11 mars 2000
Issu d’une famille juive assimilée de Łódź, Kazimierz Brandys passe l’occupation caché à Varsovie, hors du ghetto. Membre dès 1946 du parti ouvrier polonais, d’obédience stalinienne, il critique après 1956 ses propres livres, puis quitte le parti en 1966 pour protester contre la répression qui frappe le philosophe Leszek Kołakowski. Signataire en 1975 de la Lettre des 59 contre la révision de la Constitution, interdit de publication en 1976, il écrit pour la revue clandestine Zapis, puis quitte définitivement la Pologne ; ses Carnets paraissent chez Gallimard. Il meurt à Nanterre le 11 mars 2000, à 83 ans, et repose au Père-Lachaise.