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Au 20 avenue Rachel, creusée dans le flanc de la butte, s'étend l'un des grands nécropoles parisiennes : le cimetière Montmartre, dit autrefois « cimetière du Nord ». Avant d'être un lieu de mémoire, c'est un lieu d'extraction : des carrières de gypse y ont été ouvertes dès le Moyen Âge pour fournir le plâtre qui bâtit Paris. À la Révolution, ces cavités souterraines servirent de fosses communes pour les suppliciés et les indigents de la Barrière Blanche — première vocation funèbre, anonyme et brutale.

Ouvert comme cimetière municipal au début du XIX e siècle, il devient rapidement le panthéon de la rive droite. On y croise, en quelques pas, le bourreau Charles-Henri Sanson — premier utilisateur de la guillotine, enterré ici en 1806 —, le peintre Fragonard, le physicien André-Marie Ampère, le philosophe Charles Fourier, le romancier Stendhal (dont l'épitaphe en italien témoigne de l'excentricité jusqu'au bout), Hector Berlioz, Heinrich Heine, Jacques Offenbach. La liste tourne à l'inventaire du génie français et européen du siècle.

La Commune de Paris y laisse ses traces les plus sombres : en mai 1871, lors de la Semaine sanglante, Louise Michel et les fédérés s'y battent division par division contre les Versaillais. Plus de 1 200 corps de combattants communards sont ensuite inhumés dans un charnier collectif. Un épisode moins héroïque s'y était joué en 1868 : sur la tombe du député Alphonse Baudin, Léon Gambetta prend la parole lors d'une cérémonie organisée par Charles Delescluze — les organisateurs sont aussitôt arrêtés, mais le procès qui s'ensuit dynamite le Second Empire.

Noms successifs du lieu

  • XVe — XVIIIe siècle Carrières de gypse de la Barrière Blanche, exploitées pour la production de plâtre
  • 1789 — fin XVIIIe siècle Fosses communes révolutionnaires dans les anciennes carrières souterraines
  • Début XIXe siècle Cimetière du Nord (ouverture officielle comme cimetière municipal)
  • XIXe siècle Cimetière Montmartre — dénomination courante, avenue du Cimetière du Nord puis avenue du Cimetière Montmartre
  • Depuis 1850 environ Cimetière Montmartre, 20 avenue Rachel (la voie rebaptisée en l'honneur de la tragédienne Rachel)

Événements à cette adresse

254 événements · 1789 — 2026
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Mort entre et
Tri :
Cimetière de Montmartre
Fille du peintre Sam Ringer, déporté dans neuf camps de concentration nazis, Catherine Ringer chante dès 1975 dans le théâtre musical, de Fragments pour Guevara à Brecht, puis forme en 1979 avec Fred Chichin le duo des Rita Mitsouko, que Marcia Baïla révèle au grand public en 1985. Le 8 mars 2024, pour l’inscription de l’IVG dans la Constitution, elle chante une Marseillaise réécrite : « Aux armes citoyens, citoyennes ». Elle meurt d’un cancer foudroyant aux Lilas le 15 septembre 2026, à 68 ans. Inhumée dans l’intimité le 19 septembre, elle repose dans la 12e division, auprès de Fred Chichin.
Emplacement : 12e division (tombe de Fred Chichin, à gauche immédiate du général Travot selon Landru)
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Personnage(s) : Catherine Ringer
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Fils de l’acteur Bernard Blier, Bertrand Blier signe en 1974 Les Valseuses, comédie à l’humour cru qui révèle Gérard Depardieu, Patrick Dewaere et Miou-Miou. Marginaux, prostitués, voyous, flics et travestis peuplent ses films, de Buffet froid à Tenue de soirée. L’actrice Anouk Grinberg, sa compagne des années 1990, l’accusera après sa mort d’emprise et de l’avoir forcée à prendre des neuroleptiques pour lui faire accepter le rôle de Mon homme. Il meurt à Paris le 20 janvier 2025, à 85 ans. Il repose dans la 25e division, sous une dalle de granit gravée de son nom et d’une réplique des Valseuses : « On n’est pas bien là ? »
Emplacement : 25e division
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Personnage(s) : Bertrand Blier
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Mathématicien, professeur à Nanterre, et poète pour qui le sonnet devient dès 1961 un terrain d’expérience, Jacques Roubaud est coopté à l’Oulipo par Raymond Queneau en 1966. Paris traverse son œuvre, de La forme d’une ville change plus vite, hélas, que le cœur des humains (1999) à l’Ode à la ligne 29 des autobus parisiens (2012). Fils de résistants de l’Aude, petit-fils d’une Juste parmi les nations, il perd en 1983 sa femme, la photographe Alix Cléo Roubaud, dont il évoque la disparition dans Quelque chose noir. Il meurt à Paris le 5 décembre 2024, jour de ses 92 ans, et repose dans la 25e division.
Emplacement : 25e division
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Personnage(s) : Jacques Roubaud
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Professeure de lettres, Hélène Cuenat entre en 1957 dans le réseau Jeanson, qui soutient le FLN algérien, et y gère l'argent collecté auprès des travailleurs algériens de France. Condamnée en octobre 1960 à dix ans de prison, elle s'évade de la Petite Roquette le 25 février 1961 avec cinq camarades, par une corde de bas et de chiffons, puis vit dix ans dans l'Algérie indépendante. Elle meurt à Noisy-le-Grand le 18 mai 2022, à 91 ans, et elle repose au cimetière de Montmartre.
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Personnage(s) : Hélène Cuenat
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Titulaire d’un CAP de stuqueur, André Wilms débute comme cintrier à Toulouse ; militant maoïste à la Gauche prolétarienne, il joue en 1975 dans le Faust/Salpêtrière de Klaus Michael Grüber. Il joue Brecht, Beckett et La Mort de Danton de Büchner, soutient tôt Heiner Müller et devient l’acteur fétiche d’Aki Kaurismäki ; le grand public retient de l’ancien maoïste le bourgeois coincé Jean Le Quesnoy de La vie est un long fleuve tranquille (1988). Il meurt le 9 février 2022 dans le 13e arrondissement, à 74 ans. Inhumé dans l’intimité le 26 février, il repose dans la 15e division, à quelques mètres de Jean-Claude Brialy.
Emplacement : 15e division
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Personnage(s) : André Wilms
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Fils d’agriculteurs vénitiens ruinés par la Grande Guerre, Pierre Cardin entre à quatorze ans chez un tailleur de Saint-Étienne, puis devient à Paris le premier tailleur de la maison Dior, en 1946. Il lance à la fin des années 1950 un prêt-à-porter qui fait grand bruit, puis la mode futuriste des années 1960 ; il taille les vestes sans col des Beatles. Sa marque, prêtée selon lui sous plus de 700 licences, des poêles à frire aux sacs en plastique, lui vaut une fortune estimée à plus de 600 millions d’euros. Il meurt à Neuilly-sur-Seine le 29 décembre 2020, à 98 ans, et repose dans la 5e division, aux côtés de son ami et associé André Oliver.
Emplacement : 5e division
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Personnage(s) : Pierre Cardin
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Né à Paris, Michael Lonsdale grandit à Jersey, à Londres puis au Maroc, où son père, négociant, est un temps prisonnier des autorités de Vichy. Révélé au cinéma par Truffaut (Baisers volés), il joue pour Marguerite Duras (India Song) comme dans un James Bond, Moonraker, où il tient le rôle du méchant ; le frère Luc de Des hommes et des dieux, sur les moines de Tibhirine, lui vaut son seul César. Catholique engagé, il meurt dans son sommeil, chez lui, place Vauban, le 21 septembre 2020, à 89 ans. Après des obsèques à Saint-Roch, il est inhumé dans la plus stricte intimité dans la 4e division.
Emplacement : 4e division
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Personnage(s) : Michael Lonsdale
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Seule femme dans l’équipe de Pilote, Claire Bretécher cofonde en 1972 L’Écho des savanes avec Gotlib et Mandryka ; de 1973 à 1981, ses Frustrés, parus dans Le Nouvel Observateur, moquent la bourgeoisie intellectuelle urbaine. « Violemment féministe » dans les années 1960 mais rebutée par le militantisme, elle illustre en 1976 une affiche du Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception et défend la cause des femmes dans toute son œuvre, jusqu’à Agrippine. Atteinte de la maladie d’Alzheimer, elle meurt à Paris le 11 février 2020, à 79 ans. Elle repose dans la 20e division avec son mari, le juriste Guy Carcassonne.
Emplacement : 20e division
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Personnage(s) : Claire Bretécher
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Né à Nice, Hervé Forneri, dit Dick Rivers, chanteur des Chats sauvages, est l'un des pionniers du rock français au début des années 1960. Il meurt d'un cancer à l'hôpital américain de Neuilly-sur-Seine en 2019, le jour de ses 74 ans. Il est inhumé le 2 mai dans la 11e division du cimetière de Montmartre, après une cérémonie à Saint-Pierre de Montmartre devant plus de quatre cents admirateurs ; sa stèle, ajourée d'une guitare bleue, domine une dalle dessinée comme une route américaine.
Emplacement : 11e division
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Personnage(s) : Dick Rivers
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Symbole d’une jeunesse « gentiment irrévérencieuse », France Gall gagne l’Eurovision à dix-sept ans avec Poupée de cire, poupée de son de Gainsbourg, puis devient l’interprète de Michel Berger, son mari, de Starmania à Résiste. Elle s’engage contre la famine au Mali et, en 2002, raconte avoir jeté « les bulletins Le Pen sur le trottoir ». Elle meurt à Neuilly-sur-Seine le 7 janvier 2018, à 70 ans. Dans la 29e division, elle rejoint Berger, transféré en 1999 dans la tombe de leur fille Pauline, qu’elle a fait transformer en 2012 en maison de verre : quand le soleil y entre, la lumière forme des arcs-en-ciel.
Emplacement : 29e division
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Personnage(s) : France Gall
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Actrice de plus de cent trente films, d’Ascenseur pour l’échafaud à La Vieille qui marchait dans la mer, Jeanne Moreau trouve en 1962 avec Jules et Jim de Truffaut un tournant de sa carrière et y chante Le Tourbillon. Réalisatrice de Lumière (1976), elle est en 2000 la première femme élue à l’Académie des beaux-arts. Le 5 avril 1971, elle signe le manifeste des 343, « Je me suis fait avorter », au risque de poursuites pénales. Retrouvée morte chez elle, rue du Faubourg-Saint-Honoré, le 31 juillet 2017, à 89 ans, elle repose dans la 21e division, non loin de Truffaut ; son fils Jérôme l’y a rejointe en 2019.
Emplacement : 21e division
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Personnage(s) : Jeanne Moreau
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Né à Brooklyn, Louis Stettner se lie avec des photographes engagés socialement, comme Weegee et Berenice Abbott, puis entre à l’école de la Photo League. Venu à Paris choisir des œuvres pour une exposition de photographie française, il s’installe en région parisienne en 1947, se lie avec Brassaï et Boubat et saisit rues désertes et pavés humides. Il meurt à Paris le 13 octobre 2016, à 93 ans. Ses cendres reposent au cimetière de Montmartre.
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Personnage(s) : Louis Stettner
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Critique aux Cahiers du cinéma, dont il devient rédacteur en chef en 1963, Jacques Rivette est le premier cinéaste de la Nouvelle Vague à se lancer dans un long métrage, Paris nous appartient, qui ne sort qu’en 1961. En 1966, le ministre Yvon Bourges interdit sa Religieuse de Diderot malgré deux avis favorables de la commission de censure : des associations de religieuses l’avaient réclamé, jusqu’à Maurice Papon. En février 1968, il est secrétaire du Comité de défense de la Cinémathèque ; l’« affaire Langlois » prélude à Mai 68. Il meurt à Paris le 29 janvier 2016, à 87 ans, et repose dans la 21e division, tout près de Truffaut.
Emplacement : 21e division
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Personnage(s) : Jacques Rivette
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Né au Maroc, pensionnaire de la Comédie-Française, Michel Galabru tourne près de deux cents films, de la série des Gendarmes, aux côtés de Louis de Funès, au Juge et l'Assassin, qui lui vaut le César en 1977 ; il dirige aussi un théâtre à Montmartre. Il meurt à Paris, dans le 18e arrondissement, le 4 janvier 2016, à 93 ans. Incinéré dans l'intimité, il repose dans la 32e division du cimetière de Montmartre, aux côtés de son épouse ; leur amie Jacqueline Jehanneuf les y rejoint en 2018.
Emplacement : 32e division
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Personnage(s) : Michel Galabru
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Lié au mouvement des New Topographics, le Californien Lewis Baltz photographie bureaux, usines, parkings et maisons préfabriquées, en quête de beauté dans la désolation ; ses images disent le contrôle et le pouvoir exercés par et sur l’homme. Arrivé en Europe à la fin des années 1980, collaborateur de L’Architecture d’aujourd’hui, il vit à Paris, où il meurt chez lui le 22 novembre 2014, à 69 ans. Il repose dans la 22e division.
Emplacement : 22e division
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Personnage(s) : Lewis Baltz
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Résistant sous le nom de Philippe Dechartre, qu'il garde ensuite, Jean Duprat-Geneau rencontre en 1943 François Mitterrand dans la résistance des prisonniers de guerre. Gaulliste de gauche, secrétaire d'État au Travail de 1969 à 1972, il appelle en 1981 à voter pour Mitterrand. Il meurt à l'hôpital Georges-Pompidou, à Paris, le 7 avril 2014, à 95 ans, en restant fidèle jusqu'au bout au général de la France libre. Il repose dans la 25e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 25e division
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Personnage(s) : Jean Duprat-Geneau
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Énarque, conseiller de Lionel Jospin puis de Dominique Strauss-Kahn, Olivier Ferrand fonde en 2008 Terra Nova, laboratoire d’idées progressiste de gauche. En 2011, une note qu’il cosigne y mise sur une « nouvelle coalition » électorale, « plus jeune, plus diverse, plus féminisée », et juge voué à l’échec un « discours politique de gauche ouvriériste ». Élu député des Bouches-du-Rhône en juin 2012, il meurt dix jours plus tard, le 30 juin, à Velaux, après un jogging par une chaleur extrême, à 42 ans. Après des obsèques à Saint-Sulpice, en présence de plusieurs ministres, il est inhumé le 3 juillet sous une dalle en bordure de la 24e division.
Emplacement : 24e division, en bordure de division
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Personnage(s) : Olivier Ferrand
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Georges Mathieu défend dès 1947 l’« abstraction lyrique » et peint souvent en public, dans la rapidité du geste : en 1956, au théâtre Sarah-Bernhardt, devant près de 2 000 spectateurs, il couvre une toile de 4 mètres sur 12 avec au moins 800 tubes. Ses tableaux portent des titres d’histoire de France, de La Bataille de Bouvines aux Capétiens partout. Le grand public connaît surtout sa pièce de dix francs de 1974, le logo d’Antenne 2 et ses timbres. Il meurt à Boulogne-Billancourt le 10 juin 2012, à 91 ans. On l’attendait au cimetière de Passy, auprès de sa première épouse ; il repose dans la 13e division, sous une simple dalle.
Emplacement : 13e division, en bordure de division
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Personnage(s) : Georges Mathieu
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Polytechnicien, Serge Asher entre en 1942 à Libération-Sud sous le nom de Ravanel ; chef des groupes francs, qui libèrent Raymond Aubrac à Lyon en octobre 1943, il dirige en 1944 les FFI de la région de Toulouse et conduit la libération de la ville, à 24 ans. Compagnon de la Libération, il meurt à l'hôpital du Val-de-Grâce le 27 avril 2009, à 88 ans ; les honneurs militaires lui sont rendus aux Invalides le 5 mai. Il repose dans la 17e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 17e division
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Personnage(s) : Serge Ravanel
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Né en Algérie, révélé par la Nouvelle Vague, du Beau Serge au Genou de Claire, Jean-Claude Brialy tourne près de deux cents films et dirige des théâtres parisiens ; ses amis l'appelaient « la Mère Lachaise », tant il suivait d'enterrements d'artistes. Il meurt chez lui, à Monthyon, le 30 mai 2007, à 74 ans, d'un cancer qu'il avait caché à tous. Il repose dans la 15e division du cimetière de Montmartre, dans une tombe choisie tout près de celle de la Dame aux camélias, pour profiter de ses visiteurs.
