Inscrite au barreau de Paris en 1956, Gisèle Halimi défend des militants de l’indépendance algérienne, dont Djamila Boupacha, militante du FLN torturée et violée en détention par des soldats français ; avec Simone de Beauvoir, elle porte l’affaire devant l’opinion. Seule avocate signataire du manifeste des 343, elle fonde en 1971 Choisir la cause des femmes ; au procès de Bobigny, en 1972, elle obtient la relaxe d’une jeune fille de seize ans qui a avorté après un viol et fait du procès une tribune contre la loi qui criminalise l’avortement. Députée de l’Isère de 1981 à 1984, elle meurt à Paris le 28 juillet 2020, au lendemain de ses 93 ans. Ses cendres reposent dans la 49e division, chemin de la Cave, avec son mari Claude Faux ; l’inscription la dit simplement « avocate ».