29 mars 1888
Fils d’une famille juive originaire de Metz, Charles-Valentin Morhange, dit Alkan, entre au Conservatoire à six ans ; à dix-sept, ce virtuose rivalise avec Liszt, et Hans von Bülow le surnomme « le Berlioz du piano ». Misanthrope, il quitte tôt la scène pour composer des œuvres d’une extrême difficulté. Écarté du Conservatoire au profit de Marmontel, il vit à partir de 1848 de plus en plus seul. Il meurt à Paris, dans le 8e arrondissement, le 29 mars 1888, à 74 ans, écrasé par sa bibliothèque ; rien ne prouve, malgré la légende, qu’il cherchait à y saisir le Talmud. Il repose au carré israélite, dans la 3e division, avec sa sœur Céleste.