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📖 Encadrer des « citoyens diminués ». La police des Algériens en région parisienne (1944-1962) BLANCHARD Emmanuel
Bibliographie

Encadrer des « citoyens diminués ». La police des Algériens en région parisienne (1944-1962)

BLANCHARD Emmanuel
Université de Bourgogne (thèse de doctorat), 2008.
1 Fiches citant cet ouvrage
2008 Édition
Note éditoriale
Thèse dirigée par Jean-Marc Berlière, soutenue le 23 octobre 2008. Le livre qui en est tiré, La police parisienne et les Algériens (1944-1962) (Nouveau Monde, 2011), a une autre pagination.

À propos de cet ouvrage

Source : hal

Fiches citant cet ouvrage

1 fiche
Événement
1960
14 novembre 1960 — Boulevard Garibaldi
p 225-229, 604-605 & 623
Le 14 novembre 1960, Djoudi Nassi, auxiliaire de la Force de police auxiliaire, est tué au 30 boulevard Garibaldi. Il était l’un des Algériens que la préfecture de police de Maurice Papon avait armés contre le FLN. La FP …

Le 14 novembre 1960, Djoudi Nassi, auxiliaire de la Force de police auxiliaire, est tué au 30 boulevard Garibaldi. Il était l’un des Algériens que la préfecture de police de Maurice Papon avait armés contre le FLN.

La FPA naît à la fin de 1959, en pleine guerre d’Algérie. Le capitaine Raymond Montaner, ancien officier des affaires algériennes au Clos-Salembier, à Alger, recrute dans ce quartier près de la moitié de sa première centaine d’hommes. On les appelle les « calots bleus », ou les « harkis de Papon ». Le 20 mars 1960, ils s’installent dans le 13e arrondissement, rue du Château-des-Rentiers et rue Harvey, dans les hôtels meublés où vivent les travailleurs algériens ; ils en saisissent six et expulsent cent vingt locataires. Leur mission : briser l’organisation du FLN et tarir les cotisations qu’il prélève sur les immigrés. Leurs méthodes : détentions hors de tout contrôle judiciaire, et torture dans les caves des hôtels, que la presse de gauche dénonce dès 1960. Le FLN riposte en attaquant leurs postes et leurs hommes. De la mort de Djoudi Nassi, on ne sait presque rien : son nom figure parmi les auxiliaires « victimes du devoir » que recense l’historien Rémy Valat. Six jours plus tard, le 20 novembre, la FPA ouvre ses postes à la Goutte-d’Or.

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