Sous-lieutenant au régiment de Royal-Champagne, Louis-Nicolas Davout embrasse la cause révolutionnaire. Élu en 1791 lieutenant-colonel d’un bataillon de volontaires de l’Yonne, il prend en avril 1793 l’initiative de faire arrêter Dumouriez, dont la trahison se confirme ; suspect sous la Terreur à cause de son ascendance noble, il doit pourtant démissionner. Maréchal d’Empire, vainqueur à Auerstaedt, il est ministre de la Guerre pendant les Cent-Jours ; son soutien à Ney devant la Chambre des pairs lui vaut d’être assigné à résidence. Il meurt à Paris le 1er juin 1823, à 53 ans ; aucun représentant de la famille royale n’assiste à ses obsèques. Il repose dans la 28e division, au carré des maréchaux, non loin de Masséna, dans une tombe qui se veut simple : « Sépulture du maréchal Davout ».
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