Joseph-Louis Lagrange, Gravure (colorisée) extraite de Galerie de portraits (Tome 5) de Charles Knight, paru en 1835
Joseph-Louis Lagrange, né Giuseppe Luigi Lagrangia, voit le jour le 25 janvier 1736 à Turin, capitale du royaume de Sardaigne. Fils d'un père issu d'une famille française installée en Piémont et d'une mère italienne, il reçoit une éducation classique au collège de Turin, où il excelle en lettres et en latin avant de se tourner vers les mathématiques sous l'influence du traité d'Edmond Halley sur le calcul des variations.
À 19 ans, en 1755, il devient professeur à l'École royale d'artillerie de Turin. Il fonde en 1758 l'Académie des sciences de Turin, qui publie ses premiers travaux. Ses recherches précoces portent sur la mécanique, notamment la courbe tautochrone et la propagation du son. En 1764, il remporte le prix de l'Académie des sciences de Paris pour son mémoire sur les librations de la Lune, obtenant à nouveau cette distinction en 1772, 1774 et 1780.
Invité par Leonhard Euler, Lagrange s'installe en 1766 à Berlin comme directeur de la section de mathématiques de l'Académie des sciences de Prusse, succédant à Euler après la mort de Frédéric II en 1786. Il y publie plus de 80 mémoires sur la théorie des nombres, l'algèbre, les équations aux dérivées partielles et les formes quadratiques. Il démontre le théorème de Wilson, résout un problème de Fermat et prouve que tout entier naturel est somme de quatre carrés.
En 1787, il s'établit à Paris, où il publie en 1788 sa *Mécanique analytique*, ouvrage fondateur qui reformule la mécanique de manière algébrique à partir du principe des travaux virtuels, introduisant les équations de Lagrange et les multiplicateurs de Lagrange. Pendant la Révolution française, il participe à la Commission des poids et mesures avec Lavoisier, contribuant à l'élaboration du système métrique et de la division décimale. Il enseigne à l'École normale et à l'École polytechnique, et publie la *Théorie des fonctions analytiques* (1797) et les *Leçons sur le calcul des fonctions* (1800). Membre du Bureau des longitudes et du Sénat sous le Consulat, il reste actif jusqu'à sa mort le 10 avril 1813 à Paris.
Italie (Royaume de Sardaigne)
Né à Turin (25 janvier 1736) – Mort à Paris (10 avril 1813)
Mathématicien, astronome, mécanicien