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Au flanc de la butte de Ménilmontant, au 28 bis boulevard de Ménilmontant, s'étend le plus célèbre cimetière du monde — quarante-quatre hectares de collines boisées où repose une bonne partie de l'histoire de France. Tout commence ici en 1652 : Louis XIV et Mazarin y observent, depuis le domaine de Mont-Louis, la bataille qui voit Turenne battre Condé et le refouler vers le faubourg Saint-Antoine. Quelques décennies plus tard, le domaine passe au père François d'Aix de La Chaise, confesseur du Roi-Soleil, qui y fait construire sa résidence. C'est son nom, par reconnaissance ou ironie, qui survivra à tout le reste.

En 1804, Napoléon transforme l'ancien domaine jésuite en Grand cimetière de l'Est. Pour séduire les Parisiens, peu enclins à inhumer si loin, le préfet Frochot fait transférer en 1817 les dépouilles de Molière, La Fontaine, mais surtout les ossements d'Héloïse et Abélard — coup de publicité médiévale qui fonctionne à merveille. En 1814, le cimetière se mue brièvement en forteresse : les élèves de l'École polytechnique et ceux d'Alfort y tiennent tête aux troupes russes, qui doivent engager deux divisions pour en venir à bout.

Le lieu devient vite le panthéon officieux de la France contestataire. Les enterrements du général Foy en 1825, du député Manuel en 1827, de Benjamin Constant en 1830 y rassemblent des foules de libéraux et de républicains. On y croise les tombes de Guillotin (qui ne voulait pas donner son nom à sa machine), de Philippe Pinel qui brisa les chaînes des fous, de Sophie Germain qui publiait ses mathématiques sous un faux nom masculin, de Beaumarchais, de Talma, de Gérard de Nerval suicidé en janvier 1855, d'Alfred de Musset sous son saule pleureur. Et, point d'orgue tragique : en mai 1871, c'est ici, contre le Mur des Fédérés, que les derniers communards sont fusillés — faisant du Père-Lachaise le lieu de mémoire le plus chargé de la Commune de Paris.

Noms successifs du lieu
  • 1652 Domaine de Mont-Louis (lieu-dit honorant Louis XIV, observatoire de la bataille de la Fronde)
  • 1675 — 1709 Résidence du père de La Chaise, confesseur royal (Champ l'Évêque)
  • 1804 Grand cimetière de l'Est, ouvert par décret napoléonien sur l'ancien domaine jésuite
  • 1804 — XIXe siècle Cimetière de l'Est (appellation administrative courante)
  • XIXe siècle — aujourd'hui Cimetière du Père-Lachaise (nom populaire, devenu officiel)
Toponymie — boulevard de Ménilmontant
boulevard de Ménilmontant
Longe l'ancien village de Ménilmontant.
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Événements à cette adresse
188 événements · 1652 — 1994
Cimetière du Père Lachaise (42ème division)/Tombe de Marcel Mouloudji
Emplacement : 42e division, chemin des Anglais, 1re ligne
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Personnage(s) : Marcel Mouloudji
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (75ème division)/Tombe de Malik Oussekine
Étudiant frappé à mort par une brigade de voltigeurs de la police alors qu'il s'était abrité dans un hall et bien que n'ayant pas participé aux manifestations
Emplacement : 75e division, chemin Bernard, 1re ligne
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Personnage(s) : Malik Oussekine
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (columbarium 2080)/Sépulture de Pierre Frank
Son urne repose au columbarium du Père-Lachaise, dans la 87e division : case n° 2080.
Emplacement : 87e division, columbarium, case n° 2080
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Personnage(s) : Pierre Frank
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (85ème division)/Tombe de Mahmoud Al Hamchari
Emplacement : 85e division, avenue Transversale n°2, 14e ligne
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Personnage(s) : Mahmoud Al Hamchari
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (59ème division)/Tombe de Pierrot Overney
Le 4 mars 1972, Paris voit sans doute la plus grande manifestation de gauche depuis Mai 68. Le cercueil de Pierre « Pierrot » Overney, ouvrier et militant maoïste de la Gauche prolétarienne, assassiné le 25 février par…

Le 4 mars 1972, Paris voit sans doute la plus grande manifestation de gauche depuis Mai 68. Le cercueil de Pierre « Pierrot » Overney, ouvrier et militant maoïste de la Gauche prolétarienne, assassiné le 25 février par le vigile Jean‑Antoine Tramoni devant la porte Émile‑Zola de Renault Billancourt, est porté à dos d’hommes de la place Clichy au cimetière du Père‑Lachaise. Pendant plus de trois heures, un cortège long de plusieurs kilomètres – 18 000 personnes selon la police, entre 120 000 et 200 000 selon la plupart des estimations – accompagne la dépouille jusqu’à la 59ᵉ division, drapeaux noirs et rouges mêlés.

Pour beaucoup de militants, Overney incarne la tentative d’implanter durablement l’extrême gauche dans la « forteresse ouvrière » Renault, contre la direction patronale mais aussi contre l’hégémonie de la CGT et du PCF. Son meurtre, survenu lors d’une distribution de tracts appelant à commémorer le massacre de Charonne de 1962, est vécu comme la preuve d’une « violence patronale » qui répond par les armes à l’agitation politique. Autour du cercueil se pressent intellectuels et artistes – Jean‑Paul Sartre en tête – mais aussi de nombreux anonymes venus des usines, des universités, des quartiers populaires.

Les obsèques d’Overney donnent à la Gauche prolétarienne son martyr et un moment de puissance symbolique rare, mais beaucoup d’anciens maoïstes y verront aussi, rétrospectivement, l’enterrement de leurs illusions révolutionnaires. La tombe du jeune ouvrier, au Père‑Lachaise, rejoindra peu à peu le « parcours » militant qui mène des murs des Fédérés aux sépultures des grandes figures de la gauche française, comme un maillon tardif entre la Commune et les luttes ouvrières des années 1970.

Emplacement : 59e division, allée intérieure, 1re ligne
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (columbarium 2439)/Sépulture de Rirette Maîtrejean
Son urne repose au columbarium du Père-Lachaise, dans la 87e division : case n° 2439.
Emplacement : 87e division, columbarium, case n° 2439
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (44ème division)/Monument à Imre Nagy
Stèle de 1988 en l'honneur d'Imre Nagy, initiateur d'une tentative de prise de distance de la Hongrie vis à vis de l'URSS qui se solda par l'intervention soviétique en 1956 et par son exécution en 1958
Emplacement : 44e division, chemin du Quinconce, 2e ligne
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Personnage(s) : Imre Nagy
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (columbarium 625)/Sépulture de Marceau Pivert
Son urne repose au columbarium du Père-Lachaise, dans la 87e division : case n° 624.
Emplacement : 87e division, columbarium, case n° 624
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Personnage(s) : Marceau Pivert
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (88ème division)/Tombe de Juan Negrín
Emplacement : 88e division, avenue Aguado, 10e ligne
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Personnage(s) : Juan Negrín
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (88ème division)/Tombe de Léon Jouhaux
Emplacement : 88e division, avenue des Etrangers morts pour la France, 1re ligne
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Personnage(s) : Léon Jouhaux
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (columbarium 681)/Sépulture de Montéhus
Son urne repose au columbarium du Père-Lachaise, dans la 87e division : case n° 681.
Emplacement : 87e division, columbarium, case n° 681
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Personnage(s) : Montéhus
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (97ème division)/Tombe de Paul Éluard
Emplacement : 97e division, avenue Circulaire, 1re ligne
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Personnage(s) : Paul Éluard
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (97ème division)/Tombe de Jean-Richard Bloch
Emplacement : 97e division, avenue Circulaire, 1re ligne
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Personnage(s) : Jean-Richard Bloch
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (columbarium 4024)/Sépulture de Voline
Son urne repose au columbarium du Père-Lachaise, dans la 87e division : case n° 4024.
Emplacement : 87e division, columbarium, case n° 4024
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Personnage(s) : Voline
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise/Montée au Mur des Fédérés
Commémoration unitaire au Mur des Fédérés, après la victoire sur le nazisme et sur Vichy ; elle rassemble 60 000 participants, la fille de Zéphirin Camélinat prend la parole
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (97ème division)/Tombe commune du colonel Fabien et de ses camarades, morts avec lui
Tombe commune de Pierre Georges et de ses trois compagnons, le lieutenant-colonel Dax et les capitaines Katz et Lebon, morts dans les Ardennes le 27 décembre 1944 dans l'explosion accidentelle d'une mine
Emplacement : 97e division, avenue Circulaire, 1re ligne
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (Columbarium 3920 et 3913)/Sépulture de Pierre Brossolette et François Delimal avant transfert au Panthéon
Sépulture de Pierre Brossolette, membre de la SFIO et de la LDH, Résistant qui se suicida pour échapper aux tortures des nazis. Ses cendres sont mélangées avec celles de François Delimal ; leurs corps ayant été incinérés ensemble. Au columbarium du Père-Lachaise (87e division), notre source cite les cases n° 3913 et 3920 ; les cendres ont été transférées au Panthéon en 2015.
Emplacement : 87e division, columbarium, cases n° 3913 et 3920
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (97ème division)/Tombe de Charles Wolmark
Emplacement : 97e division, avenue Circulaire, 3e ligne
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Personnage(s) : Charles Wolmark
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (Columbarium 10137)/Sépulture de Jean Moulin
Le 9 juillet 1943, le crématorium du Père-Lachaise incinère Jean Moulin, l'homme qui venait d'unifier la Résistance française Boulevard de Ménilmontant, dans le Paris occupé de l'été 1943. Un corps arrive d'Allemagne…

Le 9 juillet 1943, le crématorium du Père-Lachaise incinère Jean Moulin, l'homme qui venait d'unifier la Résistance française

Boulevard de Ménilmontant, dans le Paris occupé de l'été 1943. Un corps arrive d'Allemagne, débarqué à la gare de l'Est. On le conduit au crématorium du Père-Lachaise — le seul de la capitale — et on l'incinère aussitôt, sur ordre allemand. Le registre inscrit une formule sèche : « Inconnu incinéré, 09-07-43 ». L'urne rejoint le columbarium, glissée dans une case numérotée, la 10137. Ce jour-là, personne ne sait — ou personne ne dit — qu'on vient de brûler Jean Moulin.

À peine trois semaines plus tôt, Jean Moulin présidait clandestinement le Conseil national de la Résistance, qu'il avait réuni pour la première fois rue du Four, à Paris, le 27 mai 1943. Arrêté à Caluire, près de Lyon, le 21 juin, livré à Klaus Barbie, torturé, il meurt le 8 juillet quelque part près de Metz, dans le train qui l'emporte vers l'Allemagne. Les circonstances exactes de sa mort restent incertaines ; l'acte de décès lui-même émettra plus tard des doutes. Ce qu'on ramène à Paris, c'est un mort sans nom.

