Restif de la Bretonne, Anonyme, Coll. privée
surnommé "le Casanova des taudis"
Nicolas Edme Restif
Nicolas Edme Restif, dit Restif de La Bretonne, est un écrivain français né le 23 octobre 1734 à Sacy, dans l'Yonne. Fils aîné d'Edme Restif, riche laboureur, et de Barbe Ferlet, il grandit dans une famille nombreuse au domaine de La Bretonne, acquis par son père en 1740. De santé fragile, il est d'abord destiné à l'Église, mais renonce à la prêtrise en raison de son tempérament libertin.
Apprenti typographe chez son demi-frère à Auxerre dès 1747, il est renvoyé en novembre 1750 pour insoumission et retourne à Sacy travailler aux champs pendant dix-huit mois. En 1755, il s'installe à Paris comme compagnon-imprimeur, travaillant à l'Imprimerie royale du Louvre, puis chez Hérissant et André Knapen. Il y observe les mœurs populaires, qui inspireront ses œuvres.
Marié en 1760 à Agnès Lebègue, il publie sa première œuvre majeure, La Famille vertueuse, en 1767, et abandonne l'imprimerie pour se consacrer à l'écriture. Graphomane prolifique, il produit environ deux cents volumes, mêlant romans licencieux comme Le Pied de Fanchette (1769) et L'Anti-Justine (1798), réformes sociales dans Le Pornographe (1769) sur la prostitution, témoignages sur Paris tels Les Nuits de Paris (1788-1794), et biographies familiales comme La Vie de mon père (1779). Ses écrits, réalistes et fantaisistes, dépeignent la société pré-révolutionnaire, abordant tabous et utopies agraires influençant Saint-Simon et Fourier.
Loyaliste monarchique jusqu'en 1791, il évolue vers des critiques virulentes. Appauvri par la Révolution, il vit de sa plume et reçoit une gratification en 1795. Il meurt le 3 février 1806 à Paris, au 16 rue de la Bûcherie.
France
Né à Sacy (23 octobre 1734) – Mort à Paris (3 février 1806)
Écrivain, imprimeur, romancier, pamphlétaire, réformateur social