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18
Rue Rambuteau
Adresse

18 rue Rambuteau

📍 18 rue Rambuteau, 75003 Paris 📋 1 événement répertorié 📅 1886

Toponymie — rue Rambuteau

rue Rambuteau
Ouverte sous l'administration de Claude Philibert Barthelot, comte de Rambuteau (1781-1869), préfet de la Seine.
Anciens noms : rue de la République · rue de Rambuteau
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Événements à cette adresse

1 événement · 1886
Théâtre des Folies Rambuteau (de 1879) — Taverne de la Révolution française
Le 1er avril 1886, Maxime Lisbonne transforme les Folies Rambuteau, rue Rambuteau, en Théâtre de la Révolution française. C'est son troisième établissement parisien en quelques années — et le plus explicitement…

Le 1er avril 1886, Maxime Lisbonne transforme les Folies Rambuteau, rue Rambuteau, en Théâtre de la Révolution française. C'est son troisième établissement parisien en quelques années — et le plus explicitement politique.

Lisbonne, on l'a croisé plusieurs fois dans notre série. Communard de la première heure, commandant de barricade pendant la Semaine sanglante, condamné aux travaux forcés en Nouvelle-Calédonie. Amnistié en 1880, il revient à Paris et comprend très vite qu'il ne peut pas vivre de politique. Il va vivre de spectacle — ce qui revient, pour lui, au même.

Il ouvre d'abord une taverne, Le Bagne, à Montmartre en 1885 — les serveurs sont habillés en forçats, la carte propose des plats avec des noms de bagne, les clients jouent le jeu. C'est provocateur, populaire, et ça marche. Puis il ouvre La Taverne du Bagne, puis ce Théâtre de la Révolution française où il monte des pièces à sujets révolutionnaires pour un public ouvrier. L'enseigne dit tout : sur les boulevards du Paris bourgeois, Lisbonne installe la mémoire des vaincus.

L'entreprise tient deux ans — jusqu'en 1888. Le théâtre est trop politique pour durer longtemps dans une IIIe République qui amnistie les communards mais préfère les voir discrets. Lisbonne enchaîne les projets, les faillites, les rebonds. Il meurt en 1905, toujours debout, toujours rouge.

Didier Daeninckx lui a consacré un roman — Le Banquet des affamés — qui est aussi, en creux, une biographie du Paris populaire de la Belle Époque.

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Personnage(s) : Maxime Lisbonne
18 rue Rambuteau — 3e arr.
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