L'ironie est cruelle pour un homme qui avait fait de l'anonymat un métier. Sous l'Occupation, Jean Moulin était Rex, puis Max ; il changeait d'identité comme de refuge, dissimulait sous une écharpe la cicatrice d'une gorge qu'il avait tenté de trancher en 1940 pour ne pas parler. Et voilà que la mort le prend au mot : le voici réduit à un matricule de columbarium, à quelques pas des tombes de la Commune.

Il faudra la Libération pour que l'histoire rattrape la case 10137. La famille retrouve l'urne anonyme, la fait déplacer vers le carré des Résistants du cimetière, sous une inscription prudente : « cendres présumées de Jean Moulin ». Le mot compte. Car le corps n'a jamais été identifié avec certitude, et ce doute ne s'est jamais tout à fait dissipé.

Le 19 décembre 1964, l'urne quitte le Père-Lachaise pour le Panthéon. André Malraux, la voix cassée, lance sa phrase : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La nation range son héros parmi les grands hommes. Mais elle y dépose, en toute rigueur, des cendres présumées — l'incertitude de la case 10137 montée jusque sous la coupole.

Au Père-Lachaise, la case est vide depuis longtemps. Depuis 2019, la Ville de Paris y a fixé une plaque. On passe devant sans la voir, entre deux allées de pierre grise. C'est peut-être la juste mesure d'un homme dont la force, jusqu'au bout, aura été de ne pas se laisser reconnaître.

Emplacement : 87e division
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Personnage(s) : Jean Moulin
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (columbarium ex case 3857)/Sépulture de Jean Moulin (avant le transfert de ses cendres au Panthéon)
Sépulture de Jean Moulin avant son transfert au Panthéon en 1964. Du fait des circonstances de sa mort, il plane un doute tant sur la date de celle-ci que sur l'identité-même du corps. Mais le souvenir du héros, lui, est bien vivant. La case n° 3857 du columbarium (87e division), qui a abrité ses cendres présumées jusqu'en 1964, porte aujourd'hui un cénotaphe.
Emplacement : 87e division, columbarium, case n° 3857 (cénotaphe)
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Personnage(s) : Jean Moulin
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (97ème division)/Tombe de Raymond Losserand
Emplacement : 97e division, avenue Circulaire, 1re ligne
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Personnage(s) : Raymond Losserand
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (96ème division)/Tombe d'Adrien Lejeune
Né à Bagnolet en 1847, fédéré pendant la Semaine sanglante, Adrien Lejeune finit sa vie en Union soviétique, où il meurt à Novossibirsk le 9 janvier 1942, considéré comme le dernier survivant de la Commune. Inhumé en URSS, il voit ses cendres rapatriées en 1971, pour le centenaire de la Commune, et déposées près du Mur des Fédérés ; la plaque le salue en « dernier communard ».
Emplacement : 97e division, avenue Circulaire, 1re ligne
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Personnage(s) : Adrien Lejeune
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (10ème division)/Tombe d'Édouard Branly
Emplacement : 10e division, chemin Denon, 1re ligne
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Personnage(s) : Édouard Branly
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise/Mur des Fédérés
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Personnage(s) : Robert Brasillach
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (97ème division, 1ère ligne)/Tombe de Paul Vaillant-Couturier
Un demi-million de Parisiens accompagnent au Père-Lachaise le rédacteur en chef de L'Humanité, mort à quarante-cinq ans en pleine année du Front populaire. Paul Vaillant-Couturier est mort le 10 octobre 1937, à…

Un demi-million de Parisiens accompagnent au Père-Lachaise le rédacteur en chef de L'Humanité, mort à quarante-cinq ans en pleine année du Front populaire.

Paul Vaillant-Couturier est mort le 10 octobre 1937, à quarante-cinq ans, d'une crise cardiaque. Sa vie tient en quelques ruptures.

Né en 1892 dans une famille d'artistes lyriques, avocat de formation, il part à la guerre en 1914 en jeune bourgeois patriote. Il en revient trois fois blessé, deux fois cité, et définitivement révolté. Il fonde en 1917 avec Henri Barbusse et Raymond Lefebvre l'Association républicaine des anciens combattants, qui refuse le bourrage de crâne et l'union sacrée. Il publie "La Guerre de trente ans," recueil de nouvelles sur les tranchées.

Au congrès de Tours en décembre 1920, il est parmi ceux qui votent l'adhésion à l'Internationale communiste et fondent le Parti communiste. Il en sera pendant dix-sept ans l'une des voix les plus écoutées : député de la Seine, maire de Villejuif à partir de 1929, rédacteur en chef de L'Humanité de 1926 à 1929 puis de 1935 à sa mort.

Il est aussi écrivain, poète, chansonnier. Il écrit pour les enfants, il défend les colonies scolaires, il fait construire à Villejuif par Karl Marx un groupe scolaire qui est un manifeste d'architecture moderne. Il a créé en 1932 l'Association des écrivains et artistes révolutionnaires. Sa fidélité à la ligne du Komintern, y compris pendant les procès de Moscou, est sans faille et fait partie du personnage.

Ses obsèques, le 16 octobre 1937, sont une démonstration de force du Front populaire au moment où celui-ci se défait. Cinq cent mille personnes défilent du siège de L'Humanité au cimetière du Père-Lachaise, où il est inhumé à la 97e division, à quelques centaines de mètres du mur des Fédérés.

Sa veuve, Marie-Claude Vaillant-Couturier, entrera dans la Résistance, sera déportée à Auschwitz et à Ravensbrück, témoignera au procès de Nuremberg et siégera à l'Assemblée nationale.

Emplacement : 97e division, avenue Circulaire, 1re ligne
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Personnage(s) : Paul Vaillant-Couturier
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise/Montée au Mur des Fédérés
Manifestation en l'honneur de la Commune, suite à la victoire du Front Populaire ; elle rassemble 600 000 personnes
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Personnage(s) : Léon Blum
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise/Mur des Fédérés
Le service d'ordre du PCF empêche les militants francistes de déposer une gerbe au Mur des Fédérés
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Personnage(s) : Marcel Bucard
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (97ème division)/Tombe d'Henri Barbusse
Emplacement : 97e division, avenue Circulaire, 1re ligne
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Personnage(s) : Henri Barbusse
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (89ème division, 2ème rangée)/Tombe de Jean Allemane
Ouvrier typographe, Jean Allemane préside sous la Commune le conseil de la Ve légion et combat sur les barricades ; arrêté le 28 mai 1871, il est déporté en Nouvelle-Calédonie. De retour, il fonde le Parti ouvrier socialiste révolutionnaire, siège comme député du XIe arrondissement de 1901 à 1906 et publie ses Mémoires d'un communard. Il meurt à Herblay le 6 juin 1935.
Emplacement : 89e division, avenue Circulaire, 2e ligne
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Personnage(s) : Jean Allemane
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (columbarium 6686)/Sépulture de Nestor Ivanovitch Makhno
Son urne repose au columbarium du Père-Lachaise, dans la 87e division : case n° 6685.
Emplacement : 87e division, columbarium, case n° 6685
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Personnage(s) : Nestor Ivanovitch Makhno
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise
Obsèques de 5 des 6 victimes de février 1934, les 9 et 12 février
Emplacement : 97e division, avenue Circulaire, 1re ligne
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Personnage(s) : Jean Zyromski ·Marcel Cachin
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise/Montée au Mur des Fédérés
Violents affrontements avec la police, lors d'une "montée au Mur" qui fait référence aux Communes de Shanghaï et Canton ; le gérant de l'Humanité est arrêté
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Personnage(s) : André Tardieu ·Jean Chiappe
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Crématorium du cimetière du Père Lachaise
Obsèques et incinération d'Eugène Vigey, fourrier d'ordre pendant la Commune, combattant sur les barricades de Belleville. Il sera archiviste, puis porte-drapeau de l’Association des anciens combattants de la Commune
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Personnage(s) : Eugène Vigey ·Alfred Repiquet
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise/Montée au Mur des Fédérés
Introduction en France de la gestuelle antifasciste du salut poing gauche levé, par les militants des Groupes de défense antifascistes du PCF, les GDA
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (76ème division, face au Mur des Fédérés)/Tombe de Gustave Rouanet
Emplacement : 76e division, avenue Circulaire, 3e ligne
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Personnage(s) : Gustave Rouanet
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise/Mur des Fédérés
Les "groupes de défense antifascistes", les GDA, encadrés par l'ARAC, défilent en uniforme et reçoivent leur drapeau
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Personnage(s) : Zéphirin Camélinat
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (columbarium 5562)/Sépulture de Jean-Baptiste Dumay
Son urne repose au columbarium du Père-Lachaise, dans la 87e division : case n° 5562.
Emplacement : 87e division, columbarium, case n° 5562
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Personnage(s) : Jean-Baptiste Dumay
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise/Mur des Fédérés
Remise d'un drapeau de la Commune aux gardes du Soviet de Moscou, décidée par 2 000 militants du 20ème arrondissement
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (41ème division)/Tombe de Léon Daudet
Emplacement : 41e division, allée intérieure, 8e ligne
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (92ème division)/Tombe de Nelly Roussel
Emplacement : 93e division, avenue Greffulhe, 1re ligne
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Personnage(s) : Nelly Roussel
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (columbarium 6323)/Sépulture de Jules Guesde
Son urne repose au columbarium du Père-Lachaise, dans la 87e division : case n° 6323.
Emplacement : 87e division, columbarium, case n° 6323
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Personnage(s) : Jules Guesde
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (76ème division, face au Mur des Fédérés)/Tombe de Jacques Lauche
Emplacement : 76e division, avenue Circulaire, 2e ligne
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Personnage(s) : Jacques Lauche
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise
Obsèques de Charles Lorne, tué par la police le 1er mai 1919 ; elles rassemblent 100 000 personnes
Emplacement : 96e division, avenue Circulaire, 2e ligne
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Personnage(s) : Charles Lorne
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (49ème division)/Tombe d'Hubertine Auclert
Elle avait obtenu que les vendeuses puissent s'asseoir, que les femmes mariées gardent leur salaire, que les ouvrières votent aux prud'hommes. Ce qu'elle avait voulu avant tout : le suffrage universel. Elle mourut sans…

Elle avait obtenu que les vendeuses puissent s'asseoir, que les femmes mariées gardent leur salaire, que les ouvrières votent aux prud'hommes. Ce qu'elle avait voulu avant tout : le suffrage universel. Elle mourut sans l'avoir vu.