Emplacement : 15e division
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Personnage(s) : Jean-Claude Brialy
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Né à Tananarive, fils d'un officier tué près de Verdun en août 1914, témoin de la guerre d'Espagne, cavalier pris dans la débâcle de 1940 puis évadé, Claude Simon fait de la guerre et de la mémoire la matière de ses romans, de La Route des Flandres aux Géorgiques ; figure du Nouveau Roman, il reçoit le prix Nobel de littérature en 1985. Il meurt à Paris, dans le 5e arrondissement, le 6 juillet 2005, à 91 ans, et il repose dans la 25e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 25e division
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Personnage(s) : Claude Simon
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Sœur cadette du bluesman Taj Mahal, Carole Fredericks quitte la Californie pour la France en 1979, sur un coup de tête, et devient l’une des choristes très en vogue des années 1980, de Gainsbourg à Mylène Farmer. En 1990, elle forme avec Jean-Jacques Goldman et Michael Jones le trio Fredericks Goldman Jones, puis publie en solo Springfield (1996), album de blues et de gospel. Le 7 juin 2001, deux jours après ses 49 ans, une crise cardiaque l’emporte à Dakar, alors qu’elle descend de scène. Elle repose dans la 23e division ; depuis 2008, une rue de Montreuil porte son nom.
Emplacement : 23e division
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Personnage(s) : Carole Fredericks
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Formé dans les cabarets de la Rive gauche et à l'école du Vieux-Colombier, Jacques Fabbri fonde en 1953 sa propre troupe, met en scène Le Songe d'une nuit d'été à la Comédie-Française et devient populaire à la télévision avec Schulmeister, espion de l'empereur. Grand amateur de jazz, il meurt à Tourgéville, dans le Calvados, le 24 décembre 1997, à 72 ans. Il repose dans la 24e division du cimetière de Montmartre, sous une tombe ornée d'un brigadier, le bâton des trois coups.
Emplacement : 24e division
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Personnage(s) : Jacques Fabbri
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Fils d'un dentiste basque mort quand il avait cinq ans, Francisco López, dit Francis Lopez, exerce d'abord lui-même comme dentiste avant de devenir le roi de l'opérette d'après-guerre : La Belle de Cadix, Andalousie ou Le Chanteur de Mexico, écrites pour Luis Mariano, connaissent un succès immense pendant une quinzaine d'années. Il meurt à Paris en 1995, à 78 ans, et il repose avec sa femme, Anja, dans la 31e division du cimetière de Montmartre, avenue de la Croix.
Emplacement : 31e division
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Personnage(s) : Francis Lopez
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Venue du théâtre et du cirque, Monique Morelli débute en 1949 au cabaret de La Rose rouge, puis chante dans les cabarets de la Butte. À partir de 1958, avec son mari, le compositeur Lino Léonardi, elle met en musique les poètes et fait de son répertoire, d'abord réaliste, une anthologie de la chanson poétique. Elle meurt à Montmartre le 27 avril 1993, à 69 ans, et elle repose dans la 9e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 9e division
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Personnage(s) : Monique Morelli
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Fils du médecin Jean Hamburger, Michel Berger compose pour Françoise Hardy, Véronique Sanson, Johnny Hallyday et surtout France Gall, sa femme ; il écrit avec Luc Plamondon l’opéra-rock Starmania (1978). Dans les années 1980, il s’engage avec France Gall et Daniel Balavoine pour Action Écoles, avec Renaud pour l’Éthiopie, avec Coluche pour les Restos du cœur. Il meurt d’une crise cardiaque après une partie de tennis, à Ramatuelle, le 2 août 1992, à 44 ans. Inhumé dans la 29e division, il est transféré en 1999 dans la tombe voisine de leur fille Pauline ; France Gall la fait couvrir en 2012 d’une maison de verre et l’y rejoint en 2018.
Emplacement : 29e division, en bordure de division
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Personnage(s) : Michel Berger
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Néphrologue, Jean Hamburger décide avec son équipe la première greffe de rein en France, en décembre 1952, sur un charpentier de seize ans, Marius Renard ; il crée la réanimation médicale et réalise en 1955 le premier rein artificiel français. Membre du réseau de résistance du musée de l’Homme, élu à l’Académie française en 1985, il meurt à Paris le 1er février 1992, à 82 ans. Il repose dans la 29e division avec sa seconde épouse, Catherine Deschamps, près de sa première femme, Annette Haas, et de leur fils Bernard ; son fils Michel Berger, mort six mois après lui, partage d’abord sa tombe, puis repose tout près, en bordure de la division.
Emplacement : 29e division, en bordure de division
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Personnage(s) : Jean Hamburger
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Fils d'un imprimeur en taille-douce de la rue des Marais, formé dans l'atelier de son père puis à la Grande Chaumière et aux Beaux-Arts, Georges Dayez est peintre, graveur et lithographe de la Nouvelle École de Paris ; ses toiles figuratives sont régulièrement exposées avec celles des peintres non figuratifs. Il meurt à Paris le 10 février 1991, à 83 ans, et il repose dans la 22e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 22e division
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Personnage(s) : Georges Dayez
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Philippe Soupault
Poète et romancier, Philippe Soupault écrit avec André Breton Les Champs magnétiques, premier texte d'écriture automatique, et fonde avec lui et Aragon la revue Littérature, avant d'être exclu du groupe surréaliste en 1926 ; il devient ensuite journaliste et homme de radio. Il meurt à Paris le 12 mars 1990, à 92 ans, le dernier des fondateurs du surréalisme. Il est inhumé dans la 17e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 17e division
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Personnage(s) : Philippe Soupault
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Auteur dramatique né à Metz, Bernard-Marie Koltès écrit Combat de nègre et de chiens, Quai ouest et Dans la solitude des champs de coton, que Patrice Chéreau révèle au public. Il meurt à Paris le 15 avril 1989, à 41 ans, des suites du sida, au retour d'un dernier voyage en Amérique latine et au Portugal. Il repose dans la 14e division du cimetière de Montmartre ; en 2018, dans Plaire, aimer et courir vite, Christophe Honoré fait s'arrêter son héros devant sa tombe.
Emplacement : 14e division
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Personnage(s) : Bernard-Marie Koltès
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Né à Sète, Pierre-Jean Vaillard fonde à Alger en 1943, avec Jacques Canetti, les Trois Baudets, puis tient l'affiche du théâtre des Deux Ânes pendant plus de trente ans : chansons d'actualité et aphorismes font de lui l'un des chansonniers les plus populaires de Paris, au théâtre comme à la radio. Il passe ses dernières années rue de Saint-Simon et meurt à Paris le 17 février 1988, à 69 ans. Il est inhumé dans la 26e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 26e division
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Personnage(s) : Pierre-Jean Vaillard
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Née au Caire, Miss Égypte en 1954, Dalida devient l'une des chanteuses les plus populaires de son temps, de Bambino à Gigi l'amoroso. Atteinte d'une dépression chronique, elle met fin à ses jours dans sa maison de la rue d'Orchampt, à Montmartre, le 3 mai 1987, à 54 ans. L'église Saint-Jean de Montmartre étant trop petite, ses funérailles se tiennent à la Madeleine. Elle repose dans la 18e division du cimetière de Montmartre, sous une statue à son effigie : sa tombe est la plus fleurie du cimetière.
Emplacement : 18e division
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Personnage(s) : Dalida
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Venu du Japon dans les années 1920, ami de Foujita, Takanori Oguiss peint, dans le sillage d'Utrillo, les rues, les façades et les boutiques de Paris ; dans les années 1930, il a son atelier rue Ordener, au pied de la Butte. Il meurt à Paris le 14 octobre 1986, à 84 ans, et il est enterré dans la 12e division du cimetière de Montmartre ; un musée lui est consacré à Inazawa, sa ville natale, où son atelier parisien a été reconstitué.
Emplacement : 12e division
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Personnage(s) : Takanori Oguiss
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Critique aux Cahiers du cinéma, François Truffaut ouvre la Nouvelle Vague avec Les Quatre Cents Coups en 1959, puis tourne Jules et Jim, La Nuit américaine et Le Dernier Métro. Atteint d'une tumeur au cerveau, il meurt à l'hôpital américain de Neuilly-sur-Seine le 21 octobre 1984, à 52 ans, avec une trentaine de projets de films en tête. Après la crémation au Père-Lachaise, ses cendres sont déposées dans la 21e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 21e division
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Personnage(s) : François Truffaut
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Fils d'un boucher de Guéret, ville qu'il rebaptise Chaminadour, Marcel Jouhandeau tire de sa province, de sa foi et de son mariage orageux avec la danseuse Élise une œuvre autobiographique de quelque cent vingt livres. Ses écrits antisémites et un voyage en Allemagne en 1941 le compromettent à la Libération. Il passe ses dernières années à Rueil-Malmaison auprès de son petit-fils Marc et meurt d'un cancer le 7 avril 1979, à 90 ans. Il repose dans la 30e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 30e division
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Personnage(s) : Marcel Jouhandeau
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Écroué en 1960 pour avoir reconstitué Jeune Nation, ligue dissoute, passé par l’OAS, Occident et Ordre nouveau, François Duprat devient le numéro deux du Front national. Négationniste dès 1962, il signe en 1967 « Le mystère des chambres à gaz » et diffuse la brochure Did Six Million Really Die?. Le 18 mars 1978, entre les deux tours des législatives, sa voiture piégée explose près de Caudebec-en-Caux : il meurt à 37 ans, et sa femme reste lourdement handicapée ; les auteurs n’ont jamais été identifiés. Jusqu’à sa propre mort, Jean-Marie Le Pen vient chaque 18 mars, dans la 26e division, saluer ce « passionné de la vérité historique ».
Emplacement : 26e division
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Personnage(s) : François Duprat
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Fils de Tristan Bernard, blessé deux fois au front en 1914-1915, Raymond Bernard débute comme acteur aux côtés de Sarah Bernhardt. Cinéaste, il signe Le Miracle des loups (1924), Les Croix de bois (1932) et Les Misérables (1934). Sous l’Occupation, il se cache dans le Vercors, tandis que son père, juif, est interné à Drancy et que son neveu meurt à Mauthausen ; il en tire Un ami viendra ce soir, en hommage à ceux qui l’ont aidé. Il meurt chez lui, rue Pergolèse, le 11 décembre 1977, à 86 ans. Il repose dans la 3e division, l’ancien cimetière israélite, à la 5e ligne face à la 4e division.
Emplacement : 3e division, 5e ligne face à la 4e division, 6e tombe face au mur
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Personnage(s) : Raymond Bernard
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Réalisateur du Corbeau, du Salaire de la peur et des Diaboliques, Henri-Georges Clouzot est le maître du suspense du cinéma français ; Le Corbeau, produit sous l'Occupation, lui vaut à la Libération une interdiction temporaire de tourner. Il meurt à Paris le 12 janvier 1977, à 69 ans. Il repose dans la 30e division du cimetière de Montmartre, aux côtés de sa première épouse, Véra, actrice de ses films, morte en 1960 ; sa seconde femme, Inès, les y rejoint en 2011.
Emplacement : 30e division
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20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Compositeur, élève d'Edgard Varèse, André Jolivet fonde en 1936 avec Olivier Messiaen le groupe Jeune France, qui veut rendre à la musique sa dimension spirituelle et incantatoire ; il dirige ensuite la musique de la Comédie-Française. Il consacre ses deux dernières années à une œuvre restée inachevée et meurt brusquement à Paris le 20 décembre 1974. Il repose dans la 27e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 27e division
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Personnage(s) : André Jolivet
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Officier de la Légion étrangère, Pierre Kœnig rallie l’Angleterre dès le 19 juin 1940 pour s’engager dans la France libre. Du 26 mai au 11 juin 1942, à Bir Hakeim, ses 3 700 hommes résistent aux assauts des troupes de Rommel, dix fois plus nombreuses. Chef des Forces françaises de l’intérieur en 1944, il est nommé gouverneur militaire de Paris le 21 août, peu avant la libération de la ville. Condamné à mort par contumace par un tribunal de Vichy, c’est lui qui arrête Pétain à la frontière suisse en avril 1945. Il meurt à Neuilly-sur-Seine le 2 septembre 1970, à 71 ans, et repose dans la 20e division, dans une modeste sépulture.
Emplacement : 20e division
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Personnage(s) : Pierre Kœnig
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Né à Budapest, réfugié à Paris en 1933, Joseph Kosma met en musique les poèmes de Prévert, des Feuilles mortes à Barbara, et compose pour Renoir et Carné, sous un prête-nom pendant l'Occupation pour Les Enfants du paradis. Il meurt d'un malaise cardiaque à La Roche-Guyon en août 1969, à 63 ans. Il est enterré dans la 20e division du cimetière de Montmartre, dans un Paris désert, entouré de quelques amis, dont Henri Dutilleux, Jean-Louis Barrault et Raymond Queneau.
Emplacement : 20e division
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Personnage(s) : Joseph Kosma
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Fils de tailleurs juifs venus d'Ukraine, journaliste, présent au congrès de Tours, Bernard Lecache publie en 1927 une enquête sur les pogroms d'Ukraine, Quand Israël meurt, puis fonde en 1928 la Ligue contre les pogroms, devenue Ligue internationale contre l'antisémitisme, la LICA, aujourd'hui LICRA, qu'il préside jusqu'à sa mort. Interné en Algérie par Vichy en 1941 et 1942, il meurt à Cannes le 14 août 1968, à 72 ans. Il repose dans la 20e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 20e division
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Personnage(s) : Bernard Lecache
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Petit-fils du comédien Derval, dont il prend le nom, Paul Derval dirige les Folies Bergère pendant près de cinquante ans, de 1918 à sa mort, et en devient propriétaire en 1924 ; il y monte des revues à grand spectacle, où brille Joséphine Baker. Il meurt à Paris, dans le 16e arrondissement, le 15 mai 1966, à 85 ans ; sa veuve, Antonia, lui succède. Il repose dans la 3e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 3e division
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Personnage(s) : Paul Derval
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Peintre roumain installé à Paris, proche des surréalistes, Victor Brauner perd un œil en 1938 dans une rixe d'atelier, accident que ses autoportraits semblaient annoncer. Il meurt à Paris le 12 mars 1966, des suites d'une longue maladie, à 62 ans. Il repose dans la 3e division du cimetière de Montmartre, avenue Cordier ; sa tombe porte une phrase de ses carnets, « Pour moi peindre c'est la vie, la vraie vie, MA VIE… », et fut d'abord ornée d'un bronze de sa sculpture Signe.
Emplacement : 3e division
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Personnage(s) : Victor Brauner
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Architecte libre penseur, fils du gérant de l'immeuble de la rue de Douai où logeait Esterhazy, Édouard Autant contribue à prouver l'innocence de Dreyfus en publiant la correspondance du commandant. En 1919, il fonde…

