Henri Frenay


Henri Frenay pris en photo par Maurice Frink (1941-1944). Crédit : Wikipédia.

Henri Frenay est né le 19 novembre 1905 à Lyon. Fils d'officier, il entre en 1924 à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr et en sort capitaine. En 1939, il sert comme officier d'état-major sur la ligne Maginot et participe aux combats de 1940 jusqu'à l'armistice.

Dès juillet 1940 à Marseille, il refuse la défaite et rédige un manifeste appelant à la lutte armée. Il organise les premiers recrutements et fonde en août le Mouvement de libération nationale (MLN), édite le bulletin Vérités avec Berty Albrecht à partir de septembre 1941. La fusion avec le mouvement Liberté de François de Menthon donne naissance en novembre 1941 au mouvement Combat, le plus important et structuré de la zone occupée.

En 1942, il crée les premières cellules de l'Armée secrète et les groupes francs. En 1943, sous l'impulsion de Jean Moulin, naissent les Mouvements unis de la Résistance (MUR), dont il intègre le Comité directeur malgré des tensions avec Moulin sur l'influence de Londres. Il développe aussi le NAP (noyautage des administrations publiques) et aide les réfractaires au STO.

Recherché par la police de Vichy, il gagne Londres en juin 1943, puis Alger où de Gaulle le nomme compagnon de la Libération. Il devient commissaire, puis ministre des Prisonniers, Déportés et Réfugiés de 1943 à 1945, gérant le rapatriement massif : 20 000 en mars 1945, 313 000 en avril, 900 000 en mai et 276 000 en juin.

Après la guerre, il initie le Mémorial de la France combattante au Mont-Valérien, cofonde l'UDSR et préside l'Union européenne des fédéralistes dès 1946, militant pour une Europe fédérale avec monnaie unique et armée commune. Il se retire en 1958 avec le retour de de Gaulle et rédige ses mémoires. Il meurt le 6 août 1988 à Porto-Vecchio.

Sources

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