Fils d’ouvriers juifs et communistes venus de Pologne à Ménilmontant, Henri Krasucki entre fin 1940 dans la section juive de la MOI. Arrêté le 23 mars 1943, torturé six semaines par des policiers français, il est déporté à Auschwitz, où son père a été gazé en février. Rentré de Buchenwald le 28 avril 1945, « juste à temps pour manifester le 1er mai », il fait carrière à la CGT et au PCF, dont il défend longtemps la ligne la plus rigide, muet sur Budapest en 1956 et sur Prague en 1968. Négociateur des accords de Grenelle, il dirige la CGT de 1982 à 1992. Il meurt à Paris le 24 janvier 2003, à 78 ans ; le 28, ses obsèques civiles au Père-Lachaise réunissent des dirigeants de la CGT, du PCF et de la Fédération des déportés. Il repose dans la 97e division, face au mur des Fédérés, avec sa mère Léa, sa sœur « Lili » et sa femme, Jacqueline Delhaye, épousée en 1988 et morte en 2012.
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