Architecte libre penseur, fils du gérant de l'immeuble de la rue de Douai où logeait Esterhazy, Édouard Autant contribue à prouver l'innocence de Dreyfus en publiant la correspondance du commandant. En 1919, il fonde avec sa femme, la comédienne Louise Lara, la compagnie Art et Action, laboratoire du théâtre d'avant-garde, qu'ils animent jusqu'en 1939. Père du cinéaste Claude Autant-Lara, il meurt à Sceaux le 9 mars 1964, à 92 ans, et il repose dans la tombe de la famille, 26e division du cimetière de Montmartre.

Fils de l'architecte Édouard Autant et de la comédienne Louise Lara, Claude Autant-Lara réalise Le Diable au corps, L'Auberge rouge et La Traversée de Paris. Élu en 1989 au Parlement européen sur la liste du Front national, il démissionne la même année après des propos antisémites. Il meurt dans une clinique d'Antibes le 5 février 2000, à 98 ans, des suites d'une longue maladie. Il repose dans la tombe de la famille Autant-Lara, 26e division du cimetière de Montmartre.

Emplacement : 26e division
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Personnage(s) : Édouard Autant ·Claude Autant-Lara
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Frère aîné du commandant Cousteau, Pierre-Antoine Cousteau dirige à partir de 1943 Je suis partout, l'hebdomadaire collaborationniste et antisémite. Condamné à mort à la Libération, il voit sa peine commuée en travaux forcés après l'intervention de son frère et d'écrivains, puis il est gracié en 1953 et reprend la plume à Rivarol. Il meurt à Paris, dans le 15e arrondissement, le 17 décembre 1958, à 52 ans, et il repose dans la 16e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 16e division
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Personnage(s) : Pierre-Antoine Cousteau
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Pionnier de l'aviation, Robert Esnault-Pelterie invente l'aileron et le manche à balai et fait voler en 1907 le premier monoplan à structure métallique, le REP 1 ; il devient ensuite l'un des premiers théoriciens de l'astronautique. Fatigué et malade, il meurt à Nice le 6 décembre 1957, à 76 ans, deux mois après le lancement de Spoutnik, qui lui vaut un hommage. Il repose dans la 21e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 21e division
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Personnage(s) : Robert Esnault-Pelterie
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Né en Roumanie, venu à Paris étudier le droit, Moïse Goldenberg, dit Mitty Goldin, devient impresario, rachète en 1933 le théâtre Plazza, boulevard Poissonnière, et en fait l'ABC, music-hall du rire et de la chanson baptisé pour figurer en tête des programmes. Malade, il quitte l'ABC en 1955 et meurt d'une congestion cérébrale à Paris en juin 1956, à 61 ans. Il est inhumé dans la 30e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 30e division
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Personnage(s) : Mitty Goldin
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Pendant la Grande Guerre, Suzanne Noël opère les « gueules cassées », puis contribue à légitimer la chirurgie esthétique, opérant parfois gratuitement les plus pauvres. En 1923, elle organise une manifestation appelant celles qui travaillent à ne pas payer d’impôts, puisque l’État ne leur reconnaît aucun droit, et fonde en 1924 le premier club Soroptimist français. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle modifie les visages de résistants et de juifs recherchés par la Gestapo. Elle meurt le 11 novembre 1954, à 76 ans. Elle repose dans la 22e division avec sa fille Jacqueline, morte de la grippe espagnole, et son second mari, André Noël.
Emplacement : 22e division
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Personnage(s) : Suzanne Noël
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Normalien, agrégé de mathématiques, professeur au lycée Saint-Louis, Édouard Le Roy prend un tournant vers la philosophie dans le sillage de Bergson, qui le choisit pour lui succéder au Collège de France ; avec Teilhard de Chardin, il développe le concept de noosphère. Pour lui, la science n’est faite que de conventions et n’atteint pas la vérité ; en religion, il préfère la foi du cœur aux dogmes, ce qui vaut à ses œuvres l’accusation de modernisme et la mise à l’Index ; l’Académie française ne l’en élit pas moins en 1945, une fois encore à la place de Bergson. Il meurt à Paris le 9 novembre 1954, à 84 ans, et repose dans la 17e division.
Emplacement : 17e division
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Personnage(s) : Édouard Le Roy
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Avocat devenu chansonnier montmartrois, Léon Fourneau prend le nom de Xanrof, le latin fornax, « fourneau », écrit à l'envers. Il écrit pour Yvette Guilbert Le Fiacre, l'un des grands succès du café-concert, ainsi que des contes, des comédies, des revues et des opérettes. Il meurt en 1953, à 85 ans, à son domicile du 26, rue Eugène-Flachat, dans le 17e arrondissement, et il repose dans la 25e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 25e division
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Personnage(s) : Léon Xanrof
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Francis Picabia
Peintre passé de l'impressionnisme à l'abstraction, Francis Picabia est l'un des animateurs de Dada à New York, Barcelone et Paris, avec sa revue 391, avant de multiplier les manières jusqu'à sa mort. Une athérosclérose paralysante l'empêche de peindre à la fin de 1951 ; il meurt à Paris le 30 novembre 1953. Il est inhumé dans la chapelle de la famille de sa mère, les Davanne, dans la 31e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 31e division
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Personnage(s) : Francis Picabia
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Louis Jouvet
Comédien, metteur en scène de Giraudoux et de Molière, directeur du théâtre de l'Athénée, professeur au Conservatoire, Louis Jouvet est aussi l'acteur de Drôle de drame et de Quai des Orfèvres. Pris d'un malaise en répétition, il meurt le 16 août 1951 dans son bureau du théâtre, rue de Caumartin. Ses obsèques ont lieu le 21 août à Saint-Sulpice. Il repose dans la 14e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 14e division
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Personnage(s) : Louis Jouvet
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Député puis sénateur des Basses-Alpes, André Honnorat fait voter l'heure d'été en 1916, participe en 1920 à la fondation de l'Union internationale contre la tuberculose et devient la même année ministre de l'Instruction publique ; il consacre ensuite trente ans à la Cité internationale universitaire de Paris, qu'il a fondée. Il s'éteint le 24 juillet 1950, à 81 ans, dans la Cité même, et il est inhumé dans le caveau de sa famille, 29e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 29e division
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Personnage(s) : André Honnorat
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Vaslav Nijinski
Danseur prodige des Ballets russes de Diaghilev, Vaslav Nijinski crée à Paris L'Après-midi d'un faune en 1912 et Le Sacre du printemps en 1913. Atteint de schizophrénie, il passe ses trente dernières années entre cliniques et asiles, et meurt à Londres le 8 avril 1950. D'abord enterré au cimetière de St Marylebone, il est inhumé en 1953 dans la 22e division du cimetière de Montmartre ; une statue d'Oleg Abaziev le montre dans le rôle de Petrouchka.
Emplacement : 22e division
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Personnage(s) : Vaslav Nijinski
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Sous le pseudonyme d'Aurel, Aurélie de Faucamberge publie romans, essais et poèmes et tient l'un des salons littéraires les plus fréquentés de la Belle Époque, où elle défend une écriture des femmes. Veuve du peintre Cyrille Besset, elle épouse l'écrivain Alfred Mortier. Elle meurt dans son hôtel particulier du 17e arrondissement le 26 juin 1948 et elle est inhumée le 30 juin dans la 5e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 5e division
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Personnage(s) : Aurélie de Faucamberge
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Sortie du Conservatoire en 1919, Renée Falconetti débute à l’Odéon, passe brièvement à la Comédie-Française et incarne en 1926 La Garçonne de Victor Margueritte. En 1927, Carl Theodor Dreyer en fait la Jeanne de La Passion de Jeanne d’Arc, le rôle qui la fait connaître. Elle achète en 1929 le théâtre de l’Avenue pour y installer sa compagnie ; il la ruinera. Partie pour l’Argentine en 1942, pendant la guerre, elle y met en scène Claudel et Cocteau, puis se donne la mort à Buenos Aires le 12 décembre 1946, à 54 ans. Elle repose dans la 16e division.
Emplacement : 16e division
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Personnage(s) : Renée Falconetti
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Francisque Poulbot
Affichiste et dessinateur, Francisque Poulbot donne son nom aux gamins des rues de Montmartre, les « poulbots », qu'il dessine pendant un demi-siècle. Installé sur la Butte, il y fonde en 1921 la République de Montmartre, association d'artistes vouée aux enfants du quartier. Il meurt chez lui, au 13, avenue Junot, le 16 septembre 1946. Il est inhumé tout près, dans la 9e division du cimetière de Montmartre, sous une simple dalle de granit.
Emplacement : 9e division
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Personnage(s) : Francisque Poulbot
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Fils d'un drapier des Halles, Paul Poiret ouvre sa maison de couture en 1903, libère les femmes du corset et habille la Belle Époque d'orientalisme ; parfumeur, décorateur et écrivain, il annonce le style Art déco. Ruiné après la fermeture de sa maison, il finit sa vie dans la pauvreté et l'oubli, et meurt à Paris, dans le 17e arrondissement, en avril 1944, à 65 ans. Il repose dans la 8e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 8e division
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Personnage(s) : Paul Poiret
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Fils du sculpteur Charles Gumery, élève de Gustave Boulanger et de Jules Lefebvre, familier des soirées de Médan chez Zola, Adolphe Gumery reste un peintre académique, portraitiste et paysagiste de la Creuse et de la Normandie, dont les falaises d'Yport. Il meurt dans le 16e arrondissement le 5 janvier 1943, sous l'Occupation, à 81 ans. Il est inhumé dans la 8e division du cimetière de Montmartre, dans la tombe de sa famille, une stèle surmontée d'un buste qui porte les noms de plusieurs générations.
Emplacement : 8e division
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Personnage(s) : Adolphe Gumery
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Professeur d'allemand au lycée Rollin, écrivain et militant communiste, Daniel Decourdemanche, dit Jacques Decour, prépare sous l'Occupation, avec Jean Paulhan, le journal clandestin Les Lettres françaises. Arrêté en février 1942, il est fusillé par les Allemands au fort du Mont-Valérien le 30 mai 1942, à 32 ans. Il repose dans le caveau de sa famille, 25e division du cimetière de Montmartre ; son nom est gravé au Panthéon et son lycée porte aujourd'hui son nom.
Emplacement : 25e division
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Personnage(s) : Jacques Decour
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Prix de Rome en 1872, professeur à l'École des beaux-arts et membre de l'Institut, Jules-Félix Coutan sculpte notamment La France de la Renaissance, au pont Alexandre-III, et le grand groupe qui couronne la façade de la gare Grand Central de New York. Il meurt à son domicile du 6e arrondissement le 23 février 1939, à 90 ans, et il est inhumé le 25 février dans la 25e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 25e division
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Personnage(s) : Jules-Félix Coutan
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Fils du graveur Auguste Delâtre, dont l'engagement dans la Commune contraint la famille à l'exil à Londres de 1871 à 1876, Eugène Delâtre apprend l'estampe dans l'imprimerie paternelle. Installé à Montmartre, il devient l'imprimeur en taille-douce de nombreux artistes de son temps et grave lui-même des paysages en couleurs. Il meurt le 24 septembre 1938, à 73 ans ; d'abord inhumé à Saint-Denis, il est ensuite transféré au cimetière de Montmartre.
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Personnage(s) : Eugène Delâtre
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Avocat agréé près le tribunal de commerce de la Seine, Édouard-Alfred Martel consacre ses vacances aux causses : en juin 1888, à Bramabiau puis à Dargilan, la spéléologie est née ; en 1889, il explore en canot la rivière souterraine de Padirac. Intoxiqué en 1891 par une eau qu’un cadavre de veau a polluée, il obtient avec Eugène Fournier la « loi Martel » de 1902, qui interdit de jeter cadavres d’animaux et détritus dans les grottes. Il refuse pourtant de reconnaître l’art pariétal de Font-de-Gaume et de Niaux. Il meurt le 3 juin 1938 à Saint-Thomas-la-Garde, dans la Loire, à 78 ans. Il repose dans la 22e division, chemin de Masséna.
Emplacement : 22e division, chemin de Masséna, 2e ligne (Wikipédia : « 33 chemin de Massena, D22, L2 »)
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Personnage(s) : Édouard-Alfred Martel
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Petite-fille de Pierre Mangin, figure de la révolution de 1848 et fondateur de l’Association des ouvriers en limes, Mélanie Bonis entre en 1876 au Conservatoire, où elle est l’une des premières femmes admises dans les classes de composition. Elle signe « Mel Bonis » pour ne pas être reconnue comme femme. En 1881, elle songe au prix de Rome, qui ne s’ouvrira aux femmes qu’en 1903 ; mais sa famille, hostile à son amour pour le poète Amédée-Louis Hettich, lui fait quitter ses études et la marie en 1883 à un riche industriel de 47 ans. Elle meurt à Sarcelles le 18 mars 1937, à 79 ans, et repose dans la 24e division.
Emplacement : 24e division
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Personnage(s) : Mel Bonis
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Officier d'état-major, Louis Cuignet découvre en août 1898, en examinant le dossier Dreyfus à la lumière d'une lampe, que la lettre accablante produite par le colonel Henry est un faux : Henry avoue et se suicide, ce qui relance la révision. Resté antidreyfusard, Cuignet milite ensuite à l'extrême droite. Il meurt à Boulogne-Billancourt le 8 juillet 1936, à 78 ans, et il repose dans la 21e division du cimetière de Montmartre, avenue Cordier.
Emplacement : 21e division
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Personnage(s) : Louis Cuignet
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Né à Varsovie, fils de banquier, condisciple de Vuillard, de Maurice Denis et de Proust au lycée Condorcet, l'avocat Alexandre Natanson fonde avec ses frères Thadée et Louis-Alfred La Revue blanche, carrefour de l'avant-garde artistique et littéraire, puis dirige Le Cri de Paris, hebdomadaire aux nombreux procès. Il meurt à Paris le 12 mars 1936, à 69 ans, et il est inhumé le 15 mars dans la 3e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 3e division
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Personnage(s) : Alexandre Natanson
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Héritier d’une maison de négoce textile, surnommé le « ministre du Commerce » de Moscou, Sergueï Chtchoukine achète des Monet, puis des Cézanne, des Gauguin, trente-huit Matisse et cinquante Picasso ; pour l’escalier de son palais, Matisse peint La Danse et La Musique. Dès 1908, il ouvre sa collection au public le dimanche. Il émigre en août 1918 ; en novembre, un décret de Lénine la nationalise, et elle devient l’un des premiers musées d’art moderne au monde. Installé à Paris, il meurt chez lui, rue Wilhem, le 10 janvier 1936, à 81 ans. Il repose dans la 1re division, avenue des Polonais.
Emplacement : 1re division, avenue des Polonais, 4e ligne, tombe 24
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Personnage(s) : Sergueï Chtchoukine
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Né à Saint-Pétersbourg, Jean Béraud devient le peintre de la vie parisienne de la Belle Époque, ses boulevards, ses cafés et ses passants, après le succès du Retour de l'enterrement en 1876 ; il peint aussi le Christ dans des décors contemporains et participe en 1890 à la fondation de la Société nationale des beaux-arts. Il meurt à Paris le 4 octobre 1935, à 86 ans, et il repose dans la 1re division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 1re division
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Personnage(s) : Jean Béraud
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Fils d’un armateur français, José Yves Limantour est de 1893 à 1911 le ministre des Finances de Porfirio Díaz et le chef de file des Científicos, partisans d’une direction « scientifique » du gouvernement : budget à l’équilibre, salaires des fonctionnaires rognés, faveurs aux compagnies étrangères. Rentré au Mexique pour freiner la rébellion de Francisco Madero, il négocie la paix, puis part en exil avec Díaz en 1911. À Paris, il devient membre associé de l’Académie des sciences morales et politiques. Il y meurt le 26 août 1935, à 80 ans, et repose au cimetière de Montmartre.
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Personnage(s) : José Yves Limantour
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Mannequin chez Worth, habituée du café de la Nouvelle Athènes, la comédienne Ellen Andrée pose pour les impressionnistes : elle est la buveuse de L'Absinthe de Degas et l'une des convives du Déjeuner des canotiers de Renoir, et elle pose aussi pour Manet. Elle meurt le 9 décembre 1933, à 77 ans, dans son appartement du 71, boulevard de Clichy, et elle est enterrée dans la 1re division du cimetière de Montmartre, aux côtés de son époux.
Emplacement : 1re division
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Personnage(s) : Ellen Andrée
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Archéologue, conservateur du musée de Saint-Germain, Salomon Reinach est, dès le début de 1897, l’un des tout premiers à soutenir l’appel de Bernard Lazare pour la révision du procès Dreyfus. Des confrères font courir le bruit qu’avec son frère, parce qu’ils sont juifs, il a monté l’achat par le Louvre de la fausse tiare de Saïtapharnès. En défenseur des acquis de la Révolution, il anime un réseau qui finance les radicaux socialistes et écrit des manuels pour ouvrir les lettres classiques aux jeunes filles. Il meurt à Boulogne le 4 novembre 1932, à 74 ans. Il repose dans le carré juif de la 3e division, inhumé sans discours, selon sa volonté.
Emplacement : 3e division (carré juif)
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Personnage(s) : Salomon Reinach
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Diamantaire, blanquiste sous le Second Empire, Élie May est sergent au 204e bataillon pendant la Commune, puis s'exile aux États-Unis, où il rejoint les Chevaliers du travail. Rentré en France, il passe par le boulangisme et la Ligue des patriotes avant de revenir au socialisme, au Parti ouvrier français puis à la SFIO. En 1918, il prend la présidence de l'Association fraternelle des anciens combattants de la Commune. Il meurt à Paris le 21 octobre 1930 ; son nom est gravé sur la stèle de la tombe familiale, parmi ceux des siens.
Emplacement : 3e division
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Personnage(s) : Elie May
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Fondateur de L'Endehors en 1891, puis de La Feuille pendant l'affaire Dreyfus, Zo d'Axa est l'un des grands pamphlétaires de l'anarchisme individualiste ; une souscription pour les familles des compagnons de Ravachol lui vaut la prison de Mazas, où il revient après son arrestation à Jaffa en 1893. En 1898, La Feuille présente aux élections un âne blanc. Désabusé, il se donne la mort à Marseille le 30 août 1930, à 66 ans. Il repose dans la 17e division du cimetière de Montmartre, dans la chapelle de sa famille, les Gallaud, où aucun nom n'est plus gravé.
Emplacement : 17e division, chapelle Gallaud
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Personnage(s) : Zo d'Axa
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Poète dadaïste, Jacques Rigaut fait du suicide le sujet central de ses textes et fonde par jeu une « Agence générale du suicide ». Il se donne la mort dans une maison de santé de Châtenay-Malabry en novembre 1929, à 30 ans ; Drieu La Rochelle s'inspire de lui pour Le Feu follet. Il est enterré le 9 novembre dans la 32e division du cimetière de Montmartre, avec sa cousine, l'actrice Marcelle Chantal.
Emplacement : 32e division
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Personnage(s) : Jacques Rigaut
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Fernand Widal
Médecin et bactériologiste, Fernand Widal met au point le diagnostic sérologique de la fièvre typhoïde, le « sérodiagnostic de Widal », puis, pendant la Grande Guerre, la vaccination des troupes contre cette maladie. Il meurt à son domicile du 8e arrondissement le 14 janvier 1929, d'une hémorragie cérébrale. Il est enterré dans la 32e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 32e division
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Personnage(s) : Fernand Widal
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de La Goulue
Louise Weber, dite La Goulue, est la reine du cancan au Moulin-Rouge, que Toulouse-Lautrec immortalise sur ses affiches. Tombée dans la misère, elle meurt à l'hôpital Lariboisière le 29 janvier 1929 et est enterrée au cimetière de Pantin, presque sans témoin. En 1992, à la demande de son arrière-petit-fils Michel Souvais, ses restes sont transférés au cimetière de Montmartre, 31e division, où une plaque la salue comme la « créatrice du French Cancan ».
Emplacement : 31e division
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Personnage(s) : La Goulue
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Lucien et Sacha Guitry
Lucien Guitry, grand comédien de la fin du XIXe siècle, meurt le 1er juin 1925 dans son hôtel particulier du 18, avenue Élisée-Reclus. Son fils Sacha, auteur, acteur et cinéaste, y succède et y meurt d'un cancer le 24 juillet 1957 ; il est inhumé le 27 juillet. Le père repose dans la 1re division du cimetière de Montmartre avec ses deux fils, Jean, mort en 1920 d'un accident de voiture, et Sacha, puis la dernière épouse de celui-ci, Lana Marconi, morte en 1990.
Emplacement : 1re division
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Personnage(s) : Lucien Guitry ·Sacha Guitry
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Associé dès 1877 à son frère Henry dans l’entreprise pétrolière familiale, future Shell France, Émile Deutsch de la Meurthe fait construire près du parc Montsouris les premiers bâtiments de la future Cité internationale universitaire : une fondation à son nom et à celui de sa femme Louise, pour loger les étudiants du monde entier. Il meurt à Quimper le 18 mai 1924, à 76 ans. Il repose dans la 3e division, l’ancien cimetière israélite.
Emplacement : 3e division
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Personnage(s) : Émile Deutsch de la Meurthe
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Peintre d'histoire, primé au Salon de 1875 pour La Mort de Ravana, puis auteur de Caïn, Fernand Cormon ouvre en 1883, au 104, boulevard de Clichy, un atelier libre où passent Van Gogh, Toulouse-Lautrec et Émile Bernard ; professeur aux Beaux-Arts, il entre à l'Académie des beaux-arts en 1898. Il meurt à son domicile du 8e arrondissement le 20 mars 1924, à 78 ans, et il est inhumé quatre jours plus tard dans la 9e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 9e division
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Personnage(s) : Fernand Cormon
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Compositeur d'opérettes, Claude Terrasse écrit la musique d'Ubu roi pour Alfred Jarry et anime le théâtre des Pantins ; il est le beau-frère du peintre Pierre Bonnard. Il meurt à Paris, dans le 16e arrondissement, le 30 juin 1923, à 56 ans, après une longue maladie. Ses obsèques ont lieu à Notre-Dame-d'Auteuil, avant l'inhumation dans la 30e division du cimetière de Montmartre ; le 14 novembre 1925, Yvon Delbos inaugure le médaillon posé sur sa tombe.
Emplacement : 30e division
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Personnage(s) : Claude Terrasse
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Théophile Delcassé
Ministre des Affaires étrangères de 1898 à 1905, Théophile Delcassé est l'artisan du rapprochement avec le Royaume-Uni, scellé par l'Entente cordiale de 1904. Il meurt à Nice en février 1923. Il est inhumé le 28 février au cimetière de Montmartre, dans la 18e division ; sa tombe porte cette épitaphe : « Ces quelques mots où se résume toute ma vie : pour la France, tout, toujours ».
Emplacement : 18e division
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Personnage(s) : Théophile Delcassé
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Marchand de tableaux, défenseur des peintres de Barbizon, Paul Durand-Ruel rencontre Monet et Pissarro à Londres en 1870 et devient le marchand des impressionnistes : il achète leurs toiles quand personne n'en veut, au bord de la faillite, et leur ouvre le marché américain en 1886. Mort à soixante ans, écrira-t-il, il serait parti criblé de dettes parmi des trésors méconnus. Il meurt le 5 février 1922, à 90 ans, dans son appartement du 35, rue de Rome, et il repose dans la 9e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 9e division
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Personnage(s) : Paul Durand-Ruel
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Georges Feydeau
Maître du vaudeville de la Belle Époque, auteur d'Un fil à la patte, de La Dame de chez Maxim et d'Occupe-toi d'Amélie, Georges Feydeau est le fils du romancier Ernest Feydeau. Il meurt le 5 juin 1921 à Rueil-Malmaison, à 58 ans. Ses funérailles ont lieu en l'église de la Trinité. Il repose au cimetière de Montmartre, dans la 30e division, dans la tombe de son père ; sa mère et sa sœur sont enterrées au cimetière de Passy.
Emplacement : 30e division
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Personnage(s) : Georges Feydeau
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Ingénieur des Arts et Métiers, capitaine pendant le siège de Paris, Paul Rolier s'envole le 24 novembre 1870 de la gare du Nord à bord du ballon Ville-d'Orléans, porteur d'un courrier pour l'armée de la Loire : poussé par les vents, il atterrit en Norvège, un record pour l'époque. Il fonde ensuite une papeterie à Serquigny, dans l'Eure, dont il devient maire. Il meurt à Paris le 9 décembre 1918, à 74 ans, et il repose dans la 25e division, avec son beau-père, le comédien Laferrière.
Emplacement : 25e division
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Personnage(s) : Paul Rolier
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Fils de l’architecte Léon Ohnet, enrichi par les travaux d’Haussmann, Georges Ohnet délaisse vite le barreau pour la presse et le théâtre. Adapté à la scène, son Maître de forges, histoire sentimentale dans un cadre bourgeois, tient l’affiche du Gymnase une année entière ; ses tirages approchent ceux de Daudet et de Zola. En 1896, un guide le dit « le romancier favori de la bourgeoisie » ; Anatole France le juge, « au point de vue de l’art, bien au-dessous du pire ». Il meurt le 5 mai 1918 chez lui, 14, avenue Trudaine, à 70 ans. Il repose dans la 4e division, dans la tombe de la famille Ohnet, où la stèle le dit « homme de lettres ».
Emplacement : 4e division (tombe de la famille Ohnet)
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Personnage(s) : Georges Ohnet
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe d'Edgar Degas
Il peignit les danseuses de l'Opéra et les blanchisseuses des faubourgs avec la même précision froide, et mourut aveugle dans un Paris en guerre qui ne le remarqua pas. Edgar Degas meurt le 27 septembre 1917 au 6…

Il peignit les danseuses de l'Opéra et les blanchisseuses des faubourgs avec la même précision froide, et mourut aveugle dans un Paris en guerre qui ne le remarqua pas.

Edgar Degas meurt le 27 septembre 1917 au 6 boulevard de Clichy, dans le 18e arrondissement, où il vit depuis 1912. Il a quatre-vingt-trois ans. La France est en guerre depuis trois ans. Sa mort passe presque inaperçue.

Né en 1834 dans une famille de banquiers, il s'appelait De Gas ; il supprima la particule dans les années 1860, geste discret de rupture avec son milieu. Il fut de tous les groupes impressionnistes sans jamais accepter l'étiquette : il détestait le travail en plein air, préférait l'atelier, méprisait les théories sur la lumière. Ce qui l'intéressait était le corps humain en mouvement et le geste du travail.

Ses danseuses de l'Opéra sont ses tableaux les plus connus. On les prend souvent pour des célébrations de la grâce. Elles sont autre chose. Degas peint les répétitions, les attentes, l'épuisement, les corps tordus par l'effort, les positions grotesques des exercices d'assouplissement, les abonnés en habit noir qui rôdent dans les coulisses en attendant les jeunes filles. Ses "petits rats" ont douze ans et sortent de familles pauvres. La beauté du spectacle repose sur un travail physique impitoyable et sur une prostitution tolérée dont Degas ne détourne pas le regard.

Ses blanchisseuses, ses repasseuses, ses modistes procèdent de la même attention. Le bâillement d'une repasseuse épuisée par la vapeur et le fer, dans "Les Repasseuses" du musée d'Orsay, est l'un des rares moments de la peinture française où le travail féminin est représenté sans idéalisation.

Degas fut aussi, à partir de l'Affaire Dreyfus, un antisémite virulent qui rompit avec des amis juifs de longue date. Ses convictions politiques étaient réactionnaires. C'est un cas où l'œuvre et l'homme divergent absolument : le peintre du travail féminin fut un homme d'ordre.

Il est enterré au cimetière de Montmartre, 4e division, dans le caveau de famille où la particule "De Gas" subsiste sur la pierre.

Emplacement : 4e division
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Personnage(s) : Edgar Degas
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Fils du banquier Moïse de Camondo, Nissim de Camondo s'engage en 1914, passe dans l'aviation et devient lieutenant observateur ; il est abattu en combat aérien au-dessus de Leintrey, en Lorraine, le 5 septembre 1917, à…

Fils du banquier Moïse de Camondo, Nissim de Camondo s'engage en 1914, passe dans l'aviation et devient lieutenant observateur ; il est abattu en combat aérien au-dessus de Leintrey, en Lorraine, le 5 septembre 1917, à 25 ans. D'abord inhumé par les Allemands à Parroy, il est ramené par son père dans le mausolée familial, 3e division du cimetière de Montmartre. L'hôtel familial de la rue de Monceau, légué aux Arts décoratifs, devient en 1936 le musée Nissim-de-Camondo.\n\nBanquier né à Constantinople, Moïse de Camondo fait bâtir rue de Monceau, à partir de 1911, un hôtel pour sa collection d'art français du XVIIIe siècle. Après la mort au combat de son fils Nissim, en 1917, il se retire des affaires et lègue l'hôtel et ses collections aux Arts décoratifs. Il meurt à Paris en novembre 1935, à 75 ans. Il repose dans le mausolée familial, 3e division du cimetière de Montmartre, l'ancien cimetière israélite, où une plaque rappelle sa fille Béatrice, son gendre et ses petits-enfants, morts en déportation. Isaac de Camondo, collectionneur qui lègue au Louvre ses Degas, Monet, Manet et Cézanne, mort en 1911, y reposerait aussi.

