Romancière, prix Médicis 1964, Monique Wittig s’engage en 1968 dans le mouvement étudiant et ouvrier. Le 26 août 1970, avec quelques femmes, elle dépose à l’Arc de triomphe une gerbe à la femme du soldat inconnu, geste tenu pour fondateur du Mouvement de libération des femmes. En 1971, elle rejoint les Gouines rouges, premier groupe lesbien de Paris, et signe le manifeste des 343 pour le droit à l’avortement. Marginalisée au sein du MLF du fait de son lesbianisme, elle part en 1976 enseigner aux États-Unis. Elle meurt d’une crise cardiaque à Tucson, en Arizona, le 3 janvier 2003, à 67 ans. Sa tombe, dans la 89e division, avenue Transversale n° 3, porte l’inscription : « Monique Wittig, écrivain, 1935-2003 ».
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