Hubertine Auclert était née en 1848 dans l'Allier. Elle avait vingt-huit ans quand elle fonda, en 1876, la première organisation suffragiste française : la Société le Droit des femmes. Elle fut l'une des premières à employer publiquement le mot "féministe" et lança en 1881 le journal "La Citoyenne", organe du mouvement pour le droit de vote des femmes.

Elle comprit vite que la revendication politique devait s'appuyer sur des victoires concrètes et immédiates. Elle mena des campagnes pour le droit des femmes à s'asseoir : vendeuses dans les grands magasins, ouvrières dans les ateliers, elles étaient contraintes de travailler debout toute la journée. Ces campagnes aboutirent. Elle obtint aussi, par pétitions et recours successifs, que les femmes mariées conservent le contrôle de leur propre salaire, droit acquis en 1908. La même année, elle envahit un bureau de vote lors d'élections législatives et renversa une urne, geste qui lui valut une notoriété nationale.

En 1907, une victoire partielle et symbolique : les femmes devinrent électrices puis éligibles au conseil des prud'hommes, la juridiction chargée des conflits du travail. Ce n'était pas le suffrage universel. C'était un début.

Hubertine Auclert mourut le 8 avril 1914, à Paris. Elle fut inhumée au cimetière du Père Lachaise, dans la 49e division. Les femmes françaises obtinrent le droit de vote le 21 avril 1944 : trente ans après sa mort, et cent quarante-six ans après la naissance de la République qui les avait exclues du suffrage depuis son premier jour.

Emplacement : 49e division, chemin Casimir Delavigne, 1re ligne
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Personnage(s) : Hubertine Auclert
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (26ème division)/Tombe d'Édouard Lockroy
Emplacement : 26e division, chemin Molière et La Fontaine, 1re ligne
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Personnage(s) : Édouard Lockroy
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (76ème division, face au Mur des Fédérés)/Tombe de Paul Brousse
Emplacement : 76e division, avenue Circulaire, 2e ligne
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Personnage(s) : Paul Brousse
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Crématorium du cimetière du Père Lachaise
Il s’était fixé soixante-dix ans pour limite. En novembre 1911, Paul Lafargue et Laura, la fille de Karl Marx, se donnent la mort ensemble. Le 3 décembre, au Père-Lachaise, le socialisme européen leur rend hommage, et un…

Il s’était fixé soixante-dix ans pour limite. En novembre 1911, Paul Lafargue et Laura, la fille de Karl Marx, se donnent la mort ensemble. Le 3 décembre, au Père-Lachaise, le socialisme européen leur rend hommage, et un exilé russe prend la parole : Lénine.

Paul Lafargue est né à Santiago de Cuba en 1842. Étudiant à Paris, militant de l’opposition socialiste au Second Empire, il est exclu à vie de l’université pour avoir souhaité, au congrès international des étudiants de Liège, en 1865, voir disparaître les rubans tricolores au profit de la seule couleur rouge. Il part finir ses études à Londres, où il fréquente Karl Marx et Friedrich Engels. En 1868, il épouse la deuxième fille de Marx, Laura. Leurs trois enfants meurent en bas âge.

Après avoir pris part à la Commune, Lafargue s’exile. Revenu après l’amnistie, il fonde avec Jules Guesde le Parti ouvrier français. Emprisonné à Sainte-Pélagie en 1883 pour propagande révolutionnaire, il y réédite Le Droit à la paresse, paru en 1880 ; en 1891, il est élu député du Nord alors qu’il est de nouveau en prison, condamné après la fusillade de Fourmies. Avec Laura, il traduit Marx et Engels et diffuse leur pensée en France et en Espagne. L’héritage d’Engels, mort en 1895, permet au couple, jusque-là dans la gêne, d’acheter une grande propriété entourée d’un parc à Draveil. Lénine, alors exilé en France, y est reçu en 1910.

Le 25 novembre 1911, à soixante-neuf ans, tout près de la limite qu’il s’était fixée, Paul Lafargue se donne la mort avec Laura, par une injection d’acide cyanhydrique. Sa lettre est brève : « Sain de corps et d’esprit, je me tue avant que l’impitoyable vieillesse qui m’enlève un à un les plaisirs et les joies de l’existence et qui me dépouille de mes forces physiques et intellectuelles ne paralyse mon énergie, ne brise ma volonté et ne fasse de moi une charge à moi et aux autres. » Dans L’Humanité, Jean Jaurès leur consacre un article, « La destinée ».

Les obsèques ont lieu le 3 décembre au cimetière du Père-Lachaise. Près de vingt mille personnes y assistent. Une dizaine de dirigeants socialistes venus de toute l’Europe prennent la parole, parmi lesquels Jaurès, Édouard Vaillant, Karl Kautsky et Alexandra Kollontaï. Au nom du Parti ouvrier social-démocrate de Russie, un exilé qui vit alors à Paris et qui était lié d’amitié avec le couple lit en français un éloge funèbre : Lénine.

Le Père-Lachaise abrite depuis 1889 le premier crématorium de France, dessiné par Jean Camille Formigé : la loi autorise la crémation depuis 1887, mais elle reste alors une pratique marginale, que l’Église catholique n’acceptera qu’en 1963. Paul et Laura Lafargue reposent dans la 76e division du cimetière, face au mur des Fédérés, où 147 insurgés furent fusillés à la fin de la Semaine sanglante, en mai 1871.

Emplacement : 76e division, avenue Circulaire, 2e ligne
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Personnage(s) : Laura Lafargue ·Paul Lafargue ·Lénine
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (76ème division, face au Mur des Fédérés)/Tombe de Paul et Laura Lafargue
Emplacement : 76e division, avenue Circulaire, 2e ligne
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Personnage(s) : Laura Lafargue ·Paul Lafargue
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise/Montée au Mur des Fédérés
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Personnage(s) : Gustave Hervé
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (36ème division)/Tombe de Nadar
Tombe de Nadar au Père-Lachaise, Philippe Boisseau
Emplacement : 36e division, avenue des Acacias, 1re ligne
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Personnage(s) : Nadar
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (columbarium ex case 2655)/Sépulture d'Emmanuel Chauvière
Son urne a été déposée au columbarium du Père-Lachaise, dans la 87e division, case n° 2655 ; d'après notre source, cette case n'abrite plus son urne.
Emplacement : 87e division, columbarium, ancienne case n° 2655
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Personnage(s) : Emmanuel Chauvière
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (89ème division)/Tombe de Paschal Grousset
Journaliste, rédacteur en chef de La Marseillaise de Rochefort, Paschal Grousset est élu de la Commune pour le XVIIIe arrondissement, délégué aux Relations extérieures et membre de la Commission exécutive. Déporté en Nouvelle-Calédonie, il s'évade le 21 mars 1874 avec Rochefort et Jourde. Revenu après l'amnistie, romancier et traducteur, député socialiste de la Seine de 1893 à sa mort, il meurt à Paris le 9 avril 1909.
Emplacement : 89e division, avenue Transversale n°3, 3e ligne
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Personnage(s) : Paschal Grousset
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (76ème division, face au Mur des Fédérés)/Tombe de Pascal Faberot
Ouvrier chapelier et syndicaliste, Pascal Faberot est député socialiste de la Seine dans les années 1890. Il meurt à Paris le 23 août 1908 et repose parmi les tombes de militants alignées face au Mur des Fédérés.
Emplacement : 76e division, avenue Circulaire, 2e ligne
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Personnage(s) : Pascal Faberot
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (76ème division, face au Mur des Fédérés)/Tombe de Walery Antoni Wróblewski
Il refusa le commandement en chef de la Commune mourante, et se battit jusqu'à la fin dans les rangs comme simple soldat. Walery Antoni Wróblewski naît le 27 décembre 1836 dans le gouvernement de Grodno, alors sous…

Il refusa le commandement en chef de la Commune mourante, et se battit jusqu'à la fin dans les rangs comme simple soldat.

Walery Antoni Wróblewski naît le 27 décembre 1836 dans le gouvernement de Grodno, alors sous domination russe. Issu de la petite noblesse polonaise, il fait ses études à l'Institut des Eaux et Forêts de Saint-Pétersbourg, mais c'est la politique qui l'absorbe. En 1863, il prend part à l'insurrection de Janvier : le soulèvement national polonais contre le tsar Alexandre II. Blessé, condamné par contumace, il s'exile à Paris en 1864.

Il vit là de petits travaux, touche à l'agitation socialiste, fréquente les milieux de l'émigration polonaise et internationale. Paris, en 1871, lui donne une occasion inattendue. Le 18 mars, quand la Commune s'empare de la capitale, Wróblewski s'engage aussitôt. Nommé général fédéré, il reçoit le commandement du secteur sud de Paris. Sous ses ordres, le 101e bataillon, composé d'ouvriers des 5e et 13e arrondissements, tient ses positions.

Les 24 et 25 mai 1871, lors de la Semaine sanglante, les troupes versaillaises convergent vers la Butte aux Cailles. Wróblewski organise la défense du plateau et résiste victorieusement à l'avancée ennemie pendant deux jours, alors que le reste de Paris tombe quartier par quartier. Lorsque la situation devient intenable et que les officiers supérieurs de la Commune sont morts ou hors de combat, on lui propose le commandement en chef de ce qui reste de l'armée communarde. Il refuse : il n'y a plus, dit-il, assez d'hommes capables de combattre de manière disciplinée. Il finit la Semaine sanglante à fusil dans les mains, aux côtés des derniers combattants.

Exilé à Londres, Wróblewski rejoint le Conseil général de l'Association internationale des travailleurs : la Première Internationale, celle de Marx. Les deux hommes se fréquentent ; Marx tient Wróblewski en haute estime, voyant en lui l'incarnation vivante du lien entre la lutte nationale polonaise et la cause internationale du prolétariat. Marx avait lui-même suivi avec passion la défense de la Butte aux Cailles.

Après l'amnistie de 1880, Wróblewski rentre en France. Il vit difficilement, dans l'oubli relatif que l'histoire réserve aux vaincus. Il meurt en août 1908. Le mouvement ouvrier ne l'a pas oublié : il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise le 16 août, dans la 76e division, face au Mur des Fédérés, là où reposent les figures de la Commune et où le 1er mai les cortèges viennent encore déposer des gerbes.

