9 février 1901
Fils de « gens de couleur libres » de La Havane, naturalisé en 1870, Severiano de Heredia admire les communards face aux Prussiens, mais se tient « à distance de l’insurrection ». Élu radical des Ternes, il préside en 1879 le conseil municipal de Paris et y crée les bibliothèques municipales ; député, il vote les crédits du Tonkin. Ministre des Travaux publics en 1887, il est raillé par les réactionnaires en « ministre chocolat » et battu par un boulangiste. Il meurt d’une méningite à Paris le 9 février 1901, à 64 ans, et repose dans la 8e division, dans une chapelle où l’ont rejoint sa fille Marcelle et son gendre Louis Lapicque.
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