Emplacement : 3e division
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20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Neveu d'Alphonse Baudin, le député tué sur une barricade en décembre 1851, qui repose dans ce même cimetière, Pierre Baudin, avocat et journaliste radical, entre au conseil municipal de Paris en 1890, puis devient ministre des Travaux publics de 1899 à 1902 et de la Marine en 1913 ; il est aussi le premier président de l'association des journalistes sportifs. Malade, il meurt à Rueil-Malmaison à la fin de juillet 1917, à 53 ans, et il est inhumé le 3 août dans la 23e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 23e division
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Personnage(s) : Pierre Baudin
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe d'Henri de Rochefort
Pamphlétaire de La Lanterne sous l'Empire, élu député de Paris en 1869, Henri Rochefort soutient la Commune dans son journal Le Mot d'ordre sans y siéger. Arrêté, déporté en Nouvelle-Calédonie, il s'évade en mars 1874 avec Jourde, Grousset et quelques autres. Rentré après l'amnistie, directeur de L'Intransigeant, il glisse vers le boulangisme puis l'antidreyfusisme. Il meurt à Aix-les-Bains le 30 juin 1913 et repose dans la 17e division.
Emplacement : 17e division
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Personnage(s) : Henri Rochefort
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Journaliste républicain condamné sous l’Empire pour un article sur la souscription Baudin, franc-maçon et anticlérical, Henri Brisson est élu représentant de la Seine le 8 février 1871 et siège à l’extrême gauche. Sans avoir approuvé la Commune, il est le premier à proposer, le 13 septembre 1871, l’amnistie des condamnés. Président du Conseil en 1885, il l’est de nouveau en juin 1898, en pleine affaire Dreyfus : il prend parti pour Dreyfus et accepte la révision, contre son ministre de la Guerre Cavaignac ; un vote le renverse en octobre. Il meurt à Paris le 14 avril 1912, à 76 ans. Il repose dans la 23e division, sous un buste de Bernstamm.
Emplacement : 23e division
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Personnage(s) : Henri Brisson
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Prix de Rome en 1861, peintre de nus académiques, dont La Vérité, et portraitiste, Jules Lefebvre enseigne pendant des décennies à l'Académie Julian et entre à l'Institut en 1891. Il meurt des suites d'une longue maladie dans son hôtel de la rue La Bruyère, quelques mois après son fils Maurice, sculpteur. Il repose dans la 14e division, chemin Saint-Éloy, sous une tombe de l'architecte Samson ornée d'un buste et d'un bas-relief en marbre, La Vérité, œuvre de Maurice Lefebvre et d'Ernest Dubois.
Emplacement : 14e division
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Personnage(s) : Jules Joseph Lefebvre
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Fils de modestes pépiniéristes, Édouard André entre en 1860 au Service des promenades de la Ville de Paris et participe aux plantations des Buttes-Chaumont ; en 1867, il signe avec George Sand un article sur les jardins de Paris dans le Paris-Guide. Il dessine ensuite des parcs dans l’Europe entière, de Monte-Carlo à Luxembourg, puis à Montevideo, et rapporte des Andes l’Anthurium andraeanum. Il meurt le 25 octobre 1911 à La Croix-en-Touraine, à 71 ans. Inhumé le 29 octobre dans la 23e division, il repose dans la tombe du violoncelliste Auguste-Joseph Franchomme, dont il avait épousé l’une après l’autre les deux filles.
Emplacement : 23e division (sépulture de la famille Franchomme)
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Personnage(s) : Édouard André
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Nièce du roi Ferdinand VII, l’infante Joséphine-Fernande épouse en secret, le 4 juin 1848, le poète cubain José Güell y Renté : elle y perd sa dignité d’infante, et le couple, banni de la cour, doit s’exiler quatre ans en France. C’est le général Narváez qui a proposé à la reine Isabelle II de la priver de ses honneurs ; en 1854, l’infante prend part au mouvement révolutionnaire progressiste, et son mari siège aux Cortes constituantes. Elle meurt à Neuilly-sur-Seine le 10 juin 1910, à 83 ans, et repose dans la 29e division, non loin de sa sœur aînée Isabelle Fernande, inhumée dans la 22e.
Emplacement : 29e division
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20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Fille du ténor Manuel Garcia et sœur de la Malibran, Pauline Viardot épouse en 1840, sur le conseil de George Sand, Louis Viardot, directeur du Théâtre-Italien. Mezzo-soprano adulée, elle inspire Gounod, Berlioz et Saint-Saëns et compose mélodies et opérettes ; son salon de la rue de Douai et sa maison de Bougival accueillent Tourgueniev, l'ami de toute sa vie. Elle meurt à Paris le 18 mai 1910, à 88 ans, et elle repose dans la 28e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 28e division
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Personnage(s) : Pauline Viardot
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Né à Rostrenen, fils d’un huissier, Jean Le Fustec, Yann ar Fustek en breton, est journaliste à Paris, secrétaire de rédaction du Magasin pittoresque, puis entre en 1890 à la préfecture de la Seine. Militant du mouvement breton, il fonde en 1899 la Gorsedd de Bretagne avec François Jaffrennou et Yves Berthou et en devient le premier Grand Druide : en 1903, il officie en robe blanche et couronne de chêne au pied du menhir de Men Marz. Dans une lettre de 1902, il exalte « le génie de la race, le premier du monde ». Il meurt à Paris le 22 mars 1910, à 54 ans, et repose dans la 21e division, avenue Cordier.
Emplacement : 21e division, avenue Cordier
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Personnage(s) : Jean Le Fustec
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Fondateur de la Ligue antisémitique et directeur de L'Antijuif, Jules Guérin se retranche en août 1899, avec quelques partisans, dans le siège de sa ligue, rue de Chabrol, pour échapper à l'arrestation : le « Fort Chabrol » tient trente-huit jours face à la police. Condamné par la Haute Cour, il finit dans l'oubli et meurt à Paris en 1910, rue Oudinot. Marcel Proust aurait assisté à ses obsèques. Il est enterré au cimetière de Montmartre, dans une tombe restée sans nom pendant quatre-vingts ans.
Emplacement : 9e division
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Personnage(s) : Jules Guérin
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Formée à l’école du San Carlo de Naples, Fanny Cerrito danse à Vienne, Milan, Londres, Saint-Pétersbourg et Moscou, et épouse en 1845, à l’église des Batignolles, le chorégraphe Arthur Saint-Léon. À Paris, elle triomphe à ses côtés dans La Fille de marbre et Le Violon du diable, puis règle seule Gemma (1854), sur un livret de Théophile Gautier. Ballerine romantique de la lignée de Taglioni, Elssler et Grisi, elle quitte la scène en 1857. Elle meurt à Paris, dans le 16e arrondissement, le 6 mai 1909, à 91 ans. Elle repose dans la 5e division, avenue de Montebello, avec sa mère ; la tombe porte « 1819-1909 », alors qu’elle est née en 1817.
Emplacement : 5e division, avenue de Montebello
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Personnage(s) : Fanny Cerrito
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Élève de Samson au Conservatoire, Maria Favart débute à quinze ans à la Comédie-Française, en 1848, et y joue pendant plus de trente ans le drame romantique et la comédie, jusqu'à sa retraite en 1880 ; elle remonte encore sur scène à l'Odéon en 1905, dans L'Arlésienne. Elle meurt à Paris, dans le 17e arrondissement, en 1908, à 75 ans, et elle repose dans la 25e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 25e division
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Personnage(s) : Marie Favart
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Demi-mondaine venue de Reims, protégée du prince Napoléon, Jeanne de Tourbey devient par mariage comtesse de Loynes et tient l'un des salons littéraires et politiques les plus influents de Paris ; avec son compagnon Jules Lemaître, elle soutient en 1899 la Ligue de la patrie française et reçoit les antidreyfusards. Elle meurt dans son sommeil à Paris en janvier 1908, à 70 ans. Elle repose auprès de ses parents, 30e division, chemin Guersant, sous une végétation qui a longtemps fait croire sa tombe disparue.
Emplacement : 30e division
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Personnage(s) : Jeanne de Tourbey
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de la famille Halévy
Compositeur de La Juive, créée à l'Opéra en 1835, professeur au Conservatoire, Fromental Halévy meurt à Nice le 17 mars 1862. Son neveu Ludovic Halévy, librettiste d'Offenbach et de Bizet avec Henri Meilhac, puis romancier et académicien, meurt à Paris le 7 mai 1908. Tous deux reposent dans la chapelle de la famille Halévy, couronnée d'un buste, dans la 3e division du cimetière de Montmartre, où sera aussi inhumé l'historien Daniel Halévy, fils de Ludovic.
Emplacement : 3e division
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20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Peintre alsacien, prix de Rome en 1858, Jean-Jacques Henner est célèbre pour ses nus aux chairs pâles et aux chevelures rousses, sur des fonds sombres, et pour ses portraits. Reconnu de son vivant, il meurt le 23 juillet 1905, à 76 ans, à son domicile du 41, rue La Bruyère, où une plaque rappelle son souvenir. Il est inhumé le 25 juillet dans la 5e division du cimetière de Montmartre ; sa famille ouvre en 1924, avenue de Villiers, le musée qui porte son nom.
Emplacement : 5e division
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Personnage(s) : Jean-Jacques Henner
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Sculpteur, élève de Rude, Charles Cordier consacre son œuvre à la diversité humaine : ses bustes ethnographiques, comme le Saïd Abdallah de 1848, associent bronze, émaux et marbre-onyx d'Algérie ; des missions officielles en Algérie, en Grèce et en Égypte nourrissent cette galerie, dont une partie entre au Muséum d'histoire naturelle. Il meurt à Alger le 29 avril 1905, à 77 ans. Son corps est ramené à Paris et inhumé dans la 7e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 7e division
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Personnage(s) : Charles Cordier
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Aquarelliste, graveur et illustrateur, Hector Giacomelli dessine les oiseaux et les fleurs, notamment pour L'Oiseau de Michelet. Il meurt à Menton le 1er décembre 1904, à la villa del Sol où l'accueillait sa famille. Son corps est ramené à Paris et inhumé dans la 32e division du cimetière de Montmartre, avenue Saint-Charles, sous un petit médaillon de bronze à son effigie ; sa femme, sa mère et son petit-fils Félix, aviateur mort pour la France en 1916, y reposent.
Emplacement : 32e division
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Personnage(s) : Hector Giacomelli
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Fils du polémiste Adolphe Granier de Cassagnac, cousin et ennemi du communard Lissagaray, Paul de Cassagnac, journaliste bonapartiste et duelliste redouté, combat la République dans Le Pays puis dans L'Autorité, où il la surnomme « la Gueuse », mot que reprendra l'Action française ; ses articles et ses duels lui valent plusieurs condamnations. Député du Gers, il meurt le 4 novembre 1904 à Saint-Viâtre, en Sologne, à 61 ans, et il est enterré au cimetière de Montmartre.
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Personnage(s) : Paul de Cassagnac
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Issue d'une dynastie de comédiens parisiens, Marie Laurent règne pendant un demi-siècle sur le mélodrame, à la Porte-Saint-Martin, à l'Ambigu et à la Gaîté. En 1880, elle fonde l'Orphelinat des arts, rue de Vanves, pour donner une éducation artistique à des jeunes filles. Retirée à Villiers-le-Bel, elle y meurt le 5 juillet 1904, à 79 ans. Elle repose dans la 10e division du cimetière de Montmartre, au deuxième rang face à la 12e division.
Emplacement : 10e division
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Personnage(s) : Marie Laurent
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Petit-fils du chef d'orchestre Alphonse Varney et fils de Louis Varney, le compositeur des Mousquetaires au couvent, Jean Varney est chansonnier et revuiste : il compose la musique d'environ cent vingt chansons, satiriques, grivoises ou politiques, sur ses propres paroles ou sur celles de Numa Blès, de Lucien Boyer ou de Léon de Bercy, et chante parfois sous le nom de Max-Myso. Il meurt à Paris le 7 juin 1904, à 35 ans, et il repose dans la 10e division du cimetière de Montmartre, dans la tombe de sa famille, avec son père et son grand-père.
Emplacement : 10e division, tombe de la famille Varney
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Personnage(s) : Jean Varney
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Pierre Waldeck-Rousseau
Avocat nantais, Pierre Waldeck-Rousseau fait voter en 1884 la loi qui légalise les syndicats, puis, président du Conseil de 1899 à 1902, au plus fort de l'affaire Dreyfus, la loi de 1901 sur les associations. Atteint d'un cancer du pancréas, alité dès la fin de 1903, il meurt le 10 août 1904 dans sa propriété de Corbeil, des suites d'une seconde opération. Il est enterré dans la 2e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 2e division
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Personnage(s) : Pierre Waldeck-Rousseau
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Jean-Léon Gérôme
Peintre et sculpteur académique, maître de l'orientalisme et des scènes antiques, professeur à l'École des beaux-arts pendant près de quarante ans, Jean-Léon Gérôme combat jusqu'au bout les impressionnistes, ce qui ternit sa réputation. Il meurt le 10 janvier 1904 dans son atelier et domicile du 65, boulevard de Clichy, au pied de la Butte. Il est inhumé dans la 18e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 18e division
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Personnage(s) : Jean-Léon Gérôme
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Républicain de 1848, socialiste et féministe, connu pour sa « boussole pasilalinique sympathique » censée communiquer à distance au moyen d'escargots, Jules Allix est élu au Conseil de la Commune le 26 mars 1871 et devient maire du 8e arrondissement, avant d'être arrêté et écarté du Conseil. Condamné par contumace en 1872, amnistié, il milite pour les droits des femmes jusqu'à sa mort, à Paris, le 1er septembre 1903. Il est inhumé le 3 septembre dans la 24e division, dans la tombe d'Hippolyte Triat.
Emplacement : 24e division
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Personnage(s) : Jules Allix
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Né aux Batignolles, formé à Toulouse puis à Paris, Benjamin-Constant rapporte d'un séjour au Maroc une peinture orientaliste spectaculaire, comme L'Entrée de Mahomet II à Constantinople ; il décore ensuite la Sorbonne et l'Hôtel de Ville et devient un portraitiste recherché. Il meurt le 26 mai 1902, à 56 ans, à son domicile du 59, rue Ampère, dans le 17e arrondissement. Il est inhumé dans la 23e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 23e division
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20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe d'Émile Zola
Chef de file du naturalisme, auteur des Rougon-Macquart et de « J'accuse… ! » en 1898, Émile Zola meurt asphyxié dans la nuit du 28 au 29 septembre 1902, dans son appartement de la rue de Bruxelles, par les fumées de la cheminée de sa chambre. Aux obsèques, Anatole France salue « un moment de la conscience humaine » et des mineurs de Denain scandent « Germinal ! ». Inhumé dans la 19e division, il est transféré au Panthéon le 4 juin 1908 ; le monument de granit rouge et son buste restent à Montmartre, où repose sa veuve Alexandrine.
Emplacement : 19e division
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Personnage(s) : Émile Zola ·Alexandrine Zola
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Fils d’un ténor de l’Opéra-Comique, Edmond Audran est organiste de l’église Saint-Joseph de Marseille jusqu’en 1877. Le succès du Grand Mogol lance sa carrière d’opérettiste ; installé à Paris en 1879, il y donne Les Noces d’Olivette, puis La Mascotte et son « duo des dindons et de moutons », et devient l’un des principaux successeurs d’Offenbach. Il meurt le 17 août 1901 à Thierceville, dans l’Eure, à 61 ans. Inhumé le 20 août dans la 28e division, il repose dans la chapelle familiale, ornée d’un vitrail de sainte Cécile, avec son petit-fils Edmond, danseur, époux de Ludmila Tcherina, que sa plaque proclame « prince de la danse ».
Emplacement : 28e division
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Personnage(s) : Edmond Audran
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Fils d’un maître-forgeron de Bohême, Václav Brožík étudie la peinture à Prague, à Dresde puis à Munich, et s’installe en 1876 à Paris, où il fait carrière comme portraitiste. Il épouse en 1879 la fille du marchand d’art Charles Sedelmeyer et fait la navette avec Prague, où il enseigne à l’Académie des beaux-arts. Membre de l’Académie des beaux-arts de Paris en 1896, il est anobli l’année suivante par l’empereur François-Joseph. Il meurt d’une crise cardiaque à Paris, dans le 8e arrondissement, le 15 avril 1901, à 50 ans. Il repose dans la 28e division.
Emplacement : 28e division
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Personnage(s) : Václav Brožík
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Né en Alsace dans une famille juive, Alexandre Weill est journaliste, polémiste et écrivain, ami de Heinrich Heine et de Gérard de Nerval, auteur de récits de la vie juive alsacienne. Très affecté par la mort de sa femme Agathina en 1878, il passe ses dernières années reclus dans son appartement du 11, rue du Faubourg-Saint-Honoré, où il meurt le 18 avril 1899, à 87 ans. Il repose au cimetière de Montmartre.
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Personnage(s) : Alexandre Weill
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Né à Saint-Denis de La Réunion, normalien, journaliste orléaniste et conseiller du comte de Paris, Édouard Hervé fonde en 1867 le Journal de Paris, que la Commune supprime en 1871 pour ses articles hostiles, puis en 1873 le quotidien Le Soleil, qu'il dirige jusqu'à sa mort ; il entre à l'Académie française en 1886. Il meurt dans le 8e arrondissement le 4 janvier 1899, à 63 ans, et il repose dans la 26e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 26e division
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Personnage(s) : Edouard Hervé
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Charles Lamoureux
Violoniste et chef d'orchestre né à Bordeaux, Charles Lamoureux fonde en 1881 les Nouveaux Concerts, devenus les Concerts Lamoureux, et impose Wagner au public parisien en dirigeant Lohengrin en 1887. Il meurt à Paris le 21 décembre 1899. Il est inhumé dans la 29e division du cimetière de Montmartre, où il repose avec ses parents et sa première épouse, Pauline Mussot.
Emplacement : 29e division
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Personnage(s) : Charles Lamoureux
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Chirurgien de l'hôpital Saint-Louis, puis de l'hôpital international qu'il fonde rue de la Santé, Jules Péan invente la pince hémostatique qui porte son nom ; Toulouse-Lautrec le peint en pleine opération. Il meurt à Paris le 30 janvier 1898, à 67 ans. Après des obsèques solennelles à la Madeleine, le 1er février, il est inhumé dans sa chapelle de la 21e division du cimetière de Montmartre, éclairée d'un vitrail de la Résurrection.
Emplacement : 21e division
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Personnage(s) : Jules Péan
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Gustave Moreau
Peintre symboliste de Salomé et d'Orphée, professeur de Matisse et de Rouault, Gustave Moreau lègue à l'État sa maison-atelier de la rue de La Rochefoucauld. Il meurt d'un cancer de l'estomac le 18 avril 1898. Ses obsèques, voulues discrètes, réunissent à la Trinité Degas, Redon, Puvis de Chavannes et ses élèves. Il est inhumé dans le caveau familial de la 22e division, près d'Alexandrine Dureux, son amie, dont il avait dessiné le monument gravé de leurs initiales A et G.
Emplacement : 22e division
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Personnage(s) : Gustave Moreau
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Alsacien d’Ensisheim, élève de l’École Niedermeyer, Léon Boëllmann tient à partir de 1887 le grand orgue Cavaillé-Coll de l’église Saint-Vincent-de-Paul. Sa Suite gothique (1895) et sa Toccata restent au répertoire de tous les virtuoses. Il signe aussi des critiques dans L’Art musical sous les pseudonymes « Le Révérend père Léon » et « Un garçon de la Salle Pleyel ». Emporté par la phtisie, il meurt à Paris le 11 octobre 1897, à 35 ans. Il repose dans la 18e division, aux côtés de son oncle et père adoptif, l’organiste Eugène Gigout : la stèle porte le profil de Gigout, médaillon de bronze d’Aronson, et une citation de Gabriel Fauré.
Emplacement : 18e division (tombe d’Eugène Gigout)
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Personnage(s) : Léon Boëllmann
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Nièce du roi Ferdinand VII, Isabelle Fernande est la fille de l’infant François de Paule, qui a épousé sa propre nièce ; le scandale, pourtant, c’est elle qui le cause. Élève au couvent des Oiseaux, à Paris, elle s’enfuit avec son instructeur d’équitation, le comte polonais Ignace Gurowski, et l’épouse en secret à Douvres le 26 juin 1841. Établie à Bruxelles, elle tient, après le veuvage du roi Léopold en 1850, le rôle de première dame à la cour, ce qui fait jaser. Elle meurt à Paris le 17 mai 1897, à la veille de ses 76 ans. Elle repose dans la 22e division, dans la chapelle royale d’Espagne.
Emplacement : 22e division (chapelle royale d’Espagne)
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Personnage(s) : Isabelle Fernande de Bourbon
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe d'Henri Meilhac
Auteur dramatique, Henri Meilhac écrit avec Ludovic Halévy les livrets des opérettes d'Offenbach, La Belle Hélène, La Vie parisienne, et celui de Carmen pour Bizet. Il meurt le 6 juillet 1897 à son domicile du 10, place de la Madeleine. Il repose dans la 21e division du cimetière de Montmartre, sous un tombeau commandé par son ami Louis Ganderax à l'architecte Louis Dauvergne, que domine une Douleur en pierre d'Albert Bartholomé, élevée en 1900.
Emplacement : 21e division
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Personnage(s) : Henri Meilhac
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Cofondateur à Bruxelles d’une banque d’où sortira la Banque de Paris et des Pays-Bas, le baron Maurice de Hirsch obtient en 1869 la concession du chemin de fer qui relie Constantinople au reste de l’Europe. Compromis aux côtés des royalistes dans l’aventure boulangiste, lui qui ne s’intéresse guère à la politique, il consacre une partie de sa fortune aux Juifs de Russie frappés par les pogroms : il donne 50 millions de francs-or pour fonder la Jewish Colonization Association, qui organise leur émigration vers l’Argentine. Il meurt en Hongrie le 21 avril 1896, à 64 ans. Il repose dans la 30e division, avec sa femme Clara et leur fils Lucien.
Emplacement : 30e division
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Personnage(s) : Maurice de Hirsch
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Fils d'un marchand tailleur parisien, élève de Pils et de Carolus-Duran, Ernest-Ange Duez se fait connaître au Salon de 1874 avec Splendeur et Misère, diptyque qui oppose la courtisane à la vieille chiffonnière ; peintre de la vie mondaine et des marines de Villerville, il travaille au salon des Sciences de l'Hôtel de Ville et compte en 1890 parmi les fondateurs de la Société nationale des beaux-arts. Il meurt à Saint-Germain-en-Laye le 4 avril 1896, à 53 ans, et il repose au cimetière de Montmartre.
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Personnage(s) : Ernest-Ange Duez
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Fils d'un violoniste messin, orphelin de père à douze ans, Ambroise Thomas obtient le prix de Rome en 1832, triomphe à l'Opéra-Comique avec Mignon en 1866, puis à l'Opéra avec Hamlet en 1868 ; il dirige le Conservatoire de Paris de 1871 à sa mort. Il meurt à Paris, dans le 9e arrondissement, le 12 février 1896, à 84 ans, deux ans après la millième représentation de Mignon. Sa tombe se trouve dans la 28e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 28e division
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Personnage(s) : Ambroise Thomas
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Jules Simon
Philosophe et homme d'État, Jules Simon est, avec Jules Favre et Jules Ferry, l'un des « trois Jules » du gouvernement de la Défense nationale en 1870 ; ministre de l'Instruction publique sous Thiers, il préside le Conseil en 1876-1877. Il meurt le 8 juin 1896 dans le 8e arrondissement de Paris. Il est inhumé le 13 juin dans la 21e division du cimetière de Montmartre, sous une stèle surmontée de son buste.
Emplacement : 21e division
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Personnage(s) : Jules Simon
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Chirurgien de la Salpêtrière, Octave Terrillon fait sienne la théorie des germes de Pasteur et l’applique à la chirurgie : dès 1883, il enseigne à ses élèves la stérilisation des instruments à l’eau bouillante ; en 1886, il stérilise à l’autoclave linges et vêtements. Pasteur lui remet la Légion d’honneur en 1887. Contaminé au cours d’une opération, il meurt à Paris le 22 décembre 1895, à 51 ans. Il est inhumé le 26 décembre dans la 21e division.
Emplacement : 21e division
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Personnage(s) : Octave Terrillon
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Apprenti tapissier à dix ans, élève de Rude puis de Barye, gendre en 1852 du sculpteur animalier Pierre-Jules Mêne, Auguste Cain peuple jardins et places de fauves et d'aigles en bronze, dont plusieurs groupes au jardin des Tuileries. Il meurt à Paris, dans le 10e arrondissement, le 6 août 1894, à 72 ans, et il repose dans la 29e division du cimetière de Montmartre ; ses fils Georges et Henri sont peintres.
Emplacement : 29e division
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Personnage(s) : Auguste Nicolas Cain
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe d'Adolphe Sax
Facteur d'instruments né à Dinant, Adolphe Sax invente à Paris le saxhorn puis le saxophone, breveté en 1846, et passe sa vie à défendre ses brevets contre ses concurrents. Il meurt à Paris le 7 février 1894, à 79 ans, dans le 9e arrondissement où il avait ses ateliers. Il repose dans la chapelle de sa famille, 5e division, avenue de Montebello ; une plaque offerte par le comité Année Sax de Dinant, pour le centenaire de sa mort, y associe Dinant, Paris et son instrument.
