Pasteur à Nîmes, Jean-Paul Rabaut Saint-Étienne plaide auprès de Malesherbes la cause des protestants, à qui l’édit de tolérance de 1787 rend un état civil. Député du tiers état en 1789, il prête le serment du Jeu de paume. Conventionnel girondin, il vote la détention de Louis XVI et le bannissement à la paix ; à la Commission des Douze, il justifie l’arrestation d’Hébert. Décrété d’arrestation après le 2 juin 1793, il se cache ; dénoncé, il est guillotiné à Paris le 5 décembre 1793, à 50 ans. La tombe de la 39e division, chemin Camille-Jordan, est celle de son frère Rabaut-Pomier, mort en 1820. Un guide ancien les y réunit, mais, selon l’APPL, ses restes se trouvent plus probablement aux catacombes, et la tombe n’est pour lui qu’un cénotaphe : on n’a pas d’exemple qu’une famille ait récupéré le corps d’un guillotiné.
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