Flora Tristan, par Heliog Dujarnin
propose la fondation d'une internationale ouvrière en 1843
auteur de "l'Union ouvrière", grand-mère de Paul Gauguin
Flora Tristan, née à Paris le 7 avril 1803 et morte à Bordeaux le 14 novembre 1844, est une femme de lettres, militante socialiste et féministe française d’origine franco-péruvienne. Fille d’un noble péruvien, Mariano de Tristán y Moscoso, et d’une mère française, Thérèse Laisné, elle connaît la pauvreté après la mort prématurée de son père. Son mariage malheureux et l’impossibilité de divorcer en France la poussent à fuir avec ses enfants, ce qui marque le début de son engagement pour les droits des femmes et des ouvriers. Elle milite pour l’émancipation féminine, le droit au divorce et l’union des travailleurs, et rencontre des penseurs socialistes comme Charles Fourier.
En 1833, elle se rend au Pérou pour tenter d’obtenir la reconnaissance de sa famille paternelle, mais essuie un refus. Elle relate ce voyage dans son ouvrage Pérégrinations d’une paria (1838), où elle aborde aussi des questions sociales et politiques. Flora Tristan publie ensuite Promenades dans Londres (1840), puis Union ouvrière (1843-1844), appelant à l’union des ouvriers pour lutter contre l’exploitation. Elle entreprend en 1843 un tour de France pour diffuser ses idées, mais meurt de la fièvre typhoïde à Bordeaux avant d’achever ce projet. Son œuvre majeure, L’Émancipation de la Femme ou Le Testament de la Paria, est publiée à titre posthume. Flora Tristan est considérée comme l’une des premières grandes figures du féminisme et du socialisme en France.