Gustave Flourens


Gustave Flourens (1838-1871), professeur au Collège de France, membre de la Commune - photographie avant 1871, Carnavalet

Gustave Flourens, né Paul Gustave Flourens le 4 août 1838 à Paris, est un universitaire, publiciste, militaire et homme politique français. Fils du physiologiste et homme politique Pierre Flourens, pair de France et secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, il reçoit une éducation rigoureuse dans le milieu de l'élite parisienne.

À 25 ans, en 1863, il est nommé professeur au Collège de France pour un cours sur l'*Histoire des races humaines*. Ses positions antireligieuses et antibonapartistes provoquent son interdiction de cours après un an. Il publie alors ses leçons sous le titre *Histoire de l'Homme*. Exilé en Belgique en 1865, il s'engage auprès des partisans blanquistes. Installé à Constantinople puis à Athènes, il soutient l'insurrection crétoise contre l'Empire ottoman en 1866, avec le grade de capitaine. Nommé ambassadeur de Crète auprès du gouvernement grec, il est expulsé sous pression française.

De retour en France après la chute du Second Empire en septembre 1870, il est élu chef d'un bataillon de la Garde nationale de Belleville. Il organise le soulèvement du 31 octobre contre le gouvernement de la Défense nationale, jugé trop modéré, et est incarcéré à Mazas avant d'être libéré par ses troupes. Républicain radical et proche de Blanqui, il participe à l'insurrection du 18 mars 1871 et est élu à la Commune par le 19e arrondissement. Nommé général à la tête de la 20e légion, il est chargé de la défense de Paris.

Partisan d'une offensive contre Versailles, il est tué le 3 avril 1871 à Rueil-Malmaison (ou Chatou selon certaines sources), sabré alors qu'il est désarmé par le capitaine de gendarmerie Jean-Marc-Noël Démaret.

France  
Né(e) à Paris (4 août 1838) – Mort(e) à Rueil-Malmaison (3 avril 1871)  
universitaire, publiciste, militaire, homme politique, ethnologiste

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