Expulsion par la SFIO suite à une demande du retrait...

Bureaux de la Fédération des Jeunesses Socialistes de la Seine

Attention : incertitude sur l'adresse

Manifestation de la CGT contre la guerre d'Algérie, Photo: l; Humanité

Expulsion par la SFIO suite à une demande du retrait des troupes françaises d'Algérie et des troupes russes de Hongrie conjointement avec les Jeunesses communistes.

Le 6 février 1958, une crise éclate au sein de la SFIO autour de la guerre d’Algérie. Dans les locaux de la Fédération des Jeunesses socialistes de la Seine, situés au 41 boulevard de Magenta dans le 10e arrondissement, de jeunes militants socialistes sont expulsé par la force des locaux pour avoir pris position contre la politique coloniale du parti. Avec des membres des Jeunesses communistes, ils ont diffusé un appel commun réclamant le retrait des troupes françaises d’Algérie et, en parallèle, celui des troupes soviétiques de Hongrie.

Cette double revendication vise à dénoncer à la fois la répression coloniale française et l’écrasement de l’insurrection hongroise de 1956 par l’Armée rouge, dans une perspective internationaliste. Elle rompt frontalement avec la ligne officielle de la SFIO, alors engagée dans la poursuite de la guerre d’Algérie sous la direction de Guy Mollet. La direction socialiste voit dans cette démarche conjointe avec les communistes une remise en cause de son autorité et un risque de confusion politique entre les deux organisations.

En réaction, la SFIO décide trois jours plus tard la dissolution de la Fédération et l’expulsion des militants impliqués, parmi lesquels figure le jeune historien et militant Jean‑Jacques Marie. 

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