Emplacement : 76e division, avenue Circulaire, 2e ligne
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Personnage(s) : Walery Wróblewski
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (36ème division)/Tombe d'Arthur Ranc
Opposant au coup d'État de 1851, déporté, journaliste républicain, Arthur Ranc est maire du IXe arrondissement en 1870, puis député en février 1871. Élu de la Commune pour le IXe, il en démissionne aussitôt. Condamné à mort par contumace, exilé, il revient, cofonde la Société des droits de l'homme et du citoyen et poursuit une carrière de député puis de sénateur. Il meurt à Paris en 1908 et repose dans la tombe de sa famille.
Emplacement : 36e division
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Personnage(s) : Arthur Ranc
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du père Lachaise (columbarium 226)/Sépulture de Constant Martin (réaffectée)
Son urne a été déposée au columbarium du Père-Lachaise, dans la 87e division, case n° 226 ; d'après notre source, cette case a depuis été réaffectée.
Emplacement : 87e division, columbarium, ancienne case n° 226
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Personnage(s) : Constant Martin
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (columbarium 2184)/Sépulture d'Henri Brissac
Son urne repose au columbarium du Père-Lachaise, dans la 87e division : case n° 2184.
Emplacement : 87e division, columbarium, case n° 2184
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Personnage(s) : Henri Brissac
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise/Mur des Fédérés
Lénine, de passage à Paris au retour du 3ème congrès du POSDR, fait visiter le Mur des Fédérés à plusieurs délégués qui l'accompagnaient
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Personnage(s) : Lénine
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (89ème division)/Tombe de Louis Adrien Lucipia
Journaliste d'opposition sous l'Empire, capitaine pendant le Siège, Louis Lucipia collabore sous la Commune au Cri du peuple de Vallès et au Père Duchêne ; déporté en Nouvelle-Calédonie, il rentre après l'amnistie. Conseiller municipal, président du Conseil municipal de Paris en 1900, Grand Maître du Grand Orient de France, il meurt à Paris le 21 mai 1904. Son buste de bronze domine sa tombe.
Emplacement : 89e division, avenue Aguado, 1re ligne
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Personnage(s) : Louis Lucipia
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (26ème division)/Tombe de Paul Meurice
Emplacement : 26e division, chemin Molière et La Fontaine, 3e ligne
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Personnage(s) : Paul Meurice
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Crématorium du cimetière du Père Lachaise
Mort de Victor Jaclard, incinéré au crématorium du cimetière du Père Lachaise ; mais nous n'avons pas trace de ses cendres au columbarium
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Personnage(s) : Victor Jaclard
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (91ème division)/Tombe d'Augustin Avrial
Ouvrier mécanicien, membre de l'Internationale, Augustin Avrial commande le 66e bataillon de la Garde nationale et joue un grand rôle à Montmartre le 18 mars ; élu du XIe arrondissement, il siège aux commissions du Travail, exécutive et de la Guerre, puis combat sur les barricades. Exilé à Londres, inventeur d'une machine à coudre et d'un motocycle à pétrole, il meurt à Fécamp le 13 décembre 1904. Incinéré au Père-Lachaise, ses cendres sont d'abord déposées dans la case n° 2050 du columbarium, avant d'être transférées dans une concession gratuite.
Emplacement : 91e division, avenue Aguado, 10e ligne
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (92ème division)/Tombe de Charles Longuet
Journaliste et militant de l'Internationale, opposant à l'Empire, Charles Longuet est élu de la Commune pour le XVIe arrondissement ; il dirige le Journal officiel, siège à la commission du Travail et de l'Échange et vote contre le Comité de salut public. Réfugié à Londres, condamné par contumace, il y épouse Jenny, la fille aînée de Karl Marx. Rentré après l'amnistie, il meurt le 5 août 1903. Sa tombe, très dépouillée, est dans la 92e division.
Emplacement : 92e division, avenue Transversale n°2, 11e ligne
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Personnage(s) : Charles Longuet
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (76ème division, face au Mur des Fédérés)/Tombe de Jean Baptiste Clément
Chansonnier, auteur du Temps des cerises écrit en 1866, Jean-Baptiste Clément est élu de la Commune pour le XVIIIe arrondissement et se bat pendant la Semaine sanglante ; il dédiera sa chanson à Louise, une ambulancière rencontrée sur la barricade de la rue de la Fontaine-au-Roi. Exilé à Londres, militant socialiste dans les Ardennes à son retour, il meurt à Paris le 23 février 1903 et repose face au Mur des Fédérés.
Emplacement : 76e division, avenue Circulaire, 2e ligne
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Personnage(s) : Jean Baptiste Clément
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (90ème division, 4ème rangée)/Tombe de Raoul Urbain
Instituteur en Normandie puis à Paris, Raoul Urbain s'engage dans la Garde nationale pendant le Siège et s'active dès le 18 mars. Élu de la Commune pour le VIIe arrondissement, il est délégué à l'Enseignement. Condamné aux travaux forcés et déporté en Nouvelle-Calédonie, il rentre après l'amnistie et se consacre au mouvement coopératif. Il meurt à Paris le 4 mars 1902 ; son effigie en bronze orne sa tombe.
Emplacement : 90e division
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Personnage(s) : Raoul Urbain
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (76ème division, face au Mur des Fédérés)/Tombe de Gustave Lefrançais
Emplacement : 76e division, avenue Circulaire, 2e ligne
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Personnage(s) : Gustave Lefrançais
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (columbarium, case reprise)/Sépulture de Paule Minck
Son urne a été déposée au columbarium du Père-Lachaise, dans la 87e division ; d'après notre source, sa case a depuis été reprise.
Emplacement : 87e division, columbarium (case reprise)
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Personnage(s) : Paulina Mekarska
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (columbarium ex case 1385)/Sépulture de Prosper-Olivier Lissagaray
Son urne a été déposée au columbarium du Père-Lachaise, dans la 87e division, case n° 1385 ; d'après notre source, cette case n'abrite plus son urne.
Emplacement : 87e division, columbarium, ancienne case n° 1385
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Personnage(s) : Prosper-Olivier Lissagaray
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (92ème division)/Tombe de Charles Louis Chassin
Journaliste et historien de la Révolution, Charles-Louis Chassin est le porte-parole du Comité central républicain des vingt arrondissements. Arrêté à Bordeaux le 18 mars 1871, il passe toute la Commune en prison. Jules Vallès l'a peint sous le nom de Matoussaint dans Le Bachelier. Il meurt à Paris le 18 juillet 1901.
Emplacement : 92e division, avenue transversale n°3, 4e ligne
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Personnage(s) : Charles-Louis Chassin
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (89ème division)/Tombe d'Oscar Wilde
Emplacement : 89e division, avenue Carette, 1re ligne
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Personnage(s) : Oscar Wilde
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (columbarium ex case 1262)/Sépulture de Simon Dereure
Son urne a été déposée au columbarium du Père-Lachaise, dans la 87e division, case n° 1262 ; d'après notre source, cette case n'abrite plus son urne.
Emplacement : 87e division, columbarium, ancienne case n° 1262
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Personnage(s) : Simon Dereure
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (85ème division)/Tombe de la comtesse de Castiglione
Tombe de La Castiglione, maîtresse de Napoléon le petit, envoyée par Cavour pour influencer la politique italienne de la France ; diplomatie de la braguette
Emplacement : 85e division, avenue Transversale n°3, 3e ligne
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (81ème division)/Tombe de Charles-Romain Capellaro
Élève de David d'Angers et de Rude, le sculpteur Charles-Romain Capellaro sert dans la Garde nationale et devient délégué de sa légion au Comité central. Sous la Commune, il appartient à la commission des artistes et à la délégation du XIe arrondissement, qui fait saisir et brûler la guillotine au pied de la statue de Voltaire. Déporté en Nouvelle-Calédonie, il meurt à Paris le 8 novembre 1899 et repose dans la tombe de sa famille.
Emplacement : 81e division, avenue Circulaire, 1re ligne
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Personnage(s) : Charles-Romain Capellaro
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (2ème division)/Tombe d'Ernest Callat (style Art nouveau)
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Personnage(s) : Ernest Callat
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (53ème division, 3ème ligne U13)/Tombe de Jules Jouy
Emplacement : 53e division, avenue Feuillant, 2e ligne
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Personnage(s) : Jules Jouy
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (56ème division)/Tombe de la baronne Coppens
Tombe de la baronne Coppens chez qui se tint, le 2 décembre 1851, la réunion des représentants du peuple opposés au coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte
Emplacement : 56e division, avenue Latérale Nord, 1re ligne
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (96ème division)/Tombe de Léo Fränkel
Orfèvre hongrois, membre de l'Internationale, Léo Frankel est élu de la Commune et devient délégué au Travail : il supprime le travail de nuit des boulangers, interdit les retenues sur salaires et fait réquisitionner les ateliers abandonnés par leurs patrons. Blessé sur les barricades le 25 mai 1871, exilé en Suisse puis à Londres, il meurt à Paris le 29 mars 1896. Son corps, enveloppé dans un drapeau rouge, repose ici jusqu'à son transfert à Budapest en 1968.
Emplacement : 96e division, avenue Circulaire, 15e ligne
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Personnage(s) : Léo Frankel
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (76ème division, face au Mur des Fédérés)/Tombe d'Onésime Prudent-Dervillers
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Personnage(s) : Onésime Prudent-Dervillers
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (95ème division)/Tombe d'Auguste Rogeard
Normalien révoqué pour son opposition à l'Empire, Auguste Rogeard doit s'exiler après ses Propos de Labienus, satire du régime. Revenu en 1870, il est élu de la Commune pour le VIe arrondissement mais démissionne, jugeant la participation trop faible. Condamné à mort par contumace, réfugié à l'étranger, il rentre après l'amnistie de 1880, poursuit pauvrement une carrière d'enseignant et meurt à Paris le 7 décembre 1896.
Emplacement : 95e division
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Personnage(s) : Auguste Rogeard
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (31ème division)/Tombe de Maria Deraismes
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Personnage(s) : Maria Deraismes
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (76ème division, face au Mur des Fédérés)/Tombe d'Henri Mortier
Blanquiste, membre du Comité central de la Garde nationale, Henri Mortier est élu de la Commune pour le XIe arrondissement. Condamné à mort par contumace, il s'exile et ne rentre qu'après l'amnistie. Mort en 1894, il repose parmi les tombes de militants alignées face au Mur des Fédérés ; un médaillon de bronze orne sa tombe.
Emplacement : 76e division, avenue Circulaire, 2e ligne
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Personnage(s) : Henri Mortier
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (columbarium 913)/Sépulture de Victor Considerant
Sépulture du philosophe et économiste Victor Considerant, fouriériste, député sous la seconde République, exilé sous le Napoléon III, Internationaliste. Ses cendres ne sont peut-être plus présentes. Son urne a été déposée au columbarium du Père-Lachaise (87e division), case n° 913.
Emplacement : 87e division, columbarium, case n° 913
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Personnage(s) : Victor Considerant
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (columbarium 1206)/Sépulture de Benoît Malon
Emplacement : 76e division, avenue Circulaire, 2e ligne
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Personnage(s) : Benoît Malon
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (76ème division, face au Mur des Fédérés)/Tombe de Benoît Malon
Benoît Malon est mort le 13 août 1893, à cinquante-deux ans, épuisé et malade, à Asnières. Ouvrier teinturier né dans le Forez en 1841, il avait appris à lire seul, s'était instruit en autodidacte, avait adhéré à la…

Benoît Malon est mort le 13 août 1893, à cinquante-deux ans, épuisé et malade, à Asnières. Ouvrier teinturier né dans le Forez en 1841, il avait appris à lire seul, s'était instruit en autodidacte, avait adhéré à la Première Internationale et s'était battu pendant la Commune en défendant le 17e arrondissement. Condamné après la Semaine sanglante, il avait été déporté en Nouvelle-Calédonie. Il revenait en France avec l'amnistie de 1880.