Emplacement : 5e division
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Personnage(s) : Adolphe Sax
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Maxime Du Camp
Écrivain, photographe pionnier du voyage en Orient avec Flaubert, académicien, Maxime Du Camp publie après 1871 Les Convulsions de Paris, réquisitoire contre la Commune et ses acteurs. Vers la fin de sa vie, il partage son temps entre Paris et le pays de Bade ; il meurt à Baden-Baden en février 1894, le jour ou le lendemain de ses 72 ans. Son corps est ramené à Paris et inhumé dans la 17e division du cimetière de Montmartre, sous une simple dalle.
Emplacement : 17e division
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Personnage(s) : Maxime Du Camp
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Maria Deraismes
Conférencière et journaliste, Maria Deraismes mène le combat pour les droits des femmes et la laïcité. Initiée en 1882 dans une loge du Pecq, elle fonde en 1893 avec Georges Martin la première obédience maçonnique mixte, le Droit humain. Elle meurt d'un emphysème le 6 février 1894, à son domicile de la rue Cardinet, et est inhumée trois jours plus tard dans la 31e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 31e division
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Personnage(s) : Maria Deraismes
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Marchand et éditeur d'art, Adolphe Goupil fait de sa maison l'une des premières du monde pour la reproduction des œuvres d'art, gravures puis photographies, avec des succursales de Londres à New York ; le jeune Vincent van Gogh et son frère Theo y travaillent, et le peintre Jean-Léon Gérôme devient son gendre. Après la mort de ses deux fils, il se retire des affaires à partir de 1884. Il meurt à Paris le 9 mai 1893 et repose au cimetière de Montmartre.
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Personnage(s) : Adolphe Goupil
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Fils de négociants roubaisiens, Gustave Nadaud devient le chansonnier le plus fêté du Second Empire, figure du Caveau et des goguettes ; sa satire Pandore, ou les Deux Gendarmes est interdite par le régime. Il meurt à son domicile du 63, rue de Passy, le 28 avril 1893, et il est inhumé trois jours plus tard dans la 24e division du cimetière de Montmartre. En 1963, ses cendres en sont retirées et transférées à Roubaix, sa ville natale, dans le monument élevé à sa mémoire.
Emplacement : 24e division (ancienne sépulture)
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Personnage(s) : Gustave Nadaud
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de la famille Charcot
Maître de la neurologie à la Salpêtrière, Jean-Martin Charcot meurt subitement dans la nuit du 15 au 16 août 1893, dans une auberge du Morvan ; après des obsèques nationales à la chapelle de la Salpêtrière, il est inhumé dans le caveau familial. Son fils Jean-Baptiste, médecin devenu explorateur polaire, périt en mer au large de l'Islande le 16 septembre 1936 ; son corps retrouvé, il est enterré le 12 octobre 1936, après des funérailles nationales à Notre-Dame, dans la même chapelle de la 29e division.
Emplacement : 29e division
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20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe d'Alexis Godillot
Industriel bisontin, fournisseur des armées et décorateur des fêtes officielles du Second Empire, Alexis Godillot produit en masse les brodequins militaires qui garderont son nom, les « godillots », jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Il fait aussi bâtir à Hyères un quartier entier. Il meurt le 13 avril 1893 dans le 16e arrondissement de Paris et est inhumé dans la 27e division du cimetière de Montmartre, au pied d'un obélisque.
Emplacement : 27e division
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Personnage(s) : Alexis Godillot
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe d'Ernest Renan
Philologue et historien des religions, auteur de la Vie de Jésus qui fit scandale en 1863, Ernest Renan meurt le 2 octobre 1892 dans son appartement du Collège de France, qu'il administrait. Après des obsèques civiles, il est enterré dans la 22e division du cimetière de Montmartre, dans le caveau de sa belle-famille, les Scheffer : sa femme Cornélie était la nièce du peintre Ary Scheffer. L'inscription choisie résume sa vie : « Veritatem dilexi », j'ai aimé la vérité.
Emplacement : 22e division
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Personnage(s) : Ernest Renan
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Fils d’un tonnelier d’Amiens, normalien, Édouard Lucas entre à l’Observatoire de Paris ; Le Verrier, avec qui il s’entend mal, suggère au ministre de le renvoyer : il démissionne en 1869. Officier d’artillerie en 1870, il enseigne aux lycées Saint-Louis et Charlemagne. Il invente un test de primalité et les tours de Hanoï, signées « N. Claus de Siam », anagramme de « Lucas d’Amiens » ; ses Récréations mathématiques décrivent un jeu de « la prise de la Bastille ». Blessé à la joue par un éclat d’assiette lors d’un banquet, il meurt d’un érysipèle le 3 octobre 1891, à 49 ans. Il repose dans la 23e division, avenue des Carrières.
Emplacement : 23e division, 8e ligne, avenue des Carrières n° 27
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Personnage(s) : Édouard Lucas
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Léo Delibes
Compositeur des ballets Coppélia et Sylvia et de l'opéra Lakmé, professeur au Conservatoire, Léo Delibes meurt le 16 janvier 1891 à son domicile du 220, rue de Rivoli. Il laisse inachevé un opéra, Kassya, que Massenet orchestrera. Il repose dans la 9e division du cimetière de Montmartre, sous une stèle ornée de son portrait en médaillon, œuvre du sculpteur Jules Chaplain.
Emplacement : 9e division
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Personnage(s) : Léo Delibes
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Fille du compositeur Joseph Geiger, la Viennoise Constanze Geiger se produit en concert dès six ans et monte sur scène à treize, en 1848 ; pianiste, soprano et comédienne, elle compose aussi de la musique de chambre et d’église. Le 23 avril 1862, elle épouse le prince Léopold de Saxe-Cobourg et Gotha : mariage morganatique, qui la fait entrer dans la noblesse sous le titre de Freifrau von Ruttenstein et l’éloigne pour de bon de la scène. Veuve, elle s’installe à Paris. Elle meurt à Dieppe le 24 août 1890, à 54 ans, et repose dans la 33e division.
Emplacement : 33e division
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Personnage(s) : Constanze Geiger
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Conspirateur légitimiste, officier des Deux-Siciles au siège de Gaète, chef d'une expédition au Soudan en 1863, le comte Raoul du Bisson prend à la fin du siège de Paris la tête du Comité fédéral républicain et devient, malgré son passé royaliste, l'un des généraux de la Commune en mars 1871. Il meurt à son domicile du 11, rue du Havre, le 27 février 1890, à 78 ans, et il est inhumé le 2 mars dans la 19e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 19e division
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Personnage(s) : Raoul du Bisson
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Arrivé d’Anvers à Paris à 13 ans, le baron Jean de Witte devient archéologue, épigraphiste et numismate ; il dirige la Revue numismatique de 1855 à 1877 et entre à l’Académie des inscriptions et belles-lettres. Il meurt le 29 juillet 1889 en son hôtel du 5, rue Fortin, aujourd’hui rue Paul-Baudry, à 81 ans. Il repose avec son épouse, Louise de Crespin de Billy, dans un mausolée de la 22e division, 7e ligne, avenue Cordier.
Emplacement : 22e division, 7e ligne, tombe n° 19, avenue Cordier
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Personnage(s) : Jean de Witte
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Carlotta Patti grandit aux États-Unis, où sa famille émigre en 1844 ; malgré une légère claudication, elle débute à New York en 1861 et réussit surtout au concert, avec une voix qui monte jusqu’au contre-fa. Mariée en 1879 au violoncelliste belge Ernest de Munck, elle fait avec lui un tour du monde de deux ans, puis s’installe avenue Kléber pour enseigner. Elle meurt d’un cancer de l’estomac le 27 juin 1889, à 53 ans. Dans la 28e division, où son mari la rejoint, une stèle de pierre inaugurée en août 1890 porte son médaillon de bronze par Édouard Lormier et un poème d’Alphonse Karr : « Ah ! Je vous reconnais, chère petite Orphée ! »
Emplacement : 28e division
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Personnage(s) : Carlotta Patti
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Romancier et journaliste républicain, Louis Ulbach fonde en 1868 La Cloche et attaque la même année Thérèse Raquin de Zola dans Le Figaro, sous le nom de Ferragus ; il devient ensuite administrateur de la bibliothèque de l'Arsenal. Diabétique, il meurt dans son logement de fonction de l'Arsenal, rue de Sully, le 16 avril 1889, à 67 ans. Après des obsèques à Saint-Paul-Saint-Louis, il est inhumé dans la 25e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 25e division
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Personnage(s) : Louis Ulbach
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Peintre et graveur, Augustin Feyen-Perrin habite rue Mazarine en 1871. Élu le 17 avril à la commission de la Fédération des artistes, il est chargé en mai, avec deux autres artistes, de veiller sur le musée de Cluny. Peintre de la vie quotidienne à Cancale, où il passe ses étés comme son frère, il meurt à Paris le 14 octobre 1888. Il repose avec son frère aîné, le peintre Jacques-Eugène Feyen.
Emplacement : 18e division
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20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Prix de Rome en 1849, peintre orientaliste, Gustave Boulanger décore le foyer de la danse du palais Garnier et forme un grand nombre d’élèves aux Beaux-Arts et à l’académie Julian. En 1871, il peint la reprise de Paris par l’armée de Versailles : L’Hôtel de Ville incendié, assailli par les troupes de Versailles, La tour Saint-Jacques reprise par les troupes versaillaises, L’Assaut du cimetière par les troupes régulières, mai 1871, toiles aujourd’hui au musée Carnavalet. Il meurt chez lui, 6 bis rue Ballu, le 23 septembre 1888, à 64 ans. Après des obsèques à la Trinité, il repose dans la 8e division.
Emplacement : 8e division
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Personnage(s) : Gustave Boulanger
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Critique d’art, Jules-Antoine Castagnary organise la presse républicaine en province pendant le siège de 1870. Ami de Courbet, il le soutient quand le peintre, acteur de la Commune, est accusé d’avoir fait renverser la colonne Vendôme et condamné à la relever à ses frais ; il le défendra encore, mort, dans un « plaidoyer » de 1883. En 1874, il reprend le mot « impressionniste », lancé pour se moquer, et lui donne un sens positif. Directeur de l’École des beaux-arts depuis 1887, il meurt chez lui, dans le 17e, le 11 mai 1888, à 58 ans. Il repose dans la 18e division, au bord du rond-point central, sous un buste sculpté par Rodin.
Emplacement : 18e division, en bordure du rond-point central
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Personnage(s) : Jules-Antoine Castagnary
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Fils d’une famille juive originaire de Metz, Charles-Valentin Morhange, dit Alkan, entre au Conservatoire à six ans ; à dix-sept, ce virtuose rivalise avec Liszt, et Hans von Bülow le surnomme « le Berlioz du piano ». Misanthrope, il quitte tôt la scène pour composer des œuvres d’une extrême difficulté. Écarté du Conservatoire au profit de Marmontel, il vit à partir de 1848 de plus en plus seul. Il meurt à Paris, dans le 8e arrondissement, le 29 mars 1888, à 74 ans, écrasé par sa bibliothèque ; rien ne prouve, malgré la légende, qu’il cherchait à y saisir le Talmud. Il repose au carré israélite, dans la 3e division, avec sa sœur Céleste.
Emplacement : 3e division (carré israélite)
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Personnage(s) : Charles-Valentin Alkan
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Né à Bayonne, élève d’Habeneck au Conservatoire de Paris, Delphin Alard y succède à Pierre Baillot et enseigne le violon de 1843 à 1875 ; Pablo de Sarasate compte parmi ses élèves, et son École du violon (1844) est un manuel de grande valeur. Premier violon du roi, il est nommé en 1858 par Napoléon III premier soliste de la Chapelle impériale. Il épouse la fille du luthier Jean-Baptiste Vuillaume. Une attaque d’apoplexie foudroyante l’emporte le 22 février 1888, à 72 ans, dans son appartement du 12, rue Christophe-Colomb. Il repose dans la 1re division, dans la chapelle des familles Vuillaume et Alard, avec sa mère et ses beaux-parents.
Emplacement : 1re division (chapelle des familles Vuillaume et Alard)
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Personnage(s) : Delphin Alard
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe d'Eugène Labiche
Auteur d'Un chapeau de paille d'Italie et du Voyage de monsieur Perrichon, Eugène Labiche a fait rire le Second Empire avec plus de cent soixante pièces, avant d'entrer à l'Académie française en 1880. Malade du cœur depuis plusieurs années, il meurt en janvier 1888 à son domicile du 67, rue de Caumartin, à 72 ans. Ses obsèques ont lieu au cimetière de Montmartre, où il repose dans une chapelle de la 17e division.
Emplacement : 17e division
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Personnage(s) : Eugène Labiche
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Poète romantique de « l’école ukrainienne », Józef Bohdan Zaleski combat dans l’insurrection polonaise contre le tsar, à Sochaczew et à Grochów, y gagne la croix Virtuti Militari et siège comme député. Après la chute de l’insurrection, il gagne Paris en avril 1832 et vit parmi les exilés polonais, ami de Mickiewicz et de Chopin, qui met ses poèmes en musique et est témoin à son mariage, à Saint-Roch, en 1846. En 1870, sa Prière pour la Pologne devient Prière pour la France. Devenu aveugle, il meurt à Villepreux le 31 mars 1886, à 84 ans, et repose dans la tombe familiale des Zaleski.
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Personnage(s) : Joseph Bohdan Zaleski
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Fils de l’historien Amaury Duval, Amaury-Duval est l’un des premiers élèves d’Ingres. Dessinateur de l’expédition de Morée, envoyée en Grèce en 1829, il peint ensuite pour l’État des chapelles de Saint-Merri et de Saint-Germain-l’Auxerrois ; Baudelaire reproche aux portraits de l’école d’Ingres une « afféterie prétentieuse et maladroite ». Il meurt à Paris le 26 décembre 1885, à 77 ans. Il repose dans la 13e division, dans le caveau Guyet-Desfontaines, celui de sa sœur Emma ; selon les registres du cimetière, cités sur le site de Philippe Landru, son nom n’y est plus gravé.
Emplacement : 13e division, 4e ligne, 20e tombe (caveau Guyet-Desfontaines)
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Personnage(s) : Amaury-Duval
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Ingénieur mécanicien, professeur au Conservatoire national des arts et métiers, Henri Tresca tire en 1867-1868 de ses expériences sur la déformation du plomb le « critère de Tresca », qui fixe le seuil où un métal se déforme de façon irréversible. Il conçoit aussi la section en X des règles de platine iridié dont l’une devient le mètre étalon international, et Gustave Eiffel inscrit son nom parmi les 72 savants de sa tour. Il meurt à Paris le 21 juin 1885, à 70 ans. Il repose dans la 33e division avec son épouse Clotilde Lecoeuvre, sa fille Marie et son petit-fils Henri Rigollot.
Emplacement : 33e division
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Personnage(s) : Henri Tresca
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Peintre militaire, Alphonse de Neuville devient après 1870 le peintre de la guerre perdue, avec Les Dernières Cartouches et Le Cimetière de Saint-Privat. Il meurt à Paris le 18 mai 1885, à 49 ans ; ses obsèques ont lieu à Saint-François-de-Sales devant une importante délégation militaire. Il repose dans la 23e division du cimetière de Montmartre, sous un monument sculpté en 1894 par Francis de Saint-Vidal, qui reproduit la porte du cimetière de Saint-Privat de son tableau.
Emplacement : 23e division
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Personnage(s) : Alphonse de Neuville
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Polytechnicien, Ernest Goüin fonde dans le quartier des Batignolles un atelier de locomotives devenu la Société de construction des Batignolles, qui bâtit ponts, chemins de fer et ports dans le monde entier. Il meurt le 24 mars 1885 à son domicile du 4, rue Cambacérès, en laissant plus de dix millions de francs. Ses obsèques réunissent une foule considérable ; il est inhumé dans la 14e division du cimetière de Montmartre, où Émile Augier prend la parole.
Emplacement : 14e division
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Personnage(s) : Ernest Goüin
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Prix de Rome en 1844, Victor Massé triomphe à l'Opéra-Comique avec Les Noces de Jeannette et Galathée ; professeur au Conservatoire, il entre à l'Institut en 1872. Il meurt à Paris le 5 juillet 1884, à 62 ans, avant la création de son dernier opéra, Une nuit de Cléopâtre. Il repose dans la 26e division du cimetière de Montmartre, sous un tombeau dessiné par Charles Garnier et sculpté par Jules Corboz ; une rue du 9e arrondissement porte son nom.
Emplacement : 26e division
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Personnage(s) : Victor Massé
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Gustave Guillaumet
Peintre de l'Algérie, de ses déserts et de la vie des femmes du Sahara, Gustave Guillaumet meurt à Paris le 14 mars 1887. Après des obsèques religieuses à la Trinité, il est conduit au cimetière de Montmartre, où William Bouguereau prend la parole. Il repose dans la 21e division ; sa tombe est ornée de La Fille de Bou Saâda, bronze de Louis-Ernest Barrias : une jeune Algérienne assise jette des pétales sur le portrait en médaillon du peintre.
Emplacement : 21e division
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Personnage(s) : Gustave Guillaumet
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Fille du romancier Emmanuel Gonzalès, Eva Gonzalès entre en 1869 dans l’atelier de Manet ; au Salon de 1870, où elle expose L’Enfant de troupe, il présente le portrait qu’il a fait d’elle. Retirée à Dieppe pendant la guerre, elle refuse de rejoindre les expositions impressionnistes. En 1875, son Une loge aux Italiens échoue au Salon des refusés : le tableau est aujourd’hui au musée d’Orsay. Mariée en 1879 au graveur Henri Guérard, elle meurt d’une embolie le 6 mai 1883 dans le 9e arrondissement, à 36 ans, peu après la naissance de son fils. Elle est inhumée au cimetière de Montmartre ; les sources ne disent pas dans quelle division.
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Personnage(s) : Eva Gonzalès
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Martin Bernard
Ouvrier typographe, Martin Bernard dirige avec Barbès et Blanqui la Société des Saisons et l'insurrection du 12 mai 1839 ; condamné à la déportation, il est libéré par la révolution de 1848, élu représentant du peuple, puis proscrit après juin 1849. Rentré d'exil en 1859, il est élu député de la Seine en 1871. Il meurt à Paris en octobre 1883 et est inhumé au cimetière de Montmartre, dans la 27e division, le 5 mars 1884. Sa tombe, très érodée, a perdu son médaillon de bronze, œuvre de Mathieu-Meusnier, conservé dans les réserves du Père-Lachaise en attendant d'être reposé.
Emplacement : 27e division
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Personnage(s) : Martin Bernard
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Peintre de l'Espagne et du Maroc, où il vit de longues années, Alfred Dehodencq peint aussi L'Arrestation de Charlotte Corday. Il meurt à Paris au début de janvier 1882. Il est inhumé dans la 22e division du cimetière de Montmartre, avec sa femme et son fils Edmond, peintre précoce mort jeune en 1887 ; Théodore de Banville, ami de la famille, prononce un discours et un poème qui sert d'épitaphe. Un monument est élevé sur la tombe en 1887.
Emplacement : 22e division
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Personnage(s) : Alfred Dehodencq
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe d'Émile de Girardin et de Delphine Gay
Delphine Gay, poétesse et chroniqueuse de La Presse sous le nom du vicomte de Launay, meurt le 29 juin 1855 ; après des obsèques à Chaillot, Jules Janin prononce son éloge au cimetière de Montmartre. Son mari Émile de Girardin, fondateur de La Presse et du journal à bas prix, prépare en 1874 sa propre tombe à côté de la sienne. Il meurt à Paris le 27 avril 1881, l'année de la loi sur la liberté de la presse, et la rejoint le 30 avril dans la 12e division.
Emplacement : 12e division
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Personnage(s) : Émile de Girardin ·Delphine Gay
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Peintre et illustrateur, Ulysse Parent est élu au conseil de la Commune pour le IXe arrondissement le 26 mars 1871 et en démissionne dès le 5 avril. Arrêté après la Semaine sanglante, il comparaît en septembre 1871 devant le conseil de guerre qui juge les membres de la Commune et il est acquitté. Il meurt noyé sur la plage de Veulettes-sur-Mer, dans le pays de Caux, le 18 août 1880. Il repose à Montmartre dans la tombe des familles Ulysse Parent et Bayeux-Dumesnil.
Emplacement : 9e division
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Personnage(s) : Ulysse Parent
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Jacques Offenbach
Né à Cologne, violoncelliste puis compositeur, Jacques Offenbach invente l'opérette parisienne aux Bouffes-Parisiens et fait rire le Second Empire avec Orphée aux Enfers et La Vie parisienne. Il meurt le 5 octobre 1880 au 8, boulevard des Capucines, quatre mois avant la création des Contes d'Hoffmann. Il est enterré dans la 9e division du cimetière de Montmartre, sous un tombeau dessiné par Charles Garnier et orné de son buste par Jules Franceschi.
Emplacement : 9e division
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Personnage(s) : Jacques Offenbach
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Marseillais enrichi par des voyages en Inde et dans le Levant, Louis Reybaud se fait connaître par ses Études sur les réformateurs socialistes, puis par la satire Jérôme Paturot à la recherche d'une position sociale ; économiste libéral, député et membre de l'Académie des sciences morales et politiques, il enquête sur la condition des ouvriers. Il meurt à Paris le 28 octobre 1879, à 80 ans, et il repose dans la 22e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 22e division
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Personnage(s) : Louis Reybaud
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Contre-amiral, Jean-Marie Saisset défend les forts de l'Est pendant le siège de Paris ; son fils Edgard est tué au fort de Montrouge le 16 janvier 1871. Élu député, nommé par Thiers au début de la Commune général en chef de la garde nationale, il tente une médiation entre le Comité central et Versailles ; désavoué par l'Assemblée, il démissionne. Il meurt à Paris le 24 mai 1879, à 69 ans, et repose dans la 21e division, avenue Cordier, avec sa femme et son fils.
Emplacement : 21e division
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Personnage(s) : Jean-Marie Saisset
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Prix de Rome en 1825, Joseph-Louis Duc élève place de la Bastille la colonne de Juillet, à la mémoire des combattants de 1830, puis consacre une grande part de sa carrière au Palais de justice, dont il dessine la façade de la rue de Harlay ; il entre à l'Académie des beaux-arts en 1867. Il meurt à Paris en janvier 1879, à 76 ans, et il repose dans la 21e division du cimetière de Montmartre ; une rue du 18e arrondissement porte son nom.
Emplacement : 21e division
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Personnage(s) : Joseph-Louis Duc
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Négociant et homme d'affaires protestant, Aimé-Samuel Forney consacre une partie de sa fortune à la philanthropie. Il meurt le 3 janvier 1879, à 60 ans, à son domicile du 13, rue de Navarin. Par testament, il lègue à la Ville de Paris une somme destinée à l'instruction des ouvriers d'art, qui permet d'ouvrir en 1886 la bibliothèque d'art et d'industrie qui porte son nom, la bibliothèque Forney. Il repose dans la 23e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 23e division
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Personnage(s) : Aimé-Samuel Forney
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Né à Bordeaux de parents espagnols, orphelin à dix ans, Narcisse Díaz de la Peña débute comme peintre sur porcelaine avant de devenir l'un des maîtres de l'école de Barbizon, avec ses sous-bois de Fontainebleau et ses scènes de fantaisie ; il perd en 1860 son fils aîné, peintre comme lui. Il meurt à Menton le 18 novembre 1876, à 69 ans ; son corps est ramené à Paris et inhumé le 23 novembre dans la 14e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 14e division
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Personnage(s) : Narcisse Díaz de la Peña
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Frédérick Lemaître
Acteur fétiche du boulevard du Crime, Frédérick Lemaître fait en 1823 du bandit Robert Macaire, dans L'Auberge des Adrets, un personnage de satire sociale, puis triomphe dans le drame romantique, de Dumas à Hugo, qui écrit pour lui Ruy Blas. Il meurt à Paris le 26 janvier 1876, dans le 10e arrondissement. Il est enterré au cimetière de Montmartre, 28e division, 1re ligne, tombe n° 4.
Emplacement : 28e division
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Personnage(s) : Frédérick Lemaître
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Apprenti charpentier et serrurier venu de Normandie, François Cavé devient mécanicien à Paris : il construit des machines à vapeur oscillantes, puis, dans ses ateliers de la Goutte-d'Or, des locomotives et des bateaux à vapeur pour la Seine ; ses machines sont parmi les premières locomotives françaises. Il meurt le 6 mars 1875 à Condé-Sainte-Libiaire, en Seine-et-Marne, à 80 ans, et il est inhumé le 10 mars dans la 25e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 25e division
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Personnage(s) : François Cavé
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Petit-fils de l'éducateur Jacob Rodrigues Pereira, Émile Pereire bâtit avec son frère Isaac la première ligne de chemin de fer de voyageurs, de Paris à Saint-Germain, en 1837, puis fonde le Crédit mobilier et la…

