29 février 1944
Employé au ministère de la Guerre, Félix Fénéon défend les néo-impressionnistes dans La Vogue et s’engage en 1886 dans le mouvement anarchiste. Soupçonné de l’attentat du restaurant Foyot, le 4 avril 1894, il est l’un des accusés du procès des Trente ; il y ridiculise les magistrats (« Je ne lance de bombes, que littéraires… ») et il est acquitté le 12 août. Rédacteur en chef de La Revue blanche, il signe en 1898 le manifeste des intellectuels pour Dreyfus, puis écrit au Matin ses « Nouvelles en trois lignes ». Il meurt à Châtenay-Malabry le 29 février 1944, à 82 ans ; huit personnes, dont Jean Paulhan, assistent à son incinération. Ses cendres reposent au columbarium, dans la 87e division, case 1597.