21 juin 2017
Lycéen, Jean-Pierre Kahane est arrêté comme juif le 11 décembre 1941, lors de la rafle dite « des notables », à la place de son père ; à Compiègne, il retient le « courage politique » des communistes, avant d’être relâché le 18. Communiste à partir de 1946, mathématicien de l’analyse harmonique, il dénonce en 1958 dans la presse de Montpellier « les crimes commis sous le couvert de la guerre d’Algérie ». Membre du comité central du PCF de 1979 à 1994, il écrit encore en 2017 que les progrès des sciences sont « d’abord au service des riches et des puissants ». Il meurt à Paris le 21 juin 2017, à 90 ans. Ses obsèques, le 30 juin au Père-Lachaise, où il est inhumé, réunissent une foule nombreuse.