Judith Gautier, à l’époque de son mariage avec Catulle Mendès, photographie de l’Atelier Nadar. Crédit : BNF Gallica
Judith Gautier, de son vrai nom Louise Charlotte Ernestine Gautier, est née le 25 août 1845 à Paris, fille du poète Théophile Gautier et de la cantatrice Ernesta Grisi. Elle est la sœur aînée d'Estelle Gautier. Passionnée par l'Asie dès l'exposition universelle de Londres en 1862, elle apprend le chinois auprès du lettré réfugié Ding Dunling, qui l'initie à la littérature chinoise.
À 22 ans, elle publie Le Livre de Jade (1867), recueil de poèmes chinois traduits sous le pseudonyme Judith Walter, qui rencontre un vif succès. Suivent les romans Le Dragon impérial (1869) et L'Usurpateur (1875). Mariée à Catulle Mendès, dont elle se sépare, elle entretient une brève liaison avec Richard Wagner en 1876. Dans les années 1880-1890, elle produit recueils de contes, romans comme La conquête du Paradis, Le Roman d'un éléphant blanc et Iskender, ainsi que Les Poèmes de la libellule (poèmes japonais). Elle écrit des pièces de théâtre et des souvenirs en trois volumes, Le Collier des jours (1904-1908).
Pionnière en wagnérisme et sinologie, elle collabore avec Pierre Loti sur La Fille du ciel (1911). En 1910, elle devient la première femme membre de l'Académie Goncourt, succédant à Jules Renard, et chevalier de la Légion d'honneur. Son dernier roman, Le Roman d'un grand chanteur (1912), est une biographie déguisée de son cousin Mario de Candia. Elle meurt le 26 décembre 1917 à Saint-Énogat (Dinard).
Sources
- Judith Gautier, Wikipédia
- Judith Gautier, Théophile Gautier.fr
- Auteur:Judith Gautier, Wikisource
- Fières de lettres Judith Gautier, autrice prisonnière du père, Sophie Robert, Bibliothèque nationale de France, 2024, Libération