Giuseppe Garibaldi


Giuseppe Garibaldi, 1850, par Giuseppe Ugolini, Museo del Tricolore

Giuseppe Garibaldi, né le 4 juillet 1807 à Nice, alors territoire de l'Empire français mais sous souveraineté piémontaise avant l'annexion, est issu d'une famille de marins. Fils de Dominique Garibaldi, capitaine au long cours, et de Rosa Raimondi, il grandit dans un milieu modeste imprégné d'idées libérales et patriotiques italiennes. Dès l'adolescence, il s'engage comme marin, naviguant en Méditerranée, ce qui lui forge un tempérament d'aventurier.

Exilé en 1834 pour avoir participé à une conspiration mazzinienne visant l'unification italienne, Garibaldi gagne l'Amérique du Sud. Il combat au Brésil pour la République du Rio Grande do Sul (1836-1837), puis en Uruguay contre le dictateur Rosas. À Montevideo en 1841-1842, il organise la Légion italienne, adoptant l'uniforme des chemises rouges qui deviendra emblématique. Il y rencontre Anita Ribeiro, qu'il épouse et qui l'accompagne dans ses combats jusqu'à sa mort en 1849.

De retour en Europe en 1848 lors des révolutions, Garibaldi offre ses services au roi de Sardaigne Charles-Albert contre l'Autriche. Il défend la République de Milan, puis Rome en 1849, où il résiste un mois aux troupes françaises de Napoléon III protégeant le pape. Vaincu, il s'exile à nouveau, passant par les États-Unis et l'Amérique du Sud.

En 1854, il s'installe à Caprera, île qu'il achète et cultive. Soutenant l'unification italienne, il commande les Chasseurs des Alpes en 1859 lors de la seconde guerre d'indépendance contre l'Autriche, contribuant à libérer la Lombardie. En 1860, l'Expédition des Mille marque l'apogée de sa carrière : avec un millier de volontaires, il conquiert la Sicile et Naples, remettant le royaume des Deux-Siciles à Victor-Emmanuel II, futur roi d'Italie. Ses tentatives pour prendre Rome en 1862 et 1867 échouent face à l'opposition piémontaise et française.

En 1870-1871, il combat les Prussiens à Dijon pour la France républicaine, remportant une victoire locale. Admiré par la Garde nationale pour son engagement en faveur de la république et de la liberté, il est acclamé général en chef lors de l'assemblée du 15 mars 1871 — en réponse directe à la nomination d'Aurelle de Paladines imposée par Thiers. Malade et convaincu qu'un chef français doit commander, Garibaldi décline le poste.

Élu député du Parlement italien, il prône la république mais accepte la monarchie unitaire. Retiré à Caprera, il meurt le 2 juin 1882.

Italie  
Né à Nice (4 juillet 1807) – Mort à Caprera (2 juin 1882)  
Militaire, homme politique, révolutionnaire, patriote italien

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