Le 13 septembre 1893, un mois après sa mort, ses cendres sont transférées au cimetière du Père-Lachaise, dans la 76e division, face au mur des Fédérés. L'emplacement est chargé de sens: c'est là que, le 28 mai 1871, les derniers combattants de la Commune ont été fusillés au pied du mur du cimetière. C'est là que, depuis 1880, le mouvement ouvrier parisien vient se recueillir chaque année, le dernier dimanche de mai. Enterrer Malon face à ce mur, c'est une déclaration.

Malon avait fondé en 1885 la "Revue socialiste", journal de réflexion politique et sociale qui accueillit des textes de Jaurès, de Vandervelde, et joua un rôle important dans l'élaboration du socialisme républicain français. Il était l'auteur d'une "Histoire du socialisme" en plusieurs volumes, et d'un livre fondamental sur la Commune: "La Troisième défaite du prolétariat français" (1871), qui analysait les causes de l'échec avec une lucidité que peu d'acteurs de l'événement avaient montrée à chaud.

Sa pensée était celle d'un socialisme intégral, qui voulait dépasser la question de la propriété pour transformer l'ensemble des rapports humains: économiques, moraux, culturels. Il était en correspondance avec Marx, qui reconnaissait la valeur de son travail tout en critiquant son penchant pour le socialisme éthique.

Face au mur des Fédérés, Malon est en bonne compagnie: Varlin, Vallès et des dizaines d'autres communards ont leurs tombes ou leurs plaques dans les environs. La 76e division est le quartier de la mémoire rouge de Paris. Chaque dernier dimanche de mai, on s'y rassemble encore.

Emplacement : 76e division, avenue Circulaire, 2e ligne
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Personnage(s) : Benoît Malon
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (14ème division)/Tombe d'Augustin Jean Moreau-Vauthier
Sculpteur, Augustin Moreau-Vauthier siège en 1871 à la commission fédérale des artistes de la Commune ; plusieurs de ses œuvres orneront pourtant l'Hôtel de Ville reconstruit après l'incendie de mai 1871. Il meurt à Paris le 16 janvier 1893, et une figure de femme en bronze veille sur sa tombe. Son fils Paul signera le mur aux Victimes des révolutions, avenue Gambetta, contre l'enceinte du cimetière.
Emplacement : 14e division, Carrefour du Grand Rond, 1re ligne
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise/Mur des Fédérés
Durcissement par le préfet Lépine des conditions d'accès au Mur, chants et discours interdits ; il prétendait "accorder aux Communards la seule chose à laquelle ils aient droit : l'oubli"... raté !
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Personnage(s) : Louis Lépine
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (76ème division, face au Mur des Fédérés)/Tombe de Louis-Ernest Pichio
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Personnage(s) : Ernest Pichio
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père-Lachaise
Né à Belleville en 1836, élève de Francisque Duret aux Beaux-Arts, Eugène Delaplanche remporte le prix de Rome de sculpture en 1864 et séjourne à la villa Médicis jusqu'en 1867. Le 14 avril 1871, un sculpteur de ce nom assiste à l'assemblée des artistes réunie par Courbet, d'où sort la Fédération des artistes de la Commune. Il meurt à Paris le 10 janvier 1891 et repose dans la 96e division, au bord de l'avenue Pacthod.
Emplacement : 96e division, avenue Pacthod, 1re ligne
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (79ème division)/Tombe d'Auguste Okolowicz
Ancien militaire en Pologne et chanteur, Auguste Okolowicz — dont quatre frères combattent aussi pour la Commune — commande un bataillon fédéré puis entre à l'état-major de Dombrowski ; c'est lui qui aurait placé un drapeau rouge dans les mains du Génie de la Bastille en mars 1871. Blessé, nommé général, pris pendant la Semaine sanglante, il s'évade de Satory en septembre. Exilé en Belgique, il rentre en 1879, dirige une fabrique de porcelaine et meurt en 1891 à Couilly-Pont-aux-Dames.
Emplacement : 79e division, avenue Circulaire, 2e ligne
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Personnage(s) : Auguste Okolowicz
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (95ème division)/Tombe de Jules Joffrin
Ouvrier mécanicien, combattant de la guerre de 1870, Jules Joffrin soutient la Commune, en particulier Eugène Protot à la délégation de la Justice, puis s'exile en Angleterre. Revenu après l'amnistie, socialiste du Parti ouvrier, il mène campagne contre le boulangisme et devient député de Montmartre en 1889, face au général Boulanger. Il meurt à Paris le 15 septembre 1890.
Emplacement : 95e division, avenue Transversale n°3, 1re ligne
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Personnage(s) : Jules Joffrin
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (76ème division, face au Mur des Fédérés)/Tombe de Charles-Edmé Chabert
Emplacement : 76e division, avenue Circulaire, 2e ligne
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Personnage(s) : Edme Charles Chabert
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (46ème division)/Tombe de Félix Pyat
Avocat, journaliste et grand orateur, élu en 1848, plusieurs fois condamné et exilé, Félix Pyat est membre de la Commune pour le Xe arrondissement mais ne prend pas part à la Semaine sanglante. Rentré de Londres en 1880, élu sénateur puis député, il meurt le 3 août 1889. À ses obsèques au Père-Lachaise, le 10 août, les drapeaux rouges sont déployés et la foule crie « Vive la République ! Vive la Commune ! ».
Emplacement : 46e division, avenue Transversale n°1, 1re ligne
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Personnage(s) : Félix Pyat
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise
Première incinération effectuée à Paris, pour le fils du docteur Jacoby
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (91ème division)/Tombe d'Émile Eudes
Étudiant en pharmacie et blanquiste, Émile Eudes est condamné à mort pour l'attaque de la caserne de la Villette, le 14 août 1870, et sauvé par la proclamation de la République. Élu de la Commune pour le XIe arrondissement, général, membre du Comité de salut public, il combat sur les barricades puis s'exile à Londres jusqu'à l'amnistie. Il meurt à Paris le 5 août 1888 ; ses obsèques, le 8 août, tournent à la bagarre avec la police.
Emplacement : 91e division, avenue Transversale n°2, 1re ligne
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Personnage(s) : Émile Eudes
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise/Mur des Fédérés
Lucas abat d'un coup de revolver un militant blanquiste rallié au boulangisme
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Personnage(s) : Lucas
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père-Lachaise
Dessinateur sur étoffe et chansonnier, combattant de 1848, Eugène Pottier siège au Comité central de la Garde nationale puis au conseil de la Commune, élu du IIe arrondissement, et rejoint la Fédération des artistes. En juin 1871, en pleine répression, il écrit « L'Internationale ». Exilé en Angleterre puis aux États-Unis, il rentre en 1880 et meurt dans la misère le 6 novembre 1887, l'année où paraissent enfin ses Chants révolutionnaires ; mise en musique par Pierre Degeyter l'année suivante, la chanson ne se répandra qu'après sa mort. Sa tombe, un livre ouvert sculpté, voisine avec celle d'André Gill.
Emplacement : 95e division, avenue Transversale n°3, 1re ligne
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Personnage(s) : Eugène Pottier
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise
Manifestation pour le 14ème anniversaire de la Commune ; une femme qui portait un drapeau rouge est assassinée d'un coup de baïonnette
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (76ème division Sud)/Tombe de Charles Amouroux
Ouvrier chapelier, membre de l'Internationale, Charles Amouroux est élu au Comité central de la Garde nationale puis à la Commune pour le IVe arrondissement. Condamné à la déportation, il prend part en Nouvelle-Calédonie à la répression de l'insurrection kanak de 1878, ce qui lui vaut sa grâce. Rentré en 1880, journaliste, conseiller municipal puis député de la Loire, il meurt à Paris le 24 mai 1885 ; ses obsèques donnent lieu à une manifestation. Un médaillon de Dalou orne sa tombe.
Emplacement : 76e division, escalier, 1re ligne
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Personnage(s) : Charles Amouroux
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (95ème division)/Tombe de Frédéric Cournet
Employé des chemins de fer et blanquiste, Frédéric Cournet commande un bataillon de la Garde nationale après la chute de l'Empire. Élu député en février 1871, il démissionne pour siéger à la Commune, aux commissions de la Sûreté générale et de la Guerre, et s'oppose à l'exécution des otages. Exilé à Londres, il meurt à Paris le 23 mai 1885 ; des heurts avec la police marquent ses obsèques. Son buste de bronze est l'œuvre de Marguerite Syamour.
Emplacement : 95e division, avenue Transversale n°2, 1re ligne
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Personnage(s) : Frédéric Cournet
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (66ème division)/Tombe de Jules Vallès
Le 16 février 1885, le cortège funèbre de Jules Vallès quitte le 77 boulevard Saint‑Michel pour gagner le cimetière du Père‑Lachaise. Des dizaines de milliers de personnes – anciens communards, militants socialistes…

Le 16 février 1885, le cortège funèbre de Jules Vallès quitte le 77 boulevard Saint‑Michel pour gagner le cimetière du Père‑Lachaise. Des dizaines de milliers de personnes – anciens communards, militants socialistes, lecteurs du Cri du Peuple, « lamentables » dont il a raconté la misère – se massent sur le parcours pour accompagner celui qui fut à la fois écrivain, journaliste et insurgé. Les témoignages de l’époque évoquent une marée humaine, des drapeaux rouges et noirs, des cris de « Vive la Commune ! Honneur à Vallès ! », et un dispositif policier débordé par l’ampleur de l’hommage populaire.

Sa tombe se trouve dans la 66ᵉ division du Père‑Lachaise, au nord‑ouest du cimetière. Elle est surmontée d’un buste en bronze de Jean Carlus, où Vallès apparaît tête nue, accompagné d’une plume, rappel de son combat par l’écriture. L’épitaphe résume sa posture : « Ce qu’ils appellent mon talent n’est fait que de ma conviction. » Aujourd’hui encore, la sépulture demeure un lieu de mémoire des traditions révolutionnaires parisiennes, régulièrement fleurie lors des commémorations de la Commune et des mobilisations sociales.

Emplacement : 66e division, avenue des Peupliers, 3e ligne
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Personnage(s) : Jules Vallès
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (95ème division)/Tombe d'André Gill
Caricaturiste vedette de La Lune et de L'Éclipse, André Gill sert dans la Garde nationale pendant le Siège ; sous la Commune, membre de la Fédération des artistes, il est nommé administrateur provisoire du musée du Luxembourg. Frappé de folie, il meurt à l'asile de Charenton le 1er mai 1885. Son buste de bronze veille sur sa tombe, tout près de celle d'Eugène Pottier.
Emplacement : 95e division, avenue transversale n°2, 1re ligne
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Personnage(s) : André Gill
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (52ème division)/Tombe de Jules Miot
Pharmacien, membre de l'Internationale, Jules Miot est élu député en 1848 puis déporté en Algérie après le coup d'État de 1851. Élu de la Commune pour le XIXe arrondissement, membre de la commission de l'Enseignement, c'est lui qui propose, à la fin d'avril 1871, la création d'un Comité de salut public. Condamné à mort par contumace, réfugié en Suisse, il rentre après l'amnistie de 1880 et meurt le 9 mai 1883 à Adamville, près de Saint-Maur.
Emplacement : 52e division, avenue Feuillant, 3e ligne
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Personnage(s) : Jules Miot
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise/Mur des Fédérés
Emplacement : 95e division, avenue Transversale n°3, 1re ligne
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Personnage(s) : Jules Joffrin ·Eugène Pottier
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (67ème division)/Tombe de Louis Blanc
Emplacement : 67e division, chemin Hautoy, 1re ligne
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Personnage(s) : Charles Blanc ·Louis Blanc
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (14ème division)/Tombe de l'amiral Louis Pothuau
Emplacement : 14e division, avenue Casimir Perier, 1re ligne
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Personnage(s) : Louis Pothuau
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (21ème division)/Tombe d'Henri Giffard
Mort du pionnier de l'aérostation Henri Giffard, qui réalisa le premier vol en ballon dirigeable à partir de l'hippodrome de l'Étoile le 24 septembre 1852
Emplacement : 21e division, avenue de la Chapelle, 8e ligne
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Personnage(s) : Henri Giffard
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (71ème division)/Tombe de François Eugène Cléray
Insurgé de 1848 et ami de Blanqui, Eugène Cléray est adjoint au maire du IIIe arrondissement et prend part à la Commune. Conseiller municipal de Paris de 1873 à 1877, puis conseiller général de la Seine, il meurt à Brunoy le 5 juillet 1882. Son buste surmonte sa tombe, dans la 71e division.
Emplacement : 71e division, avenue Cail, 1re ligne
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Personnage(s) : Eugène Cléray
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (91ème division)/Tombe d'Auguste Blanqui
Théoricien socialiste, inspirateur de nombreux communards — Eudes, Ferré, Rigault, Mortier —, Auguste Blanqui a passé plus de quarante ans de sa vie en prison ou en résidence surveillée, d'où son surnom de « l'Enfermé ». Arrêté la veille du 18 mars 1871, il ne connaît la Commune que du fond de sa cellule. Libéré en 1879, il meurt à Paris le 1er janvier 1881 ; 100 000 personnes suivent ses obsèques. Son gisant de bronze est l'œuvre de Jules Dalou.
Emplacement : 91e division, avenue Carette, 1re ligne
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise/Mur des Fédérés
Première manifestation au Mur des Fédérés depuis la Commune de Paris, interdite bien sûr ; elle rassembla entre 25 et 50 000 personnes
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (24ème division)/Tombe d'Honoré Daumier
Lorsque Honoré Daumier s’éteint le 10 février 1879, il meurt presque oublié, loin de la reconnaissance que son œuvre connaîtra par la suite. Peintre, dessinateur et caricaturiste majeur du XIXe siècle, Daumier a consacré…

Lorsque Honoré Daumier s’éteint le 10 février 1879, il meurt presque oublié, loin de la reconnaissance que son œuvre connaîtra par la suite. Peintre, dessinateur et caricaturiste majeur du XIXe siècle, Daumier a consacré sa vie à dénoncer les abus du pouvoir, les injustices sociales et les ridicules de la bourgeoisie, au prix d’une existence souvent marquée par la précarité.

Les dernières années de sa vie sont difficiles. Presque aveugle, affaibli par la maladie et sans ressources, Daumier est contraint de quitter Paris. Grâce au soutien de quelques amis artistes, dont Camille Corot, il s’installe en 1878 à Valmondois, dans le Val-d’Oise. Ce refuge tardif ne suffit cependant pas à enrayer son déclin. Celui qui avait donné un visage mordant aux luttes politiques de la monarchie de Juillet et de la Deuxième République meurt dans une relative indifférence officielle.

Son inhumation au cimetière du Père-Lachaise, à Paris, vient pourtant inscrire son nom dans l’un des hauts lieux de la mémoire républicaine et artistique. Autour de sa tombe reposent d’autres figures de combats politiques, d’insoumission et de création, faisant écho à une œuvre profondément engagée du côté des opprimés et des exclus.

La reconnaissance viendra plus tard. Daumier apparaît aujourd’hui comme l’un des grands chroniqueurs visuels du XIXe siècle, témoin implacable des révolutions, des répressions et des illusions démocratiques.

Emplacement : 24e division, chemin Laplace, 2e ligne
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Personnage(s) : Honoré Daumier
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (18ème division)/Tombe de François-Vincent Raspail
Emplacement : 18e division, carrefour du Grand Rond, 2e ligne
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Personnage(s) : François-Vincent Raspail
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (10ème division)/Tombe de Charles Victor Beslay
Sépulture de Charles Beslay, membre de la Commune, dont le légalisme participa à induire une des principales erreurs de celle-ci, consistant à ne pas toucher au trésor de la Banque de France
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Personnage(s) : Charles Beslay
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (55ème division)/Mausolée d'Adolphe Thiers
Emplacement : 55e division, avenue de la Chapelle, 1re ligne
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Personnage(s) : Adolphe Thiers
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (54ème division)/Tombe d'Edmond Adam
Tombe d'Edmond Adam, républicain conservateur. Devenu adjoint au maire de Paris après la Révolution de Février 1848, il participera les armes à la main à la répression de l'insurrection de Juin
Emplacement : 54e division, avenue des Ailantes, 1re ligne
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Personnage(s) : Edmond Adam
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (8ème division)/Tombe d'Ernest Picard
Emplacement : 8e division, chemin Chénier, 1re ligne
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Personnage(s) : Ernest Picard
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise/Tombe de Mlle Raspail
Lors d'une manifestation réunissant plusieurs milliers de personnes pour réclamer l'amnistie, la Commune est acclamée
Emplacement : 18e division, carrefour du Grand Rond, 2e ligne
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Personnage(s) : Marie-Appoline Raspail
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (4ème division)/Monument des généraux Lecomte et Thomas
Emplacement : 4e division, avenue Principale, 1re ligne
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (85ème division)/Tombe d'Agricol Perdiguier
Emplacement : 85e division, avenue des Etrangers morts pour la France, 2e ligne
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Personnage(s) : Agricol Perdiguier
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (52ème division)/Tombe de Jules Michelet
Dans la 52ᵉ division du cimetière du Père Lachaise repose l’historien Jules Michelet, l’un des grands inventeurs du récit national républicain. Sa dépouille, d’abord inhumée à Hyères après sa mort le 9 février 1874, est…

Dans la 52ᵉ division du cimetière du Père Lachaise repose l’historien Jules Michelet, l’un des grands inventeurs du récit national républicain. Sa dépouille, d’abord inhumée à Hyères après sa mort le 9 février 1874, est transférée à Paris en 1876 lors de funérailles officielles suivies par une foule considérable, signe de l’aura dont il jouit alors dans les milieux républicains et étudiants.​

Son tombeau, élevé par souscription internationale et inauguré en 1882, est un monument spectaculaire en marbre blanc : Michelet y apparaît sous forme de gisant, veillé par Clio, muse de l’Histoire, qui montre la devise gravée au-dessus de lui, « L’histoire est une résurrection ». Inscrit dans le paysage funéraire du Père Lachaise comme un véritable manifeste visuel, ce tombeau rappelle que Michelet a voulu faire parler le peuple et les oubliés de l’histoire autant que les rois et les grands hommes.​

Emplacement : 52e division, avenue Delacroix, 1re ligne
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Personnage(s) : Jules Michelet
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (48ème division)/Tombe de Pierre Lachambeaudie
Emplacement : 48e division, avenue Frédéric Soulié, 2e ligne
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Personnage(s) : Pierre Lachambeaudie
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise/Mur des Fédérés/Lieu de massacre de Communards
Fosse commune creusée pour les 1018 victimes des combats de la Semaine sanglante tués dans le cimetière et aux alentours ; 147 Fédérés sont fusillés sur place, à la mitrailleuse. 152 selon Maxime Du Camp
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Personnage(s) : Fédérés
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (allée centrale, à 50 m de l'entrée)
Point de rassemblement des 147 Communards amenés de Mazas, avant leur exécution au Mur des Fédérés
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Personnage(s) : Fédérés
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (13ème division)/Monument de Casimir-Perier
Emplacement : 13e division
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Personnage(s) : André Alavoine
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (54ème division)/Caveau de la famille de Morny
Emplacement : 54e division, Rond-point des travailleurs municipaux, 1re ligne
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Personnage(s) : André Alavoine
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise/Batterie de canons pendant la Semaine sanglante
Deux batteries d'artillerie de la Commune sont positionnées au Père Lachaise, 8 pièces en avant du mausolée de Morny, 3 autres au pied de la pyramide de Félix de Beaujour
Emplacement : sur le terre-plein face à la tombe de Morny et à la pyramide de la famille Beaujour
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Personnage(s) : Fédérés
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (48ème division)/Lieu de la gravure "Les derniers combats"
On se bat à la baïonnette entre les tombeaux. Sur celui de Charles Nodier, les balles ont laissé leur trace. Le samedi 27 mai 1871, il ne reste à la Commune que Belleville et ses abords. Depuis les hauteurs des…

On se bat à la baïonnette entre les tombeaux. Sur celui de Charles Nodier, les balles ont laissé leur trace.

Le samedi 27 mai 1871, il ne reste à la Commune que Belleville et ses abords. Depuis les hauteurs des Buttes-Chaumont et du cimetière du Père-Lachaise, ses canons tirent leurs dernières munitions. En début d’après-midi, les Versaillais donnent l’assaut aux Buttes-Chaumont ; au même moment, leur corps de réserve s’empare des portes de Montreuil et de Bagnolet et avance dans Charonne. Des dizaines d’insurgés refluent vers le cimetière, dont la grande porte, boulevard de Ménilmontant, a été barricadée ; deux batteries d’artillerie y sont en position.

Vers quatre heures, deux brigades versaillaises franchissent le mur d’enceinte, qu’on n’a pas fortifié. Commence alors un combat étrange, pied à pied, entre les chapelles et les monuments funéraires ; les derniers affrontements se livrent à la baïonnette, à la tombée de la nuit. Le secteur de ce qu’on appellera « l’ultime combat » se trouve dans la 48e division, autour des tombes de Balzac et de Charles Nodier : sur le monument de Nodier, on voit encore des impacts de balles. Le dessinateur Albert Robida a fixé la scène dans une gravure, « Les derniers combats ».

Maîtres du cimetière, les Versaillais alignent les survivants contre le mur d’enceinte, à l’angle sud-est : cent quarante-sept fédérés sont fusillés, le soir même ou au matin du 28 selon les sources, et jetés dans une fosse ouverte à leurs pieds. Dans les heures et les jours qui suivent, des centaines d’autres corps, amenés à pleines charretées, y sont entassés sur trois rangs. Dans les rues voisines, le dernier coup de feu de la Commune est tiré le dimanche 28 mai, vers deux heures de l’après-midi.

Ce pan de mur est devenu le mur des Fédérés. Le 23 mai 1880, deux mois avant l’amnistie, vingt-cinq mille personnes y défilent à l’appel de Jules Guesde, une rose rouge à la boutonnière ; depuis, la « montée au mur » a lieu chaque année à la fin de mai. Le 24 mai 1936, en plein Front populaire, six cent mille manifestants s’y pressent derrière Léon Blum et Maurice Thorez. Paul Lafargue, le gendre de Karl Marx, repose en face depuis 1911.

Le bilan de la Semaine sanglante reste discuté : environ dix mille victimes selon Jacques Rougerie, un chiffre qui « reste énorme pour l’époque » ; au moins quinze mille selon les recherches plus récentes de Michèle Audin.

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Personnage(s) : Albert Robida ·Fédérés
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise
Les versaillais investissent le Père Lachaise par le Nord. Violent combats entre les tombes. Tous les défenseurs pris seront massacrés. Certains resteront cachés plusieurs jours dans des tombes
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Personnage(s) : Fédérés
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise
Inhumation de Jaroslaw Dombrowski, général polonais de la Commune, tué rue Myrha après avoir été accusé injustement de trahison. Sa tombe a été déplacée et non localisée, peut-être transférée au cimetière d'Ivry
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (49ème division)/Tombe de Charles Delescluze
Journaliste, combattant de 1830 et de 1848, déporté sous l'Empire, élu député en février 1871, Charles Delescluze rejoint la Commune comme élu du XIe arrondissement, siège au Comité de salut public et succède à Rossel à la délégation de la Guerre. Le 25 mai 1871, sans arme, l'écharpe rouge de membre de la Commune sur la poitrine, il monte sur la barricade du Château-d'Eau et y tombe sous les balles. Deux jours plus tard, son corps est porté de nuit au cimetière Montmartre et jeté dans une fosse commune ; ses amis l'y retrouvent et le font transférer au Père-Lachaise, dans cette tombe qui évoque une barricade.
Emplacement : 49e division, chemin Casimir Delavigne, 1re ligne
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Personnage(s) : Charles Delescluze
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (66ème division, 1ère ligne)/Tombe de Gustave Flourens
Gustave Flourens est tué le 3 avril 1871 à Chatou, d'un coup de sabre d'un gendarme, au bord d'une route. Il avait trente-deux ans. Sa tombe est au Père-Lachaise, 66e division. Flourens était une anomalie dans le paysage…

Gustave Flourens est tué le 3 avril 1871 à Chatou, d'un coup de sabre d'un gendarme, au bord d'une route. Il avait trente-deux ans. Sa tombe est au Père-Lachaise, 66e division.

Flourens était une anomalie dans le paysage communard. Fils du physiologiste Marie Jean Pierre Flourens, lui-même scientifique de formation — spécialiste des crustacés, professeur au Collège de France à vingt-six ans — il avait tout abandonné pour la révolution. Blanquiste convaincu, il avait participé à des soulèvements en Crète contre l'occupation ottomane, puis aux journées révolutionnaires parisiennes de 1870, avant de rejoindre la Commune en mars 1871 comme commandant de bataillon.

Ce 3 avril, la Commune lance son unique tentative offensive sérieuse contre Versailles — une sortie en trois colonnes censée renverser la situation militaire avant que Thiers n'ait reconstitué ses forces. L'opération est désorganisée, précipitée, sans coordination entre les colonnes. Duval est capturé et fusillé sur place. La colonne de Bergeret se disloque. Flourens, à la tête de ses hommes vers Chatou, est surpris dans une auberge par des gendarmes versaillais et tué sans résistance possible.

La sortie du 3 avril est le début de la fin militaire de la Commune. Elle démontre que les fédérés, excellents défenseurs de barricades urbaines, ne sont pas en mesure de mener une guerre de campagne. Versailles prendra six semaines à préparer l'assaut final. Mais le rapport de force est désormais clair.

Gustave Flourens, Tombe au Père Lachaise Antonio Ca' Zorzi
Gustave Flourens, Tombe au Père Lachaise Antonio Ca' Zorzi

Gustave Flourens, Tombe au Père Lachaise, Antonio Ca' Zorzi

Emplacement : 66e division, chemin d’Ornano, 1re ligne
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Personnage(s) : Gustave Flourens
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (27ème division)/Tombe de la famille Hugo
Emplacement : 27e division, chemin Saint-Louis, 1re ligne
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Personnage(s) : Charles Hugo ·Joseph Hugo
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (72ème division)/Monument aux morts de Buzenval
Ce monument honore les gardes nationaux tués le 19 janvier 1871 à Buzenval, entre Rueil, Garches et Saint-Cloud, lors de la dernière grande sortie de Paris assiégé, conduite par le général Trochu. Attaque tardive et désastreuse, mal préparée, au pied du Mont-Valérien, elle creuse le fossé entre les partisans d'une paix négociée et une Garde nationale acquise à la « résistance à outrance » ; son échec entraîne la manifestation du 22 janvier devant l'Hôtel de Ville.
Emplacement : 72e division, avenue Circulaire, 1re ligne
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Batterie de canons pendant la Semaine sanglante
Emplacement : 49e division
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Personnage(s) : Fédérés
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (92ème division)/Tombe de Victor Noir
Journaliste à La Marseillaise d'Henri Rochefort, Yvan Salmon, dit Victor Noir, est abattu le 10 janvier 1870 par le prince Pierre Bonaparte, cousin de l'empereur, qui sera acquitté. Une foule immense — de 100 000 à 200 000 personnes selon les sources — suit ses funérailles, qui manquent de tourner à l'insurrection et annoncent la chute de l'Empire. Transféré au Père-Lachaise en 1891, il repose sous un gisant de bronze de Jules Dalou, objet d'une curieuse superstition.
Emplacement : 92e division, avenue Transversale n°2, 1re ligne
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Personnage(s) : Victor Noir
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (44ème division)/Tombe d'Allan Kardec
Emplacement : 44e division, avenue des étrangers morts pour la France, 1re ligne
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Personnage(s) : Allan Kardec
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (54ème division)/Tombe de Charles de Morny
Tombe du demi-frère de Napoléon III, un des artisans du coup d'État du 2 décembre 1851. Une des pires crapules du Second empire, profitant de son poste de président d'un "Corps législatif" croupion pour s'enrichir en spéculant impunément
Emplacement : 54e division, Rond-point des travailleurs municipaux, 1re ligne
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Personnage(s) : Charles de Morny
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (28ème division)/Tombe de Prosper Enfantin
Emplacement : 39e division, avenue transversale n°1, 3e ligne
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Personnage(s) : Prosper Enfantin
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (4ème division)/Tombe d'Alfred de Musset
Mort d'Alfred de Musset, ex enfant chéri du romantisme alors totalement oublié ; un saule pleureur est planté sur sa tombe
Emplacement : 4e division, avenue Principale, 1re ligne
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Personnage(s) : Alfred de Musset
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (49ème division)/Tombe de Gérard de Nerval
Le 28 janvier 1855, Gérard de Nerval, poète et figure du romantisme français, est inhumé au cimetière du Père-Lachaise, 28bis boulevard de Ménilmontant, Paris. Deux jours plus tôt, il avait été retrouvé pendu aux…

Le 28 janvier 1855, Gérard de Nerval, poète et figure du romantisme français, est inhumé au cimetière du Père-Lachaise, 28bis boulevard de Ménilmontant, Paris. Deux jours plus tôt, il avait été retrouvé pendu aux barreaux d’une grille de la rue de la Vieille-Lanterne, une ruelle sombre aujourd’hui disparue, non loin de la place du Châtelet. Ce suicide, survenu à l’âge de 46 ans, choque le monde littéraire et suscite des débats : certains amis évoquent la possibilité d’un meurtre, mais la thèse du suicide s’impose rapidement.

La cérémonie funèbre se tient le 30 janvier à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Malgré la règle ecclésiastique qui interdit les obsèques religieuses aux suicidés, l’état mental de Nerval permet d’obtenir une dérogation. De nombreux artistes et écrivains assistent à la cérémonie, parmi lesquels Alexandre Dumas, Théophile Gautier et Arsène Houssaye. Ce dernier, avec Gautier, finance la concession funéraire au Père-Lachaise.

La tombe de Gérard de Nerval se trouve dans la 49e division du cimetière. Elle est marquée par une colonne de marbre blanc surmontée d’une urne voilée, symbole de la fragilité de la vie et de la mémoire. Initialement, la concession n’est pas perpétuelle : en 1867, les restes du poète sont transférés dans un petit cercueil, puis, en 1874, la tombe accueille également les cendres de Charles Coligny, un homme de lettres ami de Houssaye. En 1890, la tombe actuelle est inaugurée, portant l’inscription « À Gérard de Nerval, son ami Arsène Houssaye ».

Tombe de Gérard de Nerval, Père-Lachaise (49e Division), Archives Paris révolutionnaire
Tombe de Gérard de Nerval, Père-Lachaise (49e Division), Archives Paris révolutionnaire

Emplacement : 49e division, chemin Casimir Delavigne, 1re ligne
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Personnage(s) : Gérard de Nerval
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise/Tombe de Félicité Robert de Lamennais (fosse commune disparue)
Emplacement : lieu disparu
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Personnage(s) : Félicité Lamennais
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise/Tombe de Mme Raspail
Les obsèques de Mme Raspail se transforment en manifestation contre l'emprisonnement de son mari ; 20 000 personnes y participent
Emplacement : 18e division, carrefour du Grand Rond, 2e ligne
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (28ème division)/Tombe d'Olinde Rodrigues
Emplacement : 28e division, chemin Saint-Louis, 5e ligne
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Personnage(s) : Olinde Rodrigues
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (11ème division)/Tombe de Joseph Lakanal
Emplacement : 11e division, chemin Denon, 1re ligne
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Personnage(s) : Joseph Lakanal
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (30ème division)/Tombe d'Emmanuel-Joseph Sieyès
Emplacement : 30e division, avenue des Acacias, 1re ligne
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Personnage(s) : Emmanuel-Joseph Sieyès
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (29ème division)/Tombe d'Antoine Merlin de Thionville
Emplacement : 29e division, chemin Masséna, 1re ligne
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (89ème division)/Tombe de Jean-Antoine Chaptal
Emplacement : 89e division, avenue Carette, 1re ligne
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Personnage(s) : Jean-Antoine Chaptal
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (39ème division)/Tombe d'Edmond Talabot
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Personnage(s) : Edmond Talabot
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (11ème division, 1ère ligne)/Tombe de Simon Chenard
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Personnage(s) : Simon Chenard
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (16ème division)/Tombe de Sophie Germain
Le registre de décès du 27 juin 1831, au 13 rue de Savoie, porte la mention : « rentière ». Au 13 rue de Savoie, à quelques pas du quai de Conti où siège l'Académie des sciences, Sophie Germain a cinquante-cinq ans, un…

Le registre de décès du 27 juin 1831, au 13 rue de Savoie, porte la mention : « rentière ».

Au 13 rue de Savoie, à quelques pas du quai de Conti où siège l'Académie des sciences, Sophie Germain a cinquante-cinq ans, un cancer du sein diagnostiqué deux ans plus tôt, et un mémoire sur la courbure des surfaces à finir. De Göttingen, Gauss lui écrit pour proposer que l'université lui décerne un doctorat honoris causa — ce serait le premier accordé à une femme dans le monde.

Elle n'a pas le temps d'en recevoir la réponse.

Sophie Germain n'est membre d'aucune institution. L'École polytechnique lui était fermée. Elle avait appris l'analyse seule, s'était fait envoyer les cours sous le pseudonyme « Antoine-Auguste LeBlanc », et correspondait ainsi depuis 1804 avec Gauss, qui la croyait un homme. Quand il découvrit en 1806 que son correspondant était une femme, il lui écrivit qu'elle avait surmonté « les obstacles les plus redoutables que les préjugés opposent aux femmes ». Éloge sincère. L'Académie, elle, n'avait rien dit.

En janvier 1816, elle avait pourtant remporté le Grand Prix extraordinaire de l'Académie des sciences pour sa théorie des vibrations des surfaces élastiques — au terme de trois tentatives en cinq ans, première femme à obtenir ce prix. Elle n'avait pas été conviée à la cérémonie. Le règlement n'admettait les femmes aux séances que comme épouses de membres. Après le Grand Prix, on lui permit d'assister en spectatrice — sans voix, sans titre.

Ses travaux sur le dernier théorème de Fermat produisirent ce qu'on appellerait le « théorème de Sophie Germain » : démonstration du premier cas de Fermat pour tout nombre premier p tel que 2p+1 soit aussi premier. Legendre et Fourier la comptaient parmi les mathématiciens les plus importants de leur temps.

Sophie Germain meurt le 27 juin 1831. Sur le registre d'état civil du 6e arrondissement, sa profession : « rentière ». Pas mathématicienne.

Elle est inhumée au Père-Lachaise, Division 16, le long du chemin de La Bédoyère.

En 1889, Gustave Eiffel fait graver sur sa tour les noms de 72 savants français. Il y a des mathématiciens, des physiciens, des ingénieurs. Il n'y a pas de femmes.

Emplacement : 16e division, chemin de La Bédoyère, 3e ligne
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Personnage(s) : Sophie Germain
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (29ème division)/Tombe de Benjamin Constant de Rebecque
Emplacement : 29e division, chemin du Dragon, 1re ligne
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Personnage(s) : Benjamin Constant ·Ulysse Trélat
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (28ème division)/Tombe de Paul Barras
Emplacement : 28e division, chemin du Dragon, 7e ligne
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Personnage(s) : Paul Barras
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (39ème division, 4F)/Tombe d'Helen Maria Williams
Tombe de la britannique Helen Maria Williams, dont Bertrand Barère de Vieuzac fréquentait le salon en même temps que certains Girondins qu'il tentait de convaincre de voter la mort de Louis XVI, suivant ainsi la volonté de William Pitt
Emplacement : 39e division, avenue Transversale n°1, 5e ligne
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (28ème division)/Tombe de Jacques-Antoine Manuel
Emplacement : 28e division, chemin du Dragon, 5e ligne
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (28ème division)/Tombe de Pierre-Jean de Béranger
Emplacement : 28e division, chemin du Dragon, 5e ligne
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Personnage(s) : Jacques-Antoine Manuel ·Béranger
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (18ème division)/Tombe de Philippe Pinel
Emplacement : 18e division, carrefour du Grand Rond, 2e ligne
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Personnage(s) : Philippe Pinel
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (12ème division)/Tombe de François-Joseph Talma
Emplacement : 12e division, chemin Talma, 1re ligne
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Personnage(s) : François-Joseph Talma
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (28ème division)/Tombe du général Foy
Emplacement : 28e division, chemin Saint-Louis, 1re ligne
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Personnage(s) : Maximilien Sébastien Foy
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (14ème division)/Tombe de Félix Bigot de Préameneu
Emplacement : 14e division, avenue Casimir Perier, 2e ligne
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Personnage(s) : Félix Bigot de Préameneu
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (28ème division)/Tombe de Claude-Henri de Rouvroy de Saint-Simon
Emplacement : 28e division, chemin Camille Jordan, 1re ligne
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (10ème division, 1ère ligne)/Tombe de Sophie de Condorcet
Emplacement : 10e division, chemin Denon, 1re ligne
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Personnage(s) : Sophie de Condorcet
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (28ème division)/Tombe de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais
Emplacement : 28e division, chemin Masséna, 1re ligne
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Personnage(s) : Beaumarchais
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (10ème division)/Tombe de Jean-Lambert Tallien
Emplacement : 10e division, chemin du Père Eternel, 10e ligne
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Personnage(s) : Jean-Lambert Tallien
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (13ème division)/Tombe de l'étudiant Lallemand
Emplacement : 13e division, chemin Méhul, 1re ligne
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Personnage(s) : Nicolas Lallemand ·Louis XVIII
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (11ème division, 1ère ligne)/Tombe de Marie-Gabrielle Capet
Emplacement : 11e division, chemin Méhul, 1re ligne
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Personnage(s) : Marie-Gabrielle Capet
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (39ème division)/Tombe de John Hurford Stone
Mort de John Hurford Stone, agent du 1er ministre anglais William Pitt pendant la Révolution, ayant des rapports avec Bertrand Barère de Vieuzac
Emplacement : 39e division, avenue Transversale n°1, 3e ligne
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (7ème division)/Tombe d'Héloïse et Abélard
Héloïse et Abélard sont transférés dans un but "publicitaire" pour le cimetière ; l'abbesse du Paraclet avait fait séparer les ossements des amants en 1630
Emplacement : 7e division, chemin Héloïse et Abélard, 1re ligne
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière de l'Est/Cimetière du Père Lachaise
Emplacement : 7e division, chemin Héloïse et Abélard, 1re ligne
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (20ème division)/Tombe de Mlle Raucourt
Tombe de Mlle Raucourt dont les obsèques donnèrent lieu à une émeute à St Roch. Pendant la Révolution, elle avait servi d'agent de liaison espion avec les anglais James Harris, baron Malmesbury, et Robert Stephen Fitzgerald
Emplacement : 20e division, chemin du Bassin, 2e ligne
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Personnage(s) : Marie Saucerotte
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise
Cimetière transformé en camp retranché par les élèves de l'École polytechnique et ceux de l'École d'Alfort ; il faudra deux divisions russes pour le prendre
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (7ème division)/Tombe de Joseph Ignace Guillotin
Tombe disparue du promoteur, devant l'Assemblée, de l'instrument d'exécution capitale qui eut à son corps défendant l'usage que l'on sait ; démarche qui lui valut, à son grand désespoir, de lui laisser son nom
Emplacement : tombe disparue
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Personnage(s) : Joseph Ignace Guillotin
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (8ème division)/Tombe de Marie-Joseph Chénier
Emplacement : 8e division, chemin Chénier, 1re ligne
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Personnage(s) : Marie-Joseph Chénier
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (29ème division, 2ème ligne T 30)/Tombe de Claude et Ignace Chappe
Emplacement : 29e division, chemin des chèvres, 2e ligne
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Personnage(s) : Claude Chappe ·Ignace Chappe
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Domaine de Mont Louis (propriété des jésuites)/Cimetière de l'Est/Cimetière du Père Lachaise
Le domaine des jésuites devient le Grand cimetière de l'Est, futur Père Lachaise
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Domaine de Mont Louis (nom donné en l'honneur de Louis XIV)
Louis XIV et Mazarin observent la bataille dans laquelle Turenne bat Condé, l'obligeant à se replier sur le Fbg St Antoine
Emplacement : emplacement du cimetière du Père Lachaise
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (allée vers le haut du cimetière)
Emplacement : 48e division, chemin Casimir Delavigne, 1re ligne
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (66ème division, 1ère ligne)/Tombe de Gustave Flourens
Premiers hommages aux morts de la Commune dans les années 70 ; seule tombe de Communard répertoriée à l'époque
Emplacement : 66e division, chemin d’Ornano, 1re ligne
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Personnage(s) : Gustave Flourens
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (27ème division)/Tombe de la famille Tissandier
Tombe des frères Albert et Gaston Tissandier, pionniers de l'aérostation. Gaston quitta Paris en ballon en 1870 pour porter du courrier hors de Paris assiégé
Emplacement : 27e division, chemin Saint-Louis, 1re ligne
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28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Cimetière du Père Lachaise (près de l'avenue Gambetta)
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Personnage(s) : Albert Theisz
28 bis boulevard de Ménilmontant — 20e arr.
Aujourd'hui

Le cimetière du Père-Lachaise est toujours en activité et accueille chaque année des centaines de milliers de visiteurs du monde entier. On peut y flâner librement entre les tombes de Jim Morrison, Édith Piaf, Oscar Wilde ou Frédéric Chopin, et recueillir devant le Mur des Fédérés, mémorial vivant des insurgés de la Commune fusillés en mai 1871.

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