 1943 devint, en 1945, la division SS « Charlemagne ». En décembre 1944, elle comptait encore 3 740 hommes. En avril 1945, des volontaires français de la Charlemagne figuraient parmi les derniers défenseurs de la Chancellerie du Reich à Berlin.

L'avenue du Recteur Poincaré, entre les tennis du Bois de Boulogne et les appartements haussmanniens du 16e, avait été pendant quelques mois la première adresse française de la division SS.

Personnage(s)

Bibliographie