Chef de l’opposition dynastique sous Louis-Philippe, Odilon Barrot est en 1847 l’un des organisateurs de la campagne des banquets pour la réforme électorale, qui contribue à provoquer la révolution de 1848 : il devient ainsi, malgré lui, l’un des artisans de la chute de la royauté. Appelé trop tard à former un ministère le 24 février, il refuse d’entrer au gouvernement provisoire. Président du Conseil de Louis-Napoléon Bonaparte de décembre 1848 à octobre 1849, il fait voter l’interdiction des clubs et défend l’expédition de Rome. Brièvement emprisonné à Mazas lors du coup d’État du 2 décembre 1851, il meurt à Bougival le 6 août 1873, à 82 ans. Il repose dans la 36e division, chemin Abadie, dans la chapelle familiale où l’ont précédé sa femme et leur fille unique, morte à 17 ans.