Petit-fils de l'éducateur Jacob Rodrigues Pereira, Émile Pereire bâtit avec son frère Isaac la première ligne de chemin de fer de voyageurs, de Paris à Saint-Germain, en 1837, puis fonde le Crédit mobilier et la Compagnie générale transatlantique ; les deux saint-simoniens financent l'expansion du Second Empire. Il meurt à Paris le 6 janvier 1875. Il repose dans la chapelle de la famille Pereire, 3e division du cimetière de Montmartre.

Frère cadet d'Émile, Isaac Pereire partage avec lui l'aventure des chemins de fer, du Crédit mobilier et de la Compagnie générale transatlantique ; député sous le Second Empire, il publie aussi des ouvrages d'économie et de politique sociale. Il meurt en juillet 1880 au château d'Armainvilliers, à 73 ans. Il repose auprès de son frère dans la chapelle de la famille Pereire, 3e division du cimetière de Montmartre.

Emplacement : 3e division
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Personnage(s) : Émile Pereire ·Isaac Pereire
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Remarqué au Salon de Bruxelles de 1830, Gustave Wappers est une figure majeure de la naissance du romantisme belge. Premier peintre du roi Léopold Ier dès 1832, il expose au Salon d’Anvers de 1834 son Épisode des Journées de septembre 1830 sur la Grand-Place de Bruxelles, image de la révolution belge. Directeur de l’Académie d’Anvers, fait baron par le roi en 1847, il s’installe à Paris en 1853 et y finit sa carrière en portraitiste. Il meurt à Paris le 6 décembre 1874, à 71 ans, et repose dans la 5e division.
Emplacement : 5e division
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Personnage(s) : Gustave Wappers
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Aide de camp de Suchet dans l’armée française dès 1805, fait prisonnier à Leipzig, Maciej Rybiński commande une division pendant l’insurrection polonaise de novembre 1830 et se bat à Wawer et à Ostrołęka. Après la prise de Varsovie par les Russes, il devient le 10 septembre 1831 le dernier commandant en chef de l’insurrection ; le 5 octobre, il passe la frontière prussienne avec 20 000 hommes, et l’armée est internée. Certains insurgés l’accusent d’avoir négocié la capitulation. Exilé à Paris, il y fonde en 1843 le « Parti des anciens militaires polonais » et meurt le 17 janvier 1874, à 89 ans. Il est inhumé le 20 janvier dans la 31e division.
Emplacement : 31e division
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Personnage(s) : Maciej Rybiński
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Saint-simonien, Eugène Flachat travaille avec Lamé et Clapeyron au chemin de fer des frères Pereire, de Paris à Saint-Germain, inauguré en 1837 ; il en construit l’embarcadère, première gare parisienne, puis couvre en 1851 la gare Saint-Lazare d’une halle de quarante mètres de portée, record du monde. Le 25 février 1848, en pleine révolution, il fait face aux insurgés venus incendier le tablier de bois du pont ferroviaire d’Asnières. Premier président de la Société des ingénieurs civils, il contracte pendant le siège de Paris la maladie qui l’emporte le 16 juin 1873 à Arcachon, à 71 ans. Sa tombe, dans la 29e division, porte son buste.
Emplacement : 29e division
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Personnage(s) : Eugène Flachat
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Théophile Gautier
Poète d'Émaux et Camées, romancier du Capitaine Fracasse, critique, Théophile Gautier revient à Paris pendant le siège et publie en 1871 ses Tableaux de siège, hostiles à la Commune. Rongé par une maladie de cœur, il meurt à Neuilly le 23 octobre 1872. Edmond de Goncourt décrit un « enterrement pompeux », où Alexandre Dumas fils lit l'éloge funèbre. Il repose dans la 3e division du cimetière de Montmartre, en bordure d'allée, sous un monument que surmonte une figure assise.
Emplacement : 3e division
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Personnage(s) : Théophile Gautier
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Banquier bordelais, Jules Mirès rachète avec Millaud Le Constitutionnel et Le Pays et fonde une caisse d'investissement qui finance chemins de fer, ports de Marseille et emprunts d'État sous le Second Empire. Arrêté en 1861 pour escroquerie, condamné puis acquitté, il ne retrouve jamais sa fortune. Il meurt à Marseille le 6 juin 1871, à 61 ans, et il est inhumé le 16 août au cimetière de Montmartre.
Emplacement : 22e division
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Personnage(s) : Jules Mirès
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Tué le 25 mai 1871 sur la barricade du Château-d'Eau, Charles Delescluze est porté deux jours plus tard, de nuit, au cimetière Montmartre ; son corps est jeté dans l'une des fosses communes où l'on enfouit alors les fédérés tués pendant la Semaine sanglante. Ses amis l'y retrouveront et le feront transférer au Père-Lachaise, où sa tombe, dans la 49e division, évoque une barricade.
Emplacement : 30e division, fosses communes
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Personnage(s) : Charles Delescluze ·Fédérés
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Raoul Rigault (disparue)
Blanquiste condamné dix fois sous le Second Empire, Raoul Rigault est placé à la tête de la préfecture de police le 20 mars 1871, puis devient procureur de la Commune. Il fait arrêter des otages, dont l’archevêque Darboy. Le 23 mai, au début de la Semaine sanglante, il fait fusiller à Sainte-Pélagie l’avocat Gustave Chaudey, qui l’avait autrefois défendu et qu’il accuse d’avoir fait tirer sur les insurgés le 22 janvier, avec trois gendarmes ; le lendemain, selon le Maitron, il charge Genton d’exécuter l’archevêque et quatre otages. Le 24 mai, il est fusillé sans procès rue Gay-Lussac sur l’ordre d’un sergent versaillais ; il a 24 ans. Son corps, laissé plusieurs heures sur place, est rendu à son frère ; il aurait été inhumé au cimetière de Montmartre, où sa tombe n’a pas été retrouvée.
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Personnage(s) : Raoul Rigault
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe d'Henri Murger
Emplacement : 5e division, près de la tombe d'Henri Murger
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Personnage(s) : Louise Michel ·Fédérés
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre
En mai 1871, à la fin de la Commune de Paris, un charnier fut découvert au cimetière de Montmartre, situé 20 avenue Rachel, Paris. Selon les registres du cimetière, 1 248 corps de combattants fédérés y furent inhumés…

En mai 1871, à la fin de la Commune de Paris, un charnier fut découvert au cimetière de Montmartre, situé 20 avenue Rachel, Paris. Selon les registres du cimetière, 1 248 corps de combattants fédérés y furent inhumés, certains ayant été enterrés vivants lors de la répression dite de la "Semaine sanglante". Les cadavres, souvent entassés en masse, portaient encore leurs uniformes et képis fédérés. Ce charnier témoigne de la violence extrême exercée par les troupes versaillaises contre les insurgés, dont beaucoup furent exécutés sommairement sans jugement. Charles Delescluze, figure de la Commune, fut l’un des nombreux fédérés tués durant ces événements. Le site du cimetière de Montmartre reste un lieu de mémoire de cette répression, marquée par des inhumations collectives et anonymes.

Ouvrages et sources utilisés :

Emplacement : 30e division (fosses communes)
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Personnage(s) : Fédérés ·Charles Delescluze
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Pierre Alexis de Ponson du Terrail
Romancier-feuilletoniste d'une fécondité prodigieuse, Ponson du Terrail tient en haleine les lecteurs du Second Empire avec les aventures de Rocambole, qui donneront l'adjectif « rocambolesque ». Pendant la guerre de 1870, il quitte Paris et meurt à Bordeaux le 20 janvier 1871, à 41 ans. Il repose dans la 18e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 18e division
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20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Gustave Chaudey
Avocat et journaliste républicain, ami de Proudhon, Gustave Chaudey est adjoint au maire de Paris pendant le siège. La Commune le tient pour responsable des tirs sur la foule devant l'Hôtel de Ville, le 22 janvier 1871 : arrêté, il est fusillé à Sainte-Pélagie le 23 mai, sur l'ordre de Raoul Rigault, avec trois gendarmes. Son monument, élevé en 1873-1874 dans la 29e division, porte son portrait sculpté par Jules Renaudot et cette phrase : « Si quelque balle récriminatrice nous est réservée, nous n'aurons qu'à tomber en faisant des vœux pour la République. »
Emplacement : 29e division
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Personnage(s) : Gustave Chaudey
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Née à Milan, Giuseppina Bozzacchi vient à douze ans étudier la danse à Paris. Le 25 mai 1870, devant Napoléon III, elle crée à l’Opéra le rôle de Swanhilda dans Coppélia : le succès est énorme. La guerre éclate ; elle danse le rôle pour la dix-huitième et dernière fois le 31 août. Pendant le siège, l’Opéra ne paie plus ses artistes ; affaiblie par les privations, elle contracte la variole et meurt dans le 9e arrondissement le 23 novembre 1870, au matin de ses dix-sept ans. Elle est inhumée au cimetière de Montmartre, dans une division que l’on ignore ; son nom manque même au répertoire annuel du cimetière pour 1870-1874.
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Personnage(s) : Giuseppina Bozzacchi
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe des frères Goncourt
Inséparables, Edmond et Jules de Goncourt écrivent ensemble romans, études d'art et leur Journal. Jules meurt le 20 juin 1870 à Auteuil, d'une paralysie progressive ; Edmond poursuit seul le Journal et prépare l'Académie Goncourt. Il meurt le 16 juillet 1896 chez son ami Alphonse Daudet, à Champrosay, et rejoint son frère dans la 13e division du cimetière de Montmartre. Leur dalle porte leurs deux profils en bronze, œuvres d'Alfred-Charles Lenoir.
Emplacement : 13e division
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20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Avocat républicain, défenseur des insurgés sous la monarchie de Juillet, Alexandre Marie, dit Marie, entre en février 1848 au gouvernement provisoire comme ministre des Travaux publics : c'est lui qui organise les Ateliers nationaux. Ministre de la Justice sous Cavaignac, il retourne ensuite au barreau. Il meurt à Paris le 28 avril 1870 et il est inhumé dans la chapelle de sa famille, 1re division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 1re division
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20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Journaliste, boulevardier et gastronome, Nestor Roqueplan dirige tour à tour les Nouveautés, les Variétés, l'Opéra, l'Opéra-Comique et le Châtelet. Il vit rue Taitbout, à deux pas des cafés du boulevard, avec Murger et Roger de Beauvoir pour compagnons de nuit. Il meurt à Paris le 24 avril 1870, à 64 ans, et il repose dans la 21e division, avenue Berlioz, avec ses parents, son frère le peintre Camille Roqueplan, sa sœur Zénobie et leurs familles.
Emplacement : 21e division
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Personnage(s) : Nestor Roqueplan
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Condisciple de Chopin au conservatoire de Varsovie, le pianiste Julian Fontana prend part à l’insurrection polonaise de 1830-1831 ; après son échec, il quitte le royaume de Pologne et vit en exil, à Paris, à Londres, à Cuba et aux États-Unis. Ami de Chopin, il traite pour lui avec les éditeurs puis, après sa mort, fait publier ses œuvres restées inédites, dont la Fantaisie-Impromptu. Devenu sourd et très pauvre, il se suicide dans son logement du 17e arrondissement le 23 décembre 1869, à 59 ans. Il repose dans la 9e division, dans un tombeau collectif d’exilés polonais, sous le nom de « Jules Fontana ».
Emplacement : 9e division, 1re ligne, chemin Saint-Nicolas (tombeau collectif polonais)
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Personnage(s) : Julian Fontana
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Secrétaire du ministre de la Guerre de la République helvétique en 1798, le Suisse Antoine-Henri Jomini devient l’aide de camp puis le chef d’état-major de Ney ; son Histoire critique et militaire des guerres de la Révolution paraît en 1811. Mis aux arrêts par Berthier après Bautzen, il passe au service de la Russie en août 1813, conseille Alexandre Ier aux congrès de Vienne, d’Aix-la-Chapelle et de Vérone, puis Nicolas Ier, et devient le précepteur militaire du futur Alexandre II. Il meurt à Passy le 22 mars 1869, à 90 ans. Il est inhumé le 25 mars dans la 11e division.
Emplacement : 11e division
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Personnage(s) : Antoine de Jomini
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe d'Hector Berlioz
Compositeur de la Symphonie fantastique, de La Damnation de Faust et des Troyens, chef d'orchestre et critique, Hector Berlioz meurt le 8 mars 1869 dans son appartement du 4, rue de Calais. Il repose au cimetière de Montmartre, avenue Berlioz, 20e division, 1re ligne, auprès de ses deux épouses, Harriet Smithson et Marie Recio. En 1969, André Malraux décide le transfert de ses cendres au Panthéon : la décision reste sans suite, et l'idée revient en 2019. Harriet Smithson, l'actrice irlandaise qui lui avait inspiré la Symphonie fantastique, morte en 1854, y avait été transférée en 1864 du petit cimetière Saint-Vincent, dans la tombe où reposait depuis 1862 Marie Recio.
Emplacement : 20e division
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Personnage(s) : Hector Berlioz ·Harriet Smithson
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe d'Alphonse Baudin
Cérémonie sur la tombe du député Alphonse Baudin ; ses organisateurs sont arrêtés
Emplacement : 27e division
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20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe d'Alexandre Dumas fils
Fils naturel d'Alexandre Dumas, il connaît le succès dès 1848 avec La Dame aux camélias, roman puis pièce, et devient l'un des maîtres du théâtre de mœurs sous le Second Empire. Veuf en avril 1895, il épouse Henriette Escalier en juin et meurt quelques mois plus tard, le 27 novembre 1895, dans sa maison de Marly-le-Roi. Il est inhumé dans la 21e division du cimetière de Montmartre, où son gisant repose sous un dais de pierre porté par des colonnes.
Emplacement : 21e division
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Personnage(s) : Alexandre Dumas fils
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Léon Foucault
Physicien venu de la médecine, Léon Foucault mesure la vitesse de la lumière et rend visible, en 1851, la rotation de la Terre avec un pendule de 67 mètres suspendu sous la coupole du Panthéon, où une copie a repris place en 2015. Il invente aussi le gyroscope. Il meurt célibataire le 11 février 1868, à 48 ans, à son domicile du 34, rue d'Assas, sans doute d'une sclérose en plaques. Il est inhumé dans la 7e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 7e division
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Personnage(s) : Léon Foucault
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Fille de Ludwik Tyszkiewicz et de Konstancja Poniatowska, Anna épouse en 1805 le comte Aleksander Potocki. Elle a pour amant Charles de Flahaut, aide de camp de Murat rencontré à Varsovie, vit à Paris et y tient salon ; ses Mémoires couvrent les années 1794-1820. Elle meurt à Paris le 16 août 1867, à 88 ans. Elle repose dans la 4e division, 1re ligne, dans une chapelle très ornée, restaurée grâce à l’association Les Appels d’Orphée.
Emplacement : 4e division, 1re ligne
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Personnage(s) : Anna Tyszkiewicz
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Apprenti pharmacien à La Fère, monté à Paris sur le conseil de Vauquelin, élève de Gay-Lussac, Théophile-Jules Pelouze enseigne à Polytechnique et au Collège de France ; dans son laboratoire passent Ascanio Sobrero, l'inventeur de la nitroglycérine, et le jeune Alfred Nobel. Conseiller municipal de Paris à partir de 1849, il meurt à Bellevue, près de Meudon, le 31 mai 1867, à 60 ans, et il repose au cimetière de Montmartre.
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Personnage(s) : Théophile-Jules Pelouze
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Jacques Ignace Hittorff
Né à Cologne en 1792, Jacques Ignace Hittorff fait carrière à Paris : église Saint-Vincent-de-Paul, aménagement de la place de la Concorde et de ses fontaines, Cirque d'Hiver, gare du Nord. Il défend aussi, contre une partie des archéologues, l'idée que les temples grecs étaient peints. Il meurt le 25 mars 1867 à son domicile du 40, rue Lamartine. Il est enterré dans la 4e division du cimetière de Montmartre, où sa tombe est toujours visible.
Emplacement : 4e division
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Personnage(s) : Jacques Ignace Hittorff
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Fils d'un négociant juif de Marseille ruiné par les guerres maritimes, Léon Gozlan abandonne le lycée pour la mer et voyage jusqu'au Sénégal, avant de devenir à Paris journaliste, romancier et auteur dramatique, auteur du Notaire de Chantilly ; ami de Balzac, il lui consacre Balzac en pantoufles et préside la Société des gens de lettres. Il meurt à Paris en septembre 1866, à 63 ans, et il est enterré dans la 21e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 21e division
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Personnage(s) : Léon Gozlan
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Marseillais, Joseph Méry débute avec Barthélemy dans la satire politique sous la Restauration, puis devient romancier, poète, auteur dramatique et librettiste de Verdi pour Don Carlos. Quand un incendie détruit les quatorze premiers feuilletons de sa Guerre du Nizam, il refuse le dédommagement de La Presse et récrit tout. Il meurt à Paris le 17 juin 1866, à 69 ans, et il est inhumé le 19 juin dans la 28e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 28e division
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Personnage(s) : Joseph Méry
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Fils d'un employé de la manufacture de Sèvres, Constant Troyon débute comme peintre sur porcelaine avant de devenir l'un des peintres de l'école de Barbizon, célèbre pour ses bœufs et ses troupeaux dans la campagne. Il meurt à Paris, dans le 9e arrondissement, en 1865, à 54 ans. Il repose dans la 27e division du cimetière de Montmartre ; sa mère fonde en sa mémoire un prix Troyon de l'Académie des beaux-arts.
Emplacement : 27e division
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Personnage(s) : Constant Troyon
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Apprenti imprimeur à Châteauroux, Napoléon Chaix fonde à Paris en 1845 l'Imprimerie centrale des chemins de fer, qui publie dès l'année suivante le premier livret des horaires des trains, l'« indicateur Chaix », bientôt appelé « le Chaix ». Il meurt à Boulogne-Billancourt le 30 août 1865, à 58 ans. Il est inhumé dans la 22e division du cimetière de Montmartre, avec sa femme et ses descendants, dont son petit-fils Paul Clément, maire du 8e arrondissement.
Emplacement : 22e division
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Personnage(s) : Napoléon Chaix
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Polytechnicien, ingénieur des mines, Émile Clapeyron enseigne dix ans à Saint-Pétersbourg avec son ami Gabriel Lamé ; après les journées de juillet 1830, la tension entre la France et le tsar les fait rentrer. Il conçoit alors le chemin de fer de Paris à Saint-Germain et, à partir de 1836, en étudie le tracé pour les frères Pereire avec Flachat, Lamé et Mony, tous saint-simoniens. Savant, il fait connaître dès 1834 le travail de Sadi Carnot et laisse son nom à la formule de Clausius-Clapeyron. Beau-frère du maréchal Bazaine, il meurt le 28 janvier 1864 à Paris, à 65 ans, à son domicile du 21, Chaussée-d’Antin. Il repose dans la 5e division.
Emplacement : 5e division (« 5 Div, 3, 4 Tunnel » selon Find a Grave)
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Personnage(s) : Émile Clapeyron
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe d'Horace Vernet
Fils de Carle Vernet, Horace Vernet est le grand peintre de batailles de la Restauration et de la monarchie de Juillet, directeur de l'Académie de France à Rome, puis peintre des campagnes d'Algérie pour les galeries de Versailles. Sa fille Louise, épouse de Paul Delaroche, meurt en 1845. Il meurt à Paris le 17 janvier 1863, à 73 ans, et repose dans la 5e division du cimetière de Montmartre, sous une tombe entourée de balustres.
Emplacement : 5e division
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Personnage(s) : Horace Vernet
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe d'Alfred de Vigny
Officier puis poète romantique, auteur de Chatterton, de Servitude et grandeur militaires et des Destinées, Alfred de Vigny entre à l'Académie française en 1845 et partage sa vie entre Paris et son domaine charentais du Maine-Giraud. Veuf depuis décembre 1862, il meurt à Paris le 17 septembre 1863. Il repose dans la 13e division du cimetière de Montmartre, sous une stèle entourée d'une grille.
Emplacement : 13e division
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Personnage(s) : Alfred de Vigny
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Banquier républicain, président du Consistoire israélite de Paris de 1827 à 1832, puis spécialiste des finances au journal Le National, Michel Goudchaux est deux fois ministre des Finances de la Deuxième République en 1848 ; il maintient l'impopulaire impôt des 45 centimes et enterre le projet de nationalisation des chemins de fer. Il meurt à Paris le 27 décembre 1862, à 65 ans, et il est inhumé le lendemain dans la partie israélite du cimetière de Montmartre, 3e division.
Emplacement : 3e division
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Personnage(s) : Michel Goudchaux
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Vétéran de la Grande Armée devenu cartographe du royaume de Pologne, Wojciech Chrzanowski est fait général pendant l’insurrection polonaise et nommé gouverneur de Varsovie en août 1831, peu avant que l’armée russe ne prenne la ville, puis s’exile. En 1849, Charles-Albert de Sardaigne fait de lui son commandant en chef : après la défaite de Novare, il est accusé de trahison avec le général Ramorino, qui est exécuté. Il meurt célibataire chez lui, rue de Londres, le 1er mars 1861, à 68 ans, deux ans après la parution à Paris de sa carte des terres polonaises au 1/300 000, la première à cette échelle. Il est inhumé le 4 mars dans la 5e division.
Emplacement : 5e division
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Personnage(s) : Wojciech Chrzanowski
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe d'Henri Murger
Fils d'un concierge-tailleur, Henry Murger a vécu la misère des artistes du Quartier latin qu'il raconte dans les Scènes de la vie de bohème, dont Puccini tirera La Bohème. Il meurt à 38 ans, fin janvier 1861, à la maison municipale de santé du faubourg Saint-Denis, dite maison Dubois. Il est inhumé dans la 5e division du cimetière de Montmartre ; sur sa tombe, une statue d'Aimé Millet figure la Jeunesse laissant tomber des roses.
Emplacement : 5e division
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Personnage(s) : Henry Murger
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Libéral sous la Restauration, acquitté en 1822 dans l'affaire de la conspiration de Belfort, Jean-Baptiste-Alexandre Paulin devient libraire et éditeur ; en 1830, il fonde avec Thiers, Mignet et Carrel le journal Le National, puis lance en 1843 L'Illustration, premier grand hebdomadaire illustré français. Il meurt en pleine activité à Paris le 2 novembre 1859, à 63 ans, et il est inhumé le 4 novembre dans la 22e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 22e division
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20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Marceline Desbordes-Valmore
Comédienne et chanteuse avant d'être poétesse, Marceline Desbordes-Valmore publie des Élégies admirées de Lamartine, de Baudelaire puis de Verlaine, qui la range parmi ses « poètes maudits ». Elle survit à presque tous ses enfants et meurt à Paris le 23 juillet 1859, dans son dernier logement du 59, rue de Rivoli. Elle est inhumée dans la 26e division du cimetière de Montmartre ; un médaillon de bronze orne sa tombe.
Emplacement : 26e division
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Personnage(s) : Marceline Desbordes-Valmore
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Né à Dordrecht, Ary Scheffer devient à Paris l'un des grands peintres romantiques, auteur de Francesca da Rimini, et le professeur des enfants de Louis-Philippe ; sa maison-atelier de la rue Chaptal est aujourd'hui le…

Né à Dordrecht, Ary Scheffer devient à Paris l'un des grands peintres romantiques, auteur de Francesca da Rimini, et le professeur des enfants de Louis-Philippe ; sa maison-atelier de la rue Chaptal est aujourd'hui le musée de la Vie romantique. Il meurt à Argenteuil le 15 juin 1858. Il repose dans la chapelle de la famille Scheffer, 22e division du cimetière de Montmartre, où sera aussi inhumé Ernest Renan, le mari de sa nièce.

Fille d'Ary Scheffer, élevée dans les ateliers de la rue Chaptal, Cornélia Scheffer est sculptrice et dessinatrice ; elle réalise les bustes de son père et de Goethe. Épouse en 1845 du chirurgien René Marjolin, elle veille sur la mémoire de son père, participe à l'érection de sa statue à Dordrecht et lègue au musée de la ville nombre de ses œuvres. Elle meurt à Paris le 20 décembre 1899, à 69 ans, et elle est inhumée dans la chapelle de la famille Scheffer, 22e division du cimetière de Montmartre.

Le patriote vénitien Daniele Manin, président de la république de Saint-Marc en 1848-1849 puis exilé à Paris, où le peintre était son ami, meurt le 22 septembre 1857 ; il est déposé dans le caveau de la famille Scheffer. En 1868, deux ans après le départ des Autrichiens, ses restes sont ramenés à Venise, où ils reposent près de la basilique Saint-Marc.

Emplacement : 22e division
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20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Négociant puis banquier, Charles-Louis Havas se fait traducteur de la presse étrangère à la quarantaine : le bureau qu'il ouvre à Paris en 1825 devient en 1835 l'agence Havas, première agence de presse mondiale et généraliste, modèle de Reuter et de Wolff ; l'Agence France-Presse en reprend les clients et l'immeuble à la Libération. Il meurt à Bougival le 21 mai 1858, à 74 ans, et il repose dans la 26e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 26e division
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Personnage(s) : Charles-Louis Havas
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Capitaine de la garde nationale en 1789, Bernard Sarrette réunit les musiciens de la garde, dont il fait une école de musique municipale, puis le Conservatoire de Paris, qu'il dirige de 1796 à la fin de 1814. Écarté sous la Restauration, il passe ses quarante-quatre dernières années dans une sorte de disgrâce et meurt à Paris le 11 avril 1858, à 92 ans. Il repose dans la 30e division du cimetière de Montmartre, sous une tombe qui porte aussi le nom du compositeur Charles-Simon Catel.
Emplacement : 30e division
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Personnage(s) : Bernard Sarrette
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Peintre d'histoire, auteur de L'Exécution de Lady Jane Grey, des Enfants d'Édouard et de Bonaparte franchissant les Alpes, Paul Delaroche peint l'hémicycle de l'École des beaux-arts et forme un atelier très suivi. La mort de sa femme Louise, fille d'Horace Vernet, en 1845, assombrit ses dernières années. Il meurt à Paris le 4 novembre 1856, à 59 ans, et il est inhumé le 6 novembre dans la 5e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 5e division
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Personnage(s) : Paul Delaroche
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Théodore Chassériau
Né à Saint-Domingue, élève d'Ingres à onze ans, Théodore Chassériau tente d'unir la ligne de son maître et la couleur de Delacroix, et peint les fresques de la Cour des comptes. Il meurt à 37 ans, en 1856, dans son logement du 2, rue Fléchier ; Théophile Gautier écrit qu'il est mort « comme Raphaël ». Il est inhumé dans la 32e division du cimetière de Montmartre, avenue Saint-Charles, avec sa famille, dont son frère Frédéric.
Emplacement : 32e division
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Personnage(s) : Théodore Chassériau
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe d'Heinrich Heine
Poète allemand exilé à Paris dès 1831, ami de Marx, Heinrich Heine passe ses huit dernières années paralysé, cloué sur ce qu'il appelle son « matelas-tombeau ». Il meurt le 17 février 1856 et, selon sa volonté, est enterré trois jours plus tard sans prêtre au cimetière de Montmartre, 27e division ; sa femme Mathilde le rejoint en 1883. Le tombeau, élevé en 1901, porte un buste du sculpteur danois Louis Hasselriis et son poème « Wo ? » : où sera la dernière demeure du voyageur las ?
Emplacement : 27e division
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Personnage(s) : Heinrich Heine
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Architecte, Félix Callet remporte en 1819 le grand prix de Rome sur un sujet de circonstance, un cimetière, et dessine plusieurs monuments funéraires du Père-Lachaise. Associé à Victor Baltard en 1845 pour les nouvelles Halles centrales, il voit leur premier pavillon de pierre, raillé comme le « fort des Halles », arrêté en 1853. Il meurt à Paris le 1er août 1854, trois ans avant l'inauguration des premiers pavillons de fer, et il repose dans la 1re division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 1re division
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Personnage(s) : Félix Callet
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Nés à Bruxelles, les frères Decaisne font carrière à Paris. Henri y arrive en 1818 sur le conseil de David, le proscrit de la Restauration, passe par les ateliers de Girodet et de Gros et devient un portraitiste réputé : il peint le duc d’Orléans, Victor Schœlcher, Lamartine. Joseph entre en 1824 comme jardinier au Muséum d’histoire naturelle ; élu à l’Académie des sciences en 1847, titulaire de la chaire de culture en 1850, il décrit quelque 400 variétés de poires dans Le Jardin fruitier du Muséum. Henri meurt à Paris le 26 octobre 1852, à 53 ans ; Joseph, célibataire, le 8 février 1882, à 74 ans. Les deux frères reposent dans la 21e division avec leur mère, Marie Maës.
Emplacement : 21e division
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Personnage(s) : Henri de Caisne ·Joseph Decaisne
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Journaliste républicain, rédacteur en chef du National, Armand Marrast conduit en 1827 le convoi des obsèques du député Manuel. Membre du gouvernement provisoire de 1848, maire de Paris, il préside l'Assemblée constituante et la rédaction de la Constitution. Écarté après l'élection de Louis-Napoléon Bonaparte, il meurt à Paris en mars 1852, à 50 ans. Il est inhumé le 12 mars dans la 21e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 21e division
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Personnage(s) : Armand Marrast
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Fils de Jean-Honoré Fragonard, élève de son père puis de David, Alexandre-Évariste Fragonard est peintre et sculpteur, l'un des représentants du style troubadour ; il peint au Louvre le plafond de François Ier recevant le Primatice et donne des modèles à la manufacture de Sèvres. Il meurt à Paris en novembre 1850, à 70 ans, et il est inhumé dans la 21e division du cimetière de Montmartre, où sa tombe existe toujours, alors que celle de son père a disparu.
Emplacement : 21e division
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20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Née Halligner, Marie-Julie Boulanger triomphe pendant plus de dix-huit ans sur la scène lyrique, à l'Opéra-Comique, avant qu'une altération de sa voix n'assombrisse ses dernières années de théâtre. Par son fils Ernest…

Née Halligner, Marie-Julie Boulanger triomphe pendant plus de dix-huit ans sur la scène lyrique, à l'Opéra-Comique, avant qu'une altération de sa voix n'assombrisse ses dernières années de théâtre. Par son fils Ernest, compositeur, elle est la grand-mère de Nadia et de Lili Boulanger. Elle meurt à Paris le 23 juillet 1850, à 64 ans ; après des obsèques à Notre-Dame-de-Lorette, elle est inhumée au cimetière de Montmartre, dans la tombe de la famille Boulanger, 33e division.

Première femme à remporter le prix de Rome de composition, en 1913, avec Faust et Hélène, Lili Boulanger écrit en quelques années des psaumes et des mélodies d'une grande intensité. Atteinte de tuberculose intestinale, elle meurt à Mézy-sur-Seine le 15 mars 1918, à 24 ans, dix jours avant Claude Debussy. Elle repose dans la tombe de la famille Boulanger, 33e division, à l'angle de l'avenue Saint-Charles et du chemin Billaud, avec ses parents et sa sœur Nadia.

Pédagogue de légende, Nadia Boulanger forme pendant soixante-dix ans des générations de musiciens, d'Aaron Copland à Astor Piazzolla, et dirige le Conservatoire américain de Fontainebleau ; l'une des premières femmes à conduire de grands orchestres, elle fait aussi jouer toute sa vie l'œuvre de sa sœur Lili. Elle meurt à Paris le 22 octobre 1979, à 92 ans ; ses obsèques ont lieu à la Trinité le 26 octobre. Elle repose avec sa famille dans la 33e division, à l'angle de l'avenue Saint-Charles et du chemin Billaud.

Emplacement : 33e division
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20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Prêtre, homme politique et historien, José María Luis Mora est l'un des premiers penseurs du libéralisme mexicain et défend la séparation de l'Église et de l'État. Exilé en Europe, il représente ensuite le Mexique à Londres. Il meurt de la tuberculose à Paris le 14 juillet 1850, à 55 ans, et il est inhumé dans la 7e division du cimetière de Montmartre. En 1963, ses restes en sont retirés et transférés à Mexico, dans la Rotonde des personnes illustres.
Emplacement : 7e division
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Personnage(s) : José María Luis Mora
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Né, dit-on, dans une voiture entre Cassel et Berlin, Friedrich Kalkbrenner étudie au Conservatoire de Paris et à Vienne, où Haydn le présente à Albrechtsberger. Concertiste à Londres et à Vienne, il s’installe à Paris en 1826, se fait naturaliser et devient l’associé de Camille Pleyel. En 1831, le jeune Chopin écrit de lui : « Il est le seul [pianiste] dont je ne suis pas digne de délacer les souliers » ; il refuse les trois ans de leçons proposés, mais lui dédie son Concerto en mi mineur. Kalkbrenner meurt à Enghien-les-Bains le 10 juin 1849, à 63 ans. Il repose dans la 25e division avec sa femme, Marie d’Estaing, et leur fils Arthur.
Emplacement : 25e division
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Personnage(s) : Friedrich Kalkbrenner
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Mme Récamier
Célèbre pour sa beauté sous le Directoire, peinte par David et Gérard, Juliette Récamier tient pendant trente ans à l'Abbaye-aux-Bois l'un des salons les plus courus de Paris, où règne Chateaubriand. Elle voit mourir ses plus chers amis, dont Ballanche en 1847 et Chateaubriand en 1848, et meurt à Paris le 11 mai 1849. Elle est inhumée dans la 30e division du cimetière de Montmartre, dans la sépulture qui réunit ses parents, son mari et Pierre-Simon Ballanche.
Emplacement : 30e division
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Personnage(s) : Juliette Récamier
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Cousin et élève de Jacques-Louis David, Jean-Baptiste Debret peint sous l’Empire des toiles à la gloire de Napoléon. Après 1815, il part au Brésil avec une mission d’artistes français ; premier peintre de l’empereur Pierre Ier, il est consulté pour le dessin du premier drapeau vert et jaune. Rentré en 1831, il publie à Paris son Voyage pittoresque et historique au Brésil, dont le deuxième volume montre les esclaves noirs au travail ; la place qu’il fait aux mulâtres et aux Noirs offense le patriotisme de l’Institut historique et géographique du Brésil. Il meurt à Paris le 11 juin 1848, à 80 ans, et repose dans la 7e division.
Emplacement : 7e division
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Personnage(s) : Jean-Baptiste Debret
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Courtisane adulée sous la monarchie de Juillet, Marie Duplessis inspire à Alexandre Dumas fils la Marguerite Gautier de La Dame aux camélias, puis la Violetta de Verdi. Phtisique, elle meurt le 3 février 1847, à 23 ans ; une vingtaine de personnes suivent ses obsèques à la Madeleine. Son mari, le comte de Perregaux, découvrant qu'elle n'a qu'une concession de cinq ans, la fait exhumer et inhumer le 16 février dans une tombe à perpétuité, 15e division, toujours fleurie.
Emplacement : 15e division
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Personnage(s) : Alphonsine Plessis
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Poète couronné par l'Académie française dès 1815, Alexandre Soumet y entre en 1824, préféré à Lamartine ; ses tragédies triomphent, de Jeanne d'Arc à Norma, jouée à l'Odéon en 1831 par Mademoiselle George, dont Bellini tire son opéra. Il publie encore en 1841 La Divine Épopée, poème en douze chants. Il meurt à Paris en mars 1845, à 59 ans, et il repose dans la 20e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 20e division
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Personnage(s) : Alexandre Soumet
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Godefroy Cavaignac
Fils d'un conventionnel, Godefroy Cavaignac se bat sur les barricades de 1830, puis dirige la Société des droits de l'homme, principale opposition républicaine à la monarchie de Juillet ; arrêté après les insurrections…

Fils d'un conventionnel, Godefroy Cavaignac se bat sur les barricades de 1830, puis dirige la Société des droits de l'homme, principale opposition républicaine à la monarchie de Juillet ; arrêté après les insurrections d'avril 1834, il s'évade de Sainte-Pélagie. Il meurt d'une pleurésie le 5 mai 1845. Ses amis républicains lui font de grandes funérailles au cimetière de Montmartre, 31e division, où un gisant de bronze de François Rude et d'Ernest Christophe, achevé en 1847, couvre sa tombe. Son frère, le général Eugène Cavaignac, chef du pouvoir exécutif en 1848, mort en 1857, repose dans le même caveau familial. Le caveau garde aussi le fils d’Eugène, Godefroy Cavaignac, ministre de la Guerre qui brandit le « faux Henry » en 1898, mort en 1905, et porte « à la mémoire de » leur père, le conventionnel Jean-Baptiste Cavaignac, mort en exil à Bruxelles en 1829.

Emplacement : 31e division
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20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Architecte, Jean-Baptiste Lepère suit Bonaparte en Égypte et entre à l'Institut d'Égypte en 1798. Sous l'Empire, il travaille à la Malmaison et à Saint-Cloud, élève avec Gondouin la colonne Vendôme et dessine le piédestal de la statue d'Henri IV sur le Pont-Neuf ; son gendre, Jacques Hittorff, achève l'église Saint-Vincent-de-Paul dont il a fait le premier projet. Il meurt à Paris le 16 juillet 1844, à 82 ans, et il repose dans la 4e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 4e division
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Personnage(s) : Jean-Baptiste Lepère
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Orphelin à 12 ans, élève favori de Viotti, Pierre Baillot est appelé en 1795 comme professeur au Conservatoire de Paris, qui vient d’être fondé ; avec Pierre Rode et Rodolphe Kreutzer, il en publie en 1803 la méthode officielle de violon, puis donne en 1834 L’Art du violon, longtemps la référence. Virtuose, il est attaché à la musique de l’empereur, puis à la chapelle du roi, et dirige l’Opéra de Paris. Il enseigne au Conservatoire jusqu’à sa mort, à Paris, le 15 septembre 1842, à 70 ans. Il repose au cimetière de Montmartre avec son fils, le pianiste René-Paul Baillot, et l’épouse de celui-ci.
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Personnage(s) : Pierre Baillot
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Formé à Vilnius puis à Saint-Pétersbourg, Walenty Wańkowicz est un peintre que Polonais et Biélorusses revendiquent tous deux ; son tableau le plus connu, peint vers 1828, montre son ami Adam Mickiewicz sur le rocher de Judah. Comme le poète, il a été membre de la société des Philarètes. À l’automne 1841, malade, le peintre gagne Paris et s’installe chez le poète, figure de la Grande Émigration polonaise. Il y meurt de la tuberculose le 12 mai 1842, à 43 ans ; c’est Mickiewicz qui rédige son testament. Il repose dans la 23e division.
Emplacement : 23e division
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Personnage(s) : Walenty Wańkowicz
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Stendhal
Henri Beyle, dit Stendhal, l'auteur du Rouge et le Noir et de La Chartreuse de Parme, meurt d'apoplexie le 23 mars 1842, à l'hôtel de Nantes, rue Neuve-des-Petits-Champs. Contre son vœu d'être enterré à Andilly, il est inhumé à Montmartre devant trois amis, dont Mérimée. Sa tombe, d'abord dans la 18e division, est rénovée en 1892 puis déplacée en 1962 dans la 30e ; elle porte l'épitaphe qu'il avait choisie, « Arrigo Beyle Milanese. Scrisse, amò, visse ».
Emplacement : 30e division
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Personnage(s) : Stendhal
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Adepte de la Révolution française, Peter Andreas Heiberg en propage les idées au Danemark dans ses comédies satiriques et dans son périodique Les Tribulations du billet de banque (1787-1793). Il est banni en 1800, avec Conrad Malte-Brun. Réfugié à Paris, il est traducteur au ministère des Affaires étrangères de 1803 à 1817 et secrétaire de Talleyrand, qu’il accompagne à Varsovie, à Erfurt et à Vienne ; en 1821, il publie « De la peine de mort » dans la Revue encyclopédique. Il meurt à Paris le 30 avril 1841, à 82 ans. Il repose dans la 9e division.
Emplacement : 9e division
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Personnage(s) : Peter Andreas Heiberg
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Formé à l’abbaye de Montserrat, musicien à Madrid sous la protection de la duchesse d’Albe, Fernando Sor se rallie à la cause française ; en 1813, la défaite de Joseph Bonaparte le contraint à quitter l’Espagne, où il ne reviendra jamais. Établi à Paris, il se produit de Londres à Moscou, et sa Méthode pour la guitare (1830) donne ses lettres de noblesse à l’instrument. La mort de sa fille assombrit ses dernières années ; il compose une messe en sa mémoire, puis un cancer de la langue l’emporte à Paris le 10 juillet 1839, à 61 ans. Enterré anonymement, il n’a de tombe identifiée qu’en 1934 : dans la 24e division, elle porte depuis une statue.
Emplacement : 24e division
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Personnage(s) : Fernando Sor
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Fille d'une amie de la famille Bonaparte, Laure Permon épouse en 1800 le général Junot, futur gouverneur de Paris et duc d'Abrantès. Veuve et ruinée, elle publie à partir de 1831, avec l'aide de Balzac, des Mémoires très lus. Elle meurt dans la misère à Paris le 7 juin 1838, à 53 ans. La Ville lui refuse six pieds de terre au Père-Lachaise et l'État un bloc de marbre, ce dont s'indigne Victor Hugo ; elle repose dans la 22e division du cimetière de Montmartre, sous un médaillon de David d'Angers.
Emplacement : 22e division
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Personnage(s) : Laure Junot
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Philippe Buonarroti
Avec Buonarroti s'éteint le dernier homme qui ait connu Babeuf et transmis à Marx la flamme de la première insurrection communiste. Philippe Buonarroti est né à Pise le 11 novembre 1761, descendant collatéral de…

Avec Buonarroti s'éteint le dernier homme qui ait connu Babeuf et transmis à Marx la flamme de la première insurrection communiste.

Philippe Buonarroti est né à Pise le 11 novembre 1761, descendant collatéral de Michel-Ange. La noblesse toscane lui ouvre toutes les portes, mais c'est vers la Révolution française qu'il se retourne. Naturalisé français, militant jacobin, il suit les armées républicaines en Corse et côtoie le jeune Bonaparte. En 1795, arrêté à Menton comme "robespierriste", il est transféré à Paris et incarcéré à la prison du Plessis, où il rencontre François-Noël Babeuf.

De cette rencontre naît une complicité décisive. Buonarroti rejoint la Conjuration des Égaux de 1796 : ce complot, unique dans l'histoire révolutionnaire, pose pour la première fois l'exigence d'une égalité non seulement de droits mais de conditions, c'est-à-dire la mise en commun de la propriété et des subsistances. Babeuf est arrêté en mai 1796, condamné et guillotiné à Vendôme le 27 mai 1797. Buonarroti est déporté.

Il survit, émigre, traverse Genève et Bruxelles, et tisse pendant trente ans un réseau discret de sociétés secrètes et de propagande révolutionnaire. Son nom circule parmi les carbonari d'Italie et les républicains de Paris. En 1828, depuis Bruxelles, il publie la "Conspiration pour l'Égalité dite de Babeuf" : récit détaillé du complot, mais aussi programme et doctrine, la première exposition cohérente de ce que le XIXe siècle appellera communisme. Le livre est immédiatement traduit et diffusé dans toute l'Europe radicale. Engels écrira que la Conjuration des Égaux fut "la première manifestation d'un parti communiste réellement actif."

Buonarroti rentre à Paris en 1830, sous la Monarchie de Juillet. Il a soixante-neuf ans. Il reprend ses activités militantes, rencontre les jeunes révolutionnaires de la génération suivante, fréquente les cercles blanquistes et républicains. Il meurt à Paris le 16 septembre 1837 et est inhumé au cimetière Montmartre.

Sa tombe est celle d'un passeur : entre la Révolution française et le socialisme du XIXe siècle, entre Babeuf et Marx, entre l'égalité de droit proclamée en 1789 et l'égalité matérielle que les travailleurs réclameront en 1848 et en 1871. Sans Buonarroti, la mémoire de Babeuf eût peut-être sombré dans les archives. C'est lui qui fit du tribun guillotiné à Vendôme le premier ancêtre reconnu du communisme moderne.

Emplacement : 12e division
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Personnage(s) : Philippe Buonarroti
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Charles Fourier
Penseur de l'« harmonie » et du phalanstère, où le travail deviendrait attrayant, Charles Fourier est l'un des pères du socialisme utopique. Il meurt à Paris le 10 octobre 1837. Ses disciples — Victor Considerant, les Milliet, François Cantagrel — porteront ses idées jusqu'en 1871, où plusieurs fouriéristes s'engagent dans la Commune. Sa tombe se trouve dans la 23e division, au bord de l'avenue Samson.
Emplacement : 23e division, avenue Samson
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Personnage(s) : Charles Fourier
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe d'André Ampère
Fondateur de l'électrodynamique, André-Marie Ampère meurt le 10 juin 1836 à Marseille, au cours d'une tournée d'inspection, à l'infirmerie du lycée, et y est enterré dans l'indifférence. En 1869, des amis de son fils, l'historien Jean-Jacques Ampère, mort en 1864, font ramener sa dépouille à Paris pour l'inhumer près de lui. Le père et le fils reposent dans la 30e division du cimetière de Montmartre, sous une stèle ornée de leurs deux médaillons, œuvres de Charles Gumery.
Emplacement : 30e division
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20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Carle Vernet
Fils du peintre de marines Joseph Vernet et père d'Horace Vernet, Carle Vernet peint les chevaux, les batailles de l'Empire et les scènes de rue, et caricature les Incroyables et les Merveilleuses du Directoire ; il est aussi l'un des premiers lithographes français. Il meurt à Paris le 27 novembre 1836, à 78 ans. Il repose dans la 21e division du cimetière de Montmartre, sous une tombe entourée d'une grille.
Emplacement : 21e division
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Personnage(s) : Carle Vernet
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Abandonné enfant sous la Révolution, Antonin Carême apprend la pâtisserie chez Bailly, rue Vivienne, puis devient le cuisinier de Talleyrand, du tsar Alexandre et du baron James de Rothschild ; ses traités et ses pièces montées fondent la grande cuisine française. Il meurt à 49 ans, rue Neuve-Saint-Roch, le 12 janvier 1833, en invoquant le nom de son maître Laguipière. Il est enterré dans la 20e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 20e division
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Personnage(s) : Marie-Antoine Carême
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Fils du maréchal de Ségur, officier de la guerre d'Amérique puis ambassadeur auprès de Catherine II, Louis-Philippe de Ségur possède avec son frère une plantation sucrière à Saint-Domingue. Rallié à l'Empire, grand maître des cérémonies, il entre à l'Académie française en 1803 et chante au Caveau moderne. Il meurt à Paris à la fin d'août 1830, quelques semaines après les Trois Glorieuses, à 76 ans, et il repose dans la 19e division du cimetière de Montmartre, dans l'enclos où sa famille réunit trois tombeaux, auprès de son père, le maréchal de Ségur.
Emplacement : 19e division, enclos de la famille de Ségur
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Personnage(s) : Louis-Philippe de Ségur
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Au début de la Révolution, Pierre Daru fonde à Montpellier une « société populaire » et entre dans la Garde nationale ; il est arrêté quelques jours en 1794. Intendant général de la Grande Armée, ministre secrétaire d’État de Napoléon en 1811, il aurait offert son épée à Louis XVIII le 19 mars 1815, avant de signer le 26 l’adresse qui déclare illégaux tous les actes du roi. Historien de Venise, cousin de Stendhal, il meurt au château de Bescheville, aux Mureaux, le 5 septembre 1829, à 62 ans. Il repose avec sa femme dans la 21e division, dans une chapelle dont les bas-reliefs retracent sa carrière : les lettres à gauche, les armes à droite.
Emplacement : 21e division (chapelle Daru)
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Personnage(s) : Pierre Daru
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Thérèse Aubry
Chanteuse et danseuse de l'Opéra, Thérèse Aubry incarne la Raison lors des fêtes révolutionnaires. Sentant sa fin venir, elle fait préparer un petit monument pour sa tombe. Elle meurt le 24 janvier 1829 chez elle, 43, rue du Faubourg-Montmartre. Après des obsèques à Notre-Dame-de-Lorette, elle est inhumée le 27 janvier dans la 30e division du cimetière de Montmartre ; sa fille, morte à la même adresse le 4 mars suivant, à 28 ans, repose à ses côtés. Deux petites colonnes ornent la tombe.
Emplacement : 30e division
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Personnage(s) : Thérèse Aubry
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Officier ingénieur du grand-duché de Bade, formé en 1801 à l’École polytechnique de Paris, Johann Gottfried Tulla consacre sa vie au Rhin : il en étudie les crues dévastatrices et projette d’en rectifier les boucles, pour l’empêcher de déborder et le rendre navigable, du côté allemand comme en Alsace. Il cofonde en 1807 l’école d’ingénieurs de Karlsruhe, sa ville natale. Revenu à Paris, il y meurt le 27 mars 1828, à 58 ans, des suites apparentes du paludisme. Il repose dans la 26e division ; sa pierre tombale explique l’« Altrip Eck », une technique employée pour corriger le Rhin près d’Altrip.
Emplacement : 26e division
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Personnage(s) : Johann Gottfried Tulla
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Député de Paris à la Législative en 1791, Louis Ramond siège avec les Feuillants, soutient passionnément La Fayette et défend les prêtres réfractaires ; après l’abolition de la monarchie, il fuit dans les Pyrénées. Arrêté en 1794 comme ennemi de la Révolution, il passe sept mois en prison à Tarbes et échappe de peu à la guillotine. Géologue et botaniste, il atteint en 1802 le sommet du Mont Perdu : on le tient pour le premier des pyrénéistes. Préfet du Puy-de-Dôme, baron de l’Empire, il meurt à Paris le 14 mai 1827, à 72 ans. Il repose dans la 21e division.
Emplacement : 21e division
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20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Né à Bilbao cinquante ans jour pour jour après Mozart, surnommé le « Mozart espagnol », Juan Crisóstomo de Arriaga écrit un opéra dès l'adolescence, puis, élève au Conservatoire de Paris, trois quatuors à cordes et une symphonie. Il meurt de la tuberculose à Paris le 17 janvier 1826, dix jours avant ses vingt ans. Il est inhumé au cimetière de Montmartre, alors cimetière du Nord, dans une tombe dont l'emplacement n'est pas connu aujourd'hui.
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Personnage(s) : Juan Crisóstomo de Arriaga
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Venu du Périgord à Paris en 1778, Joseph Joubert devient le secrétaire de Diderot et l’ami de Fontanes et de Chateaubriand. Sous la Révolution, il préside brièvement en 1792 le tribunal de conciliation de Montignac ; en 1794, il recueille la jeune comtesse de Beaumont, dont la famille a été victime de la Terreur. Il ne publie rien de son vivant : ses carnets, dont Chateaubriand tire un choix en 1838, en font un moraliste lu de Nietzsche à Cioran. On y lit : « Les révolutions sont des temps où le pauvre n’est pas sûr de sa probité, où le riche n’est pas sûr de sa fortune, ni l’homme innocent de sa vie. » Il meurt à Paris le 4 mai 1824, à 69 ans, et repose au cimetière de Montmartre.
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Personnage(s) : Joseph Joubert
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Sculpteur franc-comtois, élève de Guillaume Coustou, Claude Dejoux entre à l'Académie royale en 1779 et travaille aux décors du palais Bourbon, de l'église Sainte-Geneviève, devenue Panthéon, et du pavillon de Flore ; il est élu à l'Institut en 1795. Il meurt à Paris le 18 octobre 1816, à 84 ans. D'abord inhumé dans la 45e division du Père-Lachaise, il est transféré le 17 novembre 1847 dans la 32e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 32e division
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Personnage(s) : Claude Dejoux
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Salonnière, Sophie Lalive de Bellegarde, comtesse d'Houdetot, inspire à Jean-Jacques Rousseau une passion qu'il raconte dans Les Confessions et qui nourrit La Nouvelle Héloïse ; elle partage ensuite un demi-siècle de sa vie avec le poète Saint-Lambert. Elle meurt dans sa demeure du 12, rue de Tournon, en 1813. Elle est inhumée dans la 21e division du cimetière de Montmartre, face à la tombe d'Alexandre Dumas fils et près de celle de son petit-fils.
Emplacement : 21e division
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20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Fils de cultivateurs gascons, engagé volontaire en 1792, Jean Lannes devient l'un des plus proches compagnons de Bonaparte, d'Arcole à Montebello, puis maréchal d'Empire en 1804 et duc de Montebello. Les jambes fracassées par un boulet à Essling, il meurt de ses blessures le 31 mai 1809 sur l'île de Lobau, près de Vienne, à 40 ans. Son corps est inhumé au Panthéon le 6 juillet 1810, jour anniversaire de Wagram ; seul son cœur repose ici, dans le caveau de sa famille, 4e division du cimetière de Montmartre.
Emplacement : 4e division
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Personnage(s) : Jean Lannes
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Comédien marseillais, Joseph-Jean-Baptiste Albouy, dit Dazincourt, entre à la Comédie-Française en 1776 et y excelle dans les valets ; il crée en 1784 le rôle de Figaro dans Le Mariage de Figaro, est emprisonné sous la Terreur avec ses camarades, puis enseigne au Conservatoire. Il meurt rue de Richelieu le 28 mars 1809, à 61 ans. Il repose dans la 19e division du cimetière de Montmartre, sous une épitaphe composée par son amie et légataire, la comédienne Eulalie Desbrosses.
Emplacement : 19e division
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Personnage(s) : Joseph-Jean-Baptiste Albouy
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Brasseur du faubourg Saint-Antoine, Antoine-Joseph Santerre prend part à la prise de la Bastille et commande la garde nationale de Paris ; c'est lui qui encadre l'exécution de Louis XVI, le 21 janvier 1793. Général en Vendée, il quitte l'armée et se ruine sous l'Empire. Après une chute et une attaque qui le laissent diminué, il meurt le 6 février 1809 chez son fils aîné. Il est inhumé au cimetière de Montmartre ; une rue du 12e arrondissement porte son nom.
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Personnage(s) : Antoine-Joseph Santerre
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Arrivé de Florence à Paris en 1747, élève de Louis Dupré, Gaëtan Vestris devient en 1751 premier danseur de l’Opéra ; un duel avec le maître de ballet Lany lui vaut la prison et le renvoi, avant son retour comme maître de ballet jusqu’en 1776. Noverre écrit qu’on le proclame « dieu de la Danse » ; lui ne compte que « trois grands hommes au monde : moi, Voltaire et le roi de Prusse ». Il forme son fils Auguste, premier danseur de l’Opéra durant trente-six ans. Il meurt à Paris le 23 septembre 1808, à 79 ans. Dans la 5e division, un même tombeau réunit le père et le fils, dont Serge Lifar a fait rassembler les dépouilles ; la stèle d’origine, dessinée par Arnaud en 1817, disait : « Ici repose entre sa sœur et son épouse Gaetan Apollin Baltazar Vestris ».
Emplacement : 5e division
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Personnage(s) : Gaëtan Vestris
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Charles-Henri Sanson !!!
Exécuteur des hautes œuvres de Paris de 1766 à 1795, Charles-Henri Sanson procède en 1792 à la première exécution par la guillotine, puis à celles de Louis XVI, de Danton, de Desmoulins et de Robespierre. Il laisse la charge à son fils Henri et meurt à Paris le 4 juillet 1806. Il est enterré dans le caveau de sa famille, au cimetière de Montmartre, 20e division, où reposent aussi son fils et son petit-fils Henri-Clément, le dernier bourreau de la dynastie, révoqué en 1847.
Emplacement : 20e division
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20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Jean-Honoré Fragonard
Peintre des fêtes galantes et de l'amour, de L'Escarpolette et du Verrou, Jean-Honoré Fragonard perd ses commandes avec la Révolution. Il meurt le 22 août 1806, d'une congestion cérébrale, dans son logement des galeries du Palais-Royal, dans l'indifférence presque générale. Après des funérailles à Saint-Roch, il est inhumé dans l'ancien cimetière de Montmartre. Sa tombe a disparu vers le milieu du XIXe siècle ; une plaque de marbre en garde le souvenir sur le mur de la 19e division.
Emplacement : 19e division
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Personnage(s) : Jean-Honoré Fragonard
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière Montmartre — Tombe de Jean-Baptiste Greuze
Peintre adulé des Lumières, salué par Diderot pour ses scènes morales comme L'Accordée de village, Jean-Baptiste Greuze passe de mode avec la Révolution et finit sa vie dans la gêne. Il meurt le 21 mars 1805 dans sa demeure de la rue des Fossés-Saint-Denis. Il repose au cimetière de Montmartre, dans la 27e division, dans la tombe de ses filles Louise-Gabrielle, morte en 1812, et Anna-Geneviève, morte en 1842.
Emplacement : 27e division
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Personnage(s) : Jean-Baptiste Greuze
20 avenue Rachel — 18e arr.
Cimetière de Montmartre
Gouverneur des Antilles pendant la guerre d'Amérique, le marquis de Bouillé commande l'armée de l'Est sous la Révolution : il réprime en août 1790 la mutinerie de la garnison de Nancy et prépare en juin 1791 la fuite de Louis XVI, arrêtée à Varennes. Émigré, il meurt à Londres le 14 novembre 1800 et il est enterré au vieux cimetière de Saint-Pancras. Sa dépouille est rapatriée en 1866 au cimetière de Montmartre, 1re division.
Emplacement : 1re division
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Personnage(s) : François Claude de Bouillé
20 avenue Rachel — 18e arr.
Barrière Blanche
Les anciennes carrières de gypse situées sous la colline de Montmartre, à l’emplacement actuel du 20 avenue Rachel à Paris, ont été exploitées dès le Moyen Âge pour fournir du plâtre à la capitale. À la Révolution française, ces carrières désaffectées ont servi de fosses communes pour les victimes de plusieurs émeutes. Après la journée du 10 août 1792, environ 300 gardes suisses tués lors de l’attaque des Tuileries y furent inhumés. Ce site a également accueilli d’autres inhumations anonymes avant la création officielle du cimetière de Montmartre en 1825, qui occupe aujourd’hui l’emplacement des anciennes galeries. Le cimetière, ouvert sur les anciennes carrières, conserve la mémoire de ces événements et de l’utilisation funéraire du lieu pendant la Révolution.
Emplacement : emplacement du cimetière Montmartre
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20 avenue Rachel — 18e arr.

Toponymie — avenue Rachel

1899
avenue du Cimetière du Nord
Dénomination antérieure
Aujourd'hui
Avenue Rachel
Dénomination actuelle
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Aujourd'hui

Le cimetière Montmartre est toujours en activité au 20 avenue Rachel (18e arr.). Ses 37 divisions accueillent toujours des inhumations tout en restant ouvertes à la visite. Un pont enjambe le site — l'avenue Rachel passe littéralement au-dessus des tombes. Des plans sont disponibles à l'entrée pour retrouver les sépultures des personnages célèbres.