François Arago


François Arago par Ary Scheffer, 1842

Dominique François Jean Arago naît le 26 février 1786 à Estagel, dans les Pyrénées-Orientales, d'un père maire de la commune. Élève brillant, il intègre l'École polytechnique en 1803. Remarqué par Monge et Laplace, il est nommé en 1805 secrétaire-bibliothécaire de l'Observatoire de Paris. En 1806, il accompagne Jean-Baptiste Biot en Espagne pour mesurer le méridien de Paris, mais est fait prisonnier pendant la guerre d'Espagne et ne rentre qu'en 1809.

Astronome et physicien, Arago mène des recherches variées. Il démontre en 1811 la polarisation chromatique de la lumière, utile en chimie minéralogique, et en 1820 la magnétisation du fer par un courant électrique. Il mesure le diamètre de planètes, explique le scintillement des étoiles par les interférences et pose en 1838 les bases de la mesure de la vitesse de la lumière dans l'eau et l'air. Il soutient Fresnel, Ampère, Le Verrier et Daguerre, contribue à la photographie et inspire l'expérience de Foucault sur la vitesse de la lumière. Professeur de géométrie analytique à l'École polytechnique de 1806 à 1829, il crée en 1816 un cours d'arithmétique sociale incluant probabilités et démographie. En 1816, avec Gay-Lussac, il édite les Annales de chimie et de physique. Président de l'Académie des sciences dès 1824, puis secrétaire perpétuel, il instaure les séances publiques et les Comptes rendus hebdomadaires. Directeur de l'Observatoire de Paris de 1843 jusqu'à sa mort, il fait creuser le premier puits artésien à Paris.

Homme politique républicain, Arago est élu député des Pyrénées-Orientales en 1830 et réélu jusqu'en 1846. Conseiller général de la Seine, il en préside le conseil. Il défend la liberté de la presse, l'enseignement en langues vivantes, les brevets d'invention et le télégraphe électrique. En 1848, ministre de la Marine et de la Guerre dans le gouvernement provisoire, il signe le décret abolissant l'esclavage dans les colonies. Président de la Commission exécutive jusqu'en juin 1848, il refuse le serment à Louis-Napoléon Bonaparte et se retire de la vie publique.

Arago meurt le 2 octobre 1853 à Paris. Ses mémoires, en 17 volumes, sont publiés posthumement par son assistant Barral.

France  
Né à Estagel (26 février 1786) – Mort à Paris (2 octobre 1853)  
Astronome, physicien, mathématicien